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 Au Clair de Lune [fan-fic découverte]

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Odi-Zan
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MessageSujet: Au Clair de Lune [fan-fic découverte]   Jeu 18 Mai - 20:54

La nouvelle qui suit est assez spéciale...
Je tiens tout d'abord à vous informez qu'elle n'est pas de moi mais d'une camarade de 2nde qui l'a écrite pour une concours de Nouvelles Fantastiques/Réalistes (dont j'ai d'ailleurs été selectionné numéro1 dans ma classe, mais j'ai réalisé la nouvelle avec un pote donc je la poste pas).
Cette fille, qui a créé cette nouvelle, s'appelle Chloé. Et je vous invite vivement à la lire parce qu'elle est géniale (d'après moi, sinon je ne l'aurais pas mise sur le forum^^).
Elle ne tenait pas vraiment à participer au forum, bien qu'elle en aime bien le principe je suppose. Mais c'est aussi par manque de temps et qu'elle a autre chose à faire dans la vie, ce que je comprends parfaitement, bref... je vous laisse découvrir sa nouvelle qui vous emmenera dans une Bretagne de merveilleux (telle est ce qu'elle apprécie, tout comme moi^^)



Au Clair de Lune :



Vous êtes vous déjà senti aussi libre que l’air sans pour autant pouvoir vous évader ? Comme un oiseau dans sa cage qui a le monde à ses pieds mais qui ne peut pas en profiter. Vous êtes vous déjà retrouvé dans une solitude impassible avec pourtant le sentiment que des centaines de paires d’yeux sont pointés sur vous et n’attendent qu’un geste…qu’un seul ?
C’est exactement dans cette situation là que se trouvait Milan. Assit sur une pierre, le menton dans les mains, son sac à dos posé à côté de lui, un livre ouvert sur les genoux, il attendait, mêlant la nuit vivante au rêve profond. Cela faisait près de deux heures qu’il se trouvait dans cette clairière. Après une demie journée de marche harassante dans la forêt de Brocéliande qui, il faut le savoir, est une forêt propice à l’égarement, le jeune historien avait débouché sur une large clairière enfouit au cœur des bois. Une pente douce descendait vers un site mégalithique inconnu des hommes. Trois magnifiques dolmens entouraient un immense menhir trônant au centre. Les pierres grises prenaient des éclats argentés sous les fins rayons de la lune. Les arbres qui venaient s’ajouter au lieu presque irréel, formaient une voûte sombre et imposante. Au milieu des herbes hautes frémissant timidement sous la douce brise, Milan pensait. Il se souvenait de se jour où tout avait commencé.
Ce jour là, Milan était dans sa bibliothèque à la recherche de documents qui pourrait l’éclairer afin de terminer un projet sur lequel il travaillait. C’est alors qui tomba sur un très vieil ouvrage qu’il n’avait encore jamais remarqué. Une heure, deux heures, trois heures passèrent. Milan était fasciné par sa découverte, se livre traitait d’un lieu sacré, enfouit au fin fond de Brocéliande inaccessible pour l’homme. Un lieu d’une beauté à couper le souffle. Tous les grands explorateurs partirent à sa recherche…en vain. Ce site restait introuvable.
« Mais tu ne sortiras donc jamais de tes bouquins ! » lui répétait sans cesse Tom, son ami d’enfance. « Allé, lâche un peu tes livres et sort avec nous.
- Je n’ai aucune envie de sortir ! » rétorquait naïvement Milan. Plus les jours passèrent, plus Milan se coupait du reste du monde. Il passait ces journées enfermées dans le noir, à essayer d’élucider ce mystère. Chaque jour était un pas de plus vers la réussite, il trouvait des réponses à ses question, il s’approchait du but…Il en devenait presque malade, à un tel point qu’il en était venu à cacher soigneusement ces recherches afin que nul ne puisse en profiter.
Les yeux rouges, les traits tirés et le teint pâle, le jeune historien ce tenait là, dans l’obscurité profonde de la forêt. Il était finalement arrivé au terme de sa découverte, mais qu’est ce que cela allait lui apporter de plus ? Il leva un regard indécis vers le ciel. La nuit était étrangement calme. Milan pris son livre pour et l’ouvrit à la page cent onze une fois de plus :



Combien de fois Milan avait-il bien pu regarder ces graphies ? Perplexe devant les curieuses courbes qui se dessinaient sur le papier lisse et jaunâtre. C’était la seule énigme qu’il n’arrivait pas à percer, nulle part il n’avait trouvé de réponses à ces signes inconnus…
Accablé de désespoir, Milan en venait à se demander quelle folie il avait commis en voulant à tout pris découvrir ce lieu où il se trouvait.
Quelques légers nuages masquaient de peu la pleine lune, rajoutant à cette nuit froide et silencieuse une atmosphère étrange. Milan décida alors de camper ici pour ce soir, il repartirait à l’aube du lendemain. Ouvrant son sac, il en sortit son sac de couchage et se glissa à l’intérieur, remontant le duvet jusqu’au cou. Le vent c’était levé peu à peu, il s’engouffrait dans les bois sifflant, languissant, faisant craquer l’écorce épaisse des hauts arbres qui projetaient leurs ombres inquiétantes sur les pierres froides.
Fatigué de cette journée, Milan sentait peu à peu le sommeil l’envahir. Ses paupières étaient lourdes. Bientôt il se laissa aller lentement au rythme de la douce mélodie qui l’emportait dans le monde des rêves…
C’est alors que le peuple de Brocéliande se réveilla. Des formes squelettiques se mouvaient dans les bosquets, un sifflement strident engloutit la clairière, saisissant de peur les oiseaux restés dans les arbres, qui s’envolèrent affolés. Les rocs imposants, majestueux, grimaçaient affreusement devant cette scène obscure. Tout à coup, la forêt entière sembla se figer. Il n’y avait plus un bruit, plus un mouvement. Les silhouettes fantomatiques c’étaient retirées et le vent c’était tu. Brocéliande, la forêt aux miles surprises, retenait son souffle. Milan semblait agité dans son sommeil, ses yeux s’ouvrirent.
C’est à ce moment là que les nuages se dissipèrent laissant apparaîtrent la lune blanche et ronde, reine des lieux. Une chose étrange se produisit alors, c’était comme si la faible luminosité semblait concentrée au sommet du grand menhir. Un halo étincelant surmontait la crête de la pierre. Petit à petit, une lumière aveuglante envahit la clairière comme un plein jour avec pourtant un ciel noir et étoilé. La pierre prit alors un couleur rouge sang, on aurait dit que les rayons s’infiltraient à l’intérieur, diminuant peu à peu, jusqu'à ne laisser que des gravures étranges en lettres d’or. Des gravures que Milan haïssait maintenant. Le jeune homme somnolant senti son corps l’attirer, ses jambes le portaient mais son esprit restait endormi. La pierre était brûlante, Milan ne pouvait pas s’en approcher à plus de trois mètres, il n’en avait aucune envie d’ailleurs, pourtant quelque chose qu’il ignorait le poussait à avancer toujours plus. La nuit noire avait reprit possession des lieux et le vent se remettait doucement à effleurer les feuilles des arbres et jouait avec les cheveux de l’être perdu et inconscient. Il le poussait dans le dos, voulant le faire avancer jusqu’au plus gros dolmen. Milan se laissait guider, fermant les yeux il suivait son instinct. Il s’arrêta sur le seuil, luttant contre les forces qui l’entouraient. Un puit noir et sans fond lui faisait face ; un gouffre au souffle glacial lui tendait les bras. « Non ! hurlât-il, Non ! » Il donnait des coup dans le vide, se battant virtuellement dans l’espoir de faire fuir ces forces maléfiques qui l’emprisonnaient. C’était âme perdue, Milan au bord du vide senti son énergie se vider et, gagné pas lui-même il se laissa aller posant un pied à l’intérieur de dolmen…
La salle était digne d’une personne de très haut rang. Immense, aux plafonds hauts ornés de peintures représentants des scènes mythiques de l’histoire d’un peuple étrange. Il était soutenu par d’imposants piliers de pierres blanches incrustées de magnifiques pierres précieuses aux couleurs rayonnantes. D’immenses fenêtres hautes de la taille de quatre hommes laissait passer abondement la lumière extérieur d’une journée d’été. Une cheminée éteinte se tenait dans un angle et était sûrement la bien venue lors des veillés au coin du feu les soirs d’hivers. Sur le plus grand mur une porte massive en bois avec une énorme poigné qu’on ne pouvait saisir qu’à deux mains était surveillée par deux gardes au regard vide tenant chacun une lance dans une main et un fléau à la ceinture, rebutants ainsi toute personnes désirant rentré à l’intérieur de la salle royale. Au centre de la pièce se trouvait un bassin sculpté et incrusté de magnifiques pierres, l’eau limpide et cristalline renvoyait une clarté qui baignait la salle d’une lumière vive. De part et d’autre de ce bassin, une haie d’êtres mystérieux se tenait droit, le visage sévère sans un bruit. Certains étaient petits et robuste, avec de petits yeux pétillants et une grande barbe traînant presque à terre, ils portaient de lourdes haches à la lame étincelante. Les nains postés sur leurs courtes jambes semblaient passifs face aux êtres frêles et graciles qui semblaient flotter dans les aires, légers comme les pétales et beaux comme la fleure. Les elfes, créatures discrètes et timides, semblaient quant à eux perdus dans leurs pensées. Au bout de cette haie d’honneur se tenait un magnifique siège tout orné d’or, graver d’écritures inconnues et de signes symboliques. Les avant bras se terminaient en une sculpture de tête de tigre, rajoutant un air sévère sur la figure de Milan, trônant gravement tel un roi fatigué de ses longues années. Sa majestueuse cape de soie rouge brodée de fils d’argents, lui tombait dignement sur les épaules venant lécher à ses pieds la pierre froide de sol. Pas un bruit ne filtrait dans cette pièce pourtant conviviale. Un silence de mort pesait sur l’assemblé figé dans le temps. Milan, les yeux fixes, miroir de vie, sentit peu à peu ses membres se dégourdirent. La chaleur remontait le long de ses veines réchauffant son corps endolori. Toute la salle de remit doucement en vie à travers un doux murmure et les raclements des armes contre les dalles. S’éleva alors une voix, timide et fragile pour commencer. Les cœurs arrêtèrent de battre un instant, envoûtées par ce chant mélodieux, ce chant de femme. Puis, se faisant de plus en plus fort, les poitrines se sentirent soulevées au rythme de la douce mélodie entêtante. Pour Milan, les paroles étaient incompréhensibles, mais la femme invisible le transportait dans une rêverie…très étrange. C’est alors qu’il compris.


Lorsque la Terreur l’aura envahit
Percée de ses lames noires
De l’horreur et du désespoir
Arrêtant les battements de son cœur,
Coupant son souffle
Avec fureur et douceur
L’Elu nous rejoindra alors,
L’Elu sera notre Roi !



Il compris qu’il avait été désigné l’Elu, il compris ce que signifiait alors ces écritures inconnus gravées sur le menhir et inscrites sur son livre…Il compris aussi la folie qu’il avait fait en voulant devenir le seul homme sur Terre à avoir posé les pieds dans ce lieu sacré, maintenant il en était sur. Il compris qu’il ne reverrait jamais plus la lune et les étoiles, jamais plus le soleil et les nuages. Jamais plus il n’entendrait Tom lui crier pour la dixième fois depuis son jardin qu’il fallait qu’il sorte prendre l’air. Il compris qu’en rien il ne retrouverait son ancienne vie de jeune historien s’il restait assit sur se trône avec sa parure de roi…jamais plus…
Pris alors d’un élan soudain, il ignora la Terreur qui commençait à le prendre. Se défaisant de sa cape embarrassante, il se leva et coura droit devant lui, fonçant sur les gardes posté devant l’énorme porte. Il entendit derrière lui les guerriers nains et elfes s’élancer à sa poursuite, réveillés par cette force mystérieuse. Le chant résonnait toujours dans la tête de Milan, de plus en plus près, il sentait qu’il l’attirait à lui comme une araignée attire malicieusement à elle les innocentes mouches ayant perdu leur chemin. L’Elu courait aussi vite que lui permettait ces jambes humaines, mais il faut dire que les humains sont très vite rattrapé à la course lorsque qu’il font face à des elfes. Un petit groupe de quatre guerriers elfes ayant empruntés un autre couloire lui barra la route, l’obligeant à faire demi tour. Seulement les nains qui eux étaient à l’inverse bien moins rapide rattrapaient leur manque au combat rapproché et lorsque Milan eu été contraint à rebrousser chemin, c’est avec joie qu’il en découvrit sept cachés dans un angle noir de couloire. Menaçant, la lame haute finement aiguisé, un sourire narquois sur les lèvres, les nains n’avaient bien évidement aucun ordre d’exécution de l’Elu. Milan se savait perdu, et dans ce moment de panique où la voix se faisait de plus en plus convaincante, la Terreur en profita pour fondre sur lui et l’emprisonner aussi facilement que s’il avait été un simple agneau doux et peureux. Un tourbillon noir lui masquait à présent la vue, il ne savait plus où trouver une issue pour fuir honteusement le combat qui se menait contre lui. Accablé de désespoir, il se laissa allé à la Terreur qui lui enfonça doucement sa lame noire imprégnée de l’horreur et du désespoir, arrêtant les battements de son cœur et coupant son souffle…
La clairière était calme, la nuit était fraîche, le vent avait doucement reprit son mouvement de va et vient, balançant la cime des arbres au rythme de ses allés et venues. La lune brillait toujours, pas un nuage ne venait perturber la course de ses rayons jusque sur les hautes pierres grises. Au centre, une forme humaine se tenait allongé, le dos dans l’herbe, les yeux grand ouvert, une lame noire plantée dans la poitrine…

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