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 Clone Wars Néoclones

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Odi-Zan
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MessageSujet: Clone Wars Néoclones   Dim 4 Déc - 15:55

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______________Une fan-fic rédigée par Krail et Odi-Zan______________

______________________________________________________________________________________________

Plaines marécageuses de Taarl, territoire Hu-Tha
Planète Antar
An 2 A.B.D.G (Après la Bataille De Géonosis)


1



La température frôlait les – 10 degrés, lorsque le thermo-indicateur de la combinaison du soldat clone se mit à vibrer. Il n’y avait visiblement aucune raison apparente à cet incident. Par principe, l’indicateur de température intégré au brassard des soldats Lagontroopers se mettait en alerte quand son seuil d’extrema était atteint, hors dans la situation présente, ils étaient loin des – 72 degrés maximum, dans les vastes plaines de Taarl.
Un commandant clone arriva à grandes enjambées afin de remédier au disfonctionnement que produisait l’appareil de son subordonné.
— Soldat ! Avez-vous été touché au bras ?
Le soldat se redressa devant l’interpellation de son supérieur.
— Non commandant ! L’appareil s’est activé sans que quoique ce soit ne l’ai atteint.
Le ton qu’avait employé le clone suffi à son supérieur pour le croire. Ce soldat n’était pas le premier à présenter cet étrange désagrément.
— Soldat, nous ne pouvons pas nous permettre de garder ce disfonctionnement ! Vous devez impérativement retirer votre brassard de combat et désactiver votre thermo-indicateur. L’équipe technique y jettera un coup d’œil au camp.
Le soldat obéit et retira sa protection en plastoïde. Un long cordon métallique de couleur rouge pendait à l’intérieur de cette pièce d’armure. Le clone l’arracha, mais avant qu’il n’ait pu remettre son brassard en place, une grenade atterrit à leurs pieds. Les deux clones plongèrent en avant mais c’était déjà trop tard ; la grenade thermique explosa, les envoyant dans les airs.
L’air, d’ailleurs, était humide comme jamais auparavant sur Antar. Cette irrégularité climatique était peut-être due au fait que la guerre avait posé pied sur la surface de la planète. En tout cas, l’humidité n’empêcha en rien le 616ème corps d’assaut, de progresser sous la pluie et les marais sans fin visible, bien au contraire. Le 616ème corps d’assaut s’était vu attribuer le titre de Lagontroopers, en raison de sa spécialisation pour les batailles périlleuses qu’il avait l’habitude d’effectuer sur des mondes toujours plus ou moins marécageux ou du moins fortement pluvieux. Les armures des lagontroopers avaient été étudiées pour respecter les mouvements des soldats lors des affrontements et pour endurer les pires environnements, comme les rivières et les marais bayous. Pour conclure le tout, un bijou de la technologie avait été installé sur les brassards de chacun des lagontroopers afin qu’ils restent vigilent à la température maximale que pouvait endurer leur combinaison spéciale car, dans les mondes aquatiques et pluvieux, la température a toujours eu une fâcheuse tendance à diminuer fortement. Cependant, il s’agissait bien du même appareil qui ne cessait de dysfonctionner contre toute attente…
Devant le 616ème corps d’assaut, une immense étendue de boues séparait les deux fronts. La CSI (Confédération des Systèmes Indépendants) était bien évidemment de la bataille. Les enjeux stratégiques étaient bien trop importants pour laisser Antar à son ennemi. Durant la guerre, mieux valait avoir tous les atouts de son côté pour espérer remporter la grande victoire. En effet Antar se trouvait dans la Région d’Expansion de la galaxie, par conséquent, tout comme ses voisines, elle offrait un point de ravitaillement important sur la route menant aux territoires extérieurs, principaux centres de grandes batailles. Mais pour l’heure, il ne s’agissait pas de gagner la Guerre des Clones mais de repousser la CSI et la faire quitter ce monde. Et cette mission avait été confiée au commandant « CN-1216 », des Lagontroopers. Enfin c’était surtout une façon de parler car 1216 n’était pas officiellement le commandant des Lagontroopers du 616ème mais le commandant d’une escouade de clones assez différents de tout ce que la Grande Armée de la République (GAR) avait pu voir auparavant. Ils s’appelaient les « néoclones ». Ces derniers étant considérés, à juste titre on doit l’avouer, comme imprévisibles, ils étaient souvent affectés à des missions de routines. En effet, étant un commando de 5 membres, ils ne pouvaient pas combattre des légions entières de Séparatistes, on envoyait plutôt la GAR et les Chevaliers Jedi pour ce genre de combat. Mais pourquoi les avoir envoyé sur Antar, une planète où un corps d’assaut entier livrait bataille, alors qu’on savait pertinemment au centre de commandement qu’ils étaient bien inférieurs en nombre ? Et bien les néoclones avaient toujours été sujets à diverses discussions… On disait d’eux qu’ils étaient les meilleures élites de la République, que les affronts, les infiltrations et autres missions périlleuses étaient toujours reconnues comme de véritables succès pour ce groupe bien particulier. Ils nourrissaient également une facilité d’adaptation à de nombreuses situations. Dans le cas présent ils durent adopter des combinaisons spéciales et apprendre à se fondre dans les marécages de la planète et ce en seulement un court quart d’heure. Mais dans cette bataille perdue d’avance, les imprévus et autres mystères affluaient de manière étrangement importante et l’escouade néoclone et son commandant étaient bientôt débordés.
D’ailleurs ce dernier avait atterrit de tout son corps dans la boue qui arrivait d’ailleurs jusqu’aux hanches des soldats. Heureusement, quand il se releva, son armure ne semblait avoir subit aucun dommage important, il était cependant juste un peu sonné par l’explosion. Il se redressa comme il le pu et lorsqu’il voulut contempler la zone accidentée par la grenade, un épais brouillard jaunâtre émanant du détonateur séparatiste qui leur était destiné empêcha toute visibilité. Le commandant progressa alors lentement dans la boue, essayant de percevoir ce qu’il y avait autour de lui, espérant que son sixième sens clone lui vienne en aide. C’est alors qu’il trébucha sur un objet plutôt solide. Il activa l’éclairage courte portée de son casque et s’aperçut que ce qu’il avait percuté était le bras d’un soldat clone, celui-là même à qui il venait de parler un peu plus tôt. Parcouru d’une montée d’adrénaline, le commandant plongea vers le corps. Il le souleva et le tira en arrière de la zone de confrontation. La contrainte imposée par la progression lente et difficile due au marécage poussa 1216 à demander de l’aide.
— Médecin !!! J’ai besoin d’un secouriste ! Clone blessé !
Alors, ignorant les risques qu’il prenait pour secourir son frère, il sortit peu à peu du nuage Séparatiste et tomba de tout son long au centre d’une épave de canonnière TIO/Ba. Il se redressa brusquement, luttant pour ne pas glisser sur le sol visqueux du véhicule plongé dans le marais. CN-1216 agrippait le soldat par les aisselles et le tira jusque dans les restes du véhicule clone.
Un soldat en armure accouru vers lui, portant un étrange casque propre aux secouristes clones.
Le commandant et le médecin portèrent le soldat jusqu’au fonde de l’épave. Le secouriste sortit son matériel et se mit au travail.
— Bon sang ! Le soldat semble en bon état pourtant quelque chose ne veut pas qu’il reprenne connaissance. Son pouls s’affaiblit de seconde en seconde ! Je ne comprends pas, ce n’est pas normal ! C’est le 31ème soldat qui présente cette particularité.
— Qu’est-ce que nous pouvons faire ?
Le secouriste releva la tête vers son supérieur, un air sinistre caché derrière sa visière noire.


Dernière édition par le Mer 19 Avr - 18:26, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Sam 28 Jan - 11:25

— Je crains qu’il faille le laisser nous quitter mon commandant…Son sort ne sera guerre différent de celui des autres…
— Hors de question, nous sommes des soldats ! Nous devons nous battre ! Que ce soit sur le plan militaire ou médical. Tout se rejoint dans une bataille !
Le commandant de matricule 1216 s’arrêta, fixant le médecin secouriste.
— Si un soldat meure, ce qui n’est pas extraordinaire aujourd’hui, le plan militaire prend une grande baffe dans la figure. Médical et Militaire sont deux corps complémentaires ! Je suis responsable de ce groupe d’assaut ! Je vous demande de faire un effort pour ce soldat.
Le médecin secouriste acquiesça et se pencha sur le corps du clone dont les pulsations continuaient encore à faiblir.
Le commandant tourna la tête en arrière pour surveiller le fil de la bataille puis finit par activer son comlink.
— SN-1220 ! Réception ?
— Je vous reçois parfaitement commandant ! Tout va bien à votre position ?
— Pas du tout ! Une grenade semble avoir blessé un soldat et le phénomène qui s’ensuit a déjà été produit sur une trentaine de soldats apparemment. Réactions ?
— Et bien effectivement. D’après les statistiques de SN-1218, les quelques 31 lagontroopers auraient décédés suite à ce phénomène mais après notre arrivée sur Antar. Une cinquantaine d’autres avant qu’on est posé le pied ici. Et ce avant que CC-1004 ne disparaisse sans laisser de traces.
— Je me demande à quoi on a affaire… Rapport environnemental ! Quelles sont les possibilités que nous offre ce champ de bataille ?
— Pas beaucoup je le crains. D’après le scan, il nous est impossible d’atterrir à moins d’un kilomètre à la ronde. Et d’après l’évaluation de SN-1219, les véhicules ne peuvent pas stationner à moins de deux mètres du niveau des marécages. En clair, il y a quelque chose dans cette satanée atmosphère qui brouille les circuits internes des vaisseaux, la preuve, regardez à votre position. Il s’agit d’une des 10 canonnières qui se sont écrasées sur Antar.
— Et il est impossible d’avoir des renforts ?
— Les renforts si ! Mais la fuite est impossible. J’ai peur que nous soyons tombé dans une sorte de piège séparatiste.
— Bien reçut SN-1220. Communication terminée.
Le soldat de matricule SN-1220 était en fait un des membres de l’escouade néoclone. Ces derniers étaient d’ailleurs facilement reconnaissables. Seuls les néoclones portaient le matricule SN qui signifiait Soldat Néoclone. Et chacun avait sa place au sein du commando. 1220, lui, était le transporteur de l’équipe. Equipé d’une canonnière clone modifiée et de couleur variable, ici elle adoptait une teinte de camouflage verdâtre. Ce véhicule était aussi doté d’un droïde astronavigateur pour assister 1220 lors de ses manœuvres car de pareils engins nécessitaient deux pilotes et ça, l’escouade du commandant CN-1216, ne pouvait pas se le permettre. Parmi les autres équipiers de ce groupe, on trouvait le fameux SN-1218, le hacker clone, une sorte de pirate informatique qui avait à sa disposition le meilleur matériel technologique, comme un digibloc portatif qu’il avait intégré à son armure. Il y avait aussi SN-1219, le technicien. Chef des réparations des équipements alliés, responsable de l’établissement des défenses et enfin expert en démolition. Et pour finir, il y avait SN-1217, l’éclaireur. Aussi appelé l’espion ou le tireur éloigné. En fait, il disposait d’un camouflage et d’une patience à toutes épreuves et d’un droïde sonde, enfin, il était en possession d’un fusil sniper. Et tous les membres de ce commando se complétaient. Leurs objectifs premiers étaient souvent les infiltrations, les destructions de bases avancées ennemies ou d’autres missions secrètes. Et la complicité et la confiance des 5 clones, ou plutôt néoclones, du commando faisaient d’eux les soldats plus redoutés de la CSI. Heureusement pour eux qu’ils n’étaient que rarement affectés à des missions aussi importantes que celle-ci, même si la situation actuelle aurait pu être définie comme désespérée.
Alors que le commandant de tout ce beau groupe spécial s’apprêtait à contacter son éclaireur pour un aperçu sur les positions ennemies, le médecin l’interpella suite à son observation du corps du blessé.
— Commandant ! Regardez le bras du soldat ! Il présente des sortes de bulbes externes ! Comme les trente et un soldats qui ont décédé précédemment. C’est insensé ! Je n’ai jamais vu ça, il ne peut s’agir que d’une réaction allergique que nous aurions en contact de l’atmosphère d’Antar.
Le commandant observa avec dégoût le bras du soldat.
— Ainsi en contact de l’air, nous sommes menacés par cette allergie ?
— Nous ne pouvons exclure aucune supposition commandant, mais celle que vous venez d’annoncer me semble la plus plausible ! La chair humaine serait vulnérable à ce qui est présent dans l’atmosphère d’Antar.
L’officier clone prit le bras du soldat, pointant son doigt vers l’espace où sa peau apparaissait, comme pour désigner la zone qu’il était actuellement en train de visionner dans son esprit.
— Ainsi, tout est de ma faute ! J’ai demandé à maintes reprises aux soldats qui présentaient des disfonctionnements au niveau de leur thermo-indicateur, de retirer leur brassard…
CN-1216 frappa dans une table soutenant un appareil respiratoire. La colère l’avait emportée.
Reprenant ses esprits, il posa sa tête sur le corps du clone quand soudain l’électrocardiogramme se mit à bourdonner.
— Bon sang ! Ses pulsations augmentent à une vitesse incroyable, son pouls bat très fort. Il se produit une réaction interne !!! Jamais une allergie n’a pu faire cet effet là sur un clone. C’est une tachycardie ! Pourtant l’état de choc est très rare, nous avons été conçut pour résister à cela.
Puis, alors que le clone médecin poursuivait son discours médical, 1216 regarda l’écran de l’électrocardiogramme. Les pulsations venaient de s’arrêter brusquement, le soldat venait de mourir…
Le commandant porta sa main à son casque, avant de reprendre un semblant de contrôle mental.
— Impossible vous dîtes ? Avons-nous une piste sur ce fléau ?
— Je…je ne sais pas très bien encore.
Le supérieur dégaina son fusil blaster DC-16 SUB-aqua. Le secouriste fut parcouru d’un frisson, il recula d’un pas.
Son supérieur allait le tuer car il n’avait pas su se montrer à la hauteur. Il recula à nouveau et le commandant rechargea son arme tout en s’approchant de lui.
— S’il n’y a aucun remède, ni même avant, aucune piste, sur ce qui tue mes soldats…Je n’ai d’autre choix que de rappeler les troupes. La bataille est finie !
Le commandant s’éloigna du camp provisoire médical pour se diriger dans la boue, vers la zone de confrontation à distance.
Le secouriste fut grandement soulagé. Le commandant avait simplement l’attention de retourner dans le cœur de la bataille pour rappeler les soldats.
Malgré les rafales incessantes de rayons blasters, 1216 parvint toutefois à se frayer un passage sur le champ de bataille. Il alla vers chacun de ses hommes, les avertissant du nouvel ordre qu’il avait prit récemment. Ils devaient impérativement arrêter de combattre et limiter le nombre de pertes qui avait atteint un stade inégalé en moins d’un quart d’heure. L’ordre était en fait de rejoindre les camps provisoires et épaves républicaines.
— SN-1220, ici CN-1216. Nous avons absolument besoin de nous retirer momentanément. Je ne vois aucune autre solution en attendant de découvrir ce qu’il se passe. Êtes-vous certain qu’il n’y a aucune zone d’atterrissage ?
— Et bien en fait… Il y aurait bien une zone assez dégagée et assez solide pour soutenir le poids de nos vaisseaux et qui, d’une manière stupéfiante, ne repousse pas nos canonnières, mais le petit problème c’est que cette zone se trouve être le poste de commandement ennemi.
— Ah…oui, je vois. Et la seule solution serait sans doute de s’en emparer ?
— Affirmatif chef !
— Bon et bien… je pense qu’on a pas d’autre choix ! Et évite de m’appeler chef ! Commandant je préfère !
— A vos ordres chef ! Je vous appellerai commandant maintenant.
Le commandant activa sa visée infrarouge. Le camp Séparatiste était à 50 mètres devant eux.
— Le combat ne fait que commencer ! annonça le commandant d’une voix lente et proche du sentiment de vengeance, par le biais de son comlink réglé sur les fréquences de tous les soldats.
SN-1220 et ses deux autres équipiers, 1218 et 1219 lancèrent ensemble leur cri de rassemblement. Et 1217, au sol, leva son arme et coura à grande vitesse vers son commandant et le poste ennemi.
— On va casser du droïdeeeeeeeee !!!
CN-1216 progressait sur une trajectoire irrégulière, évitant grenades et rafales meurtrières. Les premiers droïdes se dessinaient clairement derrière sa visière noire. Une visière en forme de T, une visière laissant entrevoir tout ce qui était vital, le reste CN-1216 le devinait, tout comme il devinait que ces droïdes ne feront pas long feu face à deux néoclones surentraînés et une canonnière surarmée comportant les autres membres d’un commando hors pair.

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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Sam 28 Jan - 12:11

Cinq chasseurs stellaires V-19 Torrent franchirent la barre d’hyperespace. A chacun de leurs bords se trouvaient des pilotes néoclones, dont l’un d’eux, CN1215, était leur commandant. Il s’agissait là de la deuxième escouade néoclone, spécialisée dans les missions spatiales contrairement à l’autre groupe de néoclone qui lui se consacré aux missions terrestres.
Ils n’y avaient qu’eux…et une base. Cette dernière semblait totalement délabrée et se trouvait droit devant le collimateur de visée de pilotes clones de la GAR.
CN1215 ordonna à son escouade de se mettre en vol stationnaire, le temps qu’il analyse cette base à l’aide du matériel de son chasseur V-19.
Ce dernier était un chasseur léger, mis au point et fabriqué par la société Slayn & Korpil. Il était armé de seulement deux canons blaster, ce qui voulait dire que les pilotes clones devait faire preuve de tout leurs talents afin de pouvoir rendre leurs vaisseau efficace contre ceux de l’ennemi. Cependant il possédait deux lanceurs de missiles à concussion, ce qui était d’une grande utilité lors d’attaques contre des vaisseaux plus lourds. Le V-19 était également doté d’un bouclier déflecteur de puissance moyenne ainsi qu’une coque légèrement blindée. Son aspect avait plutôt la forme d’un « T» avec ses trois ailes : un aile de chaque côté plus une aile qui partait verticalement en dessous du vaisseau, changeant de position au décollage ou à l’atterrissage. Malheureusement le V-19 ne put être produits et fournis en grands nombre dans l’Armée de la République alors qu’il aurait permit de compléter le pauvre contingent de chasseurs Jedi qui assurait seul le rôle de Chasseur spatiale. En effet, commandé relativement tardivement, les pilotes clones nécessitèrent une formation complémentaire sur les V-19 afin d’en maîtriser parfaitement le maniement…ce qui ne causait aucun problème pour les soldats néoclones. Ces derniers, du moins ceux de l’escouade de CN1215, s’étaient perfectionnés dans la maîtrise des vaisseaux spatiaux et les conduites à prendre lors des attaques spatiales. Il s’agissait sans nul doute des meilleurs pilotes de la Grande Armée de la République. Leurs réflexes étants supérieurs à un être normal – en quelque sorte un sixième sens – le problème de l’armement des deux canons blaster ne leur causait aucun problème…lorsqu’ils avait un ennemi dans leur collimateur, ce dernier était mitraillé jusqu’à ce qu’ils n’en reste que des débris flottants dans l’espace et dévier les tirs ennemis étaient en quelques sorte un des rôles principales de ce « sixième sens » . Quant à la maîtrise du maniement du chasseur stellaire, le milieu dans lequel ils étaient entraînés ne pouvait que les rendre parfaits dans ce domaine. En gros, il valait mieux ne jamais à les avoir aux trousses…
Dans le cockpit du chasseur V-19 du commandant clone – qui était relativement petit, ne pouvant contenir pas plus d’un seul pilote dans sa cabine – CN1215 était en train de pianoter sur un écran tactile, ayant entré les données transmises par leurs espions au sujet de cette base et comparant par la suite ces même données avec l’analyse qu’il était en train de faire sur la station spatiale. Il attendit quelques instants le temps que les résultats arrivent.
- Alors commandant ? Qu’est-ce que ça donne cette analyse ? demanda le capitaine clone SN1214, par transmissions radio de son vaisseau à celui du commandant.
- Attend encore un peu, 1214, j’essaye de voir si il y a encore de la vie sur ce vaisseau et si il est encore alimenté en énergie…
- Pourtant le rapport dit clairement qu’il n’y a aucuns signes de v…
- Tu sais très bien que je n’ai pas confiance en ces rapports d’espionnages depuis notre dernière mission…le coupa 1215 d’une voix très calme calme, dont la plus grande partie de ses pensée étaient concentrée sur sa console.
- Oui, commandant, se contenta de répondre SN1216, qui savait parfaitement qu’il ne valait pas la peine de poursuivre une conversation de ce genre avec son supérieur.
SN1214 fut le second soldat néoclone après CN1215 à avoir vu le jour. Comme chacun des pilotes de l’escadron, il avait une fonction précise. Celle-ci consistait à être le second de CN1215. 1214 apprit à commander des unités, à contrôler des situations délicates lors d’attaques dangereuses pour l’ensemble du groupe ainsi que diverses autres astuces qu’un bon second en commandant doit savoir. Toutes ces connaissances, il ne les a pratiquement pas utilisées jusqu’à maintenant, il les mets en œuvre seulement lorsqu’il doit prendre le commandant de l’escadron, c’est-à-dire quand le commandant s’est dispersé du groupe, ou bien lorsqu’il est affilié à une autre mission, ou alors lorsque vient à mourir un affrontement…Bien évidemment, malgré ses nombreuses qualités à donner des ordres, il n’égalait pas – et de loin – l’ingéniosité de CN1215.
- Il semblerait que mes scanners ne soient pas assez puissants pour détecter quoi que ce soit, déclara le commandant clone dans un soupir de déception. Pour le peu qu’ils ont analysés, il n’y a aucune signe de vie ni d’énergie pouvant affluer dans cette base.
- Ce ne m’étonne pas ! déclara un autre pilote, SN 1211 – qui était en quelque sorte le technicien du groupe, c’était lui qui réparait en grande partie leurs vaisseaux lorsqu’ils étaient endommagés ; il possédait également le grade de sergent –. Vu dans l’était dans lequel elle se trouve, elle doit être hors-service depuis un sacré bout de temps !
- Ouai, mais restons tout de même su nos gardes, répondit 1215. J’ai un mauvais pressentiment à propos de cette mission.
- Vous avez toujours des mauvais pressentiments sur nos missions commandant ! répondit à nouveau 1211 dans un rire léger. Si ils nous ont envoyés ici c’est parce que ce n’est pas une mission assez importante pour y envoyer toute une armée et c’est surtout parce que les Chevaliers Jedi sont débordés ces temps-ci…Il nous suffit d’aller poser quelques mines, faire exploser ce tas de rouille et rentrer à la base.
- Mais mauvais pressentiments ne m’ont jamais trompés jusqu’à maintenant…
Il y eu court silence pendant lequel les pilotes nécolones semblèrent admettre que leur commandant n’avait pas tout à fait tort…
- Et pour répondre à ta question 1211, l’aspect de la base ressemble en tout point à celle qui est affichée dans le rapport, reprit 1215. Nous sommes bien devant le bon objectif.
- Dans ce cas qu’est ce qu’on attend pour y aller ?! s’exclama un quatrième pilote néoclone, SN1213
SN1213 était le meilleur tireur des quatre soldats néoclones et se débrouillait remarquablement bien sur le terrain. C’était en quelque sorte le guerrier du groupe. Il avait d’ailleurs mérité son garde de lieutenant de l’escadron.
- Ce n’est pas en restant ici que la base va exploser toute seule ! s’exclama-t-il.
- Ce n’est pas une simple base séparatistes, reprit le dernier néoclone, SN1212.
SN1212 était certainement le plus douteux de tous mais il était sans aucuns doutes le plus ingénieux. Il savait se débrouiller dans n’importe quel situation quelque soit le matériel qu’il avait entre les mains.
- Son architecture est bien différente des autres bases qu’on a eu à affronter jusqu’à maintenant, poursuivit-il. En tout cas, je ne peut le nier, elle paraît vraiment hors service…

Le commandant néoclone savait que ses soldats étaient les pilotes les plus doués de la Grande Armée de la République et il ne pouvait pas penser qu’il y ait meilleurs, mis à part les Jedi, envers qui il exprimait un grand respect. Mais il leur restaient tout de même un défaut, ils avaient un manque de patience qui étaient gênant dans certaines situations, comme celle-ci par exemple. C’est pourquoi il eu l’idée de les faire attendre un petit moment en faisant semblant de prolonger ses recherches, qui étaient terminée quelques seconde après avoir mis sont écran principale en mode « analyse ». Cependant, il avait réellement une mauvaise appréhension sur cette mission, comme à chaque fois d’ailleurs…
Ayant conscience qu’il les avaient assez faits attendre, il enclencha ses propulseurs, et déclara avec un léger sourire :
- On y va. Restez en formation derrière moi.
Comme des machines, les néoclones obéir immédiatement à leur commandant et se lancèrent à sa suite, se positionnant en une formation en triangle.
Ils approchaient à vitesse constante de la base séparatiste. Cette dernière ressemblait étrangement au vaisseaux de commerce de la CIA. Une sphère se trouvait au milieu d’un gigantesque cercle de métal – totalement fermé contrairement aux vaisseaux habituels – et deux autres, plus petits, situés l’un l’autre de part et autre de l’anneau principale, étaient parsemés de petites antennes…et de tourelles lasers et à ions d’une taille assez importante pour pouvoir tenir tête à un destroyer stellaire de classe Acclamator ! Quant à l’anneaux principale, il n’étaient pas vraiment armé, mis à part quelques petites tourelles parsis par là. Elle présentaient de nombreuses ouvertures, qui devaient sans aucun doute servir de hangars à vaisseaux ou de stockage pour la marchandise. La sphère, qui constituait la partie principale et la plus impressionnante de la base, semblait plus grosse que celle qui se trouvait sur les vaisseaux de commerce. On pouvait y apercevoir de minuscules tâches noirâtres en très grand nombre, un signe qu’il y avait un nombre incalculable de bureaux ou autre qui s’y trouvaient. Cependant elle avait l’air totalement délabrée, inondée de corrosion et semblait totalement inerte, prête à se retrouver à la casse !
Les chasseurs V-19 de l’escadron de néoclones étaient à présent à quelques centaines de mètres de l’anneau principal. Ils étaient minuscules devant l’imposante armature de la base.
- Waow ! Très impressionnant pour une vieille base séparatiste abandonnée ! s’écria SN1212. Dommage qu’on ne la garde pas pour la République, si on la retape elle pourrait être d’une grande utilité pour l’Armée.
- Oui…répondit CN1215, lui-même impressionné par la grandeur de la base. Mais les ordres sont les ordres. 1213 est bourré de charges explosives ultra-puissante et on a pour mission de revenir sans, avec derrière nous un tas de poussière.

Ils franchirent l’anneaux principale lorsque le moniteur des V-19 des pilotes néoclones se mirent à biper de toute part et indiquèrent des alertes de tirs venant en leur de direction de tous les côtés.
- Apparemment cette base n’a pas l’air si abandonnée que ça ! s’exclama CN1215 qui esquiva un tir en sa direction. Mettez-vous en position de combat !
Il savait que sa dernière phrase était inutile. C’était déjà fait…mais de manière quelque peu désordonnée. Les pilotes néoclones fusaient dans tous les sens, évitant les innombrables tirs ennemis qui se dirigeaient en leurs directions…
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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Dim 5 Fév - 12:08

2



Debout, sur le front, les jambes légèrement écartées et décalées l’une de l’autre, il tirait. Cela faisait plusieurs mois qu’il persistait dans la Guerre des Clones et s’il l’aurait pu, il en serait très étonné. Quand on l’avait envoyé ici, il lui était impossible de deviner sur quel monde repoussant il allait atterrir. Maintenant il le savait, mais il ne s’était jamais vraiment soucié de sa prochaine destination. Il tenait fixement son blaster en main de manière à ce qu’il soit impossible qu’on le lui arrache. Mais, imprévisiblement, un rayon bleu fendit l’air dans un bruit strident et percuta de plein fouet le soldat qui se vit éjecter à plus de deux mètres.
C’en était finit pour lui, pour ce droïde de combat, car tel était son destin : être détruit pendant la guerre.
Le rayon laser provenait du blaster DC-16 SUB-aqua d’un des néoclones. Et en l’occurrence, il s’agissait ici du commandant CN-1216 qui continuait de progresser au travers de la plaine marécageuse de Taarl. Le sol n’avait pas changé, d’ailleurs on aurait presque pu dire qu’il avait empiré au fur et à mesure que le camp ennemi se rapprochait. En fait, la course n’avait pas été bien longue mais il s’agissait de faire preuve de stratégie coursière pour ne pas se faire canarder par une bonne centaine de rayons Séparatistes.
La zone ennemie était clairement dessinée derrière la visière des deux néoclones qui parcouraient le champ de bataille. Ils analysaient parfaitement la présence de deux canons antipersonnel mais qui, étrangement, n’étaient pas actifs bien qu’en parfait état. L’armée droïde favorisait l’utilisation de blasters et celle de grenades. Et bien, cela offrait un avantage non négligeable pour les néoclones qui comblait cette opportunité en lançant une offensive éclaire. Mais, comme il est impossible à un humain d’éviter les gouttes de pluies qui tombent des nuages, de la même façon, il lui est impossible d’éviter une pluie de détonateurs.
CN-1216 et SN-1217 étaient à présent côte à côte quand une grenade ennemie vint les percuter de plein fouet. Ils s’imaginaient déjà tous deux morts et pourtant la charge du détonateur de la grenade n’était pas si puissante que ça pour les tuer. Mais l’explosion produisit une onde de choc qui expulsa les deux soldats républicains dans l’air lourd de l’atmosphère de la planète Antar. Dans l’explosion, le commandant perdit son casque, qui finit par atterrir dans le territoire ennemi. CN-1216 retomba violemment sur le sol, loin de l’endroit où SN-1217 avait percuté le marais.
Le commandant essaya tant bien que mal de se redresser avant de constater qu’il avait perdu son casque et qu’il était ainsi vulnérable au virus présent dans l’atmosphère de la planète et qui provoquait chez les clones une allergie mortelle. Il regarda à nouveau autour de lui. Les rafales de rayons laser ne cessaient jamais, l’orage se faisait de plus en plus puissant, les sons bruyants des canonnières et ceux stridents des décharges ennemies… tous ces éléments qui firent retomber le commandant sur le dos. Il savait qu’il allait mourir, c’était simplement une question de seconde. Il s’en voulait de ne pas avoir pu remplir sa mission à bien comme on le lui avait ordonné. C’était la première fois qu’il échouait et il était très déçu. Mais c’était son destin : obéir aux ordres et mourir au combat. Et il avait rempli son contrat, enfin à moitié selon lui. L’allergie l’aura emportée bien avant que la mission ne soit accomplie alors à quoi bon se relever et affronter un mal qui l’emportera quoi qu’il se passe ? Il ferma les yeux, juste après avoir vu la canonnière de son escouade, pilotée par SN-1220, son transporteur néoclone, assisté par un astrodroïde modifié et contenant deux autres de ses équipiers, SN-1218 et 1219. SN-1217 avait été présent à ses côtés jusqu’au dernier moment, celui de la rencontre avec la grenade… CN-1216 s’en voulu d’abandonner ses prestigieux camarades avec lesquels il avait affronté les pires dangers dans les pires conditions imaginables, un peu comme ici sur Antar, mais finalement, ce monde aura eu raison de lui.
SN-1220 guida son vaisseau jusqu’au poste de commandement Séparatiste. Il devait impérativement couvrir leur commandant, s’il n’était pas déjà mort, une chose que les néoclones de la canonnière n’arrivaient pas bien à percevoir. L’atmosphère de la planète brouillait pas mal de circuits dont celui du détecteur de chaleur corporelle qui surveillait tous les membres de l’escouade. Et en cet instant, le détecteur était hors tension.
SN-1219 se pencha sur une caisse marquée du sigle de l’escouade et marquée également par le symbole des explosifs. Il fouilla rapidement à l’intérieur et sortit quelques pièces avant de se mettre au travail.
— Quand sera finit ton pack anti-droïde avec supplément gros bobo ? demanda 1218 dont l’humour persistait dans n’importe quelle situation.
— A priori, je vais l’avoir finis… (il arrêta sa phrase en cours de route pour se concentrer sur un branchement important)…Maintenant !
SN-1220 emmena son tank volant juste au dessus du poste ennemi dont les tourelles antipersonnel ne voulaient pas se réveiller.
— Vas-y 1219 ! lança soudainement le transporteur néoclone.
Un sas s’ouvrit, ouvrant un passage par lequel la bombe pouvait passer. Le technicien néoclone propulsa sa charge explosive à travers la fente de la canonnière avant que celle-ci ne se referme.
— Les gars, j’ai une communication du capitaine 1002 du 616ème ! intervint le pilote de la canonnière par le biais du haut parleur situé dans la partie chargement du vaisseau, là où montaient les soldats.
— OK, transferts la communication sur la fréquence de mon comlink ! répondit le Hacker néoclone dans l’interphone de vaisseau.
La canonnière TIO/Ba se stabilisa légèrement permettant une meilleure réception de communication.
— Capitaine 1002 ? Vous vouliez parler au commandant ?
— Affirmatif SN-1218. Mais il nous était impossible de le joindre. Lui est-il arrivé quelque chose ?
— Nous le craignons capitaine. Mais nous essayons de ralentir l’ennemi dans la course folle qu’il exécute pour tuer notre chef et un de nos équipiers.
— Justement, il s’agit là du motif de mon appel 1218. Nous n’apprécions guerre ne pas pouvoir vous apporter assistance.
— C’était l’ordre de CN-1216 ! Je suis navré mais je n’ai pas l’autorité nécessaire pour lever cet ordre et vous permettre d’intervenir. De plus, les néoclones agissent toujours seuls, capitaine.
— Bien reçu SN-1218, mais si vous échouez dans votre offensive, il n’y aura plus personne pour maintenir l’ordre en place et nous interviendrons !
— Nous n’échouerons pas capitaine ! Communication terminée.
Le pirate informatique néoclone rangea son comlink à sa ceinture pendant que 1219, le technicien, s’affairait dans la création d’une nouvelle charge.
Sur le champ de bataille, le tireur isolé néoclone, SN-1217 ou aussi appelé Espion ou encore tireur d’élite, se releva comme il le pu. Quand il vit son commandant allongé sur le dos il eut une montée d’adrénaline et couru vers lui. Malheureusement, un tir ennemi le percuta au ventre. Il s’écroula à terre avant d’avoir pu atteindre CN-1216. Mais il n’était pas encore mort. SN-1217 se battit, contrairement au commandant qui avait déclaré forfait vis-à-vis de la mort. Mais son commandant avait quand même un motif plus important pour s’abandonner au repos éternel. Lorsqu’il jeta un œil derrière lui, 1217 vit un régiment de droïde se diriger vers sa position. Il rampa alors derrière une épave de canonnière et arma son fusil à lunette qu’il n’avait encore jamais lâché et dont il se douchait même avec quand il avait cette opportunité. Il réarma son arme et s’empressa de viser les premiers droïdes qui lui tomberaient bientôt dessus.
De leur côté, les néoclones de la canonnière lancèrent d’autres charges avant de se décider d’aller secourir leurs équipiers 1216 et 1217 en lançant une offensive suicidaire qui consistait à sauter au milieu de poste de commandement ennemi. Les charges de 1219 n’avaient pas eu l’effet escompté, c’est pourquoi ils avaient optés pour ce nouveau plan qu’ils avaient déjà effectués un jour avant de recevoir chacun une dizaine de rayons dans le ventre.
Les deux néoclones s’apprêtaient au grand saut dans le camp ennemi. Ils agrippèrent chacun un câble métallique accroché à la paroi intérieure de la canonnière et SN-1220 fit coulisser la paroi extérieure de la TIO/Ba modifiée. Les deux soldats quittèrent le sol rugueux du tank volant pour, momentanément, le ciel d’Antar, un câble dans la main et un blaster de l’autre.
Ils atterrirent sur le territoire ennemi et ne perdirent pas de temps à se relever, ils tirèrent à volonté. S’il y avait un espoir pour sauver le commandant, il ne fallait pas hésiter, et tenter le tout pour le tout. De toute manière, si le commandant était mort à quoi cela servait-il qu’ils soient encore tous en vie ? S’il était bien mort, alors ils ne voudraient plus vivre.
Mais, contre toute attente, CN-1216 ouvrit les yeux. Il avait constaté que depuis plusieurs minutes il ne faisait que pensé et que la mort n’était pas décidée à l’emmener. Il se redressa d’un coup et observa l’absence totale de bulbes maladifs sur sa peau. Le virus d’Antar ne lui faisait aucun effet ! Donc tous les néoclones étaient immunisés car ils étaient tous génétiquement identiques contrairement aux clones standards. Cette bonne nouvelle fit l’effet d’une grande baffe dans la figure du commandant, qui était sortit de ses pensées et courait à présent vers l’ennemi. Ses amis s’étaient manifestés pour le sauver et lui il s’était lamentablement laisser mourir d’une mort en plus inexistante.
Quel exemple pour l’équipe ! se dit-il plus mécontent qu’ironique.
Il lança une série de salves laser bleues qui traversèrent le champ de bataille. Tous les droïdes se tournèrent vers lui.
— Oh, oh ! Le commandant clone n’a pas été tué ! lança un commandant droïde d’un voix mécanique.
— C’est parce que je ne suis pas un clone, crétine de machine ! Je suis un néoclone ! intervint 1216 avant de désintégrer le commandant droïde dont il ne restait plus qu’un tas de ferrailles fumantes.
Presque la majorité des droïdes fondirent sur le commandant néoclone.
— Le commandant ! s’exclamèrent les trois soldats néoclones présent sur le terrain.
Le technicien, qui avait gardé un sac sur le dos, et le Hacker qui étaient au milieu de feux nourris depuis quelques temps, se regardèrent avant d’improviser un nouveau plan.
— OK, je nous prépare une bonne bombe IEM, affirma alors le technicien 1219.
— La plus puissante possible pour qu’on bousille tous ces circuits dégénérés !
— T’inquiète pas 1218, après ça, il ne restera plus aucun droïde debout.
Dans le feu de l’action, les deux soldats 1218 et 1219 n’avaient pas remarqué la silhouette humanoïde passer derrière eux. Mais 1216 ne la manqua pas. Il remarqua qu’elle avait son casque à la main. CN-1216 s’en souvint alors. Dans l’explosion, son casque avait atterrit dans le camp Séparatiste et cette silhouette le portant maintenant à la main. Mais qui pouvait-elle bien être ? Il voulu l’examiner plus mais un rayon laser lui fit perdre son champ de vision et quand il regarda à nouveau le camp, elle avait disparue. Il se débarrassa de quelques assaillants pendant que l’Espion 1217 finit de détruire tous les siens occupés à regarder le commandant néoclone ressurgirent du monde des morts.
— Commandant ! Content de vous savoir en vie ! SN-1219 nous a fabriqué une belle petite bombe IEM, rejoignez-nous vite avant qu’on pète avec les droïdes de combat !
— Bien reçu 1218, je préviens SN-1217 !
— OK chef ! Et moi je contacte 1220 !
Les deux néoclones sortirent leur comlink et enfin, CN-1216 accompagné de SN-1217 coururent vers les deux autres. Et la canonnière de SN-1220 lança quatre câbles qu’agrippèrent chacun des néoclones de l’escouade puis s’envola juste avant que la bombe n’emporte tous les droïdes.
Une fois les nuages électriques de la charge explosive dissipés, la canonnière TIO/Ba modifiée des néoclones, se posa sur le champ de désolation. Tous mirent pied à l’extérieur pour voir de leurs propres yeux l’étendue des dégâts de la bombe.
— C’était ton plus beau pétard mon gars ! annonça fièrement SN-1218.
— Et bien, je ne suis pas du tout déçu.
— Moi si ! Mais de moi-même... Je suis désolé les gars. J’ai abandonné de me battre en croyant que j’étais perdu et en mettant ainsi notre mission et nos vies en grand danger.

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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Dim 5 Fév - 12:08

Tous se turent, regardant leur commandant. Puis ce dernier mit ses bras autour des épaules de ses équipiers et partit puis loin sur le champ de bataille décimé pour examiner le reste des dégâts.
— Mais on peut poursuivre la mission maintenant ! C’est le principal, annonça CN-1216 qui avançait plus profondément sur le terrain dévasté.
Les quatre autres frères se regardèrent puis chacun sourirent derrière leur visière noire en T.
— J’avais vu toute à l’heure un humanoïde ici, mais je trouve aucune trace de son corps et pourtant il n’a pas pu quitter ce lieu, annonça finalement le commandant suite à l’observation du poste ennemi.
Les quatre frères se regardèrent à nouveau.
— Un humanoïde sur le champ de bataille ? demanda incrédule SN-1219.
— En tout cas c’est impossible qu’il soit humain ! Car le virus présent dans l’air l’aurait tué tout comme plusieurs des soldats du 616ème, fit remarquer SN-1220.
CN-1216 se retourna.
— Et bien… Si je me suis relevé, c’est pour une seule et unique raison, affirma t-il sinistrement.
— Qu’est ce que tu veux dire commandant ? s’interrogea à voix haute 1218.
— Je savais que le virus allait me tuer car j’ai perdu mon casque. Mais, alors que je pensais mourir, je me suis aperçu que j’étais toujours en vie depuis plusieurs minutes.
— Donc, tous les humains ne sont pas forcément sensibles au virus ! lança 1217, une main sur le ventre pour couvrir sa blessure.
CN-1216 hocha lentement la tête.
— Mais…attendez ! Ça veut dire qu’on est tous les cinq insensibles au virus qui a tué beaucoup de Lagontroopers ? s’emporta 1219 qui venait de comprendre.
— Exact. C’est pourquoi on doit poursuivre cette mission et ordonner au 616ème corps d’assaut de nous attendre dans leur croiseur Acclamator, répondit le commandant.
— Donc, on doit retrouver le commandant et le général Jedi du 616ème et après on se barre de ce foutu monde ? demanda 1217.
— En quelque sorte oui. Enfin, en principe.
— On ne va même pas les aider à s’emparer de ce monde ? poursuivit l’espion.
CN-1216 fit tristement non de la tête avant détourner la tête vers le champ.
SN-1217 se tourna étonné vers ses trois autres frères mais ces derniers haussèrent les épaules.
— Bon, je suppose qu’on doit chercher des traces de mon casque. Ou bien…des traces d’ADN si possible, annonça 1216.
SN-1218 couru vers lui.
— Affirmatif chef, je sorts le matos !
— Mais, la bombe n’a pas éliminée toute trace de vie et donc d’empreinte ADN ici ? s’étonna 1217.
— La bombe IEM est faite pour court-circuiter tous les droïdes présent dans la zone de son explosion, mais elle est complètement inefficace contre toute forme de vie, c’est le principe. Mieux vaut avoir une charge explosive meurtrière contre l’ennemie, en l’occurrence ces tas de ferrailles rouillés, et inoffensive contre les alliés, durant la guerre. Donc l’ADN est préservé ! répondit fièrement le technicien SN-1219 qui avait concocté une vraie merveille militaire.
— Bonne nouvelle 1219 ! Mais 1217, reste dans la canonnière et fais-toi une perfusion au bacta sérum. Tu vas en avoir besoin pour ne pas te vider de ton sang, conseilla CN-1216.
— J’attendais que vous me le proposiez commandant !
Sur ce le tireur d’élite remonta dans la canonnière, suivit de 1220.
Et pendant que CN-1216 faisait le rapport de la situation au capitaine du 616ème, SN-1218 et 1219 examinèrent le sol boueux. Le hacker avait sortit un appareil fixé à son poignet et qui analysait les données qu’il recevait des capteurs, qu’il traitait par la suite et envoyait le résultat sous forme visuelle en hologramme, juste au dessus de l’appareil. Alors que tout espoir semblait encore une fois perdu, les deux néoclones tombèrent sur une trace d’ADN.
— Commandant, venez vite voir ça ! s’exclama le hacker néoclone, 1218.
Le commandant en question coupa la communication qu’il entretenait avec 1002, le capitaine du corps d’assaut des Lagontroopers.
— Nous vous tiendrons au courant lorsque vous pourrez contacter vos canonnières, communication terminée.
CN-1216 s’approcha de ses deux équipiers et regarda les informations apportées par le mini scanner.
— C’est donc bien un humanoïde, ses gênes sont proches de ceux des humains. Mais je ne connais pas exactement à quelle espèce ils appartiennent, commenta 1216.
— Il a quatre jambes, quatre bras et une tête, mais il s’agit d’un Kel’Dor de la planète Dorin. Ce n’est pas un humain donc il est peut-être normal qu’il puisse traverser un champ de bataille emplit de virus mortel, mais il y aurait également une autre explication. Les Kel’Dor sont connus pour porter des masques respiratoires antitoxique sur la plupart des autres mondes que Dorin.
— Je vois. Mais ce qui n’est pas normal c’est qu’il a disparu ! Tes recherches peuvent-elles être plus poussées ?
— À priori oui. J’essaye…
Le hacker bidouilla son appareil à scan d’ADN et constata que ça avait porté ces fruits.
L’appareil gronda quelques secondes avant d’afficher des informations supplémentaires.
— Et bien, notre homme n’a pas bougé d’ici. Enfin, ce que je veux dire c’est qu’à par là, il n’y a aucun autre trace de son ADN sur ce champ de bataille. Donc, soit les Kel’Dor pratiquent les tours de magie, soit il nous prend pour des débutants ce que je n’aime pas du tout ! affirma 1218.
CN-1216 secoua la tête. On se foutait d’eux ! Mais jamais une énigme ne leur était restée en travers de la gorge. Il savait qu’ils allaient trouver. Peut-être simplement une question de temps.
— Regardez, on dirait des copeaux de casque ! fit remarquer 1219 qui pointait du doigt de minuscules morceaux blancs.
— Mais tu as raison vieux ! Qu’est-ce que ça peut bien être ? demanda 1218.
CN-1216 afficha une grimace de démoralisé.
— À ton avis ? T’as pas remarqué qu’il me manquait quelque chose ?
SN-1218 se cogna le front avec son gant.
— Désolé commandant ! Mais que pourrait-il bien faire avec ?
— Pour l’instant je sais pas. En tout cas, j’ai confirmation que c’est bien le porteur de ces gênes qui a embarqué mon casque. (il attendit un peu, réfléchissant) On a bien dit qu’il n’avait pas bougé d’ici ? N’est-ce pas ?
— Euh…affirmatif commandant. Et alors ? Ce n’est pas un magicien ? demanda 1218.
— Tu deviens chiant avec ton magicien 1218 ! lança SN-1219.
Le commandant se précipita sur la zone porteuse de l’ADN du Kel’Dor. Il frotta énergiquement la terre. Puis, après quelques minutes, il découvrit un panneau métallique dévoilant un portail d’entrée de code d’accès.
Les trois frères se regardèrent.
SN-1219, le grand technicien et expert en démolition, sortit du matériel de son sac et commença à confectionner un nouveau joujou explosif. Une fois le travail finit, il posa la charge sur le panneau et les trois néoclones se retirèrent.
Une énorme explosion retentit, réveillant au passage quelques clones lagontroopers du 616ème qui avaient reçu l’autorisation de se reposer un peu.
Le nuage de fumée se dissipa peu à peu. CN-1216 s’approcha. Il revint vers ses frères, abattu.
— Ça n’a pas fonctionné, le panneau est plus que blindé.
— Je comprends pas, c’était la charge la plus importante que j’ai jamais faite.
CN-1216 posa sa main sur l’épaule du technicien.
— Et bien va falloir trouver autre chose. Dis à 1220 de contacter 1002 du 616ème, leurs canonnières peuvent enfin atterrir, on utilisera plus de bombe pour le moment.
— OK, chef !
Quelques temps après, une vingtaine de canonnières clones de la GAR arrivèrent. Les membres des Lagontroopers montèrent à leur bord, laissant l’escouade de néoclones seule sur ce monde repoussant.
— Bonne chance commandant, annonça le capitaine 1002 avant de monter dans son véhicule.
— Notre instinct nous gouverne ! répondit 1216 avant de se retourner vers ses frères.
En effet, tous les clones, enfin surtout les Arctroopers (aussi appelés les CRA, commandos de reconnaissances avancées) et les néoclones bien sûr, avaient une sorte de sixième sens qu’ils comparaient à la Force chez les Jedi.

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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Dim 5 Fév - 12:11

CN1215 exerça une vrille qui permit à son V-19 d’échapper à de sérieux dommages. Cela faisait maintenant une bonne dizaine de minutes que l’escadron néoclone essuyait les tirs des canons ennemis. Une fuite aurait peut-être été envisageable, mais ce n’était pas le souhait de 1215…il avait une mission à accomplir, et quelque soit l’ennemi qu’il avait en face et le nombre de soldats qu’il devrait sacrifier, il n’abandonnera jamais.
- Commandant ! Nous allons finir carbonisé d’ici quelques minutes si nous continuons à rester dans cette zone ! s’écria SN1213. Il nous faut partir au plus vite ! Nous ne leur résisterons pas longtemps !
- Pas question ! hurla le commandant. Nous avons une mission à accomplir. Vous devez absolument trouver un moyen de vous faufiler dans cette base ! C’est un ordre ! Terminé.
Aucune réplique vint interrompre la courte conversation entre le commandant néoclone et son lieutenant. Ils avaient tous bien entendu : ils leur fallait infiltrer la base, c’était leur objectif principal et aucun des soldats n’eu l’idée de contredire les ordres de leur commandant.

SN1211, le « technicien » ,était poursuivit par des droïdes vautours qui ne l’avaient pas lâché depuis que la base s’était mise en route comme par magie. « Plutôt bien armée pour une base abandonnée » pensa-t-il. Dans un violent mouvement vers la droite sur son manche, le chasseur V-19 exerça un dangereux virage le menant à quelques centimètres de la coque blindée de la base. Certains chasseurs droïdes, n’ayant pas envisagés cette brusque manœuvre et n’ayant pas autant de réflexes que le pilote néoclone, vinrent s’écraser contre la coque, ne laissant apparaître qu’une petite tâche noire sur l’immensité de métal rouillé de l’anneau principal. Il ne restait à présent plus que quatre chasseurs droïdes qui continuaient à poursuivre SN1211. Ce dernier aperçu au loin d’autres chasseurs de la Fédération du Commerce sortir d’un hangar qui paraissait minuscule par rapport à la taille de la base. Enfin du moins assez grand pour qu’un chasseur V-19 puisse se poser. Enclenchant les turbopropulseurs de son chasseur, V-19 s’élança vers le hangar avant que celui-ci ne réactive ses boucliers, empêchant alors toute entrée dans le hangar.
Il était à présent encadré par deux slaves de chasseurs droïdes : les quatre qui le poursuivait plus celle qui venait du sortir et qui se dirigeait droit devant lui. Dans un mouvement habile, il lança plusieurs missile droit devant lui, détruisant la plupart des chasseurs ennemis qui fonçaient droit sur lui…il n’e restait à présent plus qu’un, qu’il rasa de près lorsque les deux chasseurs se croisèrent. La hangar était à présent tout proche, à une centaine de mètre de lui. Il fallait qu’il réduise sa vitesse s’il ne voulait finir en poussière avec les restes de son vaisseau. Avec surprise, il vit que les chasseurs qui le poursuivait il y a quelques instants encore partaient en morceau…sous les tirs d’un de ses coéquipier néoclone : SN1212, « l’ingénieux ».
- Merci gars ! s’exclama 1211. Ca te dirais qu’on se partage un hangar sépa ?!
- Pourquoi pas…
Le chasseur V-19 de 1212 vint rejoindre dans sa course celui de 1211. Les deux vaisseaux de la République étaient à deux doigts de s’engouffrer dans le hangar lorsqu’une autre escadrille de chasseurs droïdes fusèrent en leur direction. Dans un réflexe fulgurant, SN1212 évita de justesse sa collision avec un des chasseurs ennemi, et entra à toute vitesse dans le hangar, ralentissant brutalement son vaisseau. Le chasseur V-19 ricocha sur le sol pour ensuite atterrir dans un frottement suraigu provoquant des étincelles. Le chasseur s’arrêta enfin à quelques mètres du mur du fond du hangar.
SN1211, quant à lui, n’avait pas eu autant de chance que son camarade n’en avait eu…Lorsque les chasseurs droïdes s’étaient échappés du hangar, le chasseur V-19 et un de ces droïdes vautours vinrent s’entrechoquer. Une des ailes du V-19 parti en éclat et déstabilisé, le vaisseau arriva tout de même à franchir les portes du hangar pour venir percuter de plein fouet le mur métallique, non loin du chasseur de SN1212.
Quelque peu déboussolé, le soldat néoclone 1211 reprenait petit à petit ses esprits lorsqu’il remarqua qu’une de ses mains était coincée entre deux morceaux de métal tranchants qui avaient éclatés de l’ordinateur de commande lors de l’atterrissage. Dans un mouvement brusque, il retira la mains en question – sa main gauche – et ce ne fut que quelques seconde après qu’une douleur intense vint se propager dans tout son bras. Sa main était ensanglanté. SN1211 en déduit qu’avec une telle douleur, son poignet avait du se casser, voir même se briser…Dans un gémissement de douleur, il ouvrit manuellement la vitre de son cockpit, sorti du chasseur et glissa sur l’aile encore disponible du V-19 pour atterrire dans une roulade maladroite sur le sol blindé du hangar. Apercevant vaguement des silhouettes de droïdes de la CSI armés se diriger vers son chasseur après avoir examiner celui de son coéquipier, le néoclone couru vers des tas de caisses au fond du hangar, prêtes pour un chargement à venir. Une fois s’y être planqué derrière, son comlink se mit à sonner – pas assez fort en tout cas pour attirer l’attention des droïdes. Le prenant de se main valide, SN1211 l’activa et entendit la voix de 1212 lui parler à voix basse.
- Tu me reçois ?
- Oui…répondit faiblement 1211.
- Comment tu t’en sorts ?
- Je suis assis derrière des caisses de chargement…et j’ai une main inutilisable…fracture du poignet je pense.
- Aïe. T'aurai pu soigner ton aterrissage...
- Je t'emmerde !
- Bon écoute. Je me suis échappé par un circuit de ventilation non loin de nos V-19. Tu le reconnaîtra facilement le panneau qui recouvre l'entrée n'y ait plus. Pour le moment il n’y a rien à craindre dedans. Je m’y trouve à quelques dizaines de mètres. C’est assez grand pour pouvoir y circuler à quatre pattes. Je t’attend.
- Ok. Je te rejoins…

***


SN1214, le second du commandant, était dans une situation très critique. Plusieurs escadrilles de chasseurs droïdes venant de toute part fonçaient droit sur lui, ne lui laissant que de très faibles possibilité d’en réchapper. Il ne lui restait plus aucuns missiles et n’avait pour armes que ses seuls et faibles canons laser.
Bien que son attention fut concentré sur son combat, il aperçu au loin un chasseur V-19 rentrer dans un hangar…puis un deuxième. Mais celui-ci était sérieusement touché et son atterrissage avait du être maladroit. Sur son ordinateur il vit disparaître deux point bleu – qui représentait les alliés – et en identifia les pilotes des deux V-19.
- On a perdu contact avec 1211 et 1212, déclara-t-il. Je les aient vu entrer dans un des hangar.
- J’espère qu’ils ont survécu à l’atterrissage ! s’exclama le commandant néoclone quelques seconde après la déclaration de 1214. Si ils ne sont plus sur le radar c’est que leurs chasseurs son naze !
La discussion ne dura pas plus de temps que ça. Les pilotes étaient bien trop occupés à trouver un endroit où se poser.
Ils n’étaient donc plus que trois, ce qui signifiait qu’ils allaient être collé à un plus grand nombre de chasseurs. SN1214 s’était débarrassé à présent de plusieurs chasseurs ennemis, mais il en restait encore un bon nombre. Dans des manipulations pas très sûres, 1214 dirigea son chasseur en direction de l’immense sphère qui se situait au centre de la base. Il fut soudainement surpris de voir que tous les chasseurs qui le poursuivait avait abandonnée leur poursuite…mais il se rendit vite compte, grâce à ses capteurs, qu’il était pourchassé par cinq missiles guidés. Les droïdes vautours avaient dû prendre le néoclone pour une cible détruite d’avance, c’est pour cela qu’ils ont sans doute lâché prise. En tout cas le pilote néoclone était dans une mauvaise…très mauvaise posture ! Il avait largué plusieurs pièces de son vaisseau et quatre missiles sur cinq avaient été détruits ! Mais il en restait toujours un. Malheureusement le chasseur de 1214 avait perdu de sa vitesse depuis qu’un éclat de l’explosion précédente avait bousillé une partie d’un de ses propulseurs. Le missile prenait de la vitesse. SN1214 essaya de s’éjecter mais la commande était bloqué…apparemment l’éclat qui avait réduit un de ses propulseurs avait fait plus de dégâts que ça : impossible de faire bouger le vaisseau, toutes commandes ne marchaient plus. Le néoclone en avait perdu le contrôle. Il se dirigeait droit vers une vitre rectangulaire d’environ trois fois la taille du chasseur V-19. Le missile était à présent à deux mètre du vaisseau. SN1214 savait que l’inévitable aller se produire…Quelques secondes plus tard, le missile percuta l’arrière du vaisseau et celui-ci parti en vrille dans tous les sens, droit sur cette vitre. SN1214 n’avait aucunement peur, il s’était préparé à mourir, ou à survivre dans de sales conditions.
Le vaisseau rencontra la sphère de son aile droite, éclatant sur son passage la vitre, qui était apparemment de faible solidité. L’aile du vaisseau s’arracha avec les débris de verres dans un souffle spatial, tandis que le vaisseau se crashait dans la vaste pièce où il venait de rentrer à toute vitesse. Quelques minutes plus tard, tout s’était arrêté. La vitre avait été remplacée par un bouclier automatiquement programmé lors de situations telles que celle-ci. Plus aucun objet fut projeté hors de la pièce vers l’espace.
Dans un coin de la pièce, l’épave du chasseur V-19 fumait des quelques flammes qui s’en échappait. A l’intérieur de la cabine, SN1214 semblait inerte. Sa combinaison était parsemé de nombreux éclats. Son visage était ensanglanté et ses yeux étaient fermés…Cependant une petite lumière verte sur sa combinaison clignotait. Cette dernière représentait les battements de son cœur. Il n’était donc pas mort. Mais si son inconscience persévérait, il sera vite embellit par les flammes qui prenait de l’ampleur et menaçant de faire exploser le vaisseau.

***


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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Dim 5 Fév - 12:11

- On a perdu le contact avec 1214 ! s’exclama SN1213. Espérons qu’il s’en soit lui aussi bien tiré.
- La situation tourne assez mal je dois dire ! répondit CN1215. Nous ne sommes plus que deux et nous ne savons pas si le reste de l’escadron est toujours en vie…Cette mission devient un enfer !
CN1215 ajusta ses commandes de tirs et pulvérisa un canon avant de reprendre :
- C’est toi qui possède les explosifs. Rejoins moi. Le temps que tu te trouve un endroit où te poser je te couvrirais.
- Affirmatif.
En effet si un seul tir devait toucher la soute de chargement de SN1213 qui contenait les explosifs, non seulement les néoclones ne pourraient pas détruire le générateur d’énergie de la base mais en plus leur meilleur combattant au sol se retrouverait métamorphosé en milliards d’atomes…
Encore une chance que SN1213 ait réussi à essuyer la totalité des tirs qu’il avait subit jusqu’à maintenant ! Cependant les deux néoclones n’arrivaient pas à se rejoindre, l’ennemi les forçaient à opposer une résistance et toute tentative de fuite ne ferait qu’aggraver leurs cas. CN1215 venait de détruire deux chasseurs ennemis lorsque la voix de SN1213 retentit dans le comlink de son chasseur :
- C’est bon je pense avoir trouvé un bon endroit où m’infiltrer. Je suis non loin d’un rejet de déchet derrière les propulseurs de la base. Avec un peu d’habileté, j’arriverai à rentrer dans le compartiment des déchets le temps que ces derniers finissent d’être évacués.
- C’est risqué…mais pas totalement idiot. Essaye donc d’atterrir dans ce compartiment de stockage. Contact moi une fois que tu t’y seras posé.
- Affirmatif commandant.

SN1213 slalomait avec une habileté sans reproche à travers les déchets qui s’évacuaient. Derrière lui les droïdes vautours – qui étaient bien moins habiles – explosait les uns après les autres au contact de gros morceaux de plaques de carbonites ou autre déchet qui sortait du trou béant du compartiment de stockage. En même pas une minute, SN1213 se retrouvait seul à rentrer lentement dans l’immense trou circulaire, toujours en évitant de se planter devant quelques déchets imposants. Aucun chasseurs droïdes n’avait survécus à cette poursuite. Tout était à présent calme et le bruit des tirs laser se faisait de moins en moins entendre. SN1213 dû enclencher les phares du chasseurs lorsque l’ouverture se trouvant derrière lui se referma. A présent plus aucuns déchets ne vinrent bloquer son passage.
La pièce dans laquelle il déboucha était vaste et par endroit on se demandait si il y avait le moindre mur pour la délimiter.. Le sol n’était plus encombré par les déchet et offrait un bon site d’atterrissage sans être repéré. SN1213 dirigea le chasseur vers un coin qu’il pensait idéal et enclencha la procédure d’atterrissage. Les ailes se replièrent vers le haut pour laisser place aux trains d’atterrissages. Par la suite 1213 coupa les moteurs et il y eu un silence total mis à part quelques bruit métallique sourds résonnant dans la base, provenant sûrement des étages supérieurs. Ouvrit le cockpit et pris son comlink, essayant d’avoir une liaison radio avec le commandant.

CN1215 éprouvait une grande difficulté à échapper à la bonne centaine de chasseurs droïdes qui rôdaient aux alentours en plus de l’inquiétude qui le gagnait depuis que SN1213 s’était lancé dans à travers ce rejet de déchets. Il était seul à présent, face à toutes cette énergie de laser qui étaient comme attirés par son chasseur. Dans ses pensées, il essaya de trouvait un moyen pour pouvoir rentrer dans cette saleté de base sans être repérer. Il se rappela les idées qu’avaient eu ses soldats mais fut vite déçu : les hangars qu’il croisait étaient tous fermés et les rejets de déchets ne se referait pas de si tôt ! D’autres idées lui vinrent à l’esprit durant ses affrontements et il en retint une, un peu risquée, mais au moins il ne se ferait pas repérer.
Il prit une profonde inspiration puis s’élança vers l’anneau principale de la base, de nombreux droïdes essayant de la mitrailler de derrière. Une fois avoir atteint la structure circulaire, il la longea, esquivant certains canons défensifs posés dessus. Dans la mesure du possible, il essaya de contrôler son chasseur pour qu’il puisse suivre la forme arrondi de « l’anneau » pendant qu’il rajustait un gadget le long de son avant-bras.
Une fois qu’il eut repris correctement les commandes de l’engin, il reprit une profonde inspiration puis pressa sur un gros bouton rouge…Soudain la vitre du cockpit s’éjecta en même temps que le commandant néoclone. Dans une extrême rapidité, CN1215 appuya sur une commande située sur le gadget qu’il avait précédemment mis sur son avant-bras et un grappin métallique en ressortit. La distance fut assez courte entre le néoclone et la structure métallique pour que la pointe du grappin puisse se planter correctement dans le métal blindé. Avec l’effet d’éjection, CN1215 fut brusquement arrêté par le câble, manquant de peu d’arracher le grappin de son avant-bras.
Au loin il pouvait apercevoir les chasseurs droïdes en train de poursuivre son V-19. Bien entendu ce dernier explosa quelques instants plus tard. Son plan avait apparemment fonctionné, il n’avait pas été repéré par la suite. Les chasseur avait continuer à prendre son vaisseau comme cible principale.
Enfin heureux de ne plus être poursuivit par ces foutus droïdes volants, il longea son câble pour ensuite mettre pied sur le sol blindé de la base. Il savait que le temps lui était compté. Bien que sa combinaison de pilote lui permettait de respirait correctement dans l’espace, sa réserve d’oxygène d’un autre côté avait une durée de vie très faible de quinze minute environ.
Lorsqu’il fut sur le point de retirer son câble, une série de « bip » vint résonner à l’intérieur de son casque. Appuyant une fois de plus sur une commande de son avant-bras, le commandant ouvrit son comlink interne à sa combinaison.
- Commandant, je me suis posé à l’intérieur du compartiment des déchets. Pour l’instant il n’y a rien à craindre, les missiles sont en sûreté.
Le commandant soupira, comme si il venait de poser une planète entière qu’il avait dû porter pendant plusieurs heures.
- Bien. Mon vaisseau est détruit. Je me trouve sur la base accroché à mon grappin…en attendant de trouver une ouverture.
- Toujours les bonnes idées commandant ! ricana 1213.
- Ouai…je te re contact une fois que je suis à l’intérieur. Terminé.

Voilà maintenant cinq bonnes minutes que le commandant néoclone arpentait le carlingue de la base. A son grand soulagement, il découvrit l’ouverture d’un sas qui devait probablement servir de sortie pour certains travaux. Un fois avoir atteint le sas, il sortit de sa ceinture multi-usage une grenade à fragmentation qu’il posa sur le verrou de sûreté de la trappe. Il planta son grappin un peu plus loin et s’éloigna lentement de la bombe qu’il avait programmé à vingt secondes.
Quelques secondes d’attentes et la grenades explosa, faisant éjecter le verrou. Le commandant néoclone revint alors vers le sas et de la main dont il ne se servait pas pour tenir fermement le grapin, il ouvrit la trappe. Cela lui demanda un effort assez considérable étant donné la grandeur et le poids de la porte du sas.
Tout était noir à l’intérieur. CN1215 prit une micro lampe à l’intérieur de sa ceinture et descendit lentement dans l’ouverture du sas. Il referma derrière lui la porte après avoir décroché son grappin – qui lui avait bien sauvé la mise d’ailleurs.
CN1215 déboucha dans une petite pièce, dans une obscurité toujours aussi noire. Il en déduit d’après l’état de la pièce et les fuites qui pissaient par delà les mur que cette partie de la base devait rarement servir. Il se dirigea vers la porte faisant la liaison avec la pièce dans laquelle il pourrait enfin couper sa réserve d’oxygène et enlever son casque en toute sûreté. La porte s’ouvrit cette fois-ci sans l’aide d’une grenade, n’étant pas vérouillée.
La pièce dans laquelle il entra était cette fois-ci fortement éclairée. Le sol d’un métal grisâtre était impeccablement nettoyé. CN1215 se trouvait dans un immense couloir qui prenait la forme de la structure circulaire de l’anneau principale de la base.
Sans attendre une second, il alla se cacher entre deux grosse poutres métalliques qui étaient presque côtes à côtés, encastrée dans le mur.
Il alluma son comlink et y contacta SN1213.
- 1213 tu me reçois ?
- Cinq sur cinq commandant.
- Je suis enfin dans la base. Essayes d’en apprendre plus sur l’architecture de la base et si tu peux essaye de récolter quelques plans…en toute discrétion bien sûr. Je ferai de même de mon côté. Ne me contact pas trop sauf au cas où tu aurais la possibilité de me rejoindre, si tu as besoin d’aide ou si tu as fait une découverte importante. Les communications peuvent nous êtres dangereuses si jamais elles sont interceptée. Il doivent savoir qu’il y a des survivant clones dans leur base. Bonne chance.
- Entendu commandant. Bonne chance à vous aussi.
- Terminé.
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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Mer 19 Avr - 17:59

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La dernière canonnière de la Grande Armée de la République venait de décoller vers la stratosphère d’Antar puis au-delà, en orbite. Les bruits de ses répulseurs se perdaient peu à peu dans les grondements de l’orage. Il ne restait qu’un petit groupe d’assaut ignorant tout de ce monde qui, apparemment, ne cessait de les rejeter. À leur position, on pouvait clairement apercevoir un nuage de fumée provoqué par une explosion ratée. Mais, malgré la mauvaise visibilité due à ce brouillard provisoire, on distinguait tout de même le commandant CN-1216 qui essayait tant bien que mal de trouver des solutions.
Il était quelque part soulagé et pourtant, il avait maintenant conscience qu’ils étaient seuls. Seuls face à toute une armée disséminée sur cette maudite planète. Et puis, pourquoi son air était-il mortel pour quiconque le respirait dans les rangs des républicains ? Mais, comme il s’en doutait, la réponse ne tomba pas du ciel. Il mit un genou à terre, regardant le portail d’entrée de code.
— Alors ? Est-ce que tu trouves comment le forcer ? demanda 1216 au pirate informatique de l’escouade.
Ce dernier se tourna vers le commandant en secouant la tête.
— J’y arrive pas. On dirai qu’il faut entrer un certain nombre de données ce qui entraînerait la nécessité d’entrer de nouvelles saisies codées. Mais le problème c’est que j’ai détecté un capteur d’erreur. Si jamais on se trompe, le portail nous saute à la gueule !
Le Hacker avait maintenant les mains sur le casque. Il n’y arrivait pas et c’était pour l’instant leur seule piste.
— Tu ne peux pas trouver la première saisie ? continua 1216.
— Si, si ! Je pourrais y arriver mais le problème c’est que je ne sais pas s’il y a une condition spéciale pour le deuxième code d’accès. Si jamais il faut enregistrer le deuxième code rapidement après le premier on risque gros.
— Poursuis tes recherches SN-1218, ce panneau est notre seule chance de poursuivre la mission.
Le hacker hocha la tête. Il avait parfaitement conscience de la nécessité d’ouvrir cet étrange panneau métallique où serait donc entré le Kel’Dor.
Dans la canonnière, SN-1217, l’espion, astiqua son fusil sniper et SN-1220, le transporteur, vérifia les données transmises des canonnières alliées qui rejoignaient l’Acclamator en orbite.
Le commandant de l’escouade de néoclones s’assit dans la boue, à l’écart de ses équipiers. Il savait que ces derniers ne pensaient pas trop à la guerre et à ce qu’ils étaient obligés de faire. Les ordres, les morts qui s’ensuivent…pour eux c’est normal, c’est leur vie, après tout ils ont tous été conçu comme ça. Le commandant aussi le pensait jusqu’à présent. Mais lorsqu’il vit mourir devant lui une trentaine de soldats sans que son intervention n’ait changée quoi que ce soit, il remit en cause ce qu’il était et ce qu’il faisait. Il n’avait pas en tête d’abandonner sa mission et par-dessus tout son métier, non, cela il ne le concevait pas, en revanche il aurait bien aimer faire un break après cette bataille. Faire un tour à Coruscant malgré les combats qui se dérouleraient toujours. Mais pour l’heure, il avait une mission à remplir. Et on ne lui avait pas affilié ni la plus banale et ni la plus aisée. Bien au contraire…Elle tournait d’ailleurs au cauchemar.
CN-1216 tenta de se relever quand sa main tomba sur un étrange objet rugueux. Il se détourna vers l’obstacle et enleva lentement sa main pour ne pas brusquer l’inconnu. Peu à peu, un reste à peine fumant d’un des nombreux détonateurs séparatistes se dévoila. Le néoclone prit la grenade entre ses mains et ferma subitement les yeux, se remémorant les scènes passées. Une grenade similaire à celle-ci l’avait percutée déjà deux fois dans la matinée et, étrangement, il était toujours en vie. Il revit pourtant ses vols planés mais jamais son armure n’avait été endommagée. Le commandant de l’escouade se releva pour de bon, le reste du détonateur encore au creux de ses mains.
— Mais comment est-ce possible ? Elle a bien atterrit à mes pieds ! Je devrais être handicapé voire même mort, et ce largement…s’interrogea t-il à voix basse.
SN-1217 marchait vers lui, son fusil sur le dos.
— Vous ramassez des fleurs, commandant ? adressa t-il neutralement.
1216 se tourna vers son équipier, un regard de braise dissimulé sous le noir profond que portait la visière de son casque. L’atmosphère était assez tendue en ce moment entre les membres de l’équipe, chacun avait conscience que la mission n’était pas aussi simple que prévu.
— L’heure n’est pas aux mauvaises plaisanteries 1217 !
Ce dernier leva le menton et fit un signe de tête en direction du hacker qui s’arrachait les cheveux à essayer de trouver ce satané code.
— Lui il en fait non ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit de plaisanter un peu, histoire de déstresser tout le monde ?
— La différence entre 1218 et toi, c’est que lui, il a le don pour placer de l’humour au moment où on en a le plus besoin tandis que toi, tu le fais à la manière d’un clown !
Les deux hommes se regardèrent attentivement, yeux dans les yeux. C’était une expérience qu’ils avaient l’habitude de concevoir jour après jour, mais dans le cas présent c’était assez étrange pour les deux soldats. Ils étaient parfaitement identiques et à ce moment précis, il y avait un gros différend entre les deux, le désaccord était le maître mot du jeu de regard. C’était une confrontation relativement dure pour la simple et bonne raison qu’ils avaient l’impression d’être en désaccord avec eux-mêmes alors qu’en réalité, ils avaient en face d’eux quelqu’un de différent. C’était ça le problème du clonage. Les clones n’en avaient pas le sentiment car cela ne leur était pas donné lors de leur élaboration, mais chez un néoclone par exemple, le fait de côtoyer chaque jour un autre soit avait quelque chose de surnaturel. Néanmoins l’habitude comblait cette façon de vivre… Sauf dans la situation des différends, auxquels cas il faudrait bien plus pour ne pas sentir qu’on se fâche contre soit même. Et les disputes fraternelles se résolvaient souvent par des affrontements physiques. Mais là, ils en firent abstraction. En fait, CN-1216 appréciait beaucoup son équipier sniper, il l’aimait d’un amour fraternel, mais ce dernier lui avait répondu de manière proche de l’insolence et CN-1216 n’acceptait pas ce genre de comportement dans son équipe.
— Ouais, finit par dire SN-1217.
Le commandant soupira puis mit sa main gantée sur l’épaule de son frère.
— Je cueillais en fait un reste de détonateur ennemi, affirma 1216 sur un ton redevenu amical mais toujours sérieux, propre à un commandant.
— Et que peut-il nous apprendre de beau ? demanda l’espion qui semblait avoir oublié leur différend.
Les deux autres néoclones, 1218 et 1219 étaient à présent tournés vers eux, attirés par les élévations de voix.
— Lors de la bataille, toute à l’heure, deux grenades sont venues croiser ma trajectoire. Or tu remarques que je suis toujours sur pieds, voilà le hic.
— Moi j’appelle pas ça un hic mais plutôt de la chance, je préfère être encore en vie que me vider de mes boyaux dans cette boue !
— Le hic dont je parle est justement lié à ça. Tu trouves que c’est normal, toi, que suis encore debout malgré ma rencontre brutale avec deux grenades ?
SN-1217 fronça les sourcils.
— Non, je ne pense pas que cela soit dû à la chance, deux fois de suite ça ferait trop ! poursuivit le commandant.
Le technicien spécialiste en explosif accouru vers eux, intéressé par leur sujet de conversation.
— Vous avez un problème avec les charges explosives chef ?
CN-1216 baissa les yeux. Mais pourquoi fallait-il que ses équipiers l’appellent toujours « chef ». Il leur avait pourtant assez répété qu’il aimait mieux « commandant ». Enfin, pour 1219 c’était certainement involontaire et dû à l’habitude mais en ce qui concernait 1218… il aurait juré qu’il le faisait exprès. Enfin, ce n’était pas ce léger problème qui l’empêcherait de dormir, mais plutôt cette histoire de détonateur.
— Tu as certainement remarqué, SN-1219, que les Sépa n’utilisaient quasiment que ces fichues grenades, hors je m’en suis pris deux dans la figure et pourtant je ne suis pas allongé par terre en train de ranger mes organes.
— Tout à fait chef ! D’ailleurs c’est bien mieux ainsi.
Le commandant lui tendit la pièce endommagée qu’étaient les restes du détonateur ennemi.
Le spécialiste regarda avec attention ce que venait de lui confier son supérieur.
— Et ben ! On peut dire qu’elle a pas bien marchée !
SN-1217 et CN-1216 se regardèrent.
— Que veux-tu dire par là ? intervint l’espion.
Le technicien leur montra le corps de la grenade.
— Vous voyez, la coque n’a pas été entièrement détruite. On voit clairement une petite zone désintégrée mais c’est le seul endroit. Normalement, la charge explosive contenue dans la grenade, lorsqu’elle est en contact du détonateur, explose et détruit avec elle l’intégralité de l’appareil. Or on constate ici que l’objet a été très bien conservé bien qu’une utilisation a été effectuée, raconta de manière très expérimentée SN-1219.
— OK, donc la grenade a simplement dysfonctionnée ? conclut 1216 légèrement mécontent de son erreur.
L’expert sourit sournoisement.
— En fait non ! Cette grenade est différente de celles qu’on peut s’attendre à trouver sur un champ de bataille. Il y a des traces d’une substance qui n’est pas répertoriée dans les produits explosifs. Autrement dit, la fonction principale de cette arme n’est pas d’exploser mais de délivrer la substance.
CN-1216 haussa les sourcils avant de reposer son regard sur la grenade.
— Pourtant elle contient tout ce qu’il faut pour en faire une bonne grenade thermique, non ?
— J’en déduis que le labo sépa qui a conçu cette grenade l’a fait sous l’influence du manque de temps. Donc elle est de construction rapide et alors à partir d’une grenade standard.
Le commandant du petit groupe d’assaut néoclone se mit à réfléchir à toute allure.
…Ne pas faire de mort par explosion trop violente…
…N’utiliser que ces grenades comme armes principales…
…Délivrer une substance…
Soudain, la réponse lui vint comme un flash à l’esprit. Il leva les yeux vers ses compagnons.
— Ça y est ! Je connais enfin la réponse !
Les deux équipiers 1217 et 1219 croisèrent leur regard avant d’hausser chacun leurs épaules.
— Expliquez-vous commandant, on aimerait bien avoir connaissance de votre soudaine découverte, annonça l’espion.
CN-1216 regarda les restes qui tenaient dans la main droite du technicien.
— Depuis tout ce temps la réponse était devant nos yeux et nous n’avons jamais fait de rapprochement ! commença alors le commandant.
Le technicien tendit sa main pour dévoiler les restes de la grenade.
— Le but de cette arme était de délivrer une substance, d’où cet étrange nuage de fumée jaunâtre. Après nous avons constaté avec étonnement que nos ennemis préférés n’utilisaient pas leurs armes destructrices mais seulement leurs détonateurs. Et puis, enfin, il y a cette histoire de virus, poursuivit 1216.
— Vous voulez dire que le virus qui était soi-disant contenu dans l’air d’Antar serait en fait la fameuse substance enfermée dans la grenade ? proposa l’espion, SN-1217.
— Ça ne me fait aucun doute. Je suis certain que le virus est l’arme que les Séparatistes utilisent contre nous pour empêcher que nous nous emparions de la planète.
— Oui, mais pourquoi n’utiliseraient-ils que ces grenades ? Avec un mixe de tout leurs matos ils auraient pu nous pulvériser ! intervint le technicien 1219.
Ils réfléchirent ensemble à cette interrogation. Puis, le commandant repensa à son casque capturé.
— À mon avis, ils désirent mettre au point un virus assez puissant pour tuer n’importe quel soldat de la République, en fait, cette bataille ne serait qu’un essaie, pour tester leur nouvelle invention, finit par répondre 1216.
— Et une fois leurs recherches terminées et un virus meurtrier réalisé, ils le diffuseront dans l’atmosphère et nous serons définitivement en danger, conclut SN-1219.
— Mais pour l’instant il n’est enfermé que dans ces grenades et est complètement inefficace sur nous -continua SN-1217- Mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils mettent au point un virus qui pourrait nous être fatal.
Le commandant approuva les paroles de son équipier en hochant la tête.
— Donc, nous devons impérativement ouvrir le panneau d’accès car d’après moi, le Kel’Dor qui a kidnappé mon casque désire en premier lieu percer la protection que nous offre notre casque contre l’air de la planète pour conclure la première phase de la contamination en rendant donc inefficaces nos combinaisons, continua le commandant CN-1216.
— Et la dernière phase serait de trouver pourquoi nous pouvons résister au virus contrairement à nos frères clones. Je pense qu’ils essayeront de prendre en otage un des membres de l’équipe pour réaliser des expériences sur nos anticorps et tout ce bazar qui nous garde en vie, déduisit l’espion-tireur d’élite SN-1217.
Tous approuvèrent les dires de l’espion et restèrent très conscient de la contrainte maximale de temps qui leur était imposée. Ils se dirigèrent alors tous trois vers leur seul espoir, le panneau d’accès qui les mènerait avec un peu de chance au laboratoire qui mettait au point le virus contenu dans les grenades ennemies.
— Alors 1218, comment t’en sorts-tu avec la ribambelle de codes ? demanda le commandant des néoclones.
— À vrai dire, pas à merveille. J’arrive pas à lire le langage utilisé par le capteur d’erreur. Je me suis dis qu’en entrant dans son interface et si je parvenais à trouver comment le désactiver je pourrais me remettre à la recherche des différents codes d’accès sans me soucier du risque d’explosion qui serait dû à une erreur.
— Le langage utilisé par ce micro appareil n’est pas référencé ? demanda incrédule le commandant.
— Et bien non, c’est ça le problème. J’aurais toujours du mal à m’y faire chef, mais on dirait que la République sous-estime un peu trop les Séparatistes.
Le commandant hocha la tête. Il était de toute évidence convaincu par les propos de son coéquipier, et ce pour avoir constater à maintes reprises que ses dires étaient justes. Ce jour-là en fut un très bon exemple.
Le hacker avait maintenant enlevé son casque et l’avait déposé à côté de la plaque de duracier.
— Peut-être bien que Q7-X2 pourrait me décoder ce langage pseudo binaire en tout cas moi j’en suis pour l’instant incapable, poursuivit le spécialiste en informatique et système de sécurité.
— OK. SN-1217 ! Amène un câble de transfert de données vers le cockpit de l’astromech, demanda alors le commandant.
— À vos ordres chef.
Le soldat néoclone s’empressa de monter dans la canonnière modifiée de l’escouade et se mit à fouiller fébrilement dans un des compartiments à outils installés juste à côtés du casier dans lequel était encastrée l’unité droïde médicale de série IM-6, à l’intérieur de la soute passager. Le câble métallique qu’il en sortit servait de pièce de rechange pour l’interphone permettant aux pilotes et aux soldats transportés de communiquer facilement. Malheureusement, le câble faisait environ deux mètres, soit beaucoup trop court pour l’écart actuel qu’il y avait entre la canonnière et le passage bloqué et aucune rallonge n’était identifiée. En clair il fallait absolument déplacer la canonnière juste devant le panneau métallique dont le Hacker s’obstinait toujours à trouver le code d’accès. Le tireur d’élite/espion, 1217, hocha les épaules et CN-1216 lui fit signe de descendre. L’espion quitta alors la canonnière à répulseurs Tio/Ba.
Le transporteur néoclone, de retour aux commandes de son engin, comprit immédiatement ce qu’il avait à faire. Un simple regard en direction de son supérieur lui avait indiqué la procédure à adopter.

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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Mer 19 Avr - 18:02

Cela faisait presque une heure que SN1211 et SN1212 arpentaient à quatre pattes les conduits d’aération de la base. Ils avaient emprunté certains chemins par leur simple intuition, d’autres par pur hasard. En quelques mots, ils étaient complètement perdus au milieu de cet étroit conduit qui était à peine plus large qu’un cockpit et juste assez haut pour pouvoir s’y infiltrer correctement. Ils avaient fait une pause, l’un à côté de l’autre, les genoux touchants presque leur front.
— Comment va ta main ? demanda 1212.
Pendant cette pause 1211 en avait profité pour refaire, à l’aide d’accessoires de secours se trouvant dans sa ceinture multi-usages, un second bandage sur sa blessure ; le précédant étant imbibé de sang et n’ayant plus aucune utilité.
— Bof, ça saigne beaucoup moins, mais ça a drôlement enflé. Je pense que d’ici quelques heures j’aurais la possibilité de bouger quelques doigts… la douleur semble se dissiper.
— D’accord. Mais fais gaffe à ce que ça ne s’empire pas trop, sinon il va falloir trouver un moment pour trouver le matos médical nécessaire.
— T’inquiète pas, ça va tenir. En revanche, je m’inquiète surtout de comment on va sortir de cette espèce de tunnel.
— Pour l’instant ça n’a pas sonné creux sous nos pieds. Je suggère qu’on avance encore un peu, de manière à trouver un endroit où atterrir…
— Et si ce conduit ne nous mène à rien ?
— Il va forcément passer au dessus d’une pièce ou autre, au bout d’un moment. Faits moi confiance, d’ici une demi-heure maximum on est sorti de là.
— Espérons que t’ais raison.
Dans un mouvement un peu maladroit, étant donné l’étroitesse du conduit, les deux néoclones reprirent leur chemin.

SN1213 avait placé les missiles dans un sac en un alliage de métal insensible à rayons laser de faible à moyenne puissance, de telle manière à ce qu’il ne s’envole pas en éclat au cas où une embuscade aurait lieu ou pire, si la mission venait à échouer.
Il était en train de monter une échelle menant à une porte blindé bien plus haut, à droite du trou béant où s’échappait de temps en temps, et dans on fracas énorme, des déchets. Cette porte devait servir à quelques techniciens pour certaines révisions.
1213 avait placé son vaisseau assez loin pour que ce dernier ne subisse pas une collision avec un quelconque rejet. Il avait d’ailleurs réglé le système gravitationnel à une haute intensité afin que le V-19 ne s’envole pas avec les autres détritus lors de la prochaine évacuation dans l’espace.
Une fois arrivée à la porte, le néoclone regarda à l’aide d’une micro caméra, qu’il venait d’infiltrer dans la serrure, s’il n’y avait personne aux alentours. Apparemment, la voix était libre ! Dans un cliquetis de métal, il ouvrit la serrure sans grande difficulté à l’aide d’un crochet en métal et s’engouffra dans l’ouverture de la porte.

***

Il mis un moment avant de pouvoir ouvrir ses yeux. Cependant il se rendit vite compte que cela ne lui servait pas à grand chose vu qu’il venait de s’apercevoir qu’il était dans de l’eau.
Petit à petit il recouvrait tous ses sens. Il sentait un léger picotement sur certaines parties de son corps, mais en même temps il avait l’impression de se régénérer. Il remarqua également qu’un masque était posé sur son visage, lui permettant de respirer.
Dix minutes passèrent à la remise en conscience de SN1214. Ces pensées devenaient plus claires et il ne tarda pas à en conclure qu’il se trouvait dans une cuve de bacta.
Cependant sa mémoire ne lui permettait pas se rappeler ce qui aurait bien pu se passer. Son dernier souvenir remontait à une vitre qui venait d’exploser avec son V-Wing… Après, tout s’était arrêté. Où il se trouvait ? Il pouvait bien s’en douter. Pourquoi être soigné ? Cela le troublait fortement.
Même à travers l’eau et la vitre circulaire qui le cernait, il distingua au loin, grâce à une liaison auditive menant vers l’extérieur, deux voix d’hommes en train de discuter et qui semblaient s’approcher de plus en plus de lui. Il essaya de distinguer les paroles tant bien que mal…
— Pourquoi l’avoir gardé en vie ? On a déjà assez de cobayes clones comme ça ! s’écria une voix d’homme, criarde et aigue.
— Lorsqu’il s’est écrasé dans le laboratoire 52, on l’a retrouvé dans un sale état au milieu du feu et des décombres, répondit une voix beaucoup plus grave. Les soldats qui ont été envoyés pour l’achever disent avoir vu, sur sa combinaison déchirée, le virus H483 couler sur sa peau…
Une pause semblait s’être établie.
— Et il est toujours debout et en vie ?! C’est impossible…
— Et bien, nos analyses montrent qu’il a été insensible au virus. D’autres ont également montré que sur des clones normaux, le virus qu’il a contacté était toujours aussi mortel.
— Vous êtes bien sûr qu’il s’agit d’un soldat clone ?
— Oui, son système génétique est le même que celui des autres soldats. Quant à son système de défense immunitaire, il est en cours d’analyse.
— Etrange… La République aurait-elle découvert quelque chose et retrafiqué le système génétique de leurs soldats ?
— Je l’ignore, cependant on dirait que notre cher survivant au H483 vient de se réveiller…
— Rendormez-le et transférez-le en zone de récupération. Une fois qu'il sera soigné et qu'il aura reprit de ses forces, mettez-le en champ de captivité. Je l’interrogerai.
— Entendu monsieur.

SN1214 aperçu deux formes blanches floues. Les deux personnages se trouvaient droit devant lui. Il n’allait pas tarder à savoir ce qu’ils veulent exactement de lui. Même s’il en avait sa petite idée, mais en espérant néanmoins un scénario différent de celui de ses pensées. Sachant ce qu’il allait endurer par la suite, il ne fut pas étonné lorsqu’il ressentit une puissante envie de dormir. Il s’y laissa sombrer.
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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Mer 19 Avr - 18:25

4


Rares étaient les équipes qui fonctionnaient aussi bien. Chacun des membres de l’escouade savait ce qu’il avait à faire et ce dans n’importe quelle situation. C’était un don chez eux, ou plutôt un aspect normalement réglementaire de leur génétique mais les Kaminoans ne l’avaient pas vu de cet œil là pour la majorité des autres clones du célébrissime chasseur de primes, Jango Fett. Hélas oui. Ces pauvres soldats s’étaient vus énormément modifiés par rapport au sujet d’origine. Eux, les néoclones comme on les appelaient, étaient en tout point identique au Mandalorien de départ. Mais ce n’était pas prévu comme cela dès le départ… À vrai dire, ceux qu’on appelait « néoclones » pouvaient également se voir nommés les « ratés ». Et ce n’était ni par jalousie de la part de leurs frères clones (chose qui d’ailleurs ne leur étaient pas permise génétiquement) ni par mépris envers cette infime minorité mais plutôt parce que cela reflétait de la réalité.
Depuis de nombreuses générations, les cloneurs de Kamino avaient ce don incontestable de pouvoir donner vie à des êtres créés à partir d’un modèle d’origine. Et ils connaissaient sur le bout des doigts le principe et les règles de la génétique à tel point qu’ils voulurent innover. Ainsi, ils commencèrent à développer des bébé-cuves génétiquement modifiés. Puis, de générations en générations leur savoir se transmit et bientôt plus rien ne pouvait faire ciller un Kaminoan au sujet du clonage. Mais voilà, les installations des cloneurs de la planète océan figuraient parmi les plus performantes de la galaxie si bien que la concurrence était quasi nulle. Seulement, des défaillances, non pas dues à leur incompétence dans le domaine mais plus d’ordre technique survinrent un jour, alors qu’une nouvelle cuve se préparait. Bien sûr on avertit immédiatement les responsables d’un disfonctionnement dans les paramètres de modifications mais onze petits clones avaient déjà commencés leur croissance évoluée.
Le chef du projet scientifique, Ko Sai de Tipoca City, refusa de perdre ne serait-ce que deux clones. C’est alors qu’il prit la décision et l’entière responsabilité dans son acte de poursuivre la croissance accélérée de ses onze bébés clones. Et un matin orageux où tout semblait fonctionner de façon nominale malgré une prise en conscience que désormais rien ne serait plus aussi normal avec ces onze clones, l’un d’eux perdit subitement et bizarrement la vie. Suite à ce gravissime accident, Ko Sai fut appelé devant une cour et on lui demanda de stopper momentanément le programme de croissance de cette étrange cuve. Alors, suite à cette décision, les dix nourrissons restant durent grandir d’une manière commune à savoir celle adoptée par la grande majorité des êtres vivants, l’évolution naturelle. Ceci dura pendant deux mois. Après cela on décida de relancer le protocole évolutif de ces dix frères pour être sûr qu’ils deviendront soldats à temps, bien que cet incident soit survenu. Seulement, l’absence de croissance évoluée chez ces dix nourrissons clones pendant cette assez longue période annonça une défaillance génétique, si on nous permettait de dire que le terme était approprié. Et oui, la croissance manquante aux bébés eut une conséquence pour le moins fâcheuse chez les dirigeants du projet de clonage. Les survivants de « l’erreur technique » avaient une croissance désormais accélérée temporairement. Leur métabolisme indiquait qu’à l’âge avoisinant les trente ans ils grandiraient à la manière d’un humain standard. En fait, à partir du jour où ces dix clones atteindraient la frontière des trente ans, ils seraient des hommes à part entière et il sera alors pratiquement impossible de découvrir qu’ils étaient initialement des êtres clonés. Mais suite à cette découverte, les cloneurs préférèrent garder le silence et ne jamais avouer aux dix clones différents qu’ils l’étaient justement. Enfin, ce qu’ils ne voulaient pas leur dire c’était le fait qu’ils seraient en tout point identiques à un homme tel que Jango à partir d’un moment donné. En effet, les Kaminoans avaient peur que les dix clones maintenant nommés « néoclones », quitteraient les rangs de la République une fois au courant. Mais ce n’était l’intention d’aucun des membres de l’escouade de CN-1216, qui depuis de longues années s’affairait à commander des hommes aux compétences à ne plus rien prouver.
D’ailleurs, ces mêmes hommes n’arrêtaient pas une seule seconde le travail qu’ils avaient commencé, si bien que le hacker ne fit même pas attention que la canonnière s’était posée juste à côté de lui. Il était bien trop occupé pour y faire attention. Ça faisait plus de vingt minutes qu’il cherchait désespérément à percer les codes de ce fichu bout de ferraille boueux sans succès. Pourtant, d’habitude, ce genre de pratique ne lui prenait pas plus de cinq minutes. Mais cette fois-ci, c’était assez différent. Ce type de difficulté avait plusieurs significations pour l’expert néoclone. Soit son savoir avait des limites, de fâcheuses limites, soit le manque cruel de temps le faisait paniquer et par conséquent, lui faisait perdre ses moyens. Mais au moment où il se rendit compte qu’il était perdu dans ses pensées, un câble lourd lui percuta le crâne.
— Oups désolé vieux ! lui lança l’espion SN-1217.
Il sortit alors brusquement de ses pensées, suite à cet évènement.
— Pas grave. Branche le conducteur sur le connecteur de Q7. Il faut que je sache si ce petit bout de droïde à des qualités encore inconnues, auquel cas on lui devra une fière chandelle, avisa le pirate informatique.
— Ne nous empressons pas trop. Mieux vaut ne rien attendre de Q7 pour ne pas être déçu, répondit le commandant.
L’espion et le pirate hochèrent tristement la tête.
SN-1217 qui se trouvait dans la canonnière ouvrit le sas qui reliait la soute au cockpit. Il tendit le conducteur au pilote pour que ce dernier opère le branchement. Quand le pilote leva le pouce en l’air, SN-1217 sortit de l’appareil.
— C’est OK, câblage effectué !
— Très bien. Voyons si l’astromech peut nous apporter une quelconque aide, annonça le hacker, visiblement impatient de connaître le résultat.
Bien sûr, le droïde en question, l’astromécano de série Q7, venait à l’instant d’être avertit des consignes qu’on lui imposait. Il se serait bien déplacé pour apporter de l’aide à ses « équipiers » humains si seulement il le pouvait. Mais le destin eut voulu qu’il soit intégré au cockpit, de la même façon que les droïdes astromécano des chasseurs Jedi Delta-7. Mais ce n’était pas ce petit inconvénient qui empêcherait le droïde de servir les néoclones. Après quelques minutes, il émit une série de bips qu’on pouvait analyser comme un air mélodieux de jovialité.
— Il a trouvé quelque chose ? s’empressa de demander CN-1216.
À présent, le digibloc portatif de SN-1218 affichait un nombre impressionnant de données qui défilaient sans s’arrêter.
— Nom de Mandalore ! Il a réussit à décoder le langage du capteur interne ! s’emporta le spécialiste informatique.
— Donc ? Tu peux faire quelque chose maintenant, non ? réclama SN-1219 toujours dans les parages.
— Pour sûr que je peux ! Q7 a déchiffré le langage de la sonde anti-erreur. Donc maintenant je peux accéder à l’interface du bidule et le désactiver pour être sûr que rien nous pètera à la figure.
— Bonne nouvelle 1218. En attendant la finalisation de ton activité je pense qu’il serait préférable d’envoyer un échantillon du virus que l’on retrouve maintenant autour de nous. Ainsi il pourra être analysé en on pourra peut-être avoir des informations supplémentaires qui pourraient nous être utiles pour le déroulement de la mission.
Les néoclones acquiescèrent puis le hacker se remit au travail, mais cette fois-ci avec plus de volonté.
Le commandant entra dans la canonnière et ouvrit un des compartiments outils spécialement installés pour leur canonnière en faisant attention à ne pas percuter le bureau de 1218 ni le coffre à explosifs de 1219 et encore moins la mallette du fusil à lunette de 1217, parce qu’il aurait que très moyennement apprécié… Il sortit du tiroir métallique une sorte de coton tige spécial et un tube équipé d’un mini bouclier d’énergie pour le garder dans une zone stérile. Il sauta du tank aérien et atterrit les deux pieds sur le sol boueux que leur offrait en guise de bienvenue, la planète. Il se dirigea vers le professionnel de l’armement et de l’explosif, 1219.
— Tu veux bien m’apporter les restes de la grenade s’il te plaît ?
Le technicien s’empressa de tendre sa main fermée sur l’objet désiré.
— Désolé commandant. Je l’avais oublié, garantit t-il légèrement gêné.
Le supérieur secoua la tête, un sourire aux lèvres. Puis il prit un morceau de la grenade séparatiste dans sa main gauche et de l’autre, il brandit l’écouvillon et frotta avec l’embout en synthécoton sur la face rugueuse, mais pleine d’une substance jaunâtre, des restes du détonateur. Une fois la substance porteuse du virus prélevée, il introduisit l’écouvillon dans le tube stérile qu’il venait de décrocher de sa ceinture.
— C’est bon. On a l’échantillon du virus. Maintenant il nous faut trouver un moyen d’expédier ce tube jusqu’à l’Acclamator en orbite, décréta 1216.
— Mais commandant, pourquoi ne pas contacter le 616ème pour l’avertir de venir chercher l’échantillon ? s’étonna 1219.
Le commandant accrocha le tube à sa ceinture et redonna la grenade à l’expert. Celui-ci la reprit sans trop se poser de question mais attendant toujours la réponse de son supérieur.
— Parce qu’il y aurait trop de risques et on ne peux pas le concevoir. Il y a déjà eu beaucoup trop de pertes inutiles…
— Sans vouloir vous vexer commandant, la guerre ne fait que des pertes inutiles. Tous ces lagontroopers, mais également tous les autres bataillons de clones, meurent inutilement, intervint 1217 envers qui le commandant était le plus distant.
D’ailleurs il ne répondit pas. Du moins pas immédiatement. Car il savait que ce que venait de dire l’espion était plus que vrai. Bien sûr, s’il y avait des morts c’était pour défendre la liberté permise grâce à la République qu’ils servaient mais… Oui il y avait un mais. Les néoclones, de part leur différence, étaient considérés par leurs camarades clones standards comme des objecteurs. Et ce n’était évidemment pas faux, bien au contraire. Les néoclones n’avaient aucune différence avec Jango Fett si ce n’était le fait qu’ils vivaient chaque jour avec des clones normaux et qu’on leur demandait de servir la Démocratie incarnée par le Chancelier Palpatine. Donc à cause de cela, ils pouvaient penser, réfléchir et par-dessus tout, ils pouvaient s’opposer aux décisions. Mais ils ne le faisaient pas souvent. Ils avaient certes leurs méthodes, qui étaient différentes de celles de tous les autres, mais ils les accompagnaient dans leur tache de gagner la guerre. Ils savaient que leur aide était précieuse, mais eux, avaient une toute autre vision de la guerre que leurs frères standard. Pour les cinq soldat que constituait l’escouade de 1216, la guerre faisait des morts bien trop fréquemment et le pire était que la plupart des victimes étaient des soldats kaminoans, autrement dit des clones. On les avait crées pour combattre, pour mourir au combat. Et les néoclones avaient du mal à s’y faire. Enfin, eux ils pouvaient quitter à tout moment la République, personne n’oserait les pourchasser. Mais par principe, ils restaient.

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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Mer 19 Avr - 18:25

— Oui, répondit finalement et simplement le commandant avant de se diriger vers le hacker.
Sans aucun doute, les propos de 1217 avaient quelque peu troublé son commandant. Déjà qu’il avait l’esprit assez tourmenté depuis longtemps, alors en rajouter ne serait-ce qu’une petite couche, aggrava la situation. On avait demandé à cette escouade de partir pour Antar, une planète ou le 616ème avait perdu contact avec son commandant et le général Jedi et quand ils étaient arrivés, il furent confrontés à un poison qui tua en une matinée un grand nombre de soldats, une des raisons aussi pour laquelle 1217 avait précédemment tenu ces propos. Mais le pire était que le commandant ne voulait pas abandonner cette mission. Il avait une soif, non pas de vengeance mais de connaissance. Il voulait à tout prix savoir quel était le but des créateurs du virus et surtout qui était derrière tout ça. Mais pour le moment il en était incapable. Seulement, il n’y avait pas que ça… Non. Il y avait autre chose qui tenait solidement le commandant CN-1216 fixé à cette mission, au début pas si compliquée. Oui, une tout autre chose qu’on aurait plutôt classée dans un registre moral, ou plus précisément sentimental. Assurément, les néoclones avaient la capacité de ressentir des émotions. Les autres clones aussi, mais pas aussi fortement que les néoclones. CN-1216, lui, ressentait beaucoup de peine dans cette guerre, beaucoup de tristesse et de haine. Lors d’une mission dans la Bordure Médiane, il avait rencontré une pauvre femme qui avait perdu sa fille dans un champ de bataille. Peu de temps après elle en était venu à mourir dans les bras du commandant et c’était à ce moment là que la petite fille refit surface. Le regard qu’elle eu porté sur le néoclone bouleversa à jamais l’esprit de 1216. Un simple regard lui avait fait changé le sien vis-à-vis de la guerre. Il y avait donc cela. Il voulait arrêter la guerre, mais surtout, participer à sa fin. Il voulait absolument s’engager dans ce devoir fou malgré les risques que cela comportait.
Il ferma soudainement les yeux et les rouvrit sur la silhouette de 1218 qui s’activait hâtivement. Il en avait, quelque part, assez de trop penser. D’après lui, ça le perdra un jour. Trop de sentiments était mauvais pour un commandant et quel que soit son origine ou son but.
Il pressa le pas. Le bruit de ses bottes sur le sol marécageux imitait convenablement celui des gouttes d’eau sale qui tombaient à flots les jours de pluies (assez fréquent d'autre part). Cette fois-ci, le hacker tourna la tête.
— Commandant ?
L’’homme en question reprit ses esprits.
— Oui bon alors, où est-ce que ça en est ? demanda t-il comme si de rien était.
Derrière eux, le technicien et le tireur d’élite conversaient silencieusement.
— En fait, je ne comprends pas pourquoi je n’étais pas arriver à décoder le langage du capteur puisqu’il ne s’agissait en fait que de langues connues ou du moins déchiffrables. Incontestablement, il ne s’agissait juste de transformer les codes en langues puis en numéros par la suite en symboles et encore en langues. Un parfait algorithme symétrique déchiffrable depuis un code source qui…
Le commandant était plus intéressé par ce que disaient 1217 et 1219 que par le discours son hacker. Bien sûr, ce qu’il disait était très enrichissant mais lui, il voulait qu’on l’informe de l’état dans lequel se trouvait la procédure d’accès et non qu’on lui fasse part d’un discours expérimental. Mais il savait que ça faisait plaisir à 1218 donc il ne voulut à aucun moment le couper dans son raisonnement.
L’espion et le technicien ne parlaient pas de leur commandant dans son dos, ils l’appréciaient bien trop pour faire ce genre de pratiques dérisoires. En fait, ils discutaient sur les méthodes à sélectionner pour dépêcher cet échantillon du virus aux clones du 616ème. Suite à cette découverte, CN-1216 parut moins tendu et se retourna vers son émérite pirate informatique dont les paroles scientifiques n’avaient pas encore prit fin.
— … donc vous comprenez commandant à quel point j’aurais pu y arriver sans problème.
— Euh… oui, bien sûr, sans doute. Mais, où en est la procédure ?
Son interlocuteur afficha une mine réjouie.
— Regardez par vous-même chef ! dit-il en désignant l’écran d’entrée de codes du panneau.
Une série de caractères en coruscanti –première chose surprenante dans un endroit tel qu’Antar- assurait qu’il ne pouvait s’agir que d’un panneau séparatiste et non Antari. Ainsi, ce passage mènerait certainement à un centre de la Confédération et avec un peu de chance, au laboratoire qui introduisait le virus dans les grenades. Mis à part cette découverte, le commandant remarqua que le capteur avait été neutralisé et que la première série de codes avait été entrée.
— Parfait 1218. Dans combien de temps la deuxième série sera achevée ?
— Je ne peux pas dire très exactement mais avec approximation je dirais… 2 minutes, chef !
— Très bien. Alors remets-toi au boulot ! Plus vite ce sera finit et mieux ce sera !
— Affirmatif chef !
— Commandant, bon sang !
Le hacker laissa échapper un rire sonore lorsque 1217 et 1219 vinrent à la rencontre du commandant.
— On pense avoir une idée, commandant, annonça l’espion.
— À la bonne heure ! Et quelle est-elle ?
— Après mure réflexion, on a opté pour un auto-départ. Un décollage programmé de l’échantillon. Pour ce faire on a pensé à ma malle préférée, poursuivit le technicien.
— Je vois, le pack explosif… Je vous rappelle qu’on a pas pour but de faire péter le tube où se trouve l’échantillon les gars !
Les deux soldats néoclones se mirent à rire de bon cœur. Le commandant ne se sentit pas moqué car il savait, tout comme ses soldats, qu’il ne s’agissait pas d’une bombe mais d’une micro fusée dont il était question dans la discussion.
— C’est une bonne idée les gars. Bravo.
— On a finalement penché pour ce plan-là car on ne pouvait pas faire venir un lagontrooper ici, sous vos dires, et on ne pouvait pas envoyer SN-1220 car on ne peut pas se passer de lui ne serait-ce qu’une seconde. On ne sait jamais ce qu’il peut se passer, continua 1219.
— C’est ce qu’il fallait prendre en compte. Il faudra mettre une minuterie pour le propulseur.
— No problem commandant, énonça le spécialiste du domaine.
Le néoclone immatriculé 1216 hocha la tête. Les bonnes nouvelles commençaient à affluer. Il ne fallait pas que ça s’arrête. Ils en avaient bien besoin. Et pas seulement parce que leur moral n’était pas au plus haut mais parce qu’une équipe qui fonctionne bien va loin, comme le disait le proverbe mandalorien.
— Tu peux t’en charger 1219 ? Enfin je veux parler de la construction de la mini fusée.
— Aucun problème chef, je m’y mets de suite !
— Parfait SN-1219. (Il se tourna par la suite vers son tireur d’élite) Quant à toi 1217, peux-tu envoyer ton droïde sonde en reconnaissance ?
— OK, commandant !
— Au moins y’en a un qui m’appelle commandant ! Ça fait plaisir, annonça 1216.
L’espion sourit derrière sa visière tintée puis accouru vers la canonnière.
L’appareil en question mesurait, comme tous les autres Tio/Ba, environ 17 mètres de longueur et d’envergure (en comptant bien évidemment les deux ailes, qui contribuaient à l’assiette) et 6,1 mètres de hauteurs. Autant être précis dans l’annonce des proportions d’un engin si on a la possibilité de le connaître par cœur. Tous, sans exception, connaissaient en détail leur appareil de soutien en tout genre. Enfin, il y en avaient un qui excellaient dans le domaine, et pour cause, il s’agissait de SN-1220, le transporteur ou pilote de l’escouade.
En fait, la canonnière modifiée faisait surtout office de base volante. Tout le matériel technique, technologique et informatique y était embarqué. Chacun avait son « bureau », si l’utilisation de ce terme pouvait être justifiée ici. Mais après tout, sans la présence du nombre réglementaire de soldat par canonnière, celle-ci jouissait d’un surplus de place totalement utile pour les membres de l’escouade commando de CN-1216. De cette façon, chaque partie de la du char aérien de transport de troupe avait une signification. À un certain endroit, on pouvait observer un équipement informatique dernier cri pour SN-1217 qui, grâce à cela, réalisait des prouesses. Dans un autre coin, se trouvait toute une installation de sondes, scanners et radars ainsi qu’une étagère prévue pour accueillir un fusil assez long. Inutile de préciser quel pouvait bien être l’espion-tireur d’élite qui occupait cet endroit… On pouvait aisément trouver un laboratoire chimique et technologique d’où SN-1219 confectionnait des armes apocalyptiques et enfin, il y avait un espace réservé au commandant qui comportait un simple bureau et une série de digiblocs et lecteurs holographiques lui permettant de recevoir et traiter diverses données immatérielles. Oui, en outre le grade de commandant, CN-1216 avait une fonction spécifique dans l’escouade, qui demandait la présence d’une faculté spéciale. Il était chargé de toutes les communications que ce soit d’ordre militaire ou civil, que ce soit en holomail ou communication directe. Bref, il avait à gérer tout cela, et parfois c’était difficile. En plus de cela, il s’accaparait des tâches administratives, telles que les rapports détaillés de batailles, qu’il avait l’habitude de noter quotidiennement pour évaluer dans le moindre détail, les erreurs survenues le jour même et ainsi le prendre en considération pour les jours à venir.
Et toute cette belle base antigrav était protégée par des portes latérales renforcées au maximum et totalement hermétiques. Ainsi la canonnière Tio/BA, confiée à SN-1220, pouvait aller de partout de la même manière que n’importe quel droïde sonde. D’ailleurs, SN-1217 sortit enfin du char, suivit de près par son acolyte : le droïde sonde ou sentinelle surnommé Buzzy.
Ce dernier avait reçut des ordres qu’il n’hésita pas une seconde à exécuter. Il partit en voletant rapidement vers les étendues sans fin visible des plaines de Taarl.

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MessageSujet: Re: Clone Wars Néoclones   Mer 19 Avr - 19:45

Le couloir dans lequel avançait le commandant néoclone était vraiment délabré. Les lumières murales, encore allumées, vacillaient d’une intensité à une autre et étaient à moitié arrachées de leur support. Pour l’instant 1215 n’avait rien remarqué ni détecté d’anormale, mis à part l’absence de tout personnel. Comparé à ce qu’il venait de subir « dehors », il était presque, il l’était même, étonné de voir que l’intérieur était aussi détérioré et désert.
Il marcha encore quelques minutes dans ce long couloir légèrement en forme de courbe avant de s’arrêter net lorsqu’un bruit métallique vint rompre le silence juste au-dessus de sa tête, quelques mètres derrière lui.
Il se retourna à une vitesse fulgurante, dégainant son blaster DC-15 par la même occasion et pointa son arme vers le plafond. Au fur et à mesure que le bruit se rapprochait de lui, il reculait, son blaster toujours pointé vers le plafond. Soudain le bruit cessa et des voix qui semblaient lointaines s’élevèrent du plafond.
— Ça à l’air creux ici.
— Enfin ! J’ai cru à un moment que j’allais finir ma vie en arpentant ce putain de conduit !
CN1215 baissa immédiatement son arme. Il avait reconnu à l’intonation des deux voix qu’il s’agissait de soldats de son escouade.
— Vous pouvez y aller il n’y a aucun risque ! leur cria-t-il.
Un trou fit irruption à travers le plafond et une micro caméra regardait 1215.
— Heureux de vous revoir commandant ! s’exclama l’une des voix.

Dans un bruit tonitruant, quelques tôles du plafond sautèrent et les deux néoclones atterrirent maladroitement, laissant échapper quelques cris de douleurs. Une fois relevé, SN1211 ne mis pas longtemps avant de faire un rapport de l’état des lieux.
— Plafond prêt à nous tomber sur la gueule, murs à moitié défoncés, lumières murales quelques peu délogées, fuites s’écoulants de part de nombreux trous, pas le moindre signe de vie en vue... Je ne pense pas que je vais aller plus loin. Cette base à toutes les qualifications pour se dire abandonnée. Dans ce cas, comment se fait-il qu’on ait eu un tel accueil dehors ? Là il y a une truc qui m’échappe.
— Ils doivent, où plutôt ils devaient, avoir des systèmes de défenses automatisés à l’extérieur. Les droïdes vautours ainsi que les systèmes de défense doivent se mettre en alerte à la moindre intrusion d’un vaisseau ennemi, déclara SN1212. Et il n’y a personne à l’intérieur pour gérer tout ça, étrange.
— Ne cherchez pas plus loin, on ne possède pas assez d’éléments pour pouvoir dire ce qui s’est passez réellement dans cette base, coupa le commandant. Ce que je peux dire c’est que le personnel a sûrement dû être poussé à quitter la base… contre son gré.
— Qu’est ce qui vous fait dire ça ? demanda 1211
— Ces trous dans les murs ne sont pas dus à la durée de l’abandon, de même pour ces traces de sang sur le sol et pour cette odeur de chaire pourrie…

***

Durant les heures qui suivirent son réveil, SN1214 resta dans une cellule où il était enfermé, dans une sorte de cachot mal entretenu où plusieurs autres prisonniers de toutes espèces y étaient emprisonnés. Il possédait des vêtements simples, une veste uniformément bleue avec un pantalon de la même sorte. La luminosité était très faible dans la pièce, les murs étaient sales, l’odeur de moisis y était forte et l’ennui se faisait vite l’occupation principale des prisonniers. La seule source de lumière que recevait 1214 était cet écran déflecteur vert qui servait de porte à sa cellule. Il pouvait deviner un long couloir séparant deux rangées d’innombrables cellules comme la sienne. L’espace y était très restreint. Un lit dépliant incrusté dans le mur était la seule chose de luxueux dans la pièce, en sachant bien sûr qu’il était en un alliage de métal dur, sans couverture et relativement petit pour le néoclone.
SN1214, pendant ces deux heures trente qu’il avait passé à attendre, avait été nourri et il s’était reposé pendant au moins une bonne heure. Bien que sa situation allait sûrement devenir des plus embêtante, la situation dans laquelle il était en ce moment devait être la plus agréable par rapport à celle dont devait se trouver ses compagnons néoclones. Il se demandait bien comment ils s’en étaient sortit. Si ça se trouve, il était le seul survivant, mais il repoussa immédiatement cette idée, cette dernière n’étant pas digne des pensées d’un néoclone tel que lui.

Le temps passa encore jusqu’à ce que six gardes séparatistes viennent chercher le néoclone. Ils désactivèrent le bouclier déflecteur et pointèrent leurs armes sur lui.
— Suis-nous, clone.
Sans montrer la moindre opposition, 1214 les suivirent. Inutile de se rebeller pour s’enfuire, c’était peine perdue, il serait vite rattrapé et abattu. De plus qu’il voulait en savoir plus sur cette base et donc prendre le plus d’infos possible.
Il croisa d’innombrables espèces en train de dormir, attendre ou faire des choses complètement absurdes pour s’occuper. Il traversa pendant un moment cet immense couloir rempli de prisonnier. Il ne savait pas pourquoi ils se trouvaient là.
Ils finirent enfin par s’arrêter à une porte. Un des gardes y entra un code elle s’ouvrit. SN1214 y fut jeté à terre et la porte fut refermée derrière lui. Il eut à peine le temps de se relever qu’un rayon capteur se plaça tout autour de lui, au centre de la pièce. La salle était circulaire et une silhouette, habillé d’une blouse blanche s’approcha de lui, les mains dans le dos. On aurait pu lui donner un mètre soixante-cinq vu qu’il paraissait tout petit. Il était relativement maigre, bossu, ridé, possédant une figure ronde et un nez assez long. Il détenait également des lunettes énormes et rondes qui grossissait ses yeux à, peut-être, trois fois leur taille d’origine ! A cette allure SN1214 n’en douta pas une seconde qu’il devait s’agir d’un scientifique.
Le séparatiste s’arrêta devant lui et tourna en rond pour l’examiner de plus près. Il s’éloigna par la suite et se dirigea vers une unité de dialogue au fond de la pièce. Il trifouilla plusieurs commandes et soudain, des appareils sortirent de toute part, tous dirigés vers SN1214. Il eut un mauvais pressentiment et il y en avait de quoi. Il reconnu au premier coup d’œil qu’il s’agissait d’appareils de torture. Le scientifique revint vers lui et cette fois-ci il le fixa. Lorsqu’il se mit à parler, 1214 reconnu cette voix criarde qu’il avait entendu auparavant.
— Comme tu peux t’en douter, tu te trouves dans une sale de torture… qui va nous servir ici et en même temps de salle d’interrogation. Et comme tu le vois, il mieux pour toi que tu répondes à mes questions.
— Aucune torture ne me fera dire quoi que se soit sur mon affiliation. Vous pourrez m’achever, je ne répondrais pas.
— Je m’attendais à ce genre de réponse. Tous les soldats clones sont comme ça. Mais je ne m’en fais pas pour ça. J’ai tous les moyens nécessaires pour te faire avouer quoi que se soit.

SN1214 ne rajouta rien. Il était près à subir les pires souffrances, mais avait un doute sur les moyens que le scientifique allait mettre en œuvre…
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