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Odi-Zan
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MessageSujet: 97   Ven 23 Mar - 21:44

97
JAPD Quartier Général Frère, BSN Lyon - S3


Odi-Zan a écrit:
Je vous préviens tout de suite, ce texte qui suit n'est pas du tout une prouesse technique en matière d'écriture ni de style, et ce n'est pas particulièrement passionnant et sympa à lire. Mais puisque cela concerne la Journée d'Appel de Préparation à la Défense, ça pourra peut-être en intéressé quelques uns, d'où mon post. Sur ce, bonne lecture à ceux qui en ont le courage^^.

7h45. Devant les quais de Rhône où la circulation s’écoule comme un torrent alpin. Impossible de le traverser facilement, à moins d’être équipé d’un vigoureux raft, en l’occurrence une BMW. J’ai du me lever, comme d’ordinaire, à six heures du matin pour une journée unique et surtout primordiale. La Journée d’Appel de Préparation à la Défense : JAPD. Nous sommes le vendredi 23 mars de l’année 2007, et nous nous trouvons, avec mon père, quelque part devant l’illustre Quartier Général Frère, à Lyon. Bien sûr, j’ai été averti de ma date bien avant, sans m’en soucier vraiment outre mesure. D’ailleurs, d’après mon entourage quotidien et lycéen, cette journée est censée être la plus ennuyante de l’adolescence. Ah vraiment ? Et bien nous verrons cela en temps voulu, temps qui s’approche irrémédiablement sans pour autant avoir trouver le bon bâtiment. L’ordre de convocation que j’ai reçu du BSN de Lyon m’indique le numéro 24, BD Yves Farge. Mais là est tout le problème ! Le long du Quartier Général Frère on trouve les plaques « 22 », « 23 » puis « 25 ou 27 ». Bien entendu, ces numéros se suivent géographiquement mais cela ne m’arrangeait pas vraiment puisque je devais trouver le bâtiment 24. Après quelques demi-tours et observations, on s’est finalement orienté vers l’enceinte du complexe et on a pénétré le Quartier Général. Le rendez-vous étant fixé à 8h30 on avait en fait encore un peu de temps pour trouver ledit bâtiment 24. On tourne à droite et on aperçoit alors deux hommes, dont l’un était vêtu d’un treillis et l’autre d’un uniforme d’officier ou d’ingénieur. Mon père sort soudain du véhicule pour demander la direction du point de rendez-vous de tous les jeunes convoqués. Après avoir reçu les directions, il reprend le volant en main et m’amène devant une porte, un peu plus loin, devant laquelle deux jeunes types patientent. Je quitte la voiture de mon père, vérifie que mon nom est présent sur les listes placardées contre le mur et fait un signe à mon père pour lui indiquer que tout allait bien. Après les traditionnels « Tu m’appelleras un peu avant la fin pour que je vienne te chercher à l’heure », je pénètre dans le bâtiment suite à la remarque d’une femme qui passait par là. Le charantonnois, habitué des grands pâtures de son coin paumé, arrivent avec d’autres jeunes de son âge dans un escalier menant à une salle d’accueil bordée d’un long et étroit couloir vert hôpital. La bonne couleur pour s’apaiser… Bref, après les premières minutes de la première vague des nombreuses périodes d’attente, un type ventripotent, moustachu et d’apparence joviale invitent les personnes de la salle 3 de se faire validés. Un coup de chance pour moi, je suis tombé dans la salle S3 (pas trop dépaysé puisque au lycée je suis en 1re S3). Bref, je présente, comme les autres avant moi, ma carte d’identité et mon ordre de convocation. Au terme de cette validation, le type m’a donné un numéro correspondant à la table qui je devrai occuper. Il m’a d’ailleurs rajouté qu’elle se situait tout à fait devant la salle. Ben voyons, quelle surprise ! C’est ça d’être au début de l’alphabet. Ensuite je quitte la salle et début alors une très longue phase d’attente interminable et remarquablement chiante. Les autres personnes commencent à affluer et le couloir, que j’occupais en premier temps seul, se retrouva obstrué. Et bientôt, les cadres photographiques aux effigies des pilotes, soldats ou autres opérateurs de l’armée de Terre, Air et Marine de France, sont usés par mon continuel regard, qui n’a pas su se poser ailleurs pendant un bon moment. Enfin, au bout de quelques temps, un officier de l’armée de l’air nous invite à le suivre dans la salle 3. Le couloir se vide peu à peu et on pénètre dans la salle (n’ayant pas entendu, de part mon écartement des autres, le premier appel pour la S3, je n’ai rejoins ma salle qu’avec les mouvements de la S4. Du coup, j’entre avec les derniers dans la S3). Sachant la position approximative de ma table, je me dirige vers le devant de la scène et m’assois au premier rang, table numéro 97. Ainsi scotché, j’allais écouter attentivement les différents encadrants de la journée.
Tout d’abord, un officier de l’Armée de l’Air nous présenta le déroulement de la journée et expliqua le but, grossièrement de la journée, puis il nous mit en confiance etc. Puis il partit et laissa la parole à l’Adjudant Chef S.Cannesant et au lieutenant Claire Sauvage. L’un étant un homme proche de la quarantaine et l’autre une femme avoisinant probablement la trentaine. Après leur présentation respective, ils nous demandèrent ce qu’évoquait pour nous cette journée d’appel, en quoi elle consistait, ce que cela signifiait pour nous en terme de citoyenneté. Comme il fallait s’y attendre, et malgré les quarante personnes présentes, les réponses ne se firent pas nombreuses ; le matin et la timidité n’allant pas de pair pour éveiller notre culture général et notre bon sens. Après cette première approche, l’adjudant chef Cannesant nous pria de former des groupes de 5 ou 6 personnes (deux tables consécutives dans une même rangée) et nous distribua une fiche contenant des cases vides. Ces cases, constituées de bulles de BD vides, étaient accompagnées de libellés comme « Droits », « Devoirs », « Être jeune », « Citoyenneté », « Métiers Militaires » etc. Le but était de les remplir avec des mots évoquant notre idée du thème. Puis on les ramassa (dans mon groupe il n’y avait pas grand-chose à dire, même si j’avais un peu participé). Après quelques courts relevés de termes qui revenaient le plus souvent, S.Cannesant nous a présenté, via un vidéo projecteur, les rôles du citoyen, l’avis des jeunes, la situation de notre pays etc. Bien qu’il y ait eu des choses plus intéressantes, le regard des jeunes sur notre société pouvait facilement agrandir notre propre vision de la vie en communauté, de notre vie collective.
Après une courte pause durant laquelle je m’adossai simplement à un mur, sans réfléchir, attendant simplement la reprise du « module », ils nous reparlèrent de ce genre de choses. Puis le type moustachu du début revint, nous prévenant que sa venu signifierait de travailler, dit-il en rigolant largement. Il distribua les sujets de français, tout en nous expliquant son but et les conditions à prendre en cas d’échec de ce test (cela signifierait tout simplement qu’on ne peut pas être un vrai citoyen, qu’on est pas apte à servir. Bref, qu’on est soit analphabète, soit carrément bête tout court ou peut-être a-t-on des problèmes intellectuels dus à des problèmes génétiques et médicaux). On nous présenta en détail le contenu de la première épreuve chronométrée de français, que nous n’avions pas le droit de regarder avant le « top ». Suite à ce dernier signal, on ouvrit nos fascicules et je me penchai, comme tout le monde, sur la première épreuve. Il fallait, dans une liste, dire si tel ou tel mot existait ou pas. L’exemple montra les mots Lapin et Pijjul. Lapin était validé par une olive noircie mentionnant le OUI du QCM et Pijjul était pourvue d’un non noirci de la même façon avec un porte-mine JAPD. Bref, je m’élançai dans cette première épreuve et je dois reconnaître que j’ai, malgré l’aspect débile profond de l’épreuve, eut des difficultés à savoir si un mot à résonance française que je ne connaissais pas existait ou non. Puis il y eu la deuxième épreuve, du même genre et la troisième, plus dure, où il fallait, avec le programme cinématographique d’un cinéma du coin, répondre à des questions simples de logiques. La quatrème et dernière question fonctionnait de la même manière sauf qu’elle portait sur un texte d’un jeune livreur de journaux à l’époque de la cohabitation franco-nazie. Il fallait répondre en cochant vrai ou faux, à des questions sur la fonction, l’identité des personnages, du cadre et réfléchir à tout ça avec logique, déduction et bon sens (bien sûr, il est question de savoir lire). Après cela on a attaqué par d’autres diapos présentant tel ou tel thème ou domaine entrant dans ces idées de citoyenneté, de danger etc, puis on a parlé un peu de la Défense, de la situation mondiale, du rôle de cette journée, de l’importance de la sensibilisation de la population, grâce à des nombreux reportages et diaporamas explicatifs et chiffrés, notamment par des sondages.
Après une nouvelle courte pause identique à la précédente, on a revu d’autres diapos. Enfin, vint midi où on les suivit à l’extérieur du bâtiment 24 pour rejoindre le mess des sous-officiers ou officiers, bref des militaires présent. Après une légère attente due à la progression d’une autre salle vers le self, j’agrippa un plateau, un verre et mes couverts avant de prendre une assiette (on n’avait pas le choix) de poisson panné en brochette garni de pommes de terre frites en cube. La suite : un yaourt nature et une pomme. Hum… Passons.
Le repas terminé, je pose mon plateau sur une étagère d’une sorte d’armoire à plateau puis je m’empresse de rejoindre les toilettes situées au rez-de-chaussée. Et là, le drame !
Un bouton de mon pantalon plonge dans la cuvette. Déjà que j’en avais perdu un, il ne m’en restait plus qu’un dernier. La ceinture s’avéra donc primordiale afin de ne pas avoir l’air c**.
Ensuite on rejoignit nos salles du bâtiment 24 et le professeur Jean-François Mattei, de la Croix-Rouge Française, nous reçut pour nous présenter les situations courantes, ou moins courantes, de situations dangereuses, d’alertes etc. Il nous parla des secours et premiers secours, de l’importance d’organisme tel que la Croix-Rouge, association loi 1901 et première association médicale. Après un long mais important reportage découpé en plusieurs sujets, on nous guida à l’étage supérieur où nous attendaient plusieurs tapis de sol et autant de mannequins en plastique. On nous divisa en plusieurs groupes, puis par groupe, on nous mis deux par deux sur un seul tapis. Mon groupe, d’environ dix à quinze jeunes était encadré d’une membre bénévole, comme tous, de la Croix-Rouge. Elle nous présenta diverses situations et les consignes à respecter puis invita un des deux membres d’un duo à figurer la victime allongée sur le sol. Ainsi, à tour de rôle, on a apprit à mettre sur le côté une personne inconsciente mais respirant, puis après à maintenir en vie une personne (mannequin) qui ne respirait plus : la série des 30 contractions au niveau du cœur et les deux vagues de bouche-à-bouche. Je ne détaillerai rien ici, puisque ceux qui l’ont déjà fait voient des quoi je parle et les autres auront tout le loisir de l’apprendre plus efficacement par les professionnels adaptés. Après avoir reçu nos fascicules d’instructions, informations et de réductions de tarifs pour le diplôme de secouriste officiel, on a rejoint nos bâtiments en nos salles desquelles on a assisté à de nouvelles vagues de reportages puis axés sur les filières, le niveau d’études et le rôle des différents organismes de la Défense tel que les armées, la Marine et la Gendarmerie pour ne citer qu’eux. Finalement, on a finit la journée sur le matériel constituant chaque organisation. J’apprit, par exemple, que le char militaire français Leclerc était le plus performant au monde, et plus précis que l’œil expert de l’homme, mais j’ai été déçu par le peu d’enthousiasme de l’adjudant chef de l’armée de Terre lorsqu’il évoquait les avions de l’armée de l’Air à savoir le Rafale et le Mirage, plus beau et performants avions au monde, créés par la meilleure équipe aéronautique : Dassault. Puis on a rempli un formulaire anonyme sur notre avis vis-à-vis de la journée que j’ai rempli en toute honnêteté : journée intéressante, reportages très satisfaisants, et surtout des encadrants très cool. Comiques, sérieux et très intéressants !
Après avoir récupéré mon certificat individuel de participation à la Journée d’Appel de Préparation à la Défense et mon Attestation d’Initiation aux Alertes et aux Premiers Secours, effectués lors de la JAPD, j’ai salué les différents officiers compétents que je ne reverrais probablement plus jamais puis j’ai rejoins un peu plus tard mon père dans sa voiture et suis repartis à Charantonnay, à trois quart d’heure de Lyon.
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