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 Koth

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Odi-Zan
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MessageSujet: Koth   Sam 24 Mar - 0:13



Odi-Zan a écrit:
Cette courte nouvelle raconte la fin d'un grand maître de l'Ordre Jedi lors de la bataille précurseur de la Guerre des Clones, sur Géonosis. C'est une fin alternative de Koth, puisque je n'accepte pas vraiment sa mort à ce moment-là, mais c'est peut-être pour admettre et pardonner l'inévitable que j'ai écris cette fan-fic...


Le néant. La Force ? La vie.
 Le sable assaillit le cuir d’une peau qui, un instant avant, n’aurait pas sentit le poids d’un Bantha. Quelques cristaux roux pénétrèrent les plaies béantes du corps étendu sur la plaine. Un corps inerte et terriblement meurtri. À première vue, il s’agissait d’un humanoïde. Oui, un corps d’homme. Pourtant, la présence aberrante de courtes cornes sur le crâne chauve démentait l’appartenance à la race humaine. Officiellement, peu de créatures aussi proches des humains, d'après leur morphologie, présentaient de pareils appendices épars. Or là, neuf était le nombre d’excroissances hérissées sur la tête du corps mortellement blessé. Il ne pouvait être qu’un Zabrak, ni plus ni moins. Une créature humanoïde aux facultés légendaires en terme de résistance physique et mentale. Malgré ça, le mâle semblait avoir rendu l’âme. Pour quelles raisons ? Surtout, qu’avait mené un pareil guerrier si loin de chez lui, au plus profond des mondes les plus éloignés de Noyau ?
Bien que calfeutré derrière une épaisse cape sombre, torréfiée par endroits, l’on pouvait encore observer ses innombrables tatouages faciaux. Pareilles à des rites religieux, ces inscriptions artistiques représentaient simplement l’aboutissement d’un cap dans la vie des jeunes Zabraks. Sur leur planète d’origine – Iridonia – ainsi que sur les autres colonies zabraks éparpillées dans la galaxie, il existait des cérémonies durant lesquelles les adolescents élaboraient les schémas complexes de leurs tatouages. Ils étaient aussi bien faciaux qu’entièrement corporels. Plus tard, avec les années et les innombrables confrontations auxquelles assistait l’humanoïde, il pouvait agrémenter à sa guise le dessin charnel qu’il porterait à vie. En l’occurrence, jusqu’à sa mort... Quel pouvait donc être le combat de cet être là, allongé sur le sol, et le sang au bord des lèvres ?

 Ardent, le soleil de Géonosis brûla l’épiderme du Zabrak, peu avant qu’un grondement régulier résonnât quelque part en son cortex cérébral. La douleur elle-même ne le ranima pas. Douleur ? Si par un quelconque miracle, il parvenait encore à concevoir une forme de souffrance, peut-être alors le mâle Zabrak était encore en vie. Il se risqua intuitivement à ouvrir les yeux ; des yeux noirs emplis d’introspection. La survie en dépendait. Mais la luminosité ambiante brûla la rétine de ces yeux restés trop longtemps dans l’obscurité des couloirs de la mort. Cette blessure intense raviva aussitôt les cinq sens de la créature, qui referma les paupières. Dès lors, lui revint une part de lucidité et elle se remit à penser. Le cerveau étant de nouveau irradié de sang, malgré les pertes considérables, le Zabrak tenta d’analyser sa situation. Qui était-il ? Que fichait-il ici, sur cette dune ?
S’il parvenait à répondre à ces questions, peut-être serait-il en mesure d’agir.
Sans commandement, guidée par un instinct aussi indélébile que ses propres tatouages, la main du Zabrak se porta à sa ceinture et, tâtonnant dans l’espace alentour, se referma sur un objet cylindrique allongé. Au moment où sa main empoigna le tube métallique, les souvenirs affluèrent enfin. Tout d’abord, un premier mot lui parvint aisément : Jedi. Et sans plus tarder, le second fit surface à son tour : Crucitorn.

 Jedi, Crucitorn ? À quoi cela pouvait-il bien correspondre ? Le Zabrak se pencha sur le côté, ce qui lui demanda un effort conséquent, afin de prendre conscience de son existence matérielle, dos à la lumière. Privé ainsi des rayons directs du soleil aride, son visage pu bénéficier d’une zone d’ombre qu’il mit à disposition du regard. De nouveau, il ouvrit les yeux, et sans rechercher quoi que ce soit de particulier, tomba sur une vision inquiétante. Devant ses yeux sensibles se trouvait, fichée dans la dune, l’épave d’un véhicule de moyenne envergure aux flammes si abondantes, et si menaçantes. Cela devait être, sans conteste, la source du bourdonnement plat dont il était question quelques instants plus tôt. Poussé par un nouvel instinct de survie, récemment réhabilité en son âme, le Zabrak s’extirpa de sa position. Puisant dans ses réserves persistantes, il tira sur ses cuisses rougies de brûlures et de douleurs étouffées. Il se cogna contre un corps, un corps de Jedi. Un Klatoonien aux premiers abords. Un collègue. Un coreligionnaire, à dire vrai. Un garant de la paix et de la justice partout dans la galaxie ; tel était son rôle et celui du Zabrak. Oui, voilà à quoi correspondait son souvenir, ce terme si profond, si universel. Jedi.
Il le savait maintenant, s’en souvenait ; il était l’un d’eux : un Jedi, et pas un des moindres ! Mais celui qui était sur le sol rouge semblait très mal en point, voire décédé. Et celui-là ne disposait pas du Crucitorn du Zabrak pour compter survivre. Le Crucitorn ? Bien sûr ! Cette faculté ancestrale était inculquée aux seuls êtres capables, par nature, de résister aux souffrances et maltraitances physiques intenses, comme morales. Le Crucitorn était une branche de l’entraînement Jedi visant à faire abstraction de cette douleur et la transformer en une nouvelle énergie, en endurance. Sur Iridonia, le monde d’origine des Zabraks, la vie rude que menaient ses habitants leur forgea rapidement une volonté de fer ; une volonté unique leur permettant d’accomplir des prouesses. Toutefois, le Jedi zabrak n’était jamais resté sur ses acquits et mit à profit ses aptitudes à son enseignement pour évoluer sur le chemin de la Force. Ainsi, il pu survivre malgré cette terrible explosion qui détruisit le transport qu’il avait emprunté, lorsqu’ils décollaient de l’arène des exécutions. En effet, il faisait partie d’un contingent de deux cent Jedi, mobilisés pour sauver deux des leurs et contrer une menace extérieure, soulevée par les Séparatistes.

 Le Zabrak se releva, apporta son sabrolaser devant son visage et activa le déploiement d’une lame énergétique aux reflets verts. Verts comme son bracelet de synthécuir iridonien. Un bracelet qu’il avait depuis sa plus tendre enfance – souvent difficile – ayant débutée au plus profond des bas-fonds de Nar-Shaddaa, la lune des contrebandiers du système Hutt. Grâce au nom inscrit sur son bracelet de synthécuir, un maître Jedi répondant au nom de Zonna Massty pu apprendre son identité et le sortir de ces bas mondes obscurs. Il conduisit le petit orphelin au Temple Jedi, sur Coruscant, et le présenta au Conseil des Jedi sous son nom. Un nom fournit par le bracelet en cuir vert : Eeth Koth.
S’il fut tout d’abord jugé beaucoup trop âgé pour ses quatre ans, le jeune Koth prouva que, grâce à ses étonnantes capacités mentales, sa participation à l’Ordre n’était pas vaine, bien au contraire. Ainsi, l’approbation du Conseil fit naître l’un des plus grands maîtres Jedi de toute l’histoire de l’Ordre. Effectivement, respecté par ses pairs, connu par la plupart des Jedi, Eeth Koth fut rapidement promu au plus haut grade de son organisation, devenant membre de l’honorable Conseil Jedi, à son tour. Devenu talentueux, Koth forma bientôt un apprenti qui devint un grand héros et l’un des plus connu d’entre les padawans. Une icône en formant une autre, Koth entra dans les annales comme l’un des plus grands, aux côtés de son meilleur ami Mace Windu ; dont l’amitié réciproque, sans précédant, régissait de la Concordance de Féauté, un pacte absolu d’amitié inaltérable. Mais pour l’heure, ce même héros peinait jusqu’à se mettre debout. Un geste si simple, si élémentaire. Seul un homme aux portes de l’unification avec la Force ne pouvait plus l’effectuer. Pourtant, Koth devait vivre ! Il était l’un des douze piliers de son Ordre, une pierre nécessaire du fragile édifice de la régie des Jedi. Toutefois, et Koth le savait bien désormais, il y avait maint valeureux gardiens qui méritaient aussi leur place au sein du Conseil ; tout particulièrement son ami Agen Kolar, Zabrak également, qu’Eeth Koth initia au Crucitorn et aux autres techniques propres à leur race.

 Sa mémoire revenue, Koth désactiva la lame verdoyante. Derrière lui, le Klatoonien Tarados Gon ne respirait plus et quelques soldats humains en armure blanche gisaient sur la dune dorée. Des clones, des soldats républicains créés pour sauver la Démocratie de la menace du Comte Dooku, un Jedi déchu. Leur intervention troubla le destin et beaucoup de Jedi survécurent certainement grâce à eux, mais si la Force décida que Koth, en particulier, allait mourir alors Eeth Koth ne pouvait s’y abstenir. D’autant que son parcours resterait mémorable et respecté par les siens. Il regretterait seulement de ne pas les assister dans la période de crise qui allait, à coup sûr, suivre cette folle bataille.
C’est alors qu’un vaisseau aux courbes typiquement géonosiennes survola la zone du crash pour progresser vers le cœur des affrontements majeurs entre les troupes républicaines et séparatistes. Percevant l’aura maléfique de l’appareil, l’illustre Eeth Koth se laissa envahir par la puissance immatérielle de la Force, puisant dans des forces qui, malgré la gravité de l’explosion, de l’impact et ses blessures mortelles pour chacune, persistaient encore. Utilisant tout son savoir, exploitant sa maîtrise perfectionniste, le maître Jedi s’imbiba une dernière fois du courant d’énergie intemporelle et projeta une vague de Force vers le véhicule géonosien, qui volait vers les troupes de la République.

 Depuis un avant-poste républicain, l’éminent Maître Windu attira son regard vers un flanc vulnérable. L’avancée d’un bataillon entier n’était pas couverte par un détachement aérien, exposant les soldats et leurs généraux Jedi à une menace ennemie venue du ciel.
 — Commandant, envoyez sur le champ une escadrille de canonniers couvrir la progression du flanc extrême ouest.
L’officier hocha la tête, quand il désigna de l’index un point géographique situé derrière Windu. Ce dernier se retourna pour observer, incrédule, un chasseur ennemi voler au-dessus des troupes en danger.
« Trop tard », pensa Mace Windu.
Mais, par un étrange hasard, le pilote du vaisseau géonosien sembla perdre le contrôle de l’appareil ; et sans aucune intervention de la DCA républicaine, s’écrasa contre une des colonnes minérales qui parsemaient les étendues désertiques.
Après un bref moment d’incertitude, Windu attarda son attention dans une direction particulière, invisible pour un œil ordinaire.
Il savait, le sentait. Et la tristesse sembla l’envahir dans l’ombre d’un instant.
 — Vas, mon ami. Rejoins la Force sereinement. J’ai été honoré de ta compagnie, prononça t-il dans expiration lourde d’amertume, et ne t’oublierai pas.
 — Général Windu ?
L’illustre Maître Jedi qui, dans un moment de faiblesse s’était permis de penser, se pencha vers le commandant clone quelques instants seulement avant de partir au devant des confrontations.

 Plus loin, le corps épuisé du Zabrak percuta lourdement le sol rougeoyant. Le sabre laser glissa de ses mains et dévala la dune de sable géonosien quand, instantanément, la vie quitta sa sombre silhouette étendue parmi d’inconnus soldats blancs.
 — Je te rejoins alors, Sharad Hett. Et tous les autres...

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