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 la malédiction de Carmolia

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sha're

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Nombre de messages : 28
Date d'inscription : 19/12/2005

MessageSujet: la malédiction de Carmolia   Jeu 22 Déc - 13:46

Le départ


Mélodie se rendit, comme chaque matin, à la boulangerie du village.
_ Bonjour Mlle James, comme d’habitude ?
_ Oui madame.
_ Voici, alors cela vous fera 3 sous 50 s’il vous plait.
_ Voilà madame.
_ Merci bien, passez une bonne journée.
_ Vous de même. Au revoir.

Mélodie passait la plupart de son temps, à se balader à travers la campagne, sur son vélo. Elle était très mignonne, et beaucoup de garçons avoisinants son âge, espéraient lui plaire et attirer ses faveurs, cependant, elle ne leur prêtait nullement attention.
La jeune fille s’ennuyait terriblement par ici, elle rêvait d’aventures et de voyages, tout autour du monde. Elle connaissait tous les chemins, qui entouraient le petit village de St Igismond, elle aurait pu être un parfait guide, si seulement la région était touristique, mais il n’en était rien. Mélodie vivait loin, de toute grande ville.
Souvent, elle laissait son imagination l’emporter, dans un monde vaste et vivant, où elle s’émerveillait devant chaque découverte. Orpheline depuis toujours, elle espérait qu’un jour, un bel aventurier, passant par là, lui demanderait de la suivre, laissant derrière elle, ses habitudes, et sa petite maison de campagne.

Toute petite, elle avait trouvé à la bibliothèque, un livre relatant l’histoire d’une magicienne si belle, que les hommes en tombaient tous sous le charme. Celle-ci fut emprisonnée par une reine jalouse, depuis lors, pour l’admirer, les chevaliers les plus agiles et forts, bravaient un chemin parsemé de piège et de monstre. L’histoire dit, qu’un jour, un prince au cœur d’or, réussi à atteindre la magicienne et l’épousa. La reine mourut alors de tristesse, ce beau prince étant, son propre fils.
C’est depuis qu’elle lu cette légende, que Mélodie, fut prise par la passion, d’explorer tous les recoin du monde, celui-ci ne s’étendant qu’à une très faible surface, pour le moment.
Certains villageois, pensaient qu’elle n’était bonne à rien, elle rêvait trop d’après eux et était bien trop solitaire, elle en effrayait même d’autres.

Ce matin là, Mélodie ne se doutait pas que sa vie allait enfin changer, devenir passionnante et pleine à souhait de découvertes sur le monde, à en pâlir. Alors qu’elle étendait son linge, pendant que sa marmite chauffait, un pigeon vint se poser sur son fil d’étendage, adorant les animaux, elle ne put s’empêcher de vérifier que l’animal était en bonne santé, il avait l’air si épuisé. Elle le pris dans un drap, et l’amena à l’intérieur. Elle disposa à son attention sur la table, une coupelle d’eau et des miettes de pain.
Alors qu’elle l’observait reprendre des forces, elle vit accroché à sa patte, un petit lien de cuir marron. Elle le détacha, se demandant qui pouvait faire une chose pareille. En le dénouant, elle aperçut à l’intérieur, un petit morceau de papier, soigneusement plié.
Eprise d’une curiosité certaine, elle ne put se retenir de l’examiner.

Aidez moi SVP
Retenu prisonnier Carmolia
Chez Mr Lilior

Mélodie resta perplexe, était ce une farce ? Où est-ce que quelqu’un avait réellement besoin d’aide ? Même si elle désirait aider cette personne, elle ignorait où pouvait se trouver Carmolia, se nom ne lui disait vraiment rien.
Désireuse d’en apprendre plus, Mélodie alla se renseigner à la bibliothèque.
Une fois sur place, elle découvrit dans la petite encyclopédie, que Carmolia était une petite ville à environ une trentaine de kilomètres de là. Elle demanda gentiment au bibliothécaire, si il pouvait lui procurer une carte de la région, pour se rendre là bas, lui faisant les yeux doux pour mettre toutes les chances de son côté. Le jeune homme, ne résistant pas à ses grands yeux charmeurs, lui donna sans hésiter, après quelques minutes de recherche. Mélodie le remercia en lui donnant un baiser sur la joue, le jeune homme rougit alors en quelques secondes, et sentait ses jambes trembler sous son poids, croyant qu’il allait s’évanouir de joie.

Mélodie retourna dans sa maison, avec l’intention, que sa petite vie sans intérêt, prenait fin aujourd’hui. Elle libéra le pigeon après un repas bien mérité, remplit sa petite valise bleue avec sa maigre garde robe, et sortit d’un pas décidé.
La voyant sur son vélo, les gens lui faisaient leur habituel signe de la main, seulement certains furent choquer de voir à l’arrière de sa bicyclette, sa valise qui semblait bien pleine. Cependant, sans se poser d’avantage de questions, ils retournaient à leurs occupations.

Mélodie respirait l’air frais avec plaisir. Pendant l’espace d’un court instant, elle se demanda si elle ne regretterait pas ce qu’elle faisait, sur un coup de tête qui s’avèrerait peut être complètement fou et idiot. Mais elle s’en fichait, avec sa carte dans la poche de sa veste, elle pédala de plus belle, le cœur léger. Une ombre survolait la sienne, elle fut étonnée de voir le pigeon, la suivant à travers le paysage, comme elle s’y attendait, il ne mit pas longtemps à écarter sa route de la sienne.
Mélodie, se laissa guidé par le chemin le plus large, censé la mené à sa destination prévue, espérant arriver sur place rapidement.

Mélodie s’arrêta à l’heure du déjeuner, pour manger et ainsi, reprendre des forces. Elle avait l’habitude de pédaler, mais en général, elle s’en tenait à de plus petites distances. Elle chercha alors un endroit apaisant où se reposer, et trouva un petit ruisseau qu’elle connaissait bien, passant non loin de chez elle. Quelque part, elle était rassurée de connaître ne serait ce qu’un petit détail du paysage, même si en temps habituels, elle ne s’aventurait pas dans cette direction, se cantonnant aux lieux proches des fermes, avoisinant le village.
Elle déplia sur le sol, une petite couverture, pour s’assoire confortablement. Une fois son repas achevé, elle s’accorda quelques minutes et s’allongea, se laissant envahir par le chant de la nature. Tout était si calme, les oiseaux chantaient sans cesse, le bruit de l’eau était très agréable.
Se laissant aller, Mélodie finit, sans le vouloir, par se faire emporter par un sommeil profond. Elle rêva alors de la ville où elle devait se rendre, tout était éclairer de milles lumières, les gens parcouraient les rues, tout en prenant soin d’examiner les vitrines des boutiques diverses. Mélodie s’imagina alors, tenant son panier à commissions dans les mains, déambulante dans cette merveilleuse petite citée.
Elle adresserait des bonjours à de nombreuses personnes et en recevrait autant en retour. Des enfants joueraient dans une aire de jeux, criant et riant de toutes leurs forces.
Des amoureux, se baladeraient, main dans la main, dans le parc fleurissant, sur des bancs, des artistes pendraient les portraits des passants, pour gagner de quoi manger.

En dormant, Mélodie bougea beaucoup, et se réveilla alors qu’elle tombait dans le ruisseau. Elle était trempée. Elle pris alors de quoi se changer dans sa valise, vérifia que personne n’approchait, puis se dévêtue derrière un petit bosquet de buissons.
En sortant, elle eut peur de tomber sur un marchand ou un fermier des environs, mais toujours personne, elle se sentait soudain comme perdue.
N’aimant pas ce sentiment qui l’emplit, elle décida de poursuivre sa route et de ne plus perdre la moindre seconde, en se laissant aller de la sorte.

Un peu plus loin, le chemin s’élargissait, ceci la motiva à accélérer le rythme. Elle croisa un petit cirque de nomade qui devait certainement se rendre à St Igismond pour une représentation, puis continuer leur traversée des villes et villages.
Elle aurait aimé faire partie d’un cirque. Plus jeune, elle était passionnée par les numéros de trapézistes. On aurait vraiment dit qu’ils pouvaient voler comme des oiseaux, en prenant un peu d’élan avant de se jeter dans les airs.

Alors que Mélodie commençait à perdre espoir de rencontrer à nouveau, une quelconque trace de civilisation, elle vit au loin, la ville de Carmolia se dessiner. Ce paysage, lui donna du tonus, ainsi elle poursuivit sa route, durant une bonne heure.
Après tous ces kilomètres, elle arrivait enfin. Mais la ville se révélait être bien loin de ce qu’elle s’était imaginant en dormant plus tôt dans la journée.

Carmolia


La ville, donnait la chair de poule. Tout était gris et sinistre, on aurait pu croire arriver dans une ville fantôme, comme dans les vieux contes. Mélodie n’était pas vraiment à l’aise, elle voulait faire au plus vite et même s’il le fallait, laisser cet inconnu seul et faire demi tour vers son ennuyeux, mais accueillant, petit village de St Igismond.
Elle chercha une auberge où passer la nuit.
_ Bonjour mademoiselle, vous désirez une chambre ?
_ Oui, s’il vous plait.
_ Vous comptez rester combien de temps ?
_ Je n’en ai pas la moindre idée.
_ Très bien, suivez moi, je vais vous donner la chambre numéro 16.

Mélodie suivit la jeune femme, observant les lieux sans relâche. La jeune femme ouvra la porte de sa chambre, et entra. Elle ferma la petite fenêtre, ainsi que les rideaux.
_ Voilà, cela vous convient il ?
_ Oh Oui, ce sera parfait.
_ Pardonner nous, nous avons quelques problèmes d’électricité, si la lampe s’éteint, attendez un peu, elle se rallumera d’elle-même.
_ Ah.
_ Je sais, c’est étrange, mais il semble que le réseau approvisionnant le village ai quelque problème technique ces temps ci. Bon, et bien je vous laisse, passez un agréable séjour dans notre auberge mademoiselle.
_ Merci.

La jeune femme pris congé, laissant Mélodie seule, dans cette chambre glaciale. Mélodie frissonnait, mais surtout de peur. L’endroit n’était absolument pas accueillant. Elle aurait pensé que dans une ville comme celle là, très fréquentée, les chambres des auberges seraient plus chaleureuses.
Elle fit le tour de la pièce, la salle de bain était à peu près propre, mais l’éclairage y était très spécial et lui donnait des frissons dans le dos, sûrement à cause de sa couleur rouge sang.
_ Mais pourquoi suis-je venue ici ?
Mélodie resta un moment assise sur son lit, la tête dans ses mains, à se poser toutes sortes de questions.
Elle ressortit le petit bout de papier qui l’avait conduite jusque là.


Aidez moi SVP
Retenu prisonnier Carmolia
Chez Mr Lilior

Dès demain matin, elle se mettra à la recherche de ce certain Mr Lilior. Elle avait décidé de parcourir le monde et cette épreuve n’était que la première, de son long périple. Epuisée par cette journée pleine de surprise, Mélodie s’allongea sur son lit, ferma les yeux, et s’endormit en une fraction de seconde.

Les rayons de soleil transperçant les rideaux de sa chambre, réchauffaient la pièce doucement, Mélodie se réveilla. En ouvrant les yeux, elle se demanda soudain, où pouvait elle bien être. Puis elle compris, c’était la première fois qu’elle ne dormait pas dans sa petite maison de campagne.
En regardant autour d’elle, elle se demanda si finalement elle était bien dans cette petite auberge dont elle se souvenait. La chambre paraissait agréablement paisible et belle. Tout ce qui lui avait donné la chair de poule la veille, avait disparut. Le lit ressemblait à ceux des contes de fée, avec un couvre lit doré très soyeux, il brillait à la lumière du soleil.

On frappa à la porte.
_ Le petit déjeuner est prêt mademoiselle, vous pouvez descendre dès que vous le souhaitez.
_ Merci.
La jeune femme, qui lui parla à travers la porte, avait l’air, bien plus accueillante, que celle l’ayant guidée jusqu’à sa chambre la veille.
Mélodie, coiffa ses cheveux avec soin, puis se poudra légèrement le visage, elle ne voulait pas non plus attirer l’attention, même si elle se doit d’avoir l’air un minimum distinguée dans une ville telle que celle-ci.
La salle de bain se montrait, tout comme la chambre, sous un nouveau jour, le carrelage blanc cassé, était en parfait état, les robinets brillaient de propreté, mais surtout, l’éclairage était bleu. Mélodie se demanda tout de même si la fatigue et la peur ne lui avait pas donné des hallucinations le soir précédent.

Elle enfila sa plus belle robe, ainsi qu’une paire de talons hauts, ce qui n’était pas courant pour elle. Elle sortit de sa chambre, légère et heureuse, heureuse d’avoir changer son quotidien assommant, contre cette nouvelle vie.
En arrivant dans la salle à manger, elle fut émerveillée par le buffet qui se tenait sur la table : croissants, pains aux chocolats, pains aux raisins, chocolat chaud, thé, café, jus de fruit, gâteaux secs, et bien d’autre choses encore. Elle pris une assiette sans hésité, puis se servit à volonté de ce qu’elle préférait.
_ Bonjour mademoiselle, vous avez passé une agréable nuit ?
_ Absolument madame. La chambre est parfaite.
_ Vous m’en voyez ravie. Venez prendre place à cette table, je vous en prie.
Mélodie s’installa à la table indiquée par la jeune femme. Elle dégusta au maximum ce petit déjeuner copieux.

Mélodie se rendit plus tard, à l’accueil, régler sa première nuit à Carmolia.
_ Je souhaiterais régler ma nuit s’il vous plait.
_ Oh mais bien entendu. Vous resterez d’avantage dans notre auberge ?
_ Je pense que oui.
_ Très bien. Alors cela vous fera 22 sous s’il vous plait.
_ Voilà madame. Dit Mélodie en donnant la somme convenue à la jeune femme. Puis je vous poser une question ?
_ Oui, bien sur.
_ Connaissez vous un certain Mr Lilior ?
A ces mots, la jeune femme resta de glace, son regard trahissait une peur immense.
_ Mademoiselle, je vous en pris, ne prononcez plus jamais ce nom dans cette ville.
_ Pourquoi donc ?
_ Lilior est le nom d’une ancienne sorcière qui habitait sur les hauteurs de la ville, elle fut brûlé au village, mais depuis, des malédictions se sont abattues sur certaines familles, dont la mienne.
_ Des malédictions ?
_ Oui, il y a eu de nombreuses morts inexpliquées encore à ce jour, et certains ont même perdu la raison en entendant le nom de cette sorcière.
_ Mais aucun Monsieur ne porte son nom ?
_ Bien sur que non, elle n’a eu aucune descendance, par chance.
_ Pourtant, regardez ce que j’ai trouvé !
Mélodie lui tendit le petit bout de papier, apporté par le pigeon.
_ Celui qui a écrit ces mots c’est forcément trompé, je vous l’assure, c’est impossible.
_ Très bien. Merci tout de même.
_ N’oubliez pas ! Ne prononcez plus jamais ce nom…

Mélodie trouvait toute cette histoire bien étrange, curieuse d’en savoir plus, elle décida de s’aventurer sur les hauteurs de la ville, afin de chercher une vieille propriété, susceptible d’avoir logée la sorcière.
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sha're

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MessageSujet: Re: la malédiction de Carmolia   Jeu 22 Déc - 14:05

La colline de Valior


Mélodie confia sa bicyclette à la responsable de l’auberge, se disant, qu’une balade lui ferait le plus grand bien. Elle trouva un chemin à la sortie de la ville, qu’elle suivit sans attendre. Il s’avéra très vite, encombré d’arbres déracinés et s’effaçait par endroit, étant peu fréquenté.
Le vent frais, la fit frissonner par moment, elle regretta de s’être habillé de la sorte, les talons n’étaient pas très pratiques pour marcher dans de tels endroits, de plus, ses pieds la faisaient souffrir. Mélodie continua alors son exploration : pied nu.

Alors qu’elle s’étai assise sur un rocher, pour se reposer, Mélodie n’en croyait pas ses yeux. A quelques mètres d’elle, se dressait un vieux portail en fer forgé, noir. Elle avait trouvé la propriété qu’elle cherchait. A travers le portail, elle ne vit pas grand-chose mis à part une végétation vaste et un petit cabanon tombant en ruine, sûrement une vieille cabane à outil pour le jardin.
Mélodie ne savait pas trop si elle devait s’aventurer plus loin, cet endroit lui donnait quand même quelques frissons d’angoisse. Mais sa curiosité pris bientôt le dessus, et celle-ci se retrouva à pousser un des battant du portail, aussi fort que ses petits bras le lui permettaient.
Pour réussir à l’ouvrir suffisamment, afin de se frayer un passage, Mélodie dû s’appuyer sur ses jambes au maximum. Après un tel effort, elle était épuisée, ses jambes ne voulaient plus rien savoir, mais celle-ci comptait bien en voir plus.
Difficile de trouver son chemin dans une telle flore, mais après quelques mètres, Mélodie aperçut son but : un magnifique manoir. Sans hésitation, elle se dirigea le plus vite possible vers celui-ci.
Une fois devant cette immense bâtisse, son cœur battait à cent à l’heure, Mélodie sentait son sang se glacer. Des gargouilles effrayantes, se trouvaient de part et d’autre de l’entrée principale et sur les bords des balcons. Mélodie commença à se demander si cette histoire de sorcière n’était pas réelle, et si ce Mr Lilior était sa descendance, elle ne pourrait rien face à lui et ses pouvoirs.
Mais tant pis, Mélodie voulait à tout prix en savoir plus et aider cet inconnu au possible. Elle frappa tout d’abord à la porte, ne voulant pas faire mauvaise impression, si il y avait quelqu’un, qui habitait encore ces lieux. Mais pas un bruit, personne ne vint, elle baissa alors la poignée, puis entrouvrit la porte.

A l’intérieur, les toiles d’araignées envahissaient tout, les meubles, étaient recouverts de draps. Il semblerait que cette demeure soit depuis bien longtemps inhabitée. Mélodie entra d’un pas peu assuré dans l’entrée, laissant derrière elle, la porte entrouverte.
Alors qu’elle parcourait la pièce, apparemment autrefois un salon, la porte se referma brutalement, dans un vacarme qui la fit sursauter.
Elle se retourna, personne, elle fut soulager, sûrement un courant d’air. Elle espérait tout de même que la maison soit vide, dans le cas contraire, elle venait de signaler sa présence.

Mélodie continua d’inspecter les lieux, sous les draps blancs, de vieux meubles en parfait état, ayant fait l’objet d’un travail minutieux, attendaient de servir. Une cheminée imposante prenait une bonne partie du mur gauche de la pièce, de nombreux tableaux, non protégés, présentaient des personnes de la même lignée : les Lilior. Cette nouvelle, ne rassura point Mélodie, elle se trouvait belle et bien dans la demeure des Lilior.
Elle se demandait qui avait bien pu envoyer ce message, et où pouvait il se trouver, la maison est si vaste et pleine de recoins et pièces. Elle commença par chercher l’existence d’un sous sol, ou d’une pièce secrète.
Un escalier sombre, se dressa devant elle, au bout d’un couloir, donnant dans la cuisine. Mélodie hésitait à s’y aventurer, une odeur nauséabonde s’en dégageait. Mais après tout, maintenant qu’elle se trouvait là, elle ne pouvait plus se permettre de faire demi tour.
En bas de l’escalier, Mélodie se retrouva enveloppée par une fumée légèrement bleue, ne voyant plus rien de ce qui l’entourait. Lorsqu’elle entendit une voix, elle cessa de bouger sans attendre.

_ Non, non, non et non. Ce n’est pas vrai. Pesta un homme.
_ Vous aller finir par la trouver cette formule ?
_ Taisez vous ! Si seulement vous arriveriez à traduire ce parchemin, j’aurais fini la préparation du filtre depuis bien longtemps.
_ Désolé, mais je n’ai jamais vu cette écriture au préalable, je ne suis qu’un linguiste, je ne peux pas aller plus vite, vous pourriez faire appel à plusieurs de mes collègues, ça m’aiderait beaucoup.
_ Non, il est dit que seul vous réussirez à la déchiffrer.
_ Mais où avez-vous été pêcher ça ?
_ Ma mère me l’a annoncé avant de jeter ce sort de malheur.
_ Elle a du se tromper, je …
_ Chut, il y a quelqu’un.
_ Vous croyez vraiment que quelqu’un serait assez stupide pour s’aventurer ici ?
_ Taisez vous, s’il vous plait, je sens une présence. Montrez vous qui que vous soyez, ça ne sert à rien de se cacher.
_ Qui me dit que vous ne me ferez pas de mal ? répondit une voix féminine étouffée.
_ Vous pouvez venir, je vous l’assure, au début il m’a contraint à rester ici, mais il n’est pas méchant.

Mélodie, hésitait à se montrer, de plus la fumée ne se dissipait pas, elle ne savait pas ce qui pouvait bien se trouver devant elle.
Puis, un bruit raisonna. Mélodie sentit ses cheveux poussés e arrière, par un vent plutôt violent.
_ Bonjour mademoiselle, cela vous arrive souvent de pénétrer chez les gens sans autorisations ? Lui adressa sèchement, un vieil homme grisonnant.
_ Pardonnez moi, mais un pigeon m’a amené ceci.
Mélodie tendit le bout de papier au vieil homme.
_ Ah, je comprends, Irian, vous avez vraiment tout tenté pour que l’on vienne vous trouver.
_ Oui, j’avais de quoi avoir peur Mr Lilior, vous n’êtes pas vraiment des plus chaleureux. Mademoiselle, bienvenue dans l’ancienne demeure d’une sorcière redoutée. Quel est votre prénom ?
_ Mélodie. Je vous ai entendu parler de parchemin et de filtre ?
_ Oui, nous essayons de traduire la recette du filtre qui permettra de lever la malédiction de Carmolia. Ma mère n’était pas une sorcière néfaste, mais les habitants l’avaient énormément irrités avec leurs menaces répétitives. Seulement, après des dizaines d’années, je n’arrive toujours pas à comprendre ce langage et il semblerait que Irian non plus.
_ Vous voulez vous joindre à nous mélodie, plus on sera plus on aura de chance d’y parvenir.
_ Avec plaisir.

Mélodie et Irian cherchaient à décrypter ce texte, pendant que Mr Lilior, tentait différents mélanges possibles, afin de contrer ce sort. Mélodie ne s’attendait pas à une telle rencontre, elle pensait la situation bien plus dangereuse, et ressentait un soulagement très agréable.

Amitiés naissantes


Après des heures de durs labeurs, les trois compagnons, s’offrirent un repas bien mérité dans le laboratoire souterrain. A cette occasion, Mr Lilior, expliqua à la jeune femme, en quoi consistait la malédiction.
_ Vous n’avez pas trouvez les habitants et la ville étranges les soirs ?
_ Oh, oui. Très froids et effrayants.
_ C’est normal, cette malédiction, fait ressortir, une fois la nuit tombée, ce que les villageois ont montrés d’eux à ma mère : la colère, la peur et bien d’autres mauvais points. Mais ce n’est pas tout, malheureusement, car ceci n’est rien, les habitants ne s’en rendant pas compte. Ma mère a jeté un sort à certaines familles avant de brûler sur le bûcher. Celle-ci est bien plus noire, les hommes de la familles étant tous stériles, leur nom commence à disparaître des environs, et les pauvres, ont bien du mal à trouver une compagne, les habitants connaissant la malédiction, ne laissent pas leur filles s’en approcher.

Mr Lilior, décrivit à Mélodie, toutes ses tentatives pour réaliser se filtre magique, qui libèrerait les habitants, et pourquoi il était aller chercher Irian. Mais jusqu’à maintenant, à part faire exploser ses marmites et beaucoup d’autres dégâts, il n’arrivait à rien.

Par la suite, Mélodie répondit aux questions des deux hommes, curieux, d'en savoir un peu plus sur elle. Mélodie leur expliqua comment son envie d'aventure et de voyage pris le dessus lorsqu'elle lut le message d'Irian. Elle avoua avoir manqué de courage par moment, mais elle était motivée, et jusqu'à maintenant, ne regrettait en rien d'avoir quitté sa petite vie bien tranquille, mais surtout : ennuyeuse.

Irian parla un bon moment des recherches qu'il a effectuées avant de rencontrer Mr Lilior, il était vraiment passionné par l'histoire et par dessus tout, par la magie des symboles et des lettres. Pour lui une simple tablette, quelque peu ancienne, représentait un don du ciel, et avait une valeur inestimable. Il leur parla alors de sa dernière recherche, malheureusement peu avancée, sur la localisation d'une relique disparut : la relique de farmoye. Ce serait un sceptre noir très puissant, mit en sécurité dans un lieu inconnu par les moines de Farmoye, cependant, le village ayant disparut, Irian n'avait pas la moindre idée sur le lieu où commencer les fouilles.

Ce fut ensuite au tour de Mr Lilior, d'en dévoiler un peu plus sur lui même. Les deux jeunes gens furent très surpris d'apprendre que le sorcier, comptabilisait 322 ans à son actif. En réalité, il avait l'apparence d'un homme d'une quarantaine d'année. Il leur expliqua, les avantages à être sorcier, mais également les inconvénients et les dangers encourut en pratiquant la magie.
Voyant que Mélodie dévorait ses mots, il lui conta quelques anedoctes rigolotte de son enfance et de son apprentissage de ses pouvoirs, par sa mère.

Plus la soirée avançait, plus les deux jeunes gens semblèrent s'apprécier. Mr Lilior, s'imaginait déjà mélodie et Irian, habitant ensemble. Il ne put s'empecher de sourire à cette idée.
Les deux jeunes gens lui rappelèrent sa jeunesse et son premier amour, mort depuis fort longtemps.

La nuit arrivée, Mr Lilior installa confortablement Mélodie dans l’une des nombreuses chambres du manoir.
Mélodie ne pus s’endormir de suite, elle repensa à toute cette histoire, et à la façon dont s’étaient montrés les habitants face à cette famille, elle espérait, qu’à eux trois, la solution leur serait proche.
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sha're

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MessageSujet: Re: la malédiction de Carmolia   Jeu 22 Déc - 14:06

Le sortilège enfin rompu



Mélodie ne put s’empêcher de se lever dans la nuit, ne réussissant pas à s’endormir. Elle observa le parchemin sous toutes ses coutures, mais rien à faire, elle ne comprenait rien à ces signes. Les couleurs choisies pour l’écriture du parchemin l’intriguaient, pourquoi avoir pris soin d’utiliser autant de couleur alors qu’une seule aurait fait gagner bien du temps.
Mélodie laissa le parchemin de coté, le temps de satisfaire sa curiosité, examinant chaque bocal et fiole de la pièce. Elle trouva, coincée dans la couverture d’un vieux grimoire, une formule. Celle-ci était très compréhensible et une note avait été placée en bas de celle-ci :

PS : mon cher enfant, il faudra que tu lise l’incantation à haute voix avec celle que je t’enverrai en temps voulut, pour que le sortilège soit levé.

Cette phrase intrigua beaucoup Mélodie, elle retourna au près du parchemin. Elle se rendit alors compte, que les couleurs dessinaient quelque chose, ce qu’elle vit, la chamboula. Elle posa ses mains sur le parchemin et lu les quelques bribes de phrases que les couleurs laissaient apparaître.
_ Enumem gracia de turi.
Mélodie n’était pas sûre de la prononciation, mais ne tarda pas à se rendre compte qu’elle s’en était très bien sortie. Mélodie fut projetée dans une bulle, alors qu’elle se relevait, essayant de comprendre ce qui venait de se passer, une magnifique femme, ayant l’allure d’une princesse, lui tendait la main.
_ Bienvenue Mélodie, je t’attendais, j’étais persuadée que tu réussirais.
_ Mais qui êtes vous ? La questionna Mélodie avec ses gros yeux ronds, pleins de surprise.
_ Je suis madame Lilior, je t’ai fais venir ici car tu as un don exceptionnel en toi, tiens.
Madame Lilior lui tendit une baguette magique.
_ Merci, mais vous êtes certaine que…
_ Tu verras, au début tu en auras besoin pour te servir de la magie et invoquer diverses choses, mais ensuite, la magie enfin réveillée en toi, agira par elle-même.
Ne tarde pas, va tirer mon fils de son lit, vous devez récitez la formule ensemble avant l’aube, dans le cas contraire, il faudra attendre l’année suivante pour libérer les villageois. Il me semble que cette malédiction que j’ai lancé sous le coup de la colère à bien assez durée.
_ Très bien madame, et merci encore.

Mélodie, une fois de nouveau dans le laboratoire, courut aussi vite que possible chercher Mr Lilior.
Elle frappa sans interruption à la porte de sa chambre, l’appelant sans relâche, finissant même par crier son nom.
_ Oui, oui j’arrive !
Mr Lilior ouvrit la porte, les yeux à moitié fermés.
_ C’est vous Mélodie, que souhaitez vous ?
_ Venez vite, j’ai trouvé comment lever la malédiction, grâce à votre défunte mère.
_ Vous en êtes certaine ?
_ Habillez vous, il faut que l’on soit au village avant l’aube.
_ Très bien, j’arrives, donnez moi une minute.

Irian ne tarda pas à arriver, ayant peur qu’une catastrophe soit survenu.
_ Ca va Mélodie ? Pourquoi cette agitation ?
_ Vous nous accompagnez, nous allons lever le sortilège.
_ Vous avez réussi à traduire le parchemin ?
_ Oui, enfin, je vous expliquerais plus tard.

Les trois compagnons se rendirent aussi vite que leurs jambes leurs permirent, à l’entrée du village.
_ Vous êtes prête Mélodie ?
_ Allons y ! répondit elle avec le sourire.
Mr Lilior déplia le papier avec la formule, et à l’aide de Mélodie, commençait la lecture à voix haute.
_ Inaminem Crepostus Desperatum Infinate.
Mélodie brandit sa baguette magique par réflexe.

Le village fut soudain entouré par une bulle verdâtre, puis, Mélodie vit s’effacer le maléfice. Le village retrouvait toute sa splendeur d’en temps.
_ On dirait bien que la formule a fonctionnée, bravo à tous les deux. Les félicita Iriran.
_ Qu’est ce que je vais devenir maintenant ? Se demanda Mr Lilior, l’air abattu.
_ Ne vous inquiétez pas, expliquez tout aux habitants, ils seront reconnaissants envers vos efforts.
_ Vous croyez ?
_ Je suis d’accord avec elle.

Peu après, les villageois sortirent de leurs maisons, l’air agréablement joyeux. Ils ne tardèrent pas à crier leur soulagement, tous en cœur.

_ Et bien, je crois que nous pouvons aller finir notre nuit maintenant les enfants, vous ne pensez pas ?
_ Oui, je crois.
_ Moi aussi, je n’ai pas encore fermé l’œil. Répondit Mélodie en baillant.
_ Et demain, je compte sur vous Mélodie, pour tout nous raconter en détail.
_ Avec plaisir.
Mélodie, Irian et Mr Lilior regagnèrent le manoir, pour un repos bien mérité.

Le lendemain matin, Mélodie fut la dernière à se lever. Ses deux compagnons, l’attendaient, dégustants un petit déjeuner copieux.
_ Bonjour.
_ Bonjour Mélodie. Lui répondirent ils en cœur.
_ Bien dormi ?
_ Très bien, merci.
_ Excusez moi de me montrer impatient, mais vous pouvez nous raconter ce qui s’est passé cette nuit s’il vous plait ?
_ Bien sûr Irian.
Mélodie s’installa à la table, remplit son assiette de bonnes choses et commença son récit. Les deux hommes, ne perdirent pas un mot qui s’échappait de sa bouche. Mr Lilior, fut bien content d’apprendre que sa mère ne l’avait pas laissé tombé, il aurait tout de même bien aimé la revoir.
Irian, ne comprenait pas pourquoi ils n’avaient pas remarqué le jeu des couleurs du parchemin, qui semblait pourtant bien visible, ils s’étaient bien trop concentrés sur la traduction, qui était en réalité impossible.

Mélodie fini son monologue et profita du fait que ses h^tes discutaient entre eux de tout cela pour mangé sans retenue. Toutes ses émotions de la veille, l’avaient épuisé et vidée. Elle s’imaginait lançant des sorts avec sa baguette, elle espérait ne pas faire de bêtises dans le futur avec cette compétence dangereuse entre les mains.
_ Mélodie, venez, j’ai quelque chose à vous donner, puisque vous faites partie de la grande famille des magiciens et sorciers.
Mélodie emporta avec elle un dernier gâteau afin d’être bien repu, puis suivit Mr Lilior d’un pas dynamique. Celui-ci la conduisit jusqu’à la grande bibliothèque. Mélodie n’en croyait pas ses yeux. Des centaines, voir des milliers de livres reposaient sur des étagères. Mr Lilior alla directement au fond de la pièce. Il lui fallut prendre l’échelle pour attraper le livre voulut.
Une fois les pieds au sol, il le tendit à Mélodie.
_ Voilà, pour les sorciers débutants avec une baguette magique. Il y a quelques incantations, toutes bénéfiques bien sûr. Faites très attention en les récitants, un seul mot de travers et les conséquences pourraient devenir dramatiques.
_ C’est promis, je ferais tout pour réussir, mais j’avoue ne pas oser m’en servir pour le moment.
_ Mais il le faut, vous commencez déjà tard je trouve, j’ai eu ma baguette à l’age de 10 ans. Je vous donnerait quelques fioles également, qui pourraient vous être d’une grande utilité.
_ Je vous remercie Mr Lilior.
_ Mais de rien, entre confrères, nous devons nous entre aider.

Lorsque Mr Lilior et Mélodie arrivèrent dans la salle à manger, Irian avait eu le temps de tout remettre à sa place, et de nettoyer la table. En les voyant arrivé, il eu soudain l’air un peu triste.
_ Bon, mes amis, je crois que je vais retourner chez moi, je ne suis plus d’aucune utilité icic, et il faut que je retrouve du travail sans tarder.
_ Pardonnez moi encore de vous avoir mêlé à tout cela Irian.
_ Ne vous inquiétez pas Mr Lilior, c’était avec plaisir.
_ Où allez vous Iriran ? Je ne sais pas où vais-je me rendre.
_ Vous ne rentrez pas à St Igismond Mélodie ?
_ Non, j’ai décidée de faire ce dont je rêve depuis longtemps : visiter le monde.
_ Dans ce cas, si vous désirez passer quelques temps à Imaël, je vous accueil avec plaisir.
_ Merci Irian, je veux bien, tout endroit mérite d’être vu.
_ Votre compagnie va me manquer.
_ Je passerais vous voir bientôt.
_ Je l’espères bien Irian, et vous Mélodie, si vous revenez dans les alentours, n’hésitez pas, ma porte vous sera toujours ouverte. Je pourrais ainsi vous aider à perfectionner votre magie.
_ Avec grand plaisir.

Quelques temps plus tard, après que Mélodie ai récupéré sa valise à l’auberge, la calèche qu’avait fait demandé Irian au village arriva. Les deux jeunes gens, firent leurs au revoir à Mr Lilior, et montèrent dans le véhicule. Mr Lilior, regardant la calèche s’éloigner, leur fit un dernier signe de la main.
Mélodie regardait le paysage défiler à travers la fenêtre, heureuse d’avoir aidé les habitants du village. Elle espérait que son voyage serait long, et qu’elle aiderait encore bien des gens.
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