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 Plongée en plein houlme.

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MAY BE

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Date d'inscription : 02/07/2008

MessageSujet: Plongée en plein houlme.   Lun 7 Juil - 3:04

Plongée en plein houlme.

Une petite histoire sur un monde que nous avons tous un jour visiter….


J'halte, je suis essoufflée, je m'arrête, je fais une pause, je ne peux plus bouger mes cotes me font atrocement mal, l'air frais s'infiltre dans mes pommons, il me brûle.

Je lève les yeux vers le ciel bleu indigo, malgré la beauté du spectacle, le calme apparent, je ne suis pas rassurée, j'ai peur, je tremble de tout mon corps, non loin de moi il y a une foret, sombre, ses arbres gigantesques semblent figés, d'ailleurs tout en cet endroit semble étrangement inanimé, ce qui ne fait qu'accentuer ma terreur.

Tout est silencieux, aucun bruit ne ce fait entendre ici, ni le chant des oiseaux, ni le souffle du vent ne vint troubler le calme de la clairière, mes oreilles bourdonnent, l'atmosphère est pesante, l'air est compact, lourd.

Les contours du paysage sont flous, comme un dessin inachevé. Il fait tellement froid, je n'ose pas bouger, pourquoi je suis là, c'est quoi cet endroit, je veux partir, je sais que toutes ces questions ont une réponse mais, je n'arrive pas à me calmer suffisamment longtemps pour pouvoir la trouver.

Je sens que quelque chose m'entoure, je ne sais pas si c'est le fruit de mon imagination, mais je jurerais avoir vu une ombre passée.

Une autre.

Quand je me retourne lentement le même paysage époustouflant de beauté me fais face, mais pas l'ombre d'une ombre.

Quelque chose m'effleure le bras.

Le cou.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'il ne faut pas s'attarder ici, je prend sur moi, je lève le pied, je fais un pas.

Comment se fait-il, c'est impossible, cela défit toute logique, les brindilles ne craquent pas sous mon poids, je perd mon calme, j'ai l'impression de ne plus pouvoir réfléchir, mon cerveau est comme anesthésié, il fonctionne au ralenti, mon cœur se remet à battre de plus belle.

Soudain sans savoir pourquoi, je me mets à courir, comme si ma vie en dépendait.

Je cours.

Encore.

Je sais exactement ou il faut aller, mais je n'en ai conscience qu'après coup, comme si le chemin se dévoilait à moi par fragments.

Aussi soudainement que je me suis mise à courir je m'arrête.

Un tas de terre semble s'être fait retourner récemment, je m'approche, je sais que je ne devrais pas, mais je ne contrôle plus mes gestes.

J'avance plus prêt, quelque chose m'appelle, il faut que j'y aille.

Je mets lentement mon pied sur le tas.

Rien ne se produit, je suis rassurée.

Je mets l'autre pied, je suis à présent debout sur le tas.

La terre s'écroule en dessous de moi, je tombe.

Je tombe.

Encore.

Soudain quelque chose arrête ma chute, une substance blanche pâteuse et élastique, je suis prisonnière comme prise dans des sables mouvants, je ne peux plus bouger, plus je me débat, plus je sombre, la substance ce resserrent autour de moi, comme pour assurer sa prise, je suis terrifiée.

Je ne devrais plus bouger sinon la substance qui m'arrive déjà jusqu'au cou va m'engloutir.

J'essaye de me calmer mais rien n'est fait.

Je sais que je devrais m'en abstenir, mais je ne peux plus résister.

Je baisse lentement la tête vers le bas.

Je m'attendais à voir un spectacle terrifiant, mais ce que je vois là, me glace le sang.

L'horreur est un faible mot.

Une dizaine, que dis-je, des centaines de personnes sont prisonnières des parois du gouffre.

Les plus loin ont le visage noirci, les yeux exorbités, comme recouverts d'un voile blanchâtre, une expression de terreur dessinée sur chacun de leurs traits, cela ne faisait aucun doute la vie les avaient quitté depuis longtemps, si une odeur ce dégageait d'eux, cela aurait été sans conteste l'odeur de la mort, mais étrangement dans cet endroit les sens ne semblaient pas fonctionner.

Les plus proches étaient tout aussi immobiles, le visage émacié, mais semblaient néanmoins vivants, une main, d'autres fois une jambe dépassait de la substance, mais ils paraissaient tout aussi incapables de s'en dégager.

Tout cela est impossible, inenvisageable.

Je tente de parler, mais aucun son ne se fit entendre.

J'hurle, mais je sais dors et déjà que c'est inutile.

Je pleure, mais les larmes non plus ne répondent pas.

La terreur m'envahie, mon cœur se sert.

Soudain un homme d'un certain age lève les yeux vers moi.

Il ne semble pas en état de parler et dans tel cas pourrait il le faire?

Il murmure.

Le premier son que j'entend depuis le début de ce qui semble être un cauchemar éveillé.

Je fais NON de la tête, je n'ai pas compris.

Il murmure encore, mais je n'ai toujours pas entendu, il remue faiblement les lèvres, mais plus aucun son n'en sort.

J'bondonne.

Le vieillard veut attirer mon attention.

J'essaye encore.

Il me lance un regard éloquent, avant de se faire comme aspirer par la substance.

Il a disparu, je ne le vois plus.

Il veut que je fasse comme lui, mais il est dingue, je ne veux pas, je ne peux pas!

Si c'était le moyen de sortir alors pourquoi y a il autant de personnes qui n'ont pas survécus?

J'attend quelques minutes, le vieillard revient, il a l'air désespérer, à mon avis le plus beau cadeau qu'on puissent lui faire en ce moment c'est l'abattre, il ne tient plus qu'à un fil, il me fait pitié, pourquoi essayerait il de me tendre un piège.

Je ne veux pas finir comme lui, plutôt mourir, c'est peut être ce qui m'attend de l'autre coté.

Je me lance à mon tour, je sais exactement comment s'y prendre, je me débat de toutes mes forces, la substance résiste elle m'engloutie.

Je sais maintenant combien cela à du être pénible pour le vieil homme, il a sûrement utilisé ses dernières forces pour me montrer.

Je ne peux plus respirer, j'essaye mais, je m'étouffe, mes poumons se vident de leurs oxygène je suffoque, mon cœur s'emballe ...

...de l'air frais enfin, je suis de l'autre coté.

Je me retourne la substance est toujours là, elle semble m'attendre, mais pourquoi reviendrais-je là-bas?

Je suis dehors, mais je suis presque sure que ce n'est pas aussi facile, quelque chose cloche, si tous les autres se sont retrouvés piéger ce n'est pas pour rien!Quelque chose m'échappe, qu'es qui pourrait être assez affreux pour me faire retourné là bas?

Rien...sauf peut-être...

Bien sur, ce qui pourrait me faire retourner là-bas, c'est ma pire crainte.

Je suis figée par la terreur.

La bête me regarde, elle semble si paisible, si majestueuse, si belle, alors pourquoi suscite-elle cette terreur incontrôlable chez moi? je n'aurais pas eu plus peur si j'avais rencontré le diable lui-même.

Ses yeux rouge sang...ses griffes...ses dents acérées... Je n'ai plus qu'à y retourner alors.

Seulement...

Je ne peux pas m'y résoudre, je ne veux pas finir comme ce vieillard, comme cette femme, comme cette petite fille...

Je crois avoir le courage d'affronter ma pire crainte.

Je dois y arriver...

Je fais un pas.

La bête fait un pas.

Je recule.

Elle ne bouge pas.

Je n'ai donc pas le droit à l'erreur.

Je respire je pousse un gémissement.

Je dois sortir d'ici... je me mets à courir, je ne me retourne pas...

Soudain le loup me saute dessus...

J'hurle, je me débats.

Le chat crache et s'enfuit, je rejette la couverture blanche qui m'était tombée sur le visage m'empêchant de respirer normalement, je suis étendue de tout mon long par terre, je me masse le dos, je me suis fait mal en tombant du lit...mon cœur bat toujours la chamade, mais je suis rassurée, tout cela n'était qu'un simple rêve, vraiment étrange.

Dehors le ciel est bleu indigo, je peux apprécier la beauté du spectacle, et laisser le noeud dans mon ventre se desserré.



Voilà!! C'est fini, j'ai réellement fais ce rêve un jour, mais je ne suis pas tombé du lit, heureusement pour moi et j'ai rajouté quelques trucs, pour que le récit soit plus intéressant, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais les rêves ne sont pas toujours très logiques... Laughing


Merci d'avoir lu.

Je vous embrasse, imene!



Une petite histoire sur un monde que nous avons tous un jour visiter, le monde des rêves.

Ps: houlme, veut dire rêve en arabe!

***
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