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 L'Échiquier des Dieux - PROLOGUE

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Odi-Zan
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MessageSujet: L'Échiquier des Dieux - PROLOGUE   Sam 16 Aoû - 12:53

L'auteur a écrit:
Je tiens à préciser que, malgré toutes mes tentatives de rédaction de roman ; n'ayant ni le temps pour m'y consacrer, ni un cerveau qui parvient à se concentrer sur une seule histoire (c'est chiant ça !), j'ai décidé de réunir plus ou moins plusieurs de mes projets d'histoires d'Heroic Fantasy ou Mixe Science-Fiction dans celle-ci : l'Échiquier des Dieux. Bien sûr, certains projets, parce qu'ils sont différents, restent autonomes comme Corne Brune, puis une histoire 100% SF ou une autre story d'Anticipation. L’Échiquier des Dieux, quant à elle, est une histoire que je qualifierai de Science-Fantasy. Je n'ai écrit que le prologue (le premier jet à été rédigé le 08/08/08 d'ailleurs^^), mais certains éléments de l'histoire me sont connus ; reste à élaborer l'intrigue, la trame, le fonctionnement de l'histoire etc. Je tiens aussi à voyager pour écrire cette histoire, tel un carnet de voyages. Bref, voici le Prologue, néanmoins important. J'attends vos commentaires de toutes sortes.



\============| PROLOGUE |============/



L’histoire prend place sous les couleurs d’un monde qui n’est pas le vôtre. Un monde fabuleux, peuplé de créatures fantastiques, de légendes fascinantes, dessiné aux traits variés ; fins, appuyés, clairs et sombres. Il y a, dans ce monde, maintes cultures, maintes civilisations. Une richesse incontestable, que défend un âge reculé. Reculé, oui. Les chaumières de torchis et les cheminés de pierres attestent l’aire médiévale et pourtant, loin de l’uchronie, cette lointaine petite planète qui flotte dans l’océan d’étoiles fait partie du Consortium des Exoplanètes de l’Empire des Hommes. Le futur de vous autres, les Terriens.

Je suis Adipion, le gardien du savoir. Oh, ce n’est pas un titre officiel, pas plus qu’honorifique. À dire vrai, je m’efforce comme je peux de faire perdurer l’Histoire ; car, pour les avoir vécus, les événements que je vais vous raconter démontrent que l’Homme a oublié son passé et, d’une certaine manière, est retombé dans l’erreur de sa jeunesse terrienne. Avant toute chose, je dresserai ici le portrait de l’humain des temps modernes, l’humain de la Colonisation. Les lignes qui suivent et se ressemblent, que je rassemble dans ce prologue, ne sont pas le piédestal de l’histoire ; aussi, libre à vous de vous en passer. Mais vous ne saurez probablement jamais qui sont les Dieux, aujourd’hui. Bien, vous avez du temps à revendre, et moi de la salive à dépenser. Aussi, vais-je vous demander d’approcher. Voilà.

De tout temps, l’Homme s’est intéressé à l’Homme. Je sais que cela remonte à la nuit des temps mais, avant d’être ce qu’il est de nos jours, il a d’abord apprit à se connaître à travers le regard qu’il posait sur ses semblables. Il a noué des liens avec l’étranger, s’en est rapproché pour braver les formes de communications ; et pour enfin découvrir les religions. C’est ainsi que, sur Terre, Dieu créa l’Homme. Du feu à l’électricité, l’Homme a évolué jusqu’à s’assurer un confort de vie. Une vie, son corps, dont il est parvenu à percer le secret, tout comme il a percé celui de son monde. Pas le monde dont il s’agit dans cette histoire, mais celui du berceau de l’humanité : la Terre. La recherche, les remèdes contre les fléaux, le clonage, la conquête spatiale – pour ne citer qu’eux – sont autant d’indices qui nous indiquent que l’Homme entreprit de sortir des gonds d’une réalité provisoire : sa candeur de vie, la simplicité… la Terre.

Sa machine technologique lancée, il commença peu à peu à quitter Terra au profit des innombrables mondes de l’Univers. Tel l’insecte envahisseur qu’il incarna un temps, il colonisa ce qu’il finit par nommer les Exoplanètes. Comment et pourquoi l’Homme a-t-il survécu malgré le sort qu’il finit par accorder à son monde originel, en dépit de ses gênes belliqueux ? La volonté, me diriez-vous ; et vous n’auriez pas tort. Ni raison, pour autant. Vouloir marquer son passage a toujours nourri l’imaginaire de l’Homme, mais sa soif de pouvoir aveugle l’a poussé bien plus loin…
Si la séparation progressive de l’entité terrienne sauva l’espèce humaine, ce n’est pas grâce à la solidarité dont elle fit preuve lors de son départ, mais du fait – souvent tut – de sa peur des autres. La richesse qui, auparavant, était sienne résultait de l’équilibre de sa diversité ethnique. Aujourd’hui, cette dernière ne lui assura que la prospérité. De la sorte, les Exoplanètes furent habitées par moins de deux peuples différents, si bien qu’au fil des âges, l’humanité crût. De quelques six milliards d’humains sur Terre, elle passa à plusieurs trillions d’individus. Cela ne l’immunisa toutefois pas de la corruption. Une autre de ses particularités ne changea pas. Dieu créa toujours l’Homme. Il n’advient pas de se demander en quoi et pourquoi l’esprit humain est attaché à ses croyances de supériorité. Tout comme il n’est pas question de se demander si une telle entité existe concrètement. La Science qui a fait grandir l’Homme s’est basée sur une série de constantes. Nous pourrions citer le chiffre Pi, même i – en Mathématiques, si chères à l’Homme – à condition de ne pas oublier Dieu. Armé de notions inébranlables, l’humain poursuivit son expansion. Imposante ou ridicule. Mais quand l’Homme se prend pour Dieu, sans que cela ébranle ledit Grand Équilibre, cela fait un bruit monstre dans la grande pièce qu’est l’Univers.

Une pièce ? Ma foi, et malgré moi, ce terme m’évoque aussi un jeu intemporel. Fait d’un terrain en damier et de pièces. Vous voyez ce à quoi je fais allusion, n’est-ce pas ? Comparer l’entité spirituelle ou mathématique qu’est Dieu à un jeu était la seule façon pour l’Homme d’aborder son fonctionnement. Le fonctionnement de Dieu, cela va de soit.
Comment s’y est-il prit ? Un principe : les Mathématiques, un moyen : le Jeu. En associant à l’entité spirituelle, qui suivit la race humaine de Terre jusqu’au Consortium des Hommes, une série de calculs et de combinaisons prenant les traits des règles d’un jeu complexe, l’Homme trouva une explication possible aux aléas de la vie sur Terre. C’est ainsi qu’est né l’Échiquier des Dieux, alliance de la Science, des croyances et de l’esprit fou de l’Homme moderne. C’est esprit conserva d’ailleurs une de ses spécificités : la compétition.
Alors, l’humain joua à être Dieu. Deux terribles perspectives – combinées, qui plus est – décuplant le désordre qu’elles provoquaient à l’orée du Grand Équilibre. Sur Terre, Dieu ne s’était-il pas confronté à Allah ? Allah ne s’était-il pas mesuré à Bouddha ? Les Puissants, hommes et femmes modernes – ou Hommes-joueurs, s’affrontaient alors ; se surpassant. Leur terrain de jeu était un bastion spatial, flottant dans le Cosmos et renfermant la table de l’Échiquier. Seulement, pour être Dieu, il ne fallait pas se contenter de déplacer des pièces inanimées sur un plateau de verre. Les calculs associaient les gestes et décisions des Dieux-Joueurs aux événements qui survenaient sur un monde sélectionné pour incarner le terrain de jeu, grandeur nature. Le Monde-Jeu.
Une planète, banale. Habitée. Animée.
Puis, au fil des siècles, les Dieux-Joueurs y retirèrent toute trace de technologie, toute archive ; empêchant ainsi la population de fuir. Et, plongeant dans ses plus lointains souvenirs historiques de son Origine, l’Homme-Joueur façonna son monde-jeu selon une vision médiévale. Les époques se succédant, cette image s’affirma jusqu’à paraître authentique et ses habitants bucoliques. L’histoire ne dit pas quel âge peut atteindre l’Homme-joueur – les Dieux-Joueurs – ni s’il s’agissait des mêmes individus du début à la fin du Jeu. Elle ne dit pas non plus qui ils sont.
Une chose est certaine, leur dessein allait pouvoir se réaliser. Enfin.

Une batterie de relais, de transmetteurs, d’artifices technologiques furent placés sur le monde-jeu afin qu’ils transmettent les conséquences engendrées par le véritable Échiquier. Toute forme de ressources avancées était dès lors impossible à instaurer sur le monde-jeu. Seuls les artefacts des Dieux-Joueurs fonctionnaient, secrètement, grâce à des mécanismes hors de portée des connaissances locales. Puis, les Dieux-Joueurs innovèrent et créèrent, à la manière de Dieu sur Terre. Ils ajoutèrent faune et flore, bizarreries environnementales et comportementales, et incorporèrent également… certaines pièces de l’Échiquier : des hommes, des femmes. Et le Jeu débuta. Allons, mettez à bas votre esquisse d’exaspération ; j’en ai bientôt fini. L’histoire va pouvoir commencer.

Avant tout, comprenez bien qu’à la manière des Anciens Terriens qui voyaient dans le hasard – la chance et son contraire, et tous les sentiments associés – l’acte d’une entité divine, nul sur le Monde-Jeu ne pouvait se douter de ce qu’il se passait réellement sur leur monde. Avions-nous été manipulés lorsque nous étions sur Terre ? Nul ne peut l’affirmer, tout comme il n’advient pas encore de se poser la question. Quoi alors, à la fin ? Eh bien, ce qui revêt de l’importance est l’orientation du Jeu sur le monde échiquier des Dieux-Joueurs. Là-bas, l’Homme redevenu, à quelques choses près, l’humain des Premiers Temps saura-t-il comprendre et se soulever ? Mais surtout, à moindre échelle, saura-t-il survivre à un hasard qui n’est que de façade ?
Certains pourront vous dire que la vie est belle, complexe et… courte ! Les hommes et femmes du monde-jeu, ses créatures, le savent ; et les Dieux-Joueurs – eux – sont humains. Mais alors, quelle part de raison persiste-t-il en eux ?

Toutes les réponses à ces questions ne se trouveront peut-être que lorsque la dernière pièce de l’Échiquier des Dieux sera en position d’Échec-et-Mat. Pourtant, si le hasard sur le monde-jeu n’existe peut-être pas, l’imprévu peut toujours ébranler les mêmes hommes et femmes qui se cachent derrière les traits des Dieux-Joueurs.

Je vous ai fait attendre, cher auditoire. La fin du prologue approche, et nous allons, chers Hommes, nous immerger au cœur du Monde-Jeu. Ainsi débute l’histoire, sur une incertitude qui nous est propre. Les aléas de notre cœur. Voici enfin dévoilés, les secrets de l’Échiquier des Dieux et de ses pièces oh combien uniques.

Adipion

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