Entrée 188751-29U42 : Dossier "Moi"
Section A : "Récits brefs de souvenir" Categorie 9 : "Vos cicatrices, leur histoires"
C'était un mercredi après-midi, je devais passer la journée à la crèche : afin de l'aider à garder les petits au nombre de sept, je pensais qu'il avait certainement besoin d'un coup de main et que ça lui ferait plaisir... même si pour lui c'est un jeu d'enfant dans tout les sens du terme de gérer une situation comme celle ci. On est puèriculteur ou on ne l'est pas. Je l'ai donc appeler. Et là commence cet étrange récit qui m'a marqué à vie.
Arrivée vers quinze heure, la majorités des enfants sont couchés mais il reste deux qui ne veulent pas dormir. Je me décide donc à les emmener avec moi, dans la poussette pour faires des courses. Immédiatement après avoir pris l'argent déstinée aux besoins de la crèche et de ses occupants, et que je sois sortie. Mon père prit sa pause "habituelle" de quelques minutes afin de se détendre, lorsqu'il n'avait pas d'enfant à s'occuper durant ce court labs de temps.
Clerc Le ; Seul magasin proche dans le quartier ou l'on trouve presque ce que l'on veut. Je me dirige vers le rayon "biscuits et gâteau" avec la poussette en guise de convoi exceptionel à travers l'autoroute des rayons. Une petite grand-mère comme on dirait caricaturalement : agée de 65ans environ, la canne en bois, la jupe bleu marine mi-longue qui tombe au genoi, le chemisier à cerises et le gilet en laine s'approche alors vers moi. Elle s'exclame avec une voix gutturale mais étonnament douce "Oh mon fils, mon fils..." Calmement je répond sur un ton le plus aimable possible que ça ne peut-être vrai et que ça ne l'est pas. Direction alors le rayon puériculture (bébé et petite enfance) afin de faire le plein pour le materiel salle de bain des petits et tadaaaam ; madama grand-mère reviens à la charge "Oh mon fils, mon tout beau fils" Je luis redis une seconde fois que ce n'est pas moi et elle repart avec son caddie à roulettes et me suis toujours elle me dit cette fois : "mais vous êtes tellement beau, vous me rappelez mon fils" et le manège durre ainsi de suite durant les trentes minutes que je passe dans le magasin. Viens le moment de la caisse ou elle me greille la place et se met devant moi et continue. Deux solutions soit je sortais de mes gonds et relachait mon enervement et donc en faire un scandale! Non je choisis la deuxième solution : garder son sang-froid. Quelques instants plus tard ça y'est elle s'en va, enfin libérer. Je mets la poussette devant la caisse, les deux petits se sont endormis. La caissière me regarde un moment comme de l'hésitation et se décide à me dire ;
"trois cent quatre-vingt quatre €uros s'il vous plaît et cinq centimes" Une réaction d'etonnement tout d'abord sur mon visage et la caissière me répond que c'est ma mère, la vieille dame juste devant que je devais aussi payer. Tout de suite je lui lance du tac au tac de garder la poussette et sans attendre de oui ou de non de sa part, je cours jusqu'au vigil le prévenir. Bien entendu vu que je passe régulièrement il me connaissait du moins de visage. Je m'empresse alors de lui expliquer la situation en deux temps trois mouvement et direction le parking et la petite dame fragile et chétive que nous interpellons est en train d'enfourner à grand gestes ses courses et reprend ses mouvements fébriles en me voyant "ohoh problême" doit-elle se dire. "Oh mon fils, mon..." ni une, ni deux je luis dis d'arrêter immédiatement son petit cinéma et, là elle sort un parapluie du coffre. Le vigil perplexe se demande pourquoi mais n'a pas le temps de réagir au mangifique "M'APPROCHES PAS !" Et la grand-mère me planta alors la pointe en fer du parapluie en plein milieu du ventre?!
Depuis cette douloureuse aventure, je garde un trou de la taille d'une balle d'arme à feu sur le corps. Que les médecins n'ont pas jugés utile de reboucher et ils appellent ça un "nombril"
... Un vrai monde de fou.