AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 2 Nov - 16:44

Les Ombres des Dieux s'approchent. Faites attention à vous pauvres mortels ou bien préparez-vous à affronter notre Destin.
Amato Anubismose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 21 Déc - 22:59

Prologue Livre 1

« Sont-elles là Gia, demanda le voleur humain, une ride d’inquiétude barrant son dur visage. »
La gracile femme elfe aux yeux indigos écarta un cadavre et elle posa ses mains sur le sol en murmurant d’antiques formules elfiques, que seul ceux qui vivaient dans la cité de l’Eternelle-Rencontre, le dernier bastion elfique sur Abeir-Thoril connaissait encore.
« On devrait pas lui laisser le temps de se reposer, proposa Eydguard, un massif guerrier humain au visage angélique et aux yeux verts. Si le dragon reprend des forces, nous ne pourrons pas finir notre boulot et nous risquons les perdre. »
« Je suis d’accord avec Eydguard, maugréa alors un nain qui déboulait du couloir derrière le petit groupe. »
« On ne va pas se jeter comme ça dans un piège, rétorqua le voleur humain. Sans vouloir vous offenser Eydguard et Golot. »
« Si on t’écoutais, on ne croirais pas que ta femme court un danger mortel Cray, s’emporta le nain en faisant jouer son impressionnante double hache. »
« Je suis dans le même cas que toi Golot, lâcha Cray. Ma femme et mon futur premier né sont les prisonniers de Draken-Orth, mais ce n’est pas une raison pour me lancer dans un combat mal préparé où nous mourrons tous. Alors Gia, qu’en est-il ? »
La femme elfe, à l’aspect éternellement jeune, se releva et épousseta la crase qui avait recouvert ses robes.
« Elles sont encore en vie, dit-elle d’un ton sibyllin. »
« Et les enfants, demanda Cray. Comment vont-ils ? »
« Etrangement bien, finit par dire la femme elfe au bout de plusieurs longues minutes. »
« Comment ça étrangement bien, s’emporta Golot ses yeux noirs lançant des éclairs. »
« Carmar ta femme, et Vana la femme de Cray ont été arrosé du sang coulant des blessures du dragon, et on dirait que les bébés absorbent le pouvoir qui en découlent. »
« Et le dragon, coupa Eydguard d’un ton bourru. Pouvons-nous encore l’abattre ? »
« Oui, dit la femme elfe. Grâce à mes runes et aux sorts de Vana il ne se régénère plus. En réalisant le plan de Cray comme prévu, nous pouvons encore le tuer. »

Draken-Orth regarda les deux femmes allongées sur les piles d’or de son trésor. La femme humaine, une mage du nom de Vana et la guerrière naine du nom de Carmar semblait ne plus vouloir continuer à lutter contre les sorts qui les entravaient. Le dragon s’attarda un instant sur leurs ventres ronds, signe de la future naissance de leurs progénitures.
Elles auraient mieux fait de rester dans leurs cavernes pour couver plutôt que de m’affronter, pensa le dragon.
Un mouvement à l’entrée de sa grotte attira son attention. Il vit alors un guerrier nain à la tignasse noir d’ébène surgirent de l’ombre, une double hache aux lames hémisphériques recouvert de rune dans les mains. La créature brailla une série d’insultes et de défis à l’attention du maitre des lieux. Alors qu’il s’apprêtait à le réduire en cendre, une autre créature surgit, un humain revêtu d’une armure et d’une cape d’ébène qui décocha une série de flèche en direction de ses yeux. D’un souffle bien ajusté, Draken-Orth les réduisit en cendre. D’un ample mouvement de queue il renversa l’humain dont le casque vola, laissa à la vu de tous ces boucles blondes et son visage de jeune premier. Il s’apprêtait à l’écraser grâce à l’une de ces pattes avant quand la première créature le frappa durement à l’une de ces pattes arrières. Le dragon grogna, une douleur inhabituelle le traversant.
« J’espère que tu apprécies la magie que j’ai ajouté à cette hache, railla alors une femme elfe surgissant de l’entrée de son sanctuaire. »
« Alors c’est toi Gia Art, celle qui a juré de m’exterminer, railla le massif dragon. Je vous aurai cru plus impressionnante et plus sage. »
« Et moi moins prétentieux, rétorqua la femme elfe. »

Le dragon se mit à rire, d’un rire sinistre et démoniaque. Gia envoya mentalement à Cray les instructions pour placer les runes qui leurs permettraient de contrer la puissante créature. Mais elle ne put s’empêcher de frissonner quand l’immense dragon de couleur or se redressa, remplissant toute la caverne qui devait bien faire dans les deux cents mètres de long sur une centaine de mètres de hauteur. Alors que la créature se relevait de son trésor, des monceaux de pièces d’or roulèrent, rappelant à Gia tout les malheurs qu’il avait causés aux peuples d’Abeir-Thoril, lui donnant le courage qui lui faisait défaut pour affronter la créature.
« Et maintenant petite elfe, gronda le dragon. TU VAS MOURIR !!!
Le dragon déploya ses immenses ailes et ces yeux rougeoyèrent alors qu’il remontait sa tête pour cracher son feu. Gia courut vers l’un des piliers de rocs de la salle, alors qu’Eydguard envoya une volée de trois flèches avec son arc long composite fait d’un bois d’ébène très rare. Le sifflement des flèches couvrit le bruit de la charge de Golot, qui arracha Vana et Carmar du lit d’or sur lequel elles étaient étendues inconscientes et les emmena en sécurité. Au bout d’interminables secondes, les flèches atteignirent la tête du dragon, qui hurla de douleur. Le souffle qu’il préparait s’éparpilla alors sur le plafond de la caverne, créant des fissures à l’aspect menaçant.
« Je vais vous détruire, hurla le dragon. TOUS !!!!!!! »
L’immense créature fit fouetter sa queue et ces griffes. Gia, instinctivement, commença une incantation. De solides lianes surgirent du sol et emprisonnèrent la queue du colosse, qui gronda, surpris. Le regard du dragon s’enflamma encore plus et des dizaines de flammèches attaquèrent les lianes.
« On ne peut me détruire comme ça, cracha le dragon !!! »
« Mais ça nous laisse le temps de te piéger gros balourd, railla alors Cray. »
Le voleur surgit alors du plafond, une cape rouge flottant derrière lui. Alors que Gia invoquait une pluie de pierre et Eydguard envoyait des nuées de flèches, le voleur se laissa tomber sur la tête du dragon, un kukris dans chaque main. D’un ample mouvement, il déposa une étrange pierre entre les cornes de la créature qui se débarrassa de lui d’un mouvement brusque de tête. Alors qu’il s’apprêtait à happer le voleur humain, Golot surgit dans les airs et dans un déchainement de rage et de haine le lardant de coups de haches. Le dragon grogna de nouveau et se redressa.
« Et quel est votre piège, demanda le dragon. »
« Celui là, dit Gia sortant un cristal gravé de runes. Par la volonté de la sainte Mystra, je te bannis traitre au bien, toi qui a détruit et pillé notre peuple. »
Des nuées d’étincelles jaillirent du cristal de la femme elfe, créant un véritable réseau d’énergie magique autour du dragon. La créature hurla de rage et de désespoir quand elle remarqua qu’elle ne pouvait plus bouger.
« NON !!!!! C’est impossible, hurla le dragon. »
Gia murmura alors une antique formule divine et l’énergie magique se focalisa sur la créature, qui disparut dans une explosion âcre. Un flot de feu et d’éclairs surgit du néant qui avait remplacé le dragon, frappa au hasard les parois de la caverne. Alors que l’elfe était toujours paralysé par l’énormité de sa victoire, abattre un ennemi honnis depuis plusieurs siècles et à la puissance incommensurable, un éclair se rua vers elle. Alors qu’elle pouvait presque sentir l’air s’ioniser autour d’elle, un puissant bras la tira en arrière.
« Ce n’est pas le moment de se laissé aller Gia, dit doucement Cray. La caverne s’effondre et je crois que nous allons bientôt avoir besoin de tes talents de sage femme. »

La légende dit que c’est lors de cette nuit d’exploit et de sang que naquirent Cort l’indomptable et Amato le Seigneur des Dragons, le sang d’un des plus puissants dragons de cet époque leur servant d’eau de baptême.

Be continued
Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 28 Déc - 23:49

Chapitre 1 : Jours Heureux
Cycle 1 : Douce jeunesse

« Alors Amato, déjà fatigué ??? »
Le jeune nain aux cheveux et à la barbe juvénile couleur ébène fit jouer les deux lourdes doubles haches qu’il tenait dans ces mains comme de vulgaires dagues. Il avança doucement vers son adversaire, son armure de plate aux multiples excroissances brillant sous le soleil du matin. Il se jeta alors vers son adversaire, braillant des insultes naines et déchainant de multiples rotations de ces haches, transformant l’espace autour de lui en un miroitement d’acier mortel. Nullement impressionné par la démonstration de force, chacune des haches devant peser dans les 25 kilos, Amato se mit à sourire. Il tira alors une longue épée d’obsidienne, veiné de rouge.
« Quand tu auras fini de brasser de l’air Cort, tu viendras m’affronté, défia le demi elfe. »
L’épée s’enflamma alors, créant une aura rougeoyante autour de sa longue lame. Nullement impressionné le jeune nain reprit sa progression vers le demi-elfe d’un pas lent et assuré. Puis soudainement il se jeta à l’attaque, les doubles haches dessinant d’étranges arabesques dans les airs. D’un bond le demi-elfe esquiva l’attaque, se positionnant sur le flanc du nain. L’air siffla lorsque l’épée enflammé se mit en mouvement en direction du flanc non protégé du jeune nain. Mais celui-ci avait de la ressource. Quasi instantanément les deux doubles haches se croisèrent formant un mur d’acier quasi infranchissable qui bloqua l’attaque de demi elfe et l’envoya bouler à plusieurs mètres sous la force de l’impact.
« Et que vas-tu faire maintenant Amato, questionna le nain. »
Le demi-elfe ne prit pas le temps de répondre et il désengagea sa lame de l’étreinte des armes de son adversaire. Dès que la lame eut fini de se libérer, il se rua vers le nain, son écu en avant. Le nain sourit et se jeta vers son adversaire, acceptant le défi avec une joie non dissimulée. Les deux adversaires n’étaient plus à quelques mètres l’un de l’autre lorsqu’Amato déploya ces ailes de cuir dans un claquement sourd. Instantanément il s’éleva de plusieurs mètres au-dessus de son adversaire.
« Quand tu ne peux affronter ton adversaire par la force brute, change les règles du combat, remarqua Amato. »
Il tendit les mains en avant et des nuées de boules de feu se précipitèrent vers le sol. Cort maugréa et para les boules de feu une à une, les envoyant se perdre tout autour d’eux, brulant l’herbe de la cour où ils s’entrainaient. Amato sourit alors et piqua vers le sol, entouré par les flammes qu’il venait de projeter. L’impact de son bouclier sur le casque de Cort aurait pu fendre du granit, mais le jeune nain ne recula que de quelques centimètres. Bloquer par cet obstacle imprévu, Amato tournoya dans l’air, espérant éviter la contre attaque du nain, ce qu’il fit avec brio. Mais cela ne l’empêcha pas de finir par fracasser la porte de la grange située au fond de la cour.
« Ainsi péris le grand Amato, railla Cort. Vaincu par une cruelle porte de grange, lui qui volait avec tant d’aisance avec ces grandes ailes que même les dragons lui enviaient !!! »
« C’est bon ferme là, maugréa Amato en se relevant, faisant cliquetiquer sa cotte de maille. »
« Heureusement qu’il n’y a que moi qui t’ai vu, provoqua Cort. Car franchement c’est pas du joli !!!! »
Une nouvelle boule de feu jaillit des mains d’Amato, manquant de peu la barbe frisé du nain.
« Ce que tu peux être susceptible !!!! »
Une nouvelle boule de feu naquit, mais cette fois elle s’écrasa sur la porte de la grange que Cort avait vivement refermée.

De nombreux combats s’ensuivirent avant que les deux jeunes gens ne rejoignent la salle principale du manoir. Tour à tour ils avaient pris l’avantage puis perdu, la puissance et la résistance brut de Cort étant mise à rude épreuves par la vitesse, l’agilité et la magie d’Amato et vice-versa. Quand la nuit fit mine de tomber, ils rangèrent enfin leurs armes et armures et se dirigèrent vers le cœur du manoir. La grande salle aurait pu accueillir un jeune dragon de part ses dimensions plus qu’appréciables. De longues rangées d’étagères pliaient sous les lourds livres de sorts de Vana ou des différentes reliques récoltés par tout le groupe lors de leur prime jeunesse. Amato regarda longuement les différents objets, se rappelant des péripéties que leurs parents avaient vécu pour les acquérir. Il était plongé dans sa contemplation quand sa mère et Carmar entrèrent dans la salle en portant les victuailles pour le diner. Le temps avait commencé à faire son œuvre, et depuis la naissance de leurs enfants elles avaient perdu leurs silhouettes de jeunes femmes, bien qu’elles dégageaient toujours une impression de force et de vivacité.
« Alors cette entraînement, ça a donné quoi, demanda Carmar d’un ton bourru. »
« Pas grand-chose, il va falloir qu’on se mesure à des adversaires qui ne connaissent pas par cœur nos techniques, répondit Cort. »
« Va aussi falloir réparer la porte de la grange, ajouta Amato. »
« Encore, s’exclama Vanna. On vous avez dit de faire attention !!! »
La dispute commença instantanément, Amato et Cort se rejetant mutuellement la faute. Lorsqu’ils se turent enfin, à bout d’arguments contestables ou non, Golot et Cray étaient assis à la grande table, souriant de toutes leurs dents.
« Sacré gamin, envoya Golot. Il me rappelle nous à leurs âges !!! »
« C’est vrai que c’était le bon vieux temps, ajouta Cray. »
« Vous n’allez pas recommencer avec vos histoires, coupa brutalement Vanna. Ce n’est pas la peine de les abreuver d’aventures plus dangereuses les unes que les autres. Ils y viendront bien assez tôt. »
« En parlant de ça, lança Cray, nous avons une mission à vous faire faire les jeunes. »
Instantanément les deux compères jetèrent des regards intéressés à Cray, alors que Vanna et Carmar le gratifiait de regards meurtriers.
« Nous avons fini de réaliser la commande pour la garde de la ville d’Elanor, commença Cray. Golot et moi pensons que cela vous plairait d’aller la livrer à nos commanditaires. »
« Tu parles d’une aventure, grommela Cort. Deux jours à escorter un chariot pour aller livrer des armes à une bande de bouseux. »
« En même temps ça fera deux jours où on pourra réparer vos dégâts, se moqua Golot. »
« Et puis il vaut mieux ça que rien du tout, ajouta Amato. On part quand. »
« Dés que vous serez prêt, conclut alors Cray. »

La nuit fut longue pour Amato, qui ne cessa de vérifié son équipement. Bien qu’il s’agit d’un trajet qu’ils avaient faits maints fois, il s’agissait de la première que seul lui et Cort mènerait l’expédition, sans la présence protectrice de l’un de leurs géniteurs. Le jeune demi-elfe nettoya consciencieusement sa cotte de maille, son écu frappé d’un dragon, sa vieille arbalète magique ainsi que son casque et ses deux kamas aux lames recourbés. Il vérifia plusieurs fois son paquetage, cherchant à parer à toutes les éventualités. Au bout de deux heures, il finit par se mettre au lit, bien que son excitation l’éloigna pendant longtemps des bras de Morphée.

La brume matinale était glaciale et des volutes de fumées sortaient des narines des chevaux et de Cort. Ils partageaient la même impatience de se mettre en route, alors qu’Amato, fidèle à lui-même attendait patiemment que Cray et Golot finissent de charger les armes qu’ils venaient de fabriquer. Amato vérifia une ultime fois son paquetage avant de le jeter sous le siège de la lourde carriole.
« Bien, nous avons fini, lança Cray. Il est temps pour vous d’y aller. »
« Enfin, ce n’est pas trop tôt, maugréa Cort. »
« Chaque chose en son temps, mon jeune premier né, dit Golot. Ton impatience va finir par te jouer des tours. »
Le jeune nain se renfrogna et monta sur la carriole. D’un coup de fouet sec, il ordonna au lourd convoi de se mettre en route.
« Allez bonne route les enfants, dit Cray. Evitez de faire de mauvaise rencontre et saluer le capitaine Jeptan de la garde d’Elanor de notre part. »
« Promis père, lança Amato. »
D’un bond il rejoignit le jeune nain sur le banc de conducteur et le convoi disparut dans la brume matinale.
« Espérons qu’ils n’auront pas d’ennui, soupira Cray. »
« Ouaip, surtout pour les pauvres ennuis qui vont tomber sur ces deux là, ajouta Golot. »
Les deux vieux compères éclatèrent alors de rire et partirent en direction de la forge.

« Saloperie de carriole incapable de résister à une pierre de pacotille, jura Cort en démontant la roue du chariot qui venait de casser. »
Assis en tailleur à quelques mètres de là, Amato était en train de faire tourner nerveusement sa flûte de cristal entre ces mains tout en surveillant leurs montures. En tant que barde, il connaissait une multitude de chants et de légendes qu’il pouvait jouer à loisir sur n’importe quel instrument. Mais la flute qu’il tenait représenter un autre défi pour lui, car sa symphonie permettait d’invoquer la puissance destructrice du vent. Les rares fois où il l’avait utilisé avait été plutôt mémorable, mais pas forcément dans le bon sens du terme.
« Bon tu as fini de fixer ce foutu pipo de la mort, grogna Cort. Je te signale que si tu veux qu’on arrive à Elanor avant la tombée de la nuit, il va falloir que tu m’aides !!! »
Amato soupira en ce demandant pourquoi il avait voulu sortir la flute et il se dirigea vers Cort qui était en train d’adapter une nouvelle roue au chariot.
« Heureusement que j’avais pensé à prendre du matériel de rechange, remarqua Amato. »
Cort s’apprêtait à faire une remarque acide, quand une flèche à l’aspect crasseux vint se ficher à quelques centimètres de la tête du jeune nain. Il arracha la flèche et la renifla d’un air dégouté.
« Des orcs, grogna-t-il. Aller tas de bouse puant, venait vous battre que je vous disperse les tripes à grand coup de hache. »
Une volée de flèche répondit au défi lancé par le jeune nain. Aucune ne passèrent le barrage des deux doubles haches qui s’étaient matérialisées comme par magie dans les mains de Cort. Plusieurs d’entre elles se fichèrent dans le bouclier d’Amato, qui jura en ce mettant à couvert sous les roues du chariot.
« Alors, tas de porcs infâmes, vous avez peur de vous frotter à mes haches, hurla Cort dans un état de rage certain. »
Plusieurs orcs au faciès porcins sortirent alors du couvert des sapins les plus proches en bêlant des insultes particulièrement fleuries sur l’ascendance de Cort. Le nain s’élança alors vers les peaux vertes, indifférent aux flèches qui grêlaient l’air autour de lui. Les orcs furent visiblement surpris quand il eut fini de traverser l’espace les séparant sans blessures sérieuses malgré la dizaine de flèches qui l’avaient touché. Pendant ce temps là, Amato n’était pas resté inactif. Dès que les orcs avaient détournés leur attention de lui, il sortit son arbalète magique et commença à éliminer consciencieusement tout les archers orcs qui prenait Cort pour cible. Ce ne fut qu’au bout de la huitième victime que ceux-ci prirent conscience du danger. Mais c’été malheureusement trop tard pour eux, les projectiles magiques de l’arbalète ayant enflammés les arbres dans lesquels ils s’étaient réfugié. Il ne fallut qu’une minute supplémentaire pour qu’Amato oblitère les derniers archers. Il se leva alors et regarda vers l’orée de la forêt ou Cort tenait en respect à une vingtaine d’orcs dans différents états physiques. D’un bond il traversa l’espace entre le chariot et le combat, en évitant les dizaines de cadavres d’orcs, victimes des doubles haches de Cort. A moins d’un mètre du premier ennemi, l’épée d’Amato s’enflamma, ce qui signala sa présence. Ce fut pourtant trop tard pour trois orcs qui finirent promptement fauché par le nouvel arrivant. Un orc tenta de s’interposer, mais d’un geste ample Amato l’assomma avec son bouclier. De son coté, Cort ne resta pas inactif et faucha trois nouveaux adversaires un peu trop inattentifs aux circonvolutions des armes du nain. Quatre orcs tentèrent de prendre en tenaille Amato, espérant se débarrasser de cette nouvelle menace le plus rapidement possible. Les deux premiers se jetèrent sur Amato en hurlant. Le demi-elfe plongea à terre, évitant la charge des ces deux adversaires et fauchant les jambes d’un troisième orc. Il se releva alors et para l’attaque des trois adversaires. D’un bond, il se mit hors de portée de leurs épées courtes et crasseuses. Les trois créatures chargèrent alors, mais à un mètre d’Amato, glissèrent sur le sang d’un de leur congénères, victime de la maestria de Cort. D’un bond, Amato acheva les trois créatures. Autour de lui, le nombre affolant de membres épars et de sang verdâtre lui dona le tournis. Il entendit alors Cort beugler, visiblement mécontent de son sort. Le demi-elfe se retourna et le vit désarmé face aux quatre derniers orcs survivants. Ces derniers ricanaient bêtement en tenant les deux doubles haches du nain. Amato sourit et retourna vers le chariot, alors que de sinistres bruits d’os brisés et de membres arrachés se faisaient entendre. Lorsque Cort le rejoignit, il était en train de nettoyer consciencieusement ces armes.
« Bon, on fait quoi de ce tas de cadavres, demanda le jeune nain. »
Amato jeta un coup d’œil vers l’orée du bois, et contempla la quarantaine de corps d’orcs déchiquetés qui baignaient dans la lueur du soleil.
« Soit on les enterre, soit on les brûle, proposa Amato. Mais en tout cas on ne les laisse pas comme ça, on risque d’en attirer d’autres à notre suite. »
« Bon, BA on va éviter de lancer une invitation en faisant un feu de joie dit Cort. Je suppose donc qu’il va falloir creuser. »
« C’est ce que je pense aussi acquiesça Amato. Tu t’occupes de ça pendant que je vais chercher les chevaux. »
L’après midi fut bien avancé quand le convoi repartit en direction d’Elanor, laissant derrière lui une clairière à l’herbe roussi et à la terre retourné et rempli de nouveaux habitants.

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 8 Jan - 19:27

Chapitre 2 : Elanor
Cycle 1 : Douce jeunesse

La seconde journée du voyage était déjà bien avancée quand le convoi aperçut la ville d’Elanor. Amato contempla la plaine qui s’étendait devant eux. A une centaine de mètres d’eux commençait une verte forêt qui s’étendait jusqu’aux bordures des champs entourant le village à plusieurs kilomètres de là. Sur leur gauche une large et bruyante rivière coulait, s’ébrouant dans de multiples lacets alors qu’a leur droite la crête sur laquelle ils se tenaient serpentée jusqu'à ce perdre dans le lointain.
« Ca à l’air calme pour une fois, s’étonna Cort. »
Amato fixa plus attentivement le village au loin, s’attardant sur la muraille de pierres le ceignant, qui semblait avoir subit de nombreux assauts.
« En même temps Elanor est un passage obligé entre l’Est et l’Epine Dorsale du monde vers les grandes cités près de la Côtes des Epées, observa Amato. Ils ont régulièrement la visite d’orcs pu d’autres bêbêtes du genre. »
« Surtout depuis que le royaume des dragons ne veillent plus à en laisser passer le moins possible, ajouta Cort. »
« Comment sais-tu cela, s’étonna le demi-elfe. »
« Les parents en parlaient l’autre soir, se contenta de répondre Cort en haussant les épaules. A mon avis ça sent l’expédition au printemps à plein nez. »
« D’où l’intérêt de réussir cette mission pour qu’ils nous emmènent avec eux au printemps, conclut Amato. »
Le fouet claqua et le chariot chargé d’armes pour la ville s’ébranla lourdement dans un bruit de ferraille et de bois.

Le chariot progressait sous les frondaisons depuis une heure environs. Le soleil était à son zénith, rendant la journée lourde et chaude. L’air était lourd et moite, remplit des senteurs de fruits mûres d’une fin d’été. Pourtant quelque chose clochait, faisant frissonner Amato. Il se leva et se dirigea vers l’arrière de la charrette, enfilant rapidement sa cote de maille qui lui servait d’armure d’entraînement.
« Amato, je crois que tu ferais mieux d’enfiler ta vraie armure de combat, suggéra Cort en faisant claquer son fouet. »
Amato poussa alors différentes caisses et fini par atteindre celle où il avait rangé son armure de combat. Contrairement à celle de Cort, l’armure d’Amato était aussi lisse que le verre et plus noire que la nuit elle-même. Seule trois bandes blanches venaient l’éclaircir, une pour chaque bras et une autre traversant tout le torse d’Amato, seulement arrêté par un symbole d’un dragon. Il avait fini de l’enfiler quand un soubresaut plus violent que les autres l’envoya bouler dans les caisses d’épées.
« C’est quoi ce bazar Cort, grogna Amato. T’es bourré ou quoi !!!! »
Un autre soubresaut secoua la carriole violement, projetant de nouveau Amato dans les caisses d’épées. Il se releva tant bien que mal et vit alors le morceau de toile couvrant l’arrière du chariot disparaître dans un grand bruit de déchirement. Le demi-elfe vit alors une vingtaine d’orcs monté sur des wargs à l’aspect hideux qui coursaient le chariot. Les ailes d’Amato se déployèrent dans un grand bruit sec, faisant s’envoler ce qui restait de toile sur le chariot. D’un puissant coup de pied, Amato se propulsa vers les assaillants, son épée s’enflamma dans un grand bruit de flamme. Le premier cavalier orc ne se rendit pas compte d’où venait l’attaque. Son crâne se détacha du reste de son corps et rebondit plusieurs fois au loin avant de s’immobiliser. Sa monture fut plus vive, et Amato du remonter en chandelle pour éviter les coups de griffes de l’immense créature. Se retournant en plein vol, Amato envoya une boule de feu vers les assaillants qui se dispersèrent quelque peu, laissant à Cort et Amato le temps de se concerter.
« On se la joue comment ce coup là, demanda Amato. »
« Je continue plein pot avec le chariot et toi tu fais le ménage en évitant de nous faire roussir le poil, proposa le nain. »
« A-t-on vraiment un autre plan a proposé de toute façon, demanda le demi-elfe. »
« Pas vraiment dit le nain en faisant claquer le foute, forçant l’attelage à se mettre en route. »
Quelques instants plus tard, les cavaliers orcs revenaient à la charge, leurs féroces wargs hurlant et bavant comme des damnées. Les traits de l’arbalète magique d’Amato sifflèrent et fauchèrent plusieurs créatures, ralentissant à peine la meute qui émergea du nuage de fumées provoqué par l’effondrement des victimes du demi-elfe telle une furie vengeresses. Durant que les wargs comblés la centaine de mètres les séparant de leur proie, Amato continua son travail d’éclaircissement, réduisant d’un tiers la meute. Lorsque l’odeur de charogne, typique des wargs, commença à lui piquer le nez, le demi-elfe déploya ces ailes et alluma son épée dans un claquement sonore. Instinctivement les wargs laissèrent filer le chariot, mais leurs cruels cavaliers les aiguillonnèrent pour qu’ils reviennent à la charge. Profitant des quelques secondes de répits données par la réaction des wargs, Amato se jeta vers le chef de meute, lui tranchant la tête d’un revers de lame. Immédiatement les survivants entourèrent le demi-elfe, tentant de l’abattre avec leurs armes crasseuses. Amato s’envola, évitant les traits des archers, les interceptant avec des boules de feu. Il replongea vers la meute, volant à hauteur des cavaliers, les découpant dans de grand revers de lame ou les faisant tomber de leur monture par de grands coups de boucliers. Il vit que le chariot n’était toujours pas menacé, la terrible double hache de Cort tenant à distance la plupart des cavaliers orcs, les plus téméraires finissant abattu par les amples mouvements de hache du nain. Cet instant d’inattention faillit coûter chère à Amato, car un cavalier orc se jeta sur lui, le manquant de le jeter à terre. Instinctivement Amato remonta en flèche, tentant de s’échapper à la puanteur de la créature. Pourtant l’orc s’accrocha de plus belle, réussissant à planter ses dents crasseuses dans le cou d’Amato. La douleur fulgura dans tout le corps du demi-elfe, qui se laissa alors tomber comme une pierre en tourbillonnant. L’orc, déstabilisé par la vrille infernale dans laquelle il était entrainé, relâcha son emprise quelques secondes, permettant à Amato de se ressaisir et de lui enfoncer son épée dans l’épaule. Pourtant cela ne suffit pas à l’abattre, le bougre s’accrochant de plus belle en voyant, le sol se rapprocher de plus en plus vite. Au dernier instant, le vol d’Amato se redressa, frôlant les premiers cavaliers orcs qui se massaient toujours derrière le chariot, tout en contemplant le combat en invectivant les deux adversaires. Amato eut quand même le temps de se rendre compte que Cort profitait de la distraction de ces poursuivants pour mettre entre eux et lui une distance de sécurité. L’orc se rappela à Amato en tentant d’enfoncer ses doigts dans les yeux bleus du demi-elfe. Amato les lui mordit cruellement, faisant jaillir du sang noirâtre au gout amer. L’orc se débattit de plus belle et Amato enfonça de plus belle son épée dans l’épaule. Puis, une idée lui vint. Pendant de longues secondes, il tenta de se remémorer de la formule et il pria pour que le sort puisse fonctionner par l’intermédiaire de son épée. Il se concentra et clama la formule, alors que l’orc se débattait dans son dos.
« Zul Art !!!! »
Une vague de chaleur fit luire l’épée, puis l’orc piailla de douleur, avant de lâcher prise. Amato fit une carcasse carbonisé tombé lentement sous lui, seuls restes de son assaillant. Quand le cadavre désarticulé toucha le sol, les orcs se mirent à hurler de frustration et de rage, se rendant compte que d’une part le combat entre les deux adversaires avaient tourné à l’avantage de leur proie et que d’autre part, le chariot avait profité de cette distraction pour fuir. Amato sourit quelques instants, avant que les créatures ne le prennent pour cible, grêlant le ciel de traits divers et vairés, ayant pour seul point commun la crasse les recouvrant. Amato dévia avec son épée et son bouclier tous ceux qui pouvaient représenter un danger pour lui, puis il plongea en tourbillonnant vers le groupe de créatures qui avait repris le chariot en charge. L’air siffla aux oreilles pointues d’Amato quand plusieurs traits le frôlèrent, pourtant il ne dévia pas d’un pouce sa trajectoire. Au dernier moment, il remonta en chandelle, profitant de son passage pour découper proprement orcs et wargs. Il alla alors se poser sur l’arrière du chariot, regardant les cadavres s’éloignaient et le reste de la meute comme figé par la rapidité et la précision de l’attaque.
« Je ne suis pas si mauvais que ça, s’amusa Amato. »
« Je ne crois pas qu’on s’en soit encore tiré, remarqua Cort. »
Amato regarda vers l’avant et vit alors une rangée entière de lanciers orcs qui leur barrait la route.
« Et là, on fait quoi, grogna Cort. »
Le chariot commença à perdre de la vitesse, les chevaux ayant senti la puanteur des orcs. L’esprit d’Amato fonctionnait à plein régime, tentant de trouver une solution au problème, et vite. Puis brutalement le demi-elfe s’envola, montant d’une quinzaine de mètres en quelques instants.
« Zul Kerel Zem Zart !!!! »
Deux colonnes de feu jaillirent des mains du demi-elfe, oblitérant littéralement le bataillon d’orcs qui disparut en un instant, avalé par la puissante colonne de feu. Le chariot continua sa route, franchissant les restes calcinés de la troupe d’orc. Amato vint se poser à coté de Cort, qui le regarda en grognant.
« Ca sent mauvais, et c’est pas à cause de ton barbecue improvisé !!! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 8 Jan - 19:28

Lorsqu’ils arrivèrent aux portes d’Elanor, les gardes les firent patienter plusieurs minutes avant d’ouvrir les portes, sur les injonctions du capitaine Jeptan. Le massif humain la peau noir et aux cheveux tressés vêtu d’une armure de plate à l’aspect redoutable, les fit descendre immédiatement de leur chariot une fois que les portes de a cité furent refermées. Ce ne fut que lorsqu’Amato et Cort ouvrirent les caisses d’armes forgées par leurs pères que les gardes et leur capitaine finirent par se détendre.
« La situation est si critique que ça, demanda Cort. »
« En effet, acquiesça Jeptan. Depuis un mois, les orcs coupent petit à petit nos routes d’approvisionnement. On n’a pas put les empêcher, ils sont trop nombreux. C’est d’ailleurs un miracle que vous ayez réussi à passer. »
« Je suppose qu’il va être difficile de repartir, grogna Cort. »
« En effet, mais l’avantage c’est que l’attaque principal ne va pas tarder et que vous allez y être au première loge, souffla Jeptan. »

La nuit était tombée très vite, laissant un semblant de quiétude s’installer sur le village d’Elanor. Amato et Cort étaient montés sur les remparts, observant les feux qui ceinturaient le village.
« On dirait bien qu’il y a du monde, soupira Amato. »
« En effet, acquiesça Cort. Et a mon avis, ils ne vont pas tarder à attaquer. »
Le demi-elfe s’apprêtait à répondre quand des nuées de flèches de feu jaillirent de la forêt et filèrent les murs d’enceintes de la cité. Instinctivement Amato leva son bouclier et Cort se plaqua contre le mur, évitant ainsi la mortelle grêle. Les gardes de la cité montèrent aux créneaux rapidement, armant leurs arcs et leurs arbalètes. En quelques minutes, l’air fut saturé de missiles divers et variés. Puis les mages se mirent à incanter, et les boules de feu et les éclairs se mêlèrent à la bataille. Mais malgré la déferlante de puissance qui venait de s’abattre, il était clair que la bataille se réglerait au corps à corps. Les premières échelles des orcs tapèrent sur les murs et les têtes hideuses des créatures apparurent en braillant. Amato et Cort se jetèrent sur les premiers ennemis, tranchant et découpant les premières vagues d’assaut. Cort utilisait sa force brute, fracassant armes, boucliers et corps. Les assaillants commençaient à tenter d’éviter le jeune nain. Amato lui combattait avec moins de puissance, mais autant d’efficacité. L’épée et le bouclier d’Amato volait autour de lui, créant un mortel barrage, repoussant et abattant touts les ennemis assez imprudents pour s’en approcher. Un groupe de cinq orcs tenta d’encercler les deux compagnons. Trois d’entre eux se jetèrent en rugissant sur Amato et Cort, braillant de nombreuses insultes et provocations. Celle-ci fonctionnèrent mieux que prévu, faisant entrer Cort dans une furie noire. Le jeune nain se jeta sur les trois orcs, en renversant un par-dessus les remparts, découpant le second en tranche par un moulinet d’une de ces doubles haches et assomma le dernier du plat de sa double hache. Amato quand à lui, luttait contre les deux orcs restant, parant et contre attaquant, son bouclier comme son épée jouant tour à tour un rôle de défense ou d’attaque. Lorsque Cort revint à l’attaque après avoir défait ces trois adversaires, les deux assaillants de Lestate appelèrent des renforts, qui se matérialisèrent par une tour d’assaut avançant lentement vers les remparts. Amato en profita, jetant son écu et son épée en avant, empalant le premier orc. Le second, quand à lui, réussit à se mettre hors de portée de l’attaque demi-elfe. Ce dernier ne se laissa pas démonter et décrocha une dague, aussi noire que son épée et avec la même pierre rougeoyante incrusté dans la garde, de son bouclier et le lança en direction de la tête de la créature. L’orc ricana et dévia la dague d’un revers d’épée. Mais son sourire disparut instantanément quand il entendit le sifflement de l’épée d’Amato qui lui trancha le cou.
« Amato, je crois qu’on a un gros morceau là, cria Cort en abattant ses terribles doubles haches sur une échelle qui explosa de tout son long. »
Le demi-elfe acquiesça et déploya ces ailes brunes. Il décolla et attrapa le jeune nain et le lâcha dans le corps même de la tour d’assaut ennemi. Le bois craqua et le nain disparut dans la noirceur de la tour. Quelques instants plus tard, les premiers morceaux d’orcs jaillirent, preuve de la combativité du jeune nain. Amato remonta en tourbillonnant, utilisant son bouclier pour dévier les missiles le visant. Il arriva au sommet de la tour et découpa les premiers orcs qui s’étaient jeté vers lui. Le demi-elfe murmura quelque chose et un mur de feu apparut autour de lui. Les orcs, quelque peu décontenancé reculèrent pendant un instant. Ce fut l’erreur fatale qui signa leur arrêt de mort. La lame d’Amato siffla, et les orcs commencèrent par tomber sur le sol. En un instant le sommet de la tour fut dégager et Amato bondit à l’étage inférieur. Les orcs, visiblement surpris, ne résistèrent que quelques instants à aux ravageuses attaques du demi-elfe. Alors qu’il s’apprêtait bondir vers l’étage inférieur, un violent coup l’envoya bouler contre la paroi, la faisant craquer de façon sinistre. Sous le choc, l’épée et le bouclier d’Amato s’envolèrent au loin, il eut seulement le temps de saisir sa dague, qu’il mit instantanément en position de défense, ce qui lu sauva la vie. Une massive double hache s’abattit avec fracas sur la dague d’Amato, manquant de lui briser le poignet.
« Tu vis bien que je suis le meilleur, ricana Cort. Allez on se bouge Amato, des renforts orcs montent dans cette fichu tour, et malgré tout mon génie, on ne pourra pas lutter contre eux longtemps. »
Amato se releva en maugréant.*
« L’avantage avec toi Cort c’est qu’on a pas besoin d’ennemis, tu t’en charges tout seul. »
Le jeune nain le regarda d’un air enjoué, et il fit sauter par de grands moulinets de doubles haches un pan de la tour. Amato l’attrapa et déploya ces ailes. Avant de sauter il planta son épée dans la tour, alors que les premiers orcs commençaient à monter à l’étage ou les deux comparses se trouvaient.
« Bon tu attends quoi, le dégel, maugréa le nain. »
« Regarde bien petit génie, et apprend ce que c’est la classe, railla Amato. Zul Art !!!! »
La tour s’enflamma instantanément et s’écrasa lourdement, éliminant plusieurs centaines de guerriers orcs au passage

Pourtant la bataille tournée nettement en faveur des orcs qui avait maintenant sous leur contrôle la majeure partie des remparts. Seule la partie où s’étaient trouvé Amato et Cort tenait encore, même si leur situation devenait de plus en plus intenable, les orcs mettant de plus en plus la pression sur cette zone. Amato et Cort atterrirent à la rescousse des soldats qui tenaient encore les remparts. Le capitaine Jeptan, blessé en de nombreux points arriva alors.
« Content de vous revoir les gars, hurla le capitaine. »
« On va pas pouvoir tenir longtemps, hurla Amato en fracassant le crâne d’un orc avec son bouclier. »
« Tu veux faire quoi alors, répondit Cort en se débarrassant d’un orc un peu trop empressé. »
Une explosion les jeta à terre, lorsque la porte principale de la ville disparut dans de grandes volutes de fumées. Amato et Cort se retrouvèrent à terre, comme tous ceux autour d’eux. Lorsqu’ils se relevèrent, des bataillons entiers d’orcs pénétraient dans la ville en proie aux flammes.
« Capitaine, ordonnez aux gardes d’abandonner les remparts, suggéra Cort. »
Amato s’approcha alors du capitaine, qui comme eux avait été projeté au sol. Lorsqu’il le retourna, il vit un imposant morceau de gravât planté entre les deux yeux révulsés du capitaine.
« Et merde, jura Amato. On fait quoi maintenant ??? »
« Ce qu’on sait faire de mieux, répondit Cort. On se bat !!! »
Amato et Cort se jetèrent dans la mêlée, tentant de couper l’avancée des troupes orcs. Les puissantes colonnes de flammes d’Amato semaient le désordre dans la troupe ennemie, mais en aucun cas elle ne les ralentissait. Seul un dernier carré de combattants continuait à résister tant bien que mal à la déferlante orc. Amato et Cort en faisait partie, luttant pied à pied avec les orcs, défendant chaque mètre de terrain avec une rage et une férocité inégalés. Mais toujours les orcs continuaient à progresser, à chaque corps qui tombés, une dizaine de nouveaux combattants prenaient sa place, prêt à en découdre.
« Amato, hurla Cort. T’as pas encore deux ou trois colonnes de flammes en réserve, car là on en a vraiment besoin. »
Amato repoussa deux orcs un peu trop empressé et tenta de lancer sa puissante magie sur les ennemis en approche. Mais rien ne jaillit des mains du demi-elfe.
« Heu je crois que je suis à sec !!! »
« Ce n’est pas le moment, maugréa Cort, avant de se lancer encore plus violemment dans le combat. »
Alors que les derniers combattants tentaient vainement une contre attaque, un cor se fit entendre. Immédiatement, les orcs stoppèrent leur attaque et se replièrent dans le plus grand désordre, laissant l’occasion aux rescapées de faire un véritable carnage. En quelques minutes, toute la troupe orc avait disparu, laissant les défenseurs survivants hébétés et heureux d’avoir survécu à l’assaut. Mais le répit ne dura pas longtemps, et il fallut de longues heures pour combattre les incendies allumées par l’attaque. Amato et Cort aidèrent les survivants de l’attaque à remettre la ville en ordre, combattant les incendies et traquant les derniers orcs qui rodaient encore.

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 14 Jan - 21:21

Chapitre 3 : La fin du foyer
Cycle 1 : Douce jeunesse

Amato et Cort patrouillaient dans les rues dévastées d’Elanor, accompagné par un trio de gardes de la ville survivants de la bataille nocturne. Le soleil matinale n’arrivait pas à percer la fumée acre dégagé par les incendies qui avaient ravagés la ville après la fin de la bataille. Amato fit sauter d’un coup d’épaule une porte branlante d’un entrepôt pour s’assurer qu’aucun orcs kamikazes ne s’y trouvé. En effet, après la bataille des petits groupes de moins d’une douzaines d’orcs avaient lancé des attaques contre les survivants, qu’ils soient hommes, femmes ou enfants et allumé des feux un peu partout dans la ville. Cela avait généré une panique conséquente, et empêché les soldats survivants, désorganisés après la mort de leur chef, de pouvoir sécurisé la ville. La porte en bois craqua sinistrement, et un tourbillon de chairs et de poils noirâtres se jeta sur le demi-elfe. D’instinct Amato se laissa emporté et atterrit rudement sur le sol. Un tranchant d’une dague crasseuse manqua son visage de quelques centimètres. L’orc brailla et cracha à la figure d’Amato, alors que ces compagnons de patrouille affrontaient les autres membres du commando orc. D’un coup de genou dans l’estomac de la créature, Amato se dégagea, l’autre éructant sous le choc. Le demi-elfe roula sur lui-même et se releva sur ces genoux, parant de justesse l’attaque d’un orc un peu trop empressé. Celui-ci finit promptement découpé par la double hache de Cort, qui bondit sur un autre adversaire aussitôt. Un souffle rauque et nauséabond, mélange de crasse, de sueur acre et de vieilles charognes, lui rappela les bons souvenirs de son adversaire. La lame d’Amato s’enflamma instantanément et para la dague que son adversaire tenté de lui enfoncer dans le dos.
« En plus d’être crasseux, tu es un lâche, railla Amato. »
L’orc se jeta avec une telle fureur qu’Amato fut littéralement projeté sur le sol. Le choc l’étourdit un court instant, durant lequel sa vision se brouilla. L’orc tentait quand à lui de lui mordre la jugulaire du demi-elfe, qui se tortilla pour se libérer. L’haleine putride de l’orc frappa Amato en plein visage.
« Zul Kerel Zem Zart !!!! »
Les colonnes de feu jaillirent des mains d’Amato, découpant littéralement l’orc en petits morceaux fumant et sanguinolents. Lorsque le demi elfe se releva, tous autour de lui le regardait avec un air de stupeur. Les gardes furent les premiers à se ressaisir et ils éliminèrent rapidement les orcs survivants.
« Des blessés, demanda Cort, qui malgré sa jeunesse et son inexpérience, avait pris la tête du groupe. »
Aucun des membres de la patrouille ne semblait blessé, seul Amato était encore secoué par l’attaque.
« C’est pas grave gamin, rassura un des vétérans. Tu t’en es bien sortis !!! »
« Aller, on retourne à la caserne pour savoir comment évolues la situation, ordonna Cort, d’un ton bourru. »
La patrouille repartit en direction du centre de la cité, nettoyant les dernières poches de résistances orcs.

La caserne de la cité était devenu le refuge de tous. Les murs épais avaient été renforcé par des rondins de bois, monté en palissades et en pics, pour lutter contre une éventuelle contre attaque des orcs. Les survivants de la ville s’étaient rassemblé sur le parvis entre la caserne et le mur de rondins. Amato, Cort et la patrouille s’engouffra dans la caserne, traversant les premières salles où les guérisseurs tentaient de sauver le plus de victimes de l’attaque. Ils montèrent à l’étage, où les soldats avaient établis leur QG. Un quatuor de vétérans, les seconds de feu Jeptan, les dévisagèrent quand ils entrèrent.
« Vous avez rencontré des ennuis, demanda Fran, un gnome à l’impressionnant appendice nasale carmin. »
« Trois groupes d’orcs qui rodaient dans la cité, répondit un des vétérans. Mais on peut penser que la ville est sécurisé maintenant. »
« C’est ce que nous pensons, dit un des deux humains du quatuor. Et c’est ce que nos renforts pensent aussi. »
Un nain et un humain sortirent de l’ombre. Malgré les vieilles armures de combat, Amato et Cort reconnurent Cray et Golot, leurs pères respectifs.
« Que faites-vous là, demanda Cort en maugréant. »
« Jeptan nous a alerté, mais nous n’avons pas pu arrivé à temps, quelque chose ou quelqu’un a bloqué nos sorts de téléportation, répondit Cray. »
« Lorsque nous avons enfin réussi à nous téléporté jusqu’ici, la bataille était déjà terminé, ajouta Golot d’un ton maussade. Vous étiez déjà parti en patrouille quand nous sommes arrivé. »
« Vous avez des idées sur qui les as mené lors de l’attaque, demanda Cort. »
« Pourquoi dis-tu qu’ils ont été dirigé, demanda Cray. »
« Trop de tactiques, trop de matériels pour que cela viennent de l’esprit des orcs, lâcha Amato. Et surtout se retrait alors qu’ils n’avaient plus qu’a piller la ville. »
« En effet, gronda Golot. Nous pensons aussi que quelqu’un les dirigeaient. Mais nous n’avons aucun indice pour l’instant pour savoir de qui il s’agit. »
Une corne retentit alors, troublant le calme apparent de la cité.
« Une nouvelle attaque, hurla le gnome !!! »
Tous ceux qui était dans la salle se ruèrent dehors, dévalant les escaliers et traversant le rez de chaussé de la caserne comme des flèches. Lorsqu’ils sortirent sur le parvis de la caserne, des nuées de flèches grêlaient les cieux. Un jeune garde arriva alors en courant vers eux.
« Un groupe d’une centaine d’orcs ont attaqué les portes de la cités, nous n’avons pas pu les retenir… »
Une flèche empenné de noire lui traversa la gorge, le tuant instantanément dans une gerbe de sang. A une centaine de mètres, par-delà le mur de rondins et de pics, les orcs apparurent en hurlant. Les femmes et les enfants hurlèrent de terreur en voyant les créatures se ruer vers la caserne.
« Soldats en avant, cria un des chefs du nouveau conseil de la cité. »
La petite centaine de soldats survivants, sur les plus de deux cents que la ville comptait la veille, se ruèrent vers les portes du rempart improvisé, les fermant juste sous le nez des premiers assaillants. Amato, Cray, Cort et Golot montèrent sur les remparts sous la pluie de tirs de flèches orcs. Amato jeta un œil en contrebas, et vit la masse d’orcs qui s’amassaient devant la porte, tentaient de la briser avec un lourd tronc d’arbres.
« Il faut les arrêter, observa calmement Cray. »
« Pas de problèmes, hurla Amato. »
Avant qu’aucun de ces compagnons ne puissent répondre quoi que se soit, Amato déploya ces ailes dans un claquement sec d’étoffes qui se gonflent sous le vent, et il se jeta dans le vide. Les orcs ne virent pas le demi elfe s’envoler avant qu’il ne commence à faucher ceux qui s’attaquer à la porte avec le rondin de bois. Les colonnes de feu d’Amato balayèrent les rangs des orcs, les désorganisant pendant un cour instant.
« Problème réglé, fanfaronna Cort. Pas la peine de vous en faire, il sait ce qu’il fait !!! »
« Espèce de jeune cretin stupide, lâcha Cray en se jetant à son tour dans le vide. »
« Pourquoi, demanda le jeune nain alors que son père l’entrainait à son tour dans le vide. »
Les deux nains atterrirent rudement sur le sol, alors que Cray se rattrapa à une corde qui pendait. Amato, voyant cela plongea pour les protéger, traçant une ligne de feu entre ces proches et les orcs. Ceux-ci se jetèrent vers leurs nouveaux attaquants. Cort et Golot déchainèrent la puissance de leurs haches, créant un rempart sanglant autour d’eux. Cray, quand à lui, bondissait de créatures en créatures, fauchant les orcs comme des blés murs avec ces kamas. Amato quand à lui, continuait sa besogne, fauchant indifféremment les groupes d’orcs avec ces colonnes de feu.
« Redescend immédiatement, hurla Cray. »
« Je suis plus efficace en l’air que sur le sol, répliqua Amato, s’ élevant d’une dizaine de mètres. »
Alors qu’il se préparait à une nouvelle attaque, les orcs comprirent enfin qui était le principal danger. Une vingtaine d’arcs sifflèrent, leurs mortels projectiles se propulsant vers Amato. Ce dernier sortit sa lame et intercepta les menaces les unes après les autres, quand une flèche réussit à passer son barrage défensif, le touchant à son bras. La douleur irradiant dans tout son bras droit, lui faisant baisser son attention pendant quelque instants. Plusieurs autres flèches réussirent à s’infiltrer dans les interstices de son armures, le blessant aux épaules, aux jambes et au cou. Sous le choc, Amato ne put contrôler son vol et tomba en tourbillonnant vers le sol. Les ténèbres se refermèrent sur lui quand il toucha le sol.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 14 Jan - 21:22

Cort, Golot, Cray et les membres de la garde d’Elanor assistèrent à la tragédie. Alors que son fils tombait vers le sol, Cray se mit en mouvement de plus belle, soutenue par Golot et Cort. Ensemble ils tracèrent un sillon sanglant dans les rangs ennemis alors que les gardes d’Elanor ouvraient les portes du rempart de la caserne et se lancer dans une irrésistible contre attaque. Il ne fallut que quelques instants pour que les trois compagnons ne rejoignent le corps désarticulé d’Amato, que les orcs, craintifs, n’osaient pas approcher. Cray se pencha sur le corps de son fils, observant les différentes plaies et blessures alors que Cort et Golot créait un véritable réseau défensif.
« Il faut le ramener au manoir, hurla Cray pour couvrir le vacarme de la bataille. »
Golot acquiesça d’un signe de tête et il éructa des paroles dans un langage antique. Un portail de téléportation apparut alors et Cray s’y engouffra, portant dans ces bras son fils blessé. Cort et Golot les suivit quelques instants plus tard. Le jeune nain fut un peu décontenancé par la transition entre la fureur de la bataille et le calme de la salle des sorts du manoir.
« Que c’est-il passé, demanda Vana en arrivant dans la salle des sorts. »
« Les jeunes se croient toujours les plus malins et les plus forts, philosopha Cray. Alors tu peux le remettre sur pied ? »
Vana, aidé de Carmar, enlevèrent l’armure d’Amato et nettoyèrent les plaies.
« Heureusement que la magie elfique peut aider à soigner les gens, soupira Carmar. Et a mon avis avec ces deux là on n’a pas fini !!! »
« Oui, mais à mon avis, Gia serait plus désigné pour ce genre de chose, railla doucement la femme elfe. Et toi Cort, tu n’as pas de blessures ? »
Le jeune nain fit un signe de tête négatif puis il se dirigea vers le corps d’Amato.
« Il va s’en remettre ??? »
« Oui, malgré sa frêle apparence, il est solide ce gamin, répondit Carmar avec un rire rauque. »
Cort, rassuré, sortit alors de la salle, se dirigeant vers la cour du manoir. Il enleva son armure et alla se reposer quelque temps. Lorsqu’il se réveilla, la nuit était tombé. Le jeune nain sortit alors et alla se balader sur les remparts, où il retrouva Amato qui contemplait la nuit.
« Comment tu vas, demanda le nain. »
« Ca va, ça va, répondit le demi-elfe. Mon épaule me fait mal, ces saloperies de flèches orcs sont tellement sale qu’elles empoisonnent tout ce qu’elles touchent. »
« La prochaine fois tu feras plus attention avant de jouer au fou volant, remarqua le jeune nain. »
« Tu sais aussi bien que moi que c’est moi qui a renverser la vapeur dans cette bataille, lâcha Amato. Sans moi, ils auraient fini par perdre et ils auraient tous été massacré. »
« Ce n’est pas parce que tu as des dons que tu dois te mettre en danger pour sauver tous les autres, coupa Golot en surgissant du noir. »
« Pourquoi ne devrais-je pas, cracha Amato. Nos dons ne nous servent-ils pas à aider les autres. »
« Il me rappelle quelqu’un, soupira Golot. »
« Qui ça père, demanda Cort. »
« Son père, lorsqu’on a commencé nos aventures, il était comme lui !!! »
Amato voulut lâcher une réplique sanglante, quand des dizaines de torches jaillirent de la forêt. Immédiatement une pluie de projectile s’abattit sur le manoir.
« Une attaque, hurla Golot. Cort, emmène Amato à l’intérieur, il est pas en état de se battre. »
Les deux compagnons traversèrent la cour, et se réfugièrent dans l’atrium du château. Cray, Carmar et Vana arrivèrent à l’aide de Golot qui retenait vaillamment la première vague d’orcs. Les couleurs flamboyantes des sorts de la mère d’Amato illuminèrent la bataille. Cort n’y pouvant plus, se jeta dans la mêlée, empêchant les groupes d’orcs qui avaient franchis le barrage parental d’atteindre Amato. Ce dernier quand à lui avait été cherché son armure et ces armes. Il mit en batterie son arbalète magique, fauchant les orcs qui s’en prenait à Cort. Alors que la bataille tournée en la faveur des hôtes du château, de nouveaux cris se firent entendre. Une cohorte de démons aux couleurs de sangs surgirent sur les remparts. Les derniers orcs ne résistèrent pas longtemps, alors que les démons continuaient à affluer.
« Ils sont au moins une cinquantaine, remarqua effrayé Amato. »
« Rentrer à l’intérieur, ordonna Vana. »
Sachant que les deux jeunes gens n’allaient pas obéir, elle les envoya grâce à un sort à l’intérieur du château. Lorsqu’ils purent revenir à l’atrium donnant sur la cour, la bataille avait clairement changé de tournure. Au milieu de la cour, les quatre anciens compagnons combattaient cote à cote, affrontant les démons et un homme en armure entièrement noir et très ouvragé avec de multiples recourbement et décrochement, complètement l’opposé de l’armure épuré d’Amato. Le mystérieux homme en noire combattait avec une maestria incomparable, une épée moyenne dans chaque main virevoltant autour de lui. Il arrivait même à mettre en difficulté le quatuor de combattants qui cédait petit à petit du terrain. Amato et Cort se jetèrent au combat. Les premiers démons ne résistèrent que quelques instants, surpris par la vaillance et la puissance des deux combattants. Les fouets des créatures démoniaques ne pouvaient percer les défenses d’Amato et Cort, leur bouclier et leur hache les contrant. Amato les frappaient, enchainant coup de bouclier avec des coups d’épées. Ils avaient presque rejoint leurs parents, quand une puissante explosion les jeta à terre. Quand ils se relevèrent, il ne restait plus aucun démon, seul l’homme en noir continuait à défier leurs parents. Amato et Cort bondirent, et se trouvèrent quasi instantanément sur leur ennemi. Celui-ci, à peine déconcerté, sourit en les voyant arrivé et il se mit en garde. Les deux compagnons était presque à portée quand deux portails de téléportation se matérialisèrent devant eux. Ne pouvant s’arrêter à temps, ils plongèrent dedans. En un instant, Amato se retrouva à l’extérieur du château, complètement étourdi et déboussolé. Il regarda au loin le château, où des ombres chinoises lui permettaient de suivre la bataille. Il vit alors une silhouette solitaire combattre et vaincre quatre autres silhouettes. Il se mit à courir quand le château tout entier s’embrasa.
« Non !!!!!!!!!!!!!!!!! »
Ces yeux s’emplirent de larmes, mais il n’eut pas le temps de se laisser abattre, car les démons qu’ils avaient précédemment combattu passèrent au dessus de lui en hurlant.
« Cort, où es-tu, souffla le demi elfe. »
Mais seul le silence de la nuit lui répondirent.

Yr86
:luke :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 14 Jan - 21:23

Epilogue cycle de la douce jeunesse

Le craquement des flammes furent troubler par les cris et les meuglements des démons en approche. Il regarda d’un air blasé la cour et le manoir en flamme.
« Que devons nous dire au Seigneur, demanda le chef des démons dès qu’il fut poser. »
« Nos ennemis sont hors d’état de nuire, répondit l’homme en noir. »
« Sont-ils mort, demanda le démon. »
« Non »
« Alors vous avez échoué, ricana-t-il. »
En un éclair l’homme en noir banda son arc, et une flèche transperça le chef démon en plein cœur. Il s’écroula alors dans un râle d’agonie.
« Toi, dit l’homme en noir en désignant un démon. Rapporte au Seigneur ce qui c’est passé. Dit lui qu’ils ne nous poseront pas de problème pour la suite des opérations. OK ? »
« Oui, Monsieur, répondit le démon. Et les enfants, qu’en faisons-nous ? »
« Je vais demander à des chasseurs de prime de s’en occuper, même si je doute qu’ils survivent bien longtemps dans ces contrées. »
Les démons repartirent en beuglant, le laissant dans ces contemplations.

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 21 Jan - 20:34

Chapitre 4 : Rencontres
Cycle 2 : Perdu dans la nature

Malgré la saison printanière, la nuit et l’aube furent glaciale. Lentement mais surement, Amato se rapprocha du manoir, évitant les quelques créatures qui étaient resté en arrière pour traquer les deux jeunes gens. Heureusement pour lui, il ne s’agissait que de quelques orcs et autres Kobolds, des hommes chiens aussi malingre que leur QI était bas. Après avoir rampé pendant des heures dans les broussailles, le jeune demi-elfe avait fini par se trouvé un poste d’observation qui lui permettait de voir le manoir. De la grande demeure aux longues ailes de pierres blanches et à l’imposante tour ronde servant de vestibule, il ne restait que des débris calcinés. Seul la tour, protégeait magiquement par de puissant sort jeté par Vana et Carmar avait résisté. Au milieu de la cour jonchée de débris, un groupe d’orcs attendait que leurs subordonnées Kobolds viennent faire leurs rapports. D’autres quand à eux, pillaient consciencieusement les restes de la maison, sortant les lourds coffres ayant résisté à l’incendie et les éventrant à grand coup de hache. La cour était rempli de nombreux équipements, comme des épées, des dagues et autres armes forgés, prouvant que les orcs, pas complètement stupide avait pillé en premier lieu l’atelier du manoir. Amato vit aussi au milieu de la boue et des cendres les restes de vêtements et de jouets lui ayant appartenu. Une colère sourde commença à monté en lui, le sang affluant dans ces membres telle un lourd et puissant host de combativité. Lorsqu’un énième coffre fut fracassé au milieu de la cour, révélant des jouets d’enfants, que les orcs piétinèrent avec dégout, Amato n’y tint plus. Il déploya ces ailes et fila comme une flèche vers la cour du manoir dévasté. Arrosant les orcs d’un déluge de boules de feu, il atterrit au milieu du groupe d’orcs surpris de l’arrivée imprévu de leur attaquant. L’épée d’Amato s’enflamma et il se jeta dans la mêlée, découpant consciencieusement les orcs inconscients qui osaient trop s’approché de lui. Le chef orc, un massif bipède faisant dans les deux mètres hurlait des ordres, dans la plus grande confusion. Un groupe de Kobolds de couleur rouille arriva et décocha des dizaines de flèches, paré par le bouclier d’Amato mais beaucoup allèrent se ficher dans les guerriers orcs qui tentaient d’attaquer le demi-elfe. Amato utilisait ces ailes pour se déplacer au milieu de la mêlée, laissant les orcs s’attaquer les uns les autres dans leurs vaines tentatives de l’atteindre. Le chef orc, voyant le peu d’efficacité de ces troupes, décida de se jeter dans la mêlée. Ce nouvel arrivant faillit être fatale pour Amato, car le chef orc n’hésita pas à occire un des ces guerriers pour atteindre Amato. Le massif marteau de guerre du chef orc passa à quelques centimètres du torse d’Amato, avant d’aller fracasser le crâne d’un jeune orc qui tentait de blesser le demi-elfe. Amato d’instinct s’envola de plusieurs mètres, se mettant hors de portée de la meute d’orcs mais malheureusement en pleine ligne de mire des archers Kobolds. Les premières flèches sifflèrent aux oreilles d’Amato, la plupart allant se ficher à plusieurs mètres de lui, mais bien trop près au gout du demi-elfe. Alors que les orcs se rassemblaient, Amato envoya une série de boules de feu vers les Kobolds qui se dispersèrent en piaillant, sans être, malheureusement, abattu par les boules enflammées. Les lourds pas des orcs rappelèrent à Amato qu’une nouvelle menace se profilait, en écumant et en bavant. Il ficha avec force son épée dan le sol pavé de la cour et l’enflamma. Les pavés, chauffés à blanc, jaillirent alors du sol comme des missiles enflammés et allèrent se ficher dans le premier rang des orcs, qui tombèrent en piaillant. Le chef orc, à peine déconcerté, continua sur sa lancée et frappa durement Amato. Heureusement pour lui, le bouclier de jais et d’or ne rompit pas. Quelque peu déboussolé par la puissance de l’attaque, le demi-elfe recula de quelques pas. L’orc pressa son avantage, enchainant de grands moulinets de marteau de guerre, empêchant à Amato de s’envoler, mais aussi les autres orcs de s’approcher.
« Ce sera entre toi et moi, n’est-ce pas, souffla Amato. »
Le chef orc le fixa avec ses yeux globuleux pendant quelques instants, tentant de comprendre ce qu’avait voulu dire le jeune demi-elfe. Il haussa les épaules, et se jeta en hurlant vers Amato. Celui fit un pas de coté, esquivant le gros de la charge et parant le reste avec son bouclier. Grognant, le chef orc revint à la charge, dérapant sur les trous laissés par les pavés qui s’était envolé. Profitant de son déséquilibre, Amato contre attaqua, faisant tournoyer son épée vers la tête de la créature. Celle-ci para de justesse avec son arme, que l’épée enflammée entama. Interloqué, le chef orc regarda l’entaille, semblant oublier la présence de son adversaire jusqu'à ce que l’épée du demi ne lui transperce le ventre, ressortant dans son dos. Surpris par la soudaine douleur qui le transperçait, il plongea ces yeux pleins de haine et d’incompréhension dans ceux d’Amato. Ce dernier retira rapidement l’épée du corps de son adversaire et lui trancha la tête. Un silence pesant s’abattit pendant quelques instants, les orcs semblant déboussolé par la perte de leur chef. Puis les Kobolds aboyèrent, et un déluge de flèches jaillit de leurs rangs en direction d’Amato, mais aussi du groupe d’orcs.
On dirait bien qu’il y ait des dissensions chez mes adversaires pensa Amato en s’abritant derrière son large bouclier, les flèches ricochant dans de sonores craquements
Les orcs se mirent à hurler et se jetèrent vers les Kobolds qui fuirent en piaillant. La mêlée ne devint plus qu’un vacarme confus de cris, de piaillement et de fracas d’armes divers. Au milieu du chaos, Amato éliminait tous les adversaires qui se présentaient à lui, les découpant avec son épée, ou bien leur broyant les os avec son puissant bouclier. Alors que la cour s’emplissait de cadavre et de sang, un des orcs se pencha vers le cadavre de son chef et il en tira une corne aux multiples runes d’argent. Il souffla trois coups avant qu’un archer Kobold ne l’abattit de deux flèches qui lui firent exploser le crâne. La bataille connus alors un mouvement de flottement et une dizaines de portails de téléportation apparurent alors. Des démons surgirent alors en hurlant et grinçant, se jetant dans la mêlée, fauchant toutes créatures qui se trouvait sur leur chemin, sans aucune distinction. Les Kobolds et orcs survivants tentèrent vainement de résister à la déferlante de créatures démoniaques. En quelques secondes, une trentaine de démons couleur feu, équipé de pied en cape de lourdes armures et d’armes à l’aspect aussi ténébreux que puissant, fondirent sur les créatures. Le combat ne dura que quelques instants, la sauvagerie et la fourberie des démons prenant largement le dessus sur le nouveau bataillon de Kobolds qui venait d’arriver. Amatos quand à lui se mit discrètement en route vers l’entrée des souterrains du château, qui lui permettrait de fuir discrètement et rapidement. Alors qu’il n’était plus qu’a un mètre de l’entrée des souterrains, un démon apparut devant lui, un sourire sardonique à faire froid dans le dos sur les lèvres.
« Tu ne vas nulle part, sac à viande, menaça-t-il. »
Amato se rua vers la créature démoniaque, l’épée en avant. Le démon esquiva l’attaque, frappa durement dans le dos Amato qui chuta lourdement sur le sol, son épée ricochant sur les pavés sur trois mètres.
« Joli tentative sac à viande, railla le démon en se positionnant au-dessus du jeune demi-elfe. Mais si tu veux espérer rester en vie, il va falloir faire mieux que ça. »
Le coup de pied du démon envoya Amatos rouler à plusieurs mètres, alors qu’il éclatait d’un rire gras et sonore, sonnant étrangement au milieu des cris et piaillements des créatures que les démons massacraient avec un sadisme et un professionnalisme déconcertant, démembrant et saignant les créatures avant de les laisser souffrir des affres de l’agonie. Alors que le démon, surement le chef de la petite troupe au vue de la décoration de son armure, s’approchait lentement, Amato se redressa sur le coude.
« Zul Kerel Zem Zart »
Deux colonnes de feu jaillirent des mains tendues d’Amato et allèrent se ficher dans le torse du démon, qui recula de quelques mètres sous la puissance de l’impact. Le démon rit alors et regarda avec attention son adversaire.
« Tu es plein de surprise sac à viande, mais cela ne te sauvera pas. On n’abat pas un démon avec des boules de feu !!! »
Le démon se rua vers Amato, et le frappa si durement, que malgré l’interposition du bouclier entre Amato et son attaquant, il fut sonné pendant quelques instants. Alors qu’il tentait de lutter contre l’évanouissement, un ancien souvenir remonta dans son esprit.
Ces parents et ceux de Cort était rassemblés dans la salle principale du manoir, alors qu’il enfilait pour la première fois son armure de jais et d’or. Il prit l’épée qui s’enflamma pour la première fois et il sortit ces ailes pour voir si l’armure magique leur permettait de se déployer.
« Alors qu’en penses-tu fiston, demanda Golot. »
« Elle est géniale, répondit le jeune Amato qui ne devait alors avoir à peine une douzaine d’année. »
« Souviens-toi d’une chose gamin, ajouta Golot. Ton armure ou ton arme sera toujours là quand tu en auras besoin. »
Un nouveau coup de boutoir le ramena à la réalité, et alors qu’Amato roulait sur lui-même pour éviter l’attaque du démon qui faisait exploser les pavés sous lui, il vit Narya, son épée qui se trouvé derrière le démon, quelques mètres derrière lui.
« NARYA !!!!!!!!! »
L’épée frémit, puis elle se jeta en direction d’Amato, fendant l’air dans un sifflement strident. Le démon se retourna et fit alors l’épée se précipiter vers lui. Il tenta de l’esquiver mais il fut trop lent et l’épée alla se ficher dans son torse. Amato en profita pour se relever, et il saisit l’épée, regardant le démon d’un air ironique.
« Tu sais quoi, on peut tuer un démon avec le feu, murmura-t-il. Enfin, il faut que ce dernier soit stupide. »
Le démon lui jeta un regard haineux.
« Va en enfer, sac à viande, réussit-il à cracher avec ces lèvres ensanglantées. »
« Moi je ne sais pas, mais pour toi c’est ta prochaine destination répondit le demi elfe. Zul Art !!! »
Le démon s’immola en hurlant sur l’épée d’Amato, bien que le vacarme de la bataille, causé par l’arrivée de renforts orcs, le couvrit.
« Puisse les dieux vous pardonnez vos péchés, murmura Amato avant de s’enfoncer dans les ténèbres des souterrains du manoir. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 21 Jan - 20:34

Malgré la pluie qui tombait sans discontinuer, Amato entendit les battements d’ailes de la créature qui se rapprochait. Il se plaqua contre un arbre et laissa passer le démon qui jetait d’incessant regard autour de lui. Après avoir abattu le chef des démons, Amato avait profité du chaos de la bataille pour s’enfuir discrètement du manoir, grâce aux souterrains qui le reliait à différentes planques dans les alentours. Malheureusement pour lui, les démons avait fini par vaincre les Kobolds et les orcs, alors qu’ils étaient sensé être des alliés et ils se lancèrent à sa poursuite une fois qu’ils avaient exterminé toute résistance. Amato ne savait comment mais ils avaient réussi à retrouver sa trace malgré les précautions qu’il avait prise pour ne pas être suivi, et ça faisait maintenant deux jours qu’une course poursuite effréné s’était engagé entre lui et les démons. Il souffla quand il sentit que le danger était passé et il reprit lentement sa marche en direction d’une des auberges fortifiées qu’il connaissait dans la région.

« On dirait qu’il y a eut une sacrée fête ici. »
« La tour tient toujours, ça veut dire qu’au moins l’un d’eux à survécu. »
« Ou alors qu’aucun des gamins n’est revenu ici pour récupérer ce qu’il y a de prévu pour eux dans la tour. »
« Tu penses qu’ils sont morts ??? »
« Qui, eux ou les gamins ? »
« Les deux bien sur !!! »
« Eux, je ne saurais dire, ce n’est pas la première fois qu’ils nous feraient ce coup là. »
« Et les gosses ? »
Le second interlocuteur parcourut la cour dévasté, jonché de cadavres d’orcs et de Kobolds. Il s’arrêta sur le seul cadavre de démon et l’observa attentivement.
« Je pense qu’Amato a survécu et qu’il a participé à cette bataille. »
« Comment en es-tu sur, objecta son interlocuteur. »
« Tu connais beaucoup de personnes capable de faire bruler de l’intérieur un démon. »
« Ouaip ça pourrais bien être lui. Mais où est-il maintenant. »
« Pour ça, il suffit de suivre les démons survivants. »
« Tu crois qu’il va s’en tirer ? »
« Il a réussit à abattre un seigneur démoniaque, ça devrait suffire !! »
« Espérons le, mais il faudrait mieux

La nuit était tombée, mais la pluie n’avait pas cessé. Amato avait croisé deux autres démons en patrouille mais aucun d’entre eux n’avais réussi à l’intercepter . Il se glissa dans une nouvelle zone d’ombre, quand un bruissement atrocement familier se fit entendre derrière lui. Le premier coup l’atteignit à l’épaule, l’envoya bouler dans la boue. Le démon éclata d’un rire sonore.
« Et dire que c’est toi qui a abattu notre chef, ricana la créature. Il devait vraiment être stupide et faible. »
Amato profita de l’inattention de la créature pour sortir son arbalète qui pendait à une courroie sur son flanc droit. Les projectiles magiques allèrent se ficher dans les ailes du démon, qui hurla de douleur. Amato pressa son avantage, tailladant le ventre de la créature qui hurla de plus belle. Mais le démon se reprit et il submergea Amato de grands coups de haches, qui faisait vibrer la mâchoire et le bouclier du demi-elfe sous la puissance des coups. Amato envoya alors son bouclier contre le visage du démon, qui hurla de fureur quand il vit du sang lui maculait les yeux. Il se jeta sur Amato le faisant tomber et l’entrainant dans un trou d’eaux fangeux.
« Alors stupide créature, peux-tu vivre sans respirer ???? »
Amato se débattait, mais la poigne de fer du démon le maintenait sous l’eau. Il tenta d’agripper les poignets de la créature, mais le démon l’enfonça encore plus sous l’eau, enfonçant le visage du demi-elfe dans la boue. Amatos saisit alors son épée, alors que des tâches noires dues à l’anoxie commençaient à lui brouiller la vision. Narya s’enflamma et l’eau fangeuse se mit instantanément à bouillir. Le démon surpris relâcha son emprise pour éviter les colonnes de fumées et de boues bouillantes. Amato se dégagea et ramassa une poignée de boue, qu’il jeta sur la tête du démon. Celui-ci, aveuglé, hurla de frustration alors qu’il tentait d’enlever la substance noirâtre qui lui obstruait la vue. Il ne vit pas arrivé la première attaque d’Amato, qui lui déchira une partie du dos. Hurlant de plus belle, il se retourna et se jeta instinctivement vers Amato, les crocs visant la base du coup du jeune demi elfe. Mais il n’arriva jamais à son but, Narya l’ayant fauché avant, le découpant en deux à hauteur de la hanche. Amato contempla pendant quelques secondes le corps brisé du démon, puis il y mit le feu, espérant ainsi couvrir ces traces. Il partit de nouveau dans une éprouvante marche forcé pendant plusieurs heures, se cachant de toutes créatures, se faufilant d’ombres en ombres, de trou d’eau en trou d’eau. Lorsque le soleil se leva de nouveau, il prit un peu de repos, car les démons n’aimaient guère l’attaquer de jour, leurs pouvoirs étant bien moins utile en plein jour que lors de la nuit. Il regarda le disque solaire enflammé la forêt en contrebas, espérant qu’il pourrait en voir encore d’autre.

« On dirait qu’il est toujours en vie. »
Le premier interlocuteur poussa du bout de son pied massif la carcasse carbonisé du démon.
« Oui, au moins il sait ce débrouillé ce petit. Tu es sur que c’est bien Amato, Cort me semble bien plus apte à faire autant de dégâts, si on enlève le coté carbonisé de la chose. »
« Mais il va falloir se presser, les démons sont toujours à sa poursuite et il semble se rapprochait de lui. »
« Pourquoi dis-tu ça. »
« Les traces des démons ont l’air presque aussi vieille que celle du gamin. »
« La fillette aurait pu nous le dire plus surement que toi !!! »
« Elle est utile là où elle est !!! Ceux qui ont attaqué le manoir ne vont pas s’arrêter à quelques démons pour l’abattre. Dès qu’il s’approchera de zones habitées, des mercenaires l’attaqueront. C’est pour ça que les autres sont très bien où ils sont. »
« Allons, en route. Si ce que tu dis est vrai, les démons jour ou non ne vont pas tardé à l’attaquer. »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Sam 3 Fév - 22:10

Chapitre 5 : Rencontre
Cycle 2 : Perdu dans la nature

Beaucoup d’aventuriers disent que le sommeil est dangereux. Devant cet état de fait, beaucoup ont appris à ne dormir que d’un seul œil. Amato, avec touts les dons que sa naissance auréolé du sang du dragon Draken-Orth, le savait instinctivement. Lorsque les premiers bruissements de cuirs tendus par le vent se firent entendre, instantanément son instinct le réveilla et il se laissa couler sur le sol de la forêt, disparaissant dans la brume matinale qui stagnait au sol. La vague froide de la brume le réveilla entièrement, et il se concentra pour déterminer l’origine du bruit qui l’avait mis sur ces gardes et sa direction. Le bruit lentement approcha, avec une certaine langueur. Le jeune demi-elfe se mit en mouvement, se mouvant dans les ombres des arbres et dans les plaques de brumes qui stagnait toujours au sol. Il arriva alors à une clairière créé par la chute d’un bosquet d’arbres. Au milieu de la clairière, là où un dais de lumière formait un rond lumineux, une dizaine de démons attendait en piaffaient d’impatience, comme l’attester les volutes de fumées qui sortaient de leurs bouches et de leurs narines. Amato arma son arbalète magique et ajusta la tête du chef de la petite troupe de démons. Le missile enflammé le frappa entre les deux yeux, un grésillement de mauvais augure résonnant dans la clairière. Le silence se fit instantanément, les démons étant surpris par la situation. Après quelques instants de flottement, ils se dispersèrent à la recherche de leur mystérieux attaquant. Amato quand à lui avait mis à profit l’instant de flottement pur changer de position, et lorsque les démons prirent leur envol, trois nouveaux missiles enflammés frappèrent trois démons qui s’écroulèrent en piaillant. Alors que les premiers démons se rapprochaient de sa position, Amato accrocha une dague à chaque embout de son arbalète, en espérant que la petite modification que lui et Cort avaient trouvé il y a quelque temps fonctionnerait. Le premier démon se posa à coté d’Amato et se jeta sur lui, sans attendre. Instinctivement Amato tira, et le démon explosa littéralement, touché à bout portant par l’arbalète magique. Les débris de démons arrosèrent Amato, lui bouchant la vue. Alors qu’il tentait d’enlever les morceaux qui gênaient sa vision, un sifflement de mauvais augure le fit se baisser, ce qui lui sauva la vie. Une lourde hache alla se ficher dans l’arbre derrière lui, faisant sauter des éclats de bois tout autour de lui. Amato se jeta entre les jambes du démon, l’arbalète levée au dessus de sa tête. Les dagues creusèrent deux sillons sanglants, et le démon s’écroula, les muscles reliant ses jambes à ses hanches cisaillés par l’attaque. Amato se redressa et découpa un nouvel adversaire qui ne l’avait pas vu surgir de l’entrejambe de son camarade démoniaque. Les deux parties du démon s’écroulèrent sur le sol, et Amato déploya ces ailes, tentant de fuir le plus loin possible des démons survivants qui se mirent à sa poursuite en hurlant. Malgré leurs puissances, le demi-elfe les distança rapidement, faisant moults acrobaties pour échapper à sa meute de poursuivants. Alors qu’il les avait presque semés, de nouveaux démons apparurent au loin.
Là je suis mal, pensa Amato.

En quelques instants la nuée démoniaque fut sur lui. Amato se lança alors une montée en tourbillonnant, espérant ainsi éviter les traits empoisonnés que décochaient les démons. Il monta de plus en plus vite, forçant encore et toujours ces ailes blanches à battre. L’air finit par devenir atrocement froid, alors qu’il franchissait les premières couches nuageuses. Lorsqu’il surgit de la couche ouateuse, il remarqua que la plupart des démons avaient abandonné la poursuite, préférant attendre à plusieurs centaines de mètres au dessous de lui qu’il décide de redescendre. Amato sourit et bascula lentement sur le dos, puis il se lança dans une vrille plongeante incontrôlable. Les démons réagirent et montèrent en sa direction. Les flammes surgirent de mains tendues du demi-elfe, fauchant le nuage de démons, qui s’éparpilla en piaillant. La chute interminable du jeune demi-elfe continuait, ces ailes repliées sur son dos. Il voyait le sol monté vers lui à une vitesse défiant l’imagination. A une centaine de mètres du sol, Amato redéploya ces ailes, dans un claquement sonore. Les démons immédiatement se remirent à sa poursuite, l’air autour de lui sifflant de leurs projectiles empoisonnés. Amato se dirigea vers la forêt, faisant d’importants écarts de trajectoire pour éviter de faire une cible trop facile aux démons. Il entra en trombe dans la forêt, zigzaguant follement entre les massifs troncs d’arbres. Les démons derrière lui, ralentirent pendant un instant avant de s’engouffrer à leur tour dans la forêt. Amato avait profité de leur hésitation pour se poser sur une branche et d’armer son arbalète. Le premier démon ne vit jamais le projectile magique arriver, et il s’écrasa lourdement sur le sol. Les démons stoppèrent immédiatement leur avancé, permettant à Amato d’en descendre trois autres. Dès que les démons commencèrent à se réorganiser, il déploya de nouveau ces ailes blanches et plongea vers le cœur de la forêt. Il fila entre les arbres, alors que les démons, changeant de tactique se mirent à l’arroser de flèches. Amato monta en flèche et sortit de la forêt par une trouée due à la chute d’un arbre. Les démons mirent quelques instants à comprendre ce qu’il se passait et Amato mit quelque distance avant qu’ils ne surgissent de la forêt. Amato dégaina son épée et l’enflamma. Il attacha son bouclier à son avant bras, vérifiant la solidité de la courroie. Puis il plongea vers le troupeau de démon. Il trancha d’estoc et de taille, tranchant les membres des démons trop imprudent qu’il s’approchait de lui. Surpris par l’attaque soudaine, les démons mirent quelque temps à réagir et Amato en profita pour passer à travers le groupe démoniaque. Cinq démons tombèrent en tourbillonnant vers le sol, le corps et les membres tranchés par la terrible épée d’Amato. Il fit volte face et se prépara à l’assaut des démons qui s’approchaient en rugissant.

« Ou est-il encore passé ??? »
L’un des deux compagnons, celui qui venait de s’exclamer, se pencha et regarda le cadavre du démon qui gisait brisé sur le sol.
« On dirait qu’il a fait une mauvaise rencontre celui là !!! »
Il regarda attentivement le cadavre et montra une blessure avec sa dague.
« On dirait qu’il a rencontré une arme magique enflammé. »
« J’ai une idée de l’origine de la blessure mon ami. Par contre manifestement il a été abattu en vol. Ca veut dire que notre protégé est en train de littéralement voler dans les plumes des démons. »
« Il faudrait mieux qu’on le rejoigne rapidement, car même s’il est doué, quand les seigneurs démons vont l’attaquer il ne va pas faire long feu le gamin. »
« Je te rappelle qu’il va falloir le retrouver. Et on va plus vite en volant qu’en marchant. »
« T’inquiètes donc pas, il suffit de suivre les cadavres qui tombent. »
« En espérant que ce ne soit pas le sien qu’on trouve avant. »
Les deux compagnons s’enfoncèrent dans la forêt tentant de trouver les signes d’une bataille aérienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Sam 3 Fév - 22:11

Le choc fut terrible. Les lourdes armes démoniaques frappèrent durement le demi-elfe qui vacilla sous le choc. Une fois que les démons s’étaient suffisamment rapprochés, Il envoya une série de boule de feu, qui toucha plusieurs démons qui tombèrent au sol. D’un geste ample, Amato enchaina une série de moulinets de son arme, lui permettant de tenir à distance le groupe de démon. Celui-ci se reforma à une vingtaine de mètres en dessous de lui, et un démon particulièrement imposant, vêtu de lourds vêtements en cuir noir. Le démon le regarda en souriant, faisant fouetter devant lui une imposante hache parsemée de pierres démoniaques de couleur sang.
« Je suis Urg L’Otr Art, et je suis ta mort petit elfe. »
Amato répondit en envoyant une série de boule de feu. Le démon les intercepta avec sa hache, envoya une multitude de flammèches autour de lui. Puis il se rua en hurlant vers le demi-elfe. Le choc fut puissant mais Amato l’amortit grâce à son bouclier. Il frappa le démon avec qui recula quelque peu. D’un coup d’aile Amato était sur lui, son épée lui fouettant le corps. Le démon parut surpris, mais les plaies infligées se refermèrent. Le démon sourit de nouveau et il envoya une série de puissant coup de hache. Amato utilisa l’inertie de l’attaque pour se désengager. Puis il plongea vers le sol. Le démon le suivit, l’insultant de lâche. Amato sourit et redressa au dernier moment. Le démon, trop proche de lui ne put rectifier sa trajectoire à temps et alla s’encastrer dans un arbre. Amato lança un cri de victoire qui s’étrangla dans sa gorge quand l’arbre craqua et tomba au sol, révélant un démon toujours e vie et avide d’en découdre.
Là je crois qu’on a un gros problème !!!
Le démon se jeta de nouveau à l’attaque, faisant fouetter sa hache. Le coup fut si violent qu’un craquement de mauvais augure retentit. Une douleur fulgura dans tout le bras gauche d’Amato. Le martèlement du démon continua, Amato s’affaissant un peu plus à chaque coup. Il tenta une contre attaque, mais le démon agrippa l’épée dans la pointe de sa hache et la fit voler au loin.
« Alors sac à viande tu vas faire comment maintenant. Tu es seul et sans arme !!! Rend-toi et promis je ne te ferais pas trop souffrir… au début en tout cas. »
Amato essuya d’un revers de bras le sang qui coulait de sa bouche et il cracha sur le démon.
« Je ne suis jamais sans arme !!! »
Les deux colonnes de feux surgirent des mains du demi-elfe, et le démon disparut sous les colonnes enflammées. Amato fit durer l’attaque encore et encore, pendant une interminable minute sa seule vision était le tunnel de feu qui déferlait sur la créature démoniaque. Lorsque les flammes se dissipèrent enfin, Amato ne put rien distinguer tant les brumes de chaleur brouillées sa vision. Pourtant il entendit la respiration sifflante du démon.
« Alors sac à viande, c’est tout ce que tu as dans le ventre, grinça le démon. »
Amato se redressa et sortit la dague qui se trouvait dans l’étui de son épée. Il avança lentement vers le point d’impact de ces colonnes de flammes. Un coup violent à la tempe le fit voler sur deux ou trois mètres et il s’écrasa lourdement contre le tronc d’un arbre. Le démon apparut dans son champ de vision, sa lourde hache à la main. Le démon au visage carbonisé leva sa lourde arme. La lumière du jour éblouit un peu Amato et il tenta de reculer.
« Rien ne sert de fuir, railla le démon. »
« Je suis tout à fait d’accord avec toi, dit une voix au-dessus d’eux. »
Un elfe mage vêtu de robe rouge bordeaux tomba d’un arbre proche, un projectile magique faisant sauter la hache de la main du démon. Le démon se rua vers le nouvelle adversaire en hurlant. Le mage esquiva l’attaque et envoya un jet de glace vers le démon, qui s’affaissa sous le choc de l’attaque.
« Démons, à l’attaque !!!! »
Les démons mineurs répondirent instantanément à l’ordre de leur chef, se ruant vers le magicien. Celui-ci incanta et disparut, avant que de son ancienne position surgissent une série d’éclairs qui faucha les premiers rangs des démons. Ils se séparèrent en piaillent, espérant prendre sous le nombre le mage. Alors qu’il se relevait tant bien que mal, Amato vit le chef démon se porter à sa hauteur.
« Je crois sac à viande que tu as mérité une mort rapide !!! »
Amato appela son épée, mais il ne put la tenir, sa main trop abimé par le combat. Le démon sourit en s’approchant de sa proie. C’est alors qu’une silhouette énorme, d’au moins trois mètres de haut et large d’un mètre et demi, lui barra la route.
« Je crois que tu vas dans le mauvais sens garçon, grinça l’ogre. »
Le démon tenta de le frapper avec sa hache, mais les massives mains de l’ogre l’arrêtèrent et l’envoya voler au loin. Le démon tenta de s’enfuir mais l’ogre l’attrapa avec ces mains massives et le fracassa contre une pierre toute proche. Les démons prirent alors compte de la nouvelle menace et un groupe d’une dizaine de démons s’approchèrent du colosse. Celui-ci incanta rapidement une formule, et les démons se retrouvèrent pris au piège par des ronces qui avaient littéralement surgit du sol. L’ogre prêtre prit alors en main un immense et lourd bâton et il broya en quelques instants les créatures démoniaques. Le mage, quand à lui invoqua un puissant élemental de glace, qui acheva les derniers démons survivants en les gelant et en les faisant littéralement exploser. Le silence tomba sur le champ de bataille, et les deux créatures arrivées en renfort s’approchèrent d’Amato. Celui-ci brandit vainement son arme et leur intima de s’arrêter.
« Qui êtes vous ??? »
Il vit l’elfe mage ouvrirent la bouche, mais la chute d’adrénaline après le combat l’abattit plus surement que ces adversaires, et Amato tomba dans le néant.

Lorsqu’il se réveilla plusieurs heures plus tard, il vit un feu craqué à coté de lui. Il se releva et remarqua que toutes ces blessures avaient disparus, surement grâce à la magie d’un prêtre.
« Enfin réveillé, remarqua une voie grave. »
Amato sursauta et vit alors l’ogre prêtre à quelques mètres de lui. Malgré son impressionnante stature, l’ogre avait un visage aux traits aussi fin que pouvez l’être ceux de sa race et des yeux où pétillait l’intelligence. Le demi-elfe vit que son arme était à portée de sa main, mais bizarrement il n’avait pas l’impression d’en avoir besoin.
« Qui êtes-vous demanda alors le demi elfe. »
« Mon nom est Tha’ar, je suis un ogre prêtre qui connaissait tes parents, répondit-il »
« Et moi Lhaelo, dit le mage elfe qui sortit alors d’un portail de téléportation. Nous avons connus tes parents au temps de leur jeunesse aventureuse. »
« Et que faites vous ici, demanda le demi-elfe. »
« Nous avons appris l’attaque du manoir grâce à une rune magique, répondit le magicien. Tes parents et ceux de Cort avait prévu que si une attaque arrivée, leurs anciens compagnons devraient venir leur porté secours. »
« Alors pourquoi n’avez vous pas intervenu lors de l’attaque, s’emporta Amato. »
« Quelque chose à court-circuiter la rune, et lorsque l’appel nous est arrivé, nous n’avons pu nous téléporter jusqu’au manoir, soupira Lhaelo. »
« Quelqu’un de très puissant dans la magie et connaissant la magie elfique s’était chargé de protéger la zone, ajouta Tha’ar. »
« Alors maintenant, nous tentons de retrouver les survivants à l’attaque, finit l’elfe. Mais raconte moi plutôt comment ça c’est passé. »
Amato vit qu’une infinie tristesse s’était embarré du visage joyeux de l’elfe, et qu’un voile de douleur passait sur ces yeux brillants de malice. Puis il commença à raconter l’histoire de l’attaque du manoir, n’omettant aucun détail. Lorsqu’il eut finis, un silence grave s’installa, seulement briser par le craquement des branches du feu.
« Alors que faisons nous maintenant, finit par demander Amato. »
« Il va falloir rejoindre le reste du groupe et voir ce que nous allons faire de toi, dit Lhaelo. »
« Et Cort, demanda le jeune demi-elfe. »
« S’il a survécu à l’attaque comme ton histoire laisse penser, les autres membres du groupe le retrouveront surement, répondit Lhaelo. Qu’en penses-tu Tha’ar ? »
« S’il est bien le fil de Golot et Carmar, il survivra jusqu'à ce qu’on le trouve. Surtout si les démons se sont lancé à ta seule poursuite. »
« Je pense en effet qu’il n’y a que moi qui sois suffisamment stupide pour commettre ce genre d’acte, soupira Amato. Golot va surement chercher refuge dans les bastions fortifiés de la région. »
Un voile d’inquiétude passa de nouveau dans les yeux de Lhaelo et il se leva alors et prit ces équipements.
« Allons en route mes amis. Si nous voulons atteindre le plus rapidement possible le bastion le plus proche, il va falloir y aller. »
Tha’ar acquiesça d’un grondement sourd et Amato prit ces armes et les remit à sa ceinture.
« En route. »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 11 Fév - 17:12

Chapitre 6 : De nouveaux compagnons
Cycle 2 : Perdu dans la nature

La journée fut longue et éreintante pour le jeune demi elfe. En effet, il n’était pas simple de suivre Tha’ar et Lhaelo qui progressait rapidement dans le couvert des bois. Même s’il était plus jeune et vif, Amato n’arrivait pas à compenser la haute taille de l’ogre, ni l’agilité et l’expérience de l’elfe. Même les rares pauses que ces deux compagnons lui accordaient ne suffisaient pas à lui permettre de suivre le rythme. Au cour de la journée, ils passèrent d’un couvert forestier de moins en moins dense à une vallée caillouteuse balayé par les vents. Lorsque le soleil commença a décliné, ils décidèrent de s’arrêter pour la nuit. Les deux comparses se dirigèrent vers un imposant rocher qui les protégerait des vents pour la nuit. Rapidement les couchages composées de plantes et de tissus rugueux furent poser au sol et un feu craquait doucement dans la nuit. Alor qu’il revenait d’un ruisseau proche, Amato regarda les deux compères qui devisaient joyeusement.
« Etes vous sur que le feu ne risque pas d’attirer des ennemis ? »
« Si, bien sur répondit Lhaelo d’un ton acerbe, nous ne sommes pas complètement stupide. »
« Ce que veux dire Lhaelo, reprit Tha’ar, c’est que nous avons prévu de faire des tours de gardes pour éviter de se faire tomber dessus comme des agneaux. »
« D’ailleurs c’est toi qui va prendre le premier tour de garde, maugréa Lhaelo. »
L’elfe se leva et alla se coucher à quelques mètres de là, laissant Amato quelque peu décontenancé.
« Ne te fais pas de bille pour lui, dit l’ogre prêtre. Lhaelo n’est pas très commode mais c’est un valeureux compagnon. »
« J’aimerais quand même savoir ce que je lui ai fais, demanda Amato. »
« Rien, rien, dit Tha’ar d’un ton pensif. A mon humble avis il digère plutôt mal la disparition de tes parents. »
« Personne ne le prend bien, murmura Amato. Mais cela n’excuse pas tout. »
« Lhaelo est énormément lié à tes parents, enfin surtout à ta mère, dit l’ogre. Pour un être qui vivra éternellement cela signifie beaucoup. Enfin, ça lui passera bien. »
« Espérons-le, murmura le demi elfe. Car avoir un invocateur de ce calibre comme ennemi, ça ne présage rien de bon pour mon karma. »
L’ogre rit à gorge déployé, faisant vibrer la pierre autour d’eux. Quelques créatures qui s’étaient rassemblé en bordure de la zone éclairé s’enfuir en piaillant.
« Au moins gamin, toi tu es un grand pragmatique, ça me change !!! »
L’ogre et le demi-elfe continuèrent à parler longtemps, le feu craquant à coté d’eux et le vent sifflant dans les hauts pics alentours, faisant un chœur digne d’orgues de cristal.

Le feu s’était finalement éteint, et l’ogre s’était couché en s’asseyant le long du bloc de pierres, qui avait vibré longuement après que Tha’ar ne s’appuya dessus. Le vent continuait à chanter dans les a pics de la vallée, jouant une mélodie subtile et éthérée. L’air était frai et pur, permettant à Amato de voir la plaine qui s’étendait à ses pieds. Pourtant son instinct lui soufflait que quelque chose n’aller pas. Le demi-elfe se plaqua contre un escarpement rocheux, se rendant quasiment invisible pour tous ceux qui approchait. Il arrêta même de respirer pendant de longues secondes, seul le battement de son cœur et le chant des vents se faisant entendre. Un mouvement presque invisible attira son attention à la périphérie de sa vision. Narya s’enflamma et la lumière éclaira toute la scène. Un groupe d’une quinzaine de gobelins s’avançaient furtivement vers les deux masses endormies de Lhaelo et Tha’ar. Amato se demanda pourquoi les deux compagnons ne se réveillaient pas, quand il aperçut des fléchettes enfoncées dans plusieurs points de leur corps. Les gobelins, surpris et blessés par l’apparition subite de la lumière, se regroupèrent et piaillèrent des insultes. Amato se retourna vivement, et il para une volée de fléchettes avec son bouclier noir. Les projectiles rebondirent sur le bouclier et Amato chargea les gobelins. Au moins la moitié du groupe fuit en piaillant et au moins 7 d’entre eux restèrent et se mirent en position de combat, c'est-à-dire pour des gobelins tentaient de se placer dans le dos de son adversaire. Le premier adversaire dans le dos d’Amato finit découpé promptement par un revers d’épée, alors qu’un second se retrouvé arrêter en plein vol par le bouclier d’ébène d’Amato. Trois autres se mirent en position pour pouvoir l’assaillirent de plusieurs directions à la fois. Alors qu’ils couraient vers lui, Amato déploya ces ailes et grimpa d’une dizaines de mètres. Surpris les gobelins s’arrêtèrent net pendant quelques instants, permettant à Amato de les noyer sous un déluge de boule de feu. Amato regardait satisfait ces ennemis disparaître dans les flammes quand des sifflements attirèrent son attention. Il referma ces ailes et tomba sur le sol, évitant une volée de flèches des gobelins survivants. La dizaine de créatures qui soit c’était enfuis soit n’avait pas encore attaqué s’était regroupé et faisait pleuvoir un déluge de trait sur le demi elfe. Amato courut vers le groupe, soutenu par le battement de ses ailes. En un clin d’œil il était au contact des créatures. Narya chanta et la moitié du groupe des chétifs créatures d’un mètre trente tomba à terre, leurs têtes décollées de façon définitivement du reste de leurs corps. Les survivants s’enfuirent en piaillant.
« Zul Kerel Zem Zart »
Les deux colonnes de feu jaillies des mains du demi-elfe frappèrent les rangs gobelins qui quasi instantanément disparurent dans une intense brume de chaleur.
« Tu vois qu’on peut lui faire confiance, gronda une voix grave dans son dos. »
« En effet, il ne c’est pas démonté, acquiesça Lhaelo. Mais en même temps mes invocations n’étaient pas vraiment coriaces. »
« Lhaelo mon ami, tu commences à devenir agaçant, répliqua Tha’ar. Le gamin c’est bien défendu et il a honorablement bien réagis. Je ne vois pas ce que tu veux de plus !!! »
« Ce n’était qu’un exercice, maugréa l’elfe. Pour moi, on ne c’est pas ce qu’il vaut en situation de combat. »
« J’ai déjà combattu, répliqua Amato. Et je n’ai jamais faillis ni laissé mes compagnons. Je ne suis pas un lâche. Viens m’affronter si tu en doute !!! »
« Quel intérêt à cela jeune Amato, demanda cyniquement l’elfe. Le moindre de mes sorts les plus faibles est susceptible de t’abattre. »
« Ca suffit tout les deux, gronda Tha’ar. Lhaelo, seul le temps te permettra d’avoir confiance dans ce petit… »
« Nous n’avons pas ce temps, Tha’ar, coupa Lhaelo. »
« Je ne t’ai pas autorisé à me couper le parole, gronda l’ogre, visiblement énervé. Quand à toi Amato, ce n’est pas en te répandant en défi aussi inutile que dangereux que tu gagneras sa confiance. Alors maintenant vous allez tout les deux dormir, je prends mon tour de garde. Et je ne veux rien entendre d’ici le prochain tour de garde. »
Amato battit en retraite instantanément, visiblement peut tenter par une altercation avec une créature trois fois plus imposantes et musclées que lui. Il alla se coucher sans demander son reste. Lhaelo, quand à lui, défia pendant de longues secondes l’ogre du regard, qui le soutint sans ciller.
« Ca ne marche plus avec moi, remarqua l’ogre. Ce regard marcherait peut être sur les autres, mais moi je te connais trop pour savoir le pourquoi du comment de ton attitude. »
Lhaelo soupira et retourna se coucher sans mot dire, ses yeux étincelant de frustration.

Le soleil était à peine levé quand les trois compagnons reprirent leur route. D’après Tha’ar ils atteindraient bientôt l’auberge du « Troll Bourré », une des nombreuses places fortes qui avaient été construite le long des routes reliant feu la ville d’Almania aux autres grandes cités de la région (Eauprofondes, Padhiver et la Porte de Baldur pour ne pas les citer). Même si après la chute d’Almania un certains nombres de ces forteresses avaient été abandonnées ou prises par des bandes de créatures divers et variées, il en existait toujours un certains nombres qui servaient d’auberges et de points de ralliement pour tout les aventuriers et marchands de la région. Le parcours étant dégagé, Amato pouvait voler près des deux compagnons allant et venant à l’amont puis à l’aval du groupe, pour éviter toutes embuscades éventuelles.
« Arrêtes donc de te fatiguer pour rien gamin, finit par dire Lhaelo. Si on va nous tomber dessus, ce n’est pas encore ici. Et les monstres de cette région ne sont pas vraiment dangereux. »
Amato finit par se poser à coté des deux compagnons et ils cheminèrent pendant le reste de la journée. En fin de journée, ils atteignirent une nouvelle vallée et à plusieurs kilomètres de là, une forteresse carrée, fait de mur de granite, se dressait. Un imposant rempart et une douve ceinturait l’ensemble. La cour et le chemin menant de la route principal à la forteresse était illuminé de torches magiques. Dans l’enceinte, une dizaine de chariots attendaient que leurs propriétaires reviennent et des éclats de voix et de la musique, portées par le vent, se faisait entendre.
« Joli bâtiment, siffla Amato. »
« Allons, en route au lieu de discuter, maugréa Tha’ar. Y’a une pièce de viande et de joyeux compagnons de beuveries qui nous attendent. »
« On te changera jamais, soupira Lhaelo. Enfin, allons y, je suis fourbu par cette longue journée de marche. »
Les trois compagnons se hâtèrent et se dirigèrent vers la forteresse, phare brillant au milieu de la noirceur de la vallée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 11 Fév - 17:13

Ils n’étaient plus qu’a un demi kilomètres de la forteresse, en bordure de la forêt qui bordait la route pavée, quand Lhaelo leur fit signe de s’arrêter. Tha’ar huma l’air pendant quelques instants, l’air plutôt méfiant. Brusquement Lhaelo poussa Amato dans le fossé et un éclair passa à quelques centimètres du demi-elfe. Une déferlante de morts vivants surgit alors des ténèbres. Amato enflamma son épée, alors que Tha’ar et Lhaelo se mirent à incanter. Pendant quelques instants on eut l’impression que le jour venait de se lever tant la luminosité dégageait par les différents sortilèges étaient intenses. Amato longea le fossé et repéra les positions de son groupe d’assaillants. Il y avait au moins deux mages qui étaient en train d’incanter et quatre guerriers. Alors que les incantations prenaient fin, une vingtaine de créatures de plus se ruèrent au combat, venant combattre la déferlante de créatures morts vivants. Tha’ar se rua alors au combat, son lourd bâton jetant à terre les deux guerriers qui s’étaient avancé. Amato déploya ces ailes et se rua vers les deux mages et les deux guerriers qui étaient resté en arrière. Les deux guerriers qui étaient en train de préparé leurs armes de jets et ils visaient soigneusement les deux compagnons d’Amato. D’un battement d’aile, il fut sur eux. Le premier guerrier ne vit jamais qui lui trancha la tête. Le second se retrouva jeter à terre par la force de l’impact avec Amato. Les mages réagirent vivement et Amato et se retrouva à esquiver les boules de feu envoyé par les mages. Narya volait entre les mains d’Amato, passant successivement d’attaque de taille à attaque de coupe. Le bouclier vibra sous les effets de l’attaque. Amato entendit alors le bruit d’un corps qui vole, et il évita de justesse le guerrier que Tha’ar projetait sur les deux mages. Le demi-elfe se baissa vivement et les deux mages reçurent de plein fouet le corps volant. Le second guerrier qu’Amato avait envoyé à terre se releva et chargea le demi-elfe. La créature hurla quand il courut à l’attaque, son marteau de guerre prêt à frapper. Amato contra de justesse l’attaque et il réussit à placer un coup de taille le long du torse du guerrier. Malheureusement l’attaque rebondit contre l’armure du guerrier qui lui envoya un dur coup de poing. Amato fut quelque peu étourdi par l’attaque et le guerrier en profita pour le presser de plus près. Alors qu’il combattait vaillamment son adversaire, Amato entendit des nouvelles paroles incantatrices. De nouvelles boules de feu et éclairs jaillirent des doigts effilées des mages. Tha’ar déploya un bouclier qui intercepta la plupart des attaques ennemis, alors que Lhaelo incantait de nouveau. Une créature de glace, un massif élémentaire surgit alors du néant et se rua vers les ennemis survivants. Les deux guerriers et les mages survivants se rassemblèrent et concentrèrent leurs attaques sur la créature.
« Avec moi gamin, hurla Tha’ar qui se lançait de nouveau à l’attaque. »
Amato rejoint l’ogre et se rua à l’attaque à la suite de l’élémentaire et du mage elfe. L’un des mages ennemis incanta, mais des doigts effilés de Lhaelo surgirent des éclairs qui allèrent le faucher, l’envoyant voler contre un arbre proche dans un craquement sinistre. Tha’ar et Amato quand à eux affrontaient les deux guerriers. Tha’ar utilisait sa force brut pour contrer les attaques du guerrier, alors qu’Amato utilisait son agilité pour combattre son ennemi. Alors que l’ennemi d’Amato chargea, ce dernier s’envola en tournoyant. Il se posa à l’arrière du guerrier et d’un mouvement tournoyant il lui enfonça l’épée au travers du corps.
« Zul Art »
Une aura rougeoyante parcourut l’épée et le guerrier s’écroula mort, des volutes de fumées sortant des ouvertures de l’armure du guerrier abattu. Amato regarda le champ de bataille. Tha’ar était toujours au prise avec le dernier guerrier survivant et Lhaelo affrontait par invocations interposées le dernier mage encore en vie. Amato se rua vers les squelettes que le mage ennemi avait invoqués. Il tailla les squelettes en pièces, faisant des ravages dans les rangs des morts vivants. L’élémentaire de glace quand à lui envoyait de multiples jets de glace, forçant le mage à bouger sans cesse. Pourtant un sort apparut dans ces mains et un long jet éthéré frappa l’élémentaire. La créature cessa de bouger pendant un instant et ces yeux changèrent de couleur, passant du bleu glacial au rouge vif. D’un geste puissant, il écrasa toutes les créatures invoquées. D’un mouvement vif, Amato s’écarta, évitant de justesse plusieurs jets de glace.
« Lhaelo, reprends le contrôle de ce monstre, hurla Amato. »
« Tu crois quoi gamin, que je regarde pousser les fleurs, railla Lhaelo. Je peux plus le contrôler, il est sous l’effet d’un sort de confusion. »
Un craquement sinistre se fit entendre, et le corps du dernier guerrier tomba lourdement sur le sol, broyé par la puissance des poings de l’ogre prêtre. Amato voulut l’appeler, mais il dut éviter en catastrophe une nouvelle attaque de l’élémentaire de glace. Amato tomba lourdement sur le sol, et resta étourdit pendant quelques instants. L’élémentaire, persuadé d’en avoir fini avec son adversaire, se tourna vers Lhaelo. Amato vit alors Tha’ar déraciner un arbre et le jeter sur le mage. Celui-ci, trop occupé par la bataille contre Lhaelo, ne vit jamais le massif tronc de chêne qui volait vers lui. Un bruit de craquement humide se vit entendre et le mage disparut sous le massif projectile. Une série d’explosions se firent entendre et Amato se releva, voyant Lhaelo au prise avec l’élémentaire de glace. D’un coup d’œil il se rendit compte que Tha’ar n’avait plus de sorts en réserve et que malgré sa stature il n’atteindrait jamais Lhaelo à temps.
« Lhaelo, bouge toi, hurla le demi-elfe. »
Il se rua entre l’élémentaire et l’elfe en un battement d’aile. Narya s’enflamma de nouveau et le jeune demi-elfe défia la puissante créature de glace. L’élémentaire parut surpris, mais il leva son massif poing pour écraser son décidemment coriace adversaire. Amato leva son bouclier et son épée, mais le choc fut terrible, l’envoyant roulé au sol. L’élémentaire reprit alors sa marcha vers Lhaelo. Amato, le corps à moitié rompu par l’attaque se releva pourtant, la douleur irradiant dans tout son corps. L’élémentaire se tenait au-dessus de Lhaelo qu’il avait réussi à jeter à terre. Un jet de glace s’apprêtait à jaillir de ces mains. Amato s’envola et intercepta le jet de glace. L’élémentaire, visiblement furieux par l’insistance de son adversaire, envoya une véritable tempête de glace sur le jeune demi-elfe. La douleur irradia dans tout son corps, et il tomba lourdement sur le sol, dos à l’élémentaire. Avant que les ténèbres ne se referment sur lui, il vit une magnifique femme accompagné d’un guerrier humain, d’un nain et d’un gnome se jeter au combat. Des bruits d’impacts de flèches et d’autres projectiles se firent entendre, et l’élémentaire de glace hurla.
« Tha’ar, ramène toi, hurla alors Lhaelo. Le gamin c’est pris un sale coup sur la tronche. »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 11 Fév - 17:26

Epilogue cycle 2 : Perdu dans la nature

« Monseigneur, nous avons des nouvelles des chasseurs de prime, dit un démon. »
« Alors qu’elles sont les nouvelles, demanda le maitre d’un voix sourde. »
« Nos démons ont tous été abattu, dit le démon d’un ton plaintif. »
Le démon frémit en voyant son maitre frémir de colère.
« Mais des mercenaires que nous avons engagé ont signalé que malgré de lourdes pertes, ils ont réussi à abattre leur cible. »
« On en est sur, demanda le maitre. »
« On ne peut pas trop se fier à ces êtres Monseigneur, répondit le démon. Mais j’ai envoyé des démons pour vérifier l’information. »
« J’espère pour toi que tes chasseurs de prime ont bien leur boulot, mon angelot, tonna le maitre. Car sinon je devrais me venger sur quelqu’un. Et quand vous aurez fini avec Amato vous vous chargerez de Cort. Et je tiens que je vous en tiendrais personnellement responsable. Et maintenant, disparaissez si vous n’avez pas d’autres nouvelles !!! »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mar 20 Fév - 18:35

Chapitre 7 : Une nouvelle équipe
Cycle 3 : Almania la grande

« Alors Tha’ar, comment va le petit ??? »
« J’ai eu du mal à le soigné, Varl, répondit l’ogre prêtre. »
« Comment as-tu du mal à le soigner, ce n’est qu’un demi-elfe, objecta le gnome. Tu as déjà réussi à soigné cette tête de mule de Lhaelo, un gamin demi-elfe devrais être dans tes cordes. »
« Ce n’est pas si simple mon ami, répondit l’ogre. Amato n’est pas qu’un simple demi-elfe. Une puissante magie draconique coule en lui, et elle m’empêche de le soigner. »
« Une magie draconique, s’exclama Arylan. Ce petit doit avoir du pouvoir à revendre. »
« Il a tenu plusieurs jours contre une cohorte de démons, et en a tué un nombre conséquent malgré sa jeunesse et son inexpérience, acquiesça l’ogre. »
Le gnome et le nain regardèrent pendant quelques instants le corps du demi-elfe allongé sur le lit, son armure et ces armes posé au pied du lit.
« Je te trouve bien silencieuse Zaia, remarqua alors Arylan, d’un ton malicieux. »
L’humaine sursauta, comme surprise par la voie du gnome. Elle enleva son heaume qui lui recouvrait les tempes et le nez, et ces longs cheveux noirs de jais tombèrent sur ces épaules. Le doux visage de l’humaine se tournèrent vers le gnome et ses yeux verts d’eau le foudroyèrent.
« Je ne sais que dire de ce gamin, dit l’humaine d’un ton dur. »
« Il n’est pas beaucoup plus jeune que toi, remarqua l’ogre. Il a peine deux hivers de moins que toi ma chère Zaia. »
« Il n’a pas vécu autant de chose que moi, rétorqua l’humaine. Il a eut une enfance et une adolescence tranquille. »
« Je ne suis pas sur, objecta l’ogre. Très tôt, il a dû affronter sa différence vis-à-vis des autres, avoir des ailes et des griffes rétractables n’est pas vraiment une bénédiction quand on est un demi-elfe. »
« Et si il est si bien, pourquoi Lhaelo l’évite depuis ces derniers jours, demanda l’humaine. »
« Ca ce n’est pas dur à deviner, dit Arylan en souriant. L’elfe a dû lui faire son petit numéro de méchant et le gamin lui a sauvé la mise lors d’un combat, lui prouvant qu’il a tort. »
« A mon avis ce n’est pas la mise mais plutôt la tête que le gosse lui a sauvé, ajouta Varl de sa voix rugueuse. Mais plutôt sa tête, au vu de la gueule que l’autre empaffé tire !!!! Il faut avouer que ça devait bien arrivé qu’une de ces invocations se retourne contre lui. »
Lhaelo rentra dans la chambre et les foudroya tous du regard.
« Qu’est ce que vous faites tous ici, gronda l’elfe. Amato a besoin de repos !!! »
« C’est bon, il n’est pas en sucre le gamin, remarqua l’ogre. »
« Il suffit tonna l’elfe. Si vous ne voulez pas que je vous téléporte en pièces détachées dans la salle principale de l’auberge, vous avez intérêt à partir sur le champ. »
Les quatre compères se dirigèrent vers la porte de la chambre. Quand Zaia passa à coté de Lhaelo, celui-ci la retint par l’épaule.
« Zaia, reste ici pour veiller sur lui. »
« Je ne suis pas une garde malade, répliqua l’humaine. »
« Ceux qui s’en sont pris à lui ne devait pas être seule, rétorqua sèchement l’elfe. Il faut que quelqu’un veille sur lui. Et ça te fera du bien de côtoyer quelqu’un de ton âge autre que … »
« Ne prononce pas son nom, coupa l’humaine d’un ton glaciale. »
Lhaelo soutint le regard furieux de la jeune femme jusqu'à ce qu’elle baisse les yeux et il sortit de la chambre. Dans la salle principale de l’étage, au bout du couloir, Tha’ar l’attendait.
« Es-tu sur de ne pas avoir demandé au loup de garder l’agneau, observa l’ogre. »
« Un agneau du genre d’Amato est parfaitement capable de se défendre, répondit l’elfe. Et pendant que j’y pense, c’est à toi de surveillé Arylan, qu’il ne dépouille pas tout les clients de l’auberge. »
L’ogre soupira et descendit en direction de la salle principale de l’auberge, se courbant en deux pour pouvoir descendre les escaliers.

La douleur encore et toujours. Un maelstrom blanc de douleur déferlait sur lui. Inlassablement la vague de glace l’harcelait, lui transperçant sa peau. Pendant des heures sans relâche la douleur déferlait sur lui, l’annihilant presque, repoussant son esprit au bord de la folie.
« POURQUOI !!!!!!!!!!!!!!! »
Le cri semblait avoir fait vaciller l’enfer de glace. Puis implacablement la marée de glace revint à la charge, le blessant de nouveau dans une blancheur aussi aveuglante que sinistre. Au milieu de la douleur, un souvenir revint :
« Alors Amato t’es pas capable de me battre. Tu laisses tomber !! »
Le demi-elfe regarda le nain d’un air dépité.
« Je ne peux pas te battre Cort, gémit-il en se relevant péniblement. »
« C’est sur qu’avec autant de volonté, tu ne vas pas arriver à grand-chose, tonna Golot. C’est ton envie de vaincre, de survivre qui te permettront de gagner !!! »
La phrase résonna longuement dans son esprit. Malgré la douleur qui continuait implacablement sur lui, il se concentra. Dans son esprit, une formule se matérialisa.
« Zraiiiiiiiiiiii »
Une vague de flamme surgit et détruisit la glace. Ces yeux s’ouvrirent et un visage angélique, aux longs cheveux noirs et aux yeux verts d’eau se pencha vers lui.
« Tu es dingue ou quoi !!! Tu as envie de tout faire cramer !!! »
Le demi-elfe se redressa et détailla l’environnement dans lequel il se trouvait. Dans la cheminée face au lit, un feu craquait doucement. Tout le long de la pièce, des armoires et des tentures réchauffaient l’ambiance. Amato regarda alors la jeune femme qui l’avait réveillé. La jeune humaine avait de longs cheveux noires et un visage très fin, lui donnant un air presque elfique. Mais l’air furieux qui émanait de la jeune femme aurait pu refroidir un élémentaire de glace.
« C’est bon, ce n’était pas volontaire, détend toi, dit Amato d’une voix douce. »
« Facile à dire, dit la jeune femme en jetant l’eau d’un bouquet de fleurs sur une tenture fumante. »
« Ce n’est qu’une petite flamme, railla Amato. Je peux faire beaucoup mieux. »
« Si tu pouvais éviter de le faire lorsque c’est moi qui te garde, ça m’arrangerais, rétorqua la jeune femme. »
« Au fait comment t’appelles-tu, demanda Amato. »
« Mon nom est Zaia, répondit l’humaine. Pour ta gouverne je suis une ancienne chevalier de Mystra qui maintenant sert Lhaelo et ses compagnons. »
« Ancienne chevalier, hoqueta Amato. Qu’as-tu fais pour qu’ils te demandent de partir ?? »
« Je suis parti de moi-même, répondit sèchement l’humaine. Et la raison ne te regarde pas gamin. »
« Au vu de ton physique, je dirais que tu n’as pas plus de deux ou trois hivers de plus que moi, objecta Amato, son regard se portant sur la poitrine et les hanches de la jeune femme. »
« Je ne te permets pas, gronda Zaia en foudroyant du regard le demi-elfe. Et d’abord j’ai vécu beaucoup plus que toi !!! »
« As-tu déjà survécu à une cohorte démoniaque, à une attaque d’une ville par une armée d’orcs, demanda le demi-elfe, d’un ton cynique. »
« J’ai participé à de nombreuses campagnes au coté des chevaliers de Mystra, rétorqua la jeune femme. »
« Mais tu n’étais pas seul, objecta le demi-elfe. Tu avais toujours des compagnons pour te seconder et te soutenir. Alors ne vient pas dire que tu es plus expérimenté que moi !!! »
La jeune femme jeta de nouveau un regard meurtrier à Amato avant de tourner les talons et de sortir de la chambre en claquant la porte. Sur le palier, elle tomba sur Tha’ar.
« Alors il est réveillé, demanda l’ogre dans un demi sourire. »
« Oui, je vais chercher Lhaelo pour savoir ce qu’on fait de lui, répondit Zaia. »
« Et comment le trouves-tu, demanda l’ogre d’un ton malicieux. »
« Il est orgueilleux, arrogant, prétentieux, fanfaron et tant de défaut que je pourrais passé la journée à les énumérer, gronda la jeune femme avant de partir en direction des escaliers. »
« On dirait qu’elle est amoureuse, ricana Arylan. »
« Par le marteau de Moradin, le petit lui fait de l’effet, ajouta Varl. »
« On n’est pas sortit de l’auberge, conclut Tha’ar avant d’entrer dans la chambre d’Amato. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mar 20 Fév - 18:36

Quelques jours plus tard, une partie du groupe se tenait dans la cour de l’auberge du « Troll bourré ». Amato faisait de grands moulinets de son épée, regardant sans discontinuer Zaia qui s’entrainer contre Arylan.
« Amato, tu es parmi nous, demanda Lhaelo. »
« Oui, oui, répondit le demi-elfe. Tient pendant que je te tins, j’ai un service à te demander. »
« Et c’est quoi ce service, demanda l’elfe d’un ton soupçonneux. »
« Invoque moi un élémentaire de glace, dit Amato. Je dois être capable de vaincre une de ces créatures. »
« Tu es encore trop faible pour combattre, objecta Lhaelo. Et comme tu l’as vu lors de notre dernier combat, tu n’en es pas capable. »
« Ce n’est pas parce que c’est difficile que je dois renoncer, rétorqua Amato. J’en suis capable !!! »
« Si Lhaelo te dit que tu n’en es pas capable, c’est qu’il a raison gamin, maugréa Zaia alors qu’elle s’approchait avec Arylan. »
« Si tu veux cacher ton manque de courage derrière la prudence excessive de Lhaelo, ça ne regarde que toi, railla Amato. »
La jeune femme fit fouetter sa longue épée devant elle, avec l’intention manifeste de s’en servir.
« Viens me le répéter en face si tu as quelque chose dans le pantalon, gronda la jeune femme. »
« Ce n’est pas toi que je veux combattre, rétorqua Amato. Et ce que j’ai dans le pantalon est loin de te regarder. »
« Il suffit, coupa Lhaelo. Nous ne sommes pas ici pour nous battre entre nous. Si c’est ce que tu désires vraiment Amato, je vais t’invoquer un élémentaire de glace, mais si tu te prends une raclée, tu en seras le seul responsable. »
« Je n’avais pas l’attention que ce soit autrement dit Amato. »
Le demi-elfe se plaça au milieu de la cour et enflamma son épée. Alors que Lhaelo incantait, le demi-elfe déploya ces ailes et regarda Zaia.
« Regarde et apprend, dit le demi-elfe en souriant. »
L’élémentaire surgit alors du néant, le sol gelant instantanément autour de lui. Les flammes surgirent de plus belle de l’épée d’Amato. L’élémentaire regarda Lhaelo, qui tendit le doigt en direction d’Amato. Lourdement, l’élémentaire se tourna vers Amato dans un fracas cristallin. Il tendit son poing massif en direction du demi-elfe et une nuée de pics de glace se ruèrent vers Amato. D’un ample mouvement d’épée, il les intercepta dans un nuage de vapeur d’eau. La seconde série de pic subirent le même sort, et la troisième se retrouva parée par le bouclier de jais du demi-elfe. L’élémentaire, comprenant qu’il ne vaincrait pas comme ça, se mit en mouvement en direction de son adversaire. Son lourd poing se leva au-dessus de sa tête, à plus de trois mètres au-dessus du sol. Puis il s’abattit lourdement dans un tintement cristallin. Le sol fut projeté vers le ciel quand le poing le frappa. Mais Amato n’y était plus, ayant déployé ces ailes et fait un bond d’au moins trois mètres en arrière. L’élémentaire grogna et se dirigea de nouveau vers son adversaire. Mais cette fois Amato prit l’initiative et chargea. Il n’était plus qu’a un mètre de la créature quand elle leva son poing. Les pics de glace frappèrent durement le demi-elfe qui se retrouva projeté au sol cinq mètres plus loin. Arylan fit mine de s’interposer, mais Lhaelo le retint par le bras.
« Le combat n’est pas fini mon ami, dit l’elfe d’une voix douce. »
« Oui, mais là il n’est pas vraiment dans une situation avantageuse, objecta le gnome. »
« T’inquiètes pas, ce que j’invoque je peux le renvoyer, dit Lhaelo. C’est ce qui m’a permis de survivre jusqu'à maintenant. »
L’elfe regarda l’humaine qui semblait absorber par le combat et remarqua ces fines lèvres d’où le sang perlait tellement elle les serait l’une contre l’autre. L’élémentaire n’était plus qu’a un mètre d’Amato quand celui-ci reprit conscience. Il jeta un coup d’œil et roula sur le dos, s’éloignant de la créature. L’élémentaire fit jaillir du néant un marteau de glace et l’abattit vers le sol avec une puissance titanesque.
« Zraiii ! »
Une vague de flamme surgit devant Amato et fit fondre le marteau de glace qui s’évapora instantanément. Surpris l’élémentaire recula. Amato se remit sur ces jambes quasi instantanément et frappa avec son épée. Une longue balafre fumante se dessina sur le torse de la créature qui répliqua en pilonnant le sol de coup de ces lourds poings. Au milieu de cette tempête de coups, Amato paraît, esquivait, bondissait, évitant sans cesse les attaques de la créature. Au bout de quelques minutes, les attaques de l’élémentaires se firent moins nombreuses. Amato en profita et reprit l’avantage. Il bondit entre les lourdes jambes de la créature, glissant sur les plaques de glaces généré par la créature, et la tailla avec son épée flamboyante, laissant de nouveau une longue balafre sur tout le corps de la créature. Le colosse hurla et se retourna, visiblement furieux. Amato regarda alors Zaia et sourit.
« Et maintenant je te montre comment on finit un combat, fanfaronna le demi-elfe. »
Deux puissantes colonnes de feu jaillirent des mains d’Amato, transperçant littéralement l’élémentaire de glace qui disparut en hurlant. Amato fit un salus avec son épée flamboyante avant de l’éteindre et de la rengainer.
« Alors qui c’est qui n’est pas capable de vaincre un élémentaire, railla Amato. »
« On dirait en effet que je t’ai sous estimé, reconnut Lhaelo. »
Amato se tourna vers Zaia qui se contenta de le foudroyer du regard et de tourner les talons. Amato soupira avant de voir Lhaelo et Arylan en train de rigoler doucement dans leurs barbes ( qu’Arylan n’avait pas d’ailleurs).
« Qu’est-ce que vous avez tout les deux, demanda Amato. »
« Rien, rien, réussit à dire Arylan entre deux hoquets. Ha ces jeunes et l’amour !!! »
Amato les foudroya du regard et s’apprêtait à leur répondre quand Varl arriva vers eux.
« J’ai des infos intéressantes sur un certain Cort, clama le nain. Ca vous intéresse ??? »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Fév - 19:22

Chapitre 8 : L’appel de l’aventure
Cycle 3 : Almania la grande

Varl, suivit par Amato s’engouffra dans la salle principale de la taverne de l’auberge. Ils se faufilèrent aux milieux de la foule de marchands et d’aventuriers de toutes races, humains, elfes et demi-elfes, gnomes, nains et autres petites gens, entourés de divers pique-assiettes et autres courtisanes aux formes et aux mœurs généreuses. Suivant le nain clauquediquant, Amato traversa la salle enfumée et se dirigea vers une table, enfoncé dans un recoin sombre. Un nain à l’aspect martial s’y tenait, une immense chope de bière dans la main droite. Varl s’asseya sans autre forme de préambule et héla une serveuse.
« Hé ma chérie, rapporte nous trois bonnes bières naines bien mousseuses pour moi et mes compagnons. »
D’un signe de tête, la serveuse acquiesça et s’enfonça dans la foule.
« Je te remercies Varl, dit alors le second nain. Je commençais à avoir le gosier fort sec à force de t’attendre. »
Il but alors d’un trait la bière, et reposa la chope vide en l’accompagnant d’un rot sonore.
« Excusez moi, Kirv, mais tu sais bien que les humains ont la fâcheuse tendance à avoir la bougeotte, répondit Varl. »
« Pour sur, acquiesça Kirv. Ca me rappelle la fois ou… »
Amato décrocha rapidement du babillage des deux nains, qui comme à l’accoutumée quand ceux de cette race se retrouvait entre eux, parlaient de mines et de combats contre des gobelins ou d’autres ennemis de la race naine. Ce ne fut que lorsque la serveuse ramena leurs commandes qu’ils cessèrent. Machinalement Amato prit la bière qui était posée devant lui et la but, tentant de suivre la conversation entre les deux nains, qui mélangeait allégrement langage courant et langage nain plus ou moins secret.
« Serveuse, remet nous ça, on se dessèche ici !!! »
Une nouvelle tournée de chopines remplies à ras bord de l’excellente mais très lourde bière naine se matérialisa devant le nez du jeune demi-elfe. Il en attrapa une et tenta vainement de suivre la conversation entre les deux nains.
« Les mines… or….. Troll…. »
« Crétin d’elfes… batailles…. »
« Serveuse, tes chopines elles ont un trou, ramène nous en d’autres !!!! »
« Roi sous la terre… Montagne… Minerais…. »
« Bataille… Gobelins… Haches… »
« Hé patron, remets nous une tournée !!! »
Le temps semblait s’arrêter, et malgré tout ces efforts, Amato n’arrivait pas à rentrer dans la conversation entre les deux nains. Il but une nouvelle gorgée de bière et tenta une énième fois de suivre la conversation.
« Trésor… Mine… »
« Dragon… Or… Haches… »
« Minerai… Gobelins … Marteau de guerre… »
« Almania… Grouilleux… »
« Bataille… Clan… Mine… »
« Cort… »
Quelque chose réveilla l’esprit embrumé d’Amato qui s’était laissé aller à une douce torpeur. Il tenta de se redresser, car il avait commencé à glisser de sa chaise. Il avait l’impression que son corps n’était plus qu’une substance molle et peu coopérative. Il tenta de se servir de la table pour se redresser et ce donner un peu de contenance, mais sa main fut trop lente, ou la table trop rapide et il la manqua. La salle se mit alors à bouger toute seule, et au bout de quelques instants il eut l’impression de se retrouver au niveau du sol. Il entendit le rire tonitruant de Varl, ou bien de Kirv, il ne saurait dire puis il vit Lhaelo entrer dans son champ de vision, l’air visiblement furieux. Il voulut lui dire quelque chose mais ces lèvres et sa langue était devenue aussi lourde et rigide que de la pierre. Il tenta de relever les yeux, mais ces paupières se refermèrent petit à petit, comme mut par leur propre volonté.

« Le laisser boire de la bière, mais tu es vraiment inconscient !!! Ce n’est qu’un gosse qui n’a bu que du lait dans sa vie !!! »
« Je ne savais pas que la bière pouvait rendre malade !!! Chez nous les jeunes en boivent dès leurs naissances. »
« Oui, mais pas lui. Ce n’est pas un jeune nain, et il est loin d’avoir le gosier et l’estomac aussi résistant que le votre !! »
« En tout cas, il doit être bien vide son estomac maintenant !!! »
« DEHORS !!!!!!!!!!!! »
Amato rouvrit péniblement les yeux, et il reconnut la chambre où il logeait. Il tenta de se redresser, mais quelqu’un s’amusa alors à retourner la chambre.
« Ne bouge pas Amato, dit alors Tha’ar. Il va falloir que tu attendes que ça passe. »
« Qu’est ce qu’il m’arrive, demanda le demi-elfe d’une voix pâteuse. J’ai du mal à parlé et un mal de crâne et de ventre épouvantable. »
« Tu n’aurais pas du boire autant de bières naines, répondit Lhaelo. Cet excès t’a rendu malade !!! »
« Malade, à cause de quelques petites chopines de rien du tout, maugréa Varl un peu plus loin. Ils sont complètement fous !!!! »
« Arylan, emmène-le en bas avant que je le désintègre, gronda Lhaelo. »
Amato entendit les protestations étouffés du nain, ainsi que le brassement d’air qui accompagnait toujours les mouvements brusque de Tha’ar.
« Ne te fais pas de bile Amato, dit Tha’ar. A arrive à tout le monde !!! La prochaine fois, tu seras averti !!! »
« Et maintenant tu fais parties des nôtres, ajouta Varl d’un ton joyeux. »
« Non, il n’est pas encore passé sur la petite, rétorqua la voix enjoué d’Arylan. »
Un bruit sec de claquement se fit entendre et le gnome lança une bordée de jurons.
« Tu vas voir qui va passer sur l’autre, gronda alors Zaia. »
« Vous n’avez pas bientôt fini, soupira Lhaelo. »
« Quoi, on m’a toujours dit qu’après une cuite, le meilleur remède c’est un peu de sport, répondit Arylan d’une voix pleine de vices. »
« Moi on m’avait plutôt dit qu’il fallait boire de nouveau, objecta Varl. »
« Dehors !!!!!!!!!!! Tous, s’emporta Lhaelo. »
Amato entendit des bruits de pas précipités et la porte de sa chambre se referma brusquement. Il n’entendit alors que la voix de Lhaelo et de Zaia.
« Je vais rester veillez à son chevet, dit la jeune femme. »
« Tu n’es pas obligé, observa l’elfe. »
« Si je descends en bas avec les autres, je crois que je vais faire un malheur, ajouta la jeune femme. »
Amato entendit de nouveau le bruit de la porte qui se referme, et avant que les ténèbres ne l’emportent de nouveau, il eut juste le temps de voir le doux visage de la jeune humaine se pencher sur lui.

Lorsqu’il se réveilla de nouveau, Amato se sentait mieux, bien qu’a peu barbouillé. Il vit Tha’ar à coté de lui, affalé sur un long fauteuil et Zaia allongé à coté de lui. Celle-ci se réveilla en sursaut.
« Salus, dit Amato. »
« Ca fait longtemps que tu es réveillé, maugréa la jeune femme. »
« Pourquoi te sens-tu obligé d’être désagréable dès le réveil, demanda le demi-elfe. »
La jeune femme se glissa hors du lit et alla réveiller Tha’ar. Celui-ci s’ébroua et regarda la jeune femme.
« Promis, je ne dirais rien aux autres, dit-il d’un ton joyeux. »
« Tu ne diras rien car il n’y a rien à dire, coupa l’humaine. Je me suis endormie en veillant sur ce poivrot !!! »
« Je te trouvais bien collé à lui pour quelqu’un qui faisait le garde malade, minauda l’ogre. »
L’humaine le foudroya du regard et elle lui tourna le dos. Elle sortit alors vivement de la chambre, l’air autant embarrassé que furieuse. L’ogre remarqua que son jeune compagnon demi-elfe la suivait aussi du regard.
« Alors gamin, de nouveau d’attaque, demanda l’ogre. »
Amato délaissa du regard presque à regret les courbes sinueuses de la jeune femme et il se tourna vers l’ogre.
« J’ai connu mieux mais ça va !!! »
« Alors on va pouvoir y aller, dit l’ogre. »
« Tu peux m’expliquer, demanda le demi-elfe. »
« Hé bien Varl, à part te faire boire plus que raison, à aussi réussit à récupérer des informations sur Cort, répondit l’ogre. »
« Et alors… »
« Il se trouverait dans un bastion près de la ville fantôme d’Almania, et Lhaelo a décidé qu’on allait y jeter un œil dès que tu serais sur bien. »
D’un bond Amato sortit du lit. Il dut se rattraper aux bords de la table de chevet pour ne pas tomber, mais il tint bon.
« Alors en route, clama-t-il. »

La matinée était bien avancée quand le groupe partit de l’auberge du « Troll bourré ». Zaia marchait à l’avant, suivit par Lhaelo, Tha’ar et Amato. Arylan et Varl quand a eux, assuré une arrière garde aussi lente que bruyante. La journée était belle et relativement chaude et le vent sifflait joyeusement dans les branches des arbres.
« J’ai une question, dit soudainement Amato. »
« Et quelle est-elle, demanda Lhaelo. »
« Je voudrais en savoir un peu plus sur Almania !!! »
« Almania était un avant poste minier fondé par les nains. Mais du fait de sa richesse et de celle des terres alentours, bien d’autres races se joignirent à la cité, conta Arylan qui s’était approché. Au temps de son apogée, Almania comptait plus de 6000 âmes et de puissants remparts et ouvrages défensifs avaient été érigé atour et dans la cité. L’une des caractéristiques les plus étonnantes de la cités est qu’elle s’étend sur au moins trois étages souterrains, qui reproduisent à l’identique l’architecture de la ville et qui permets aux habitants de continuer à vivre normalement l’hiver, lorsque la neige recouvre tout à l’extérieur. On dit que les pierres et les minerais qui sortaient de ces mines étaient d’une qualité donné envie à tous les maitres mineurs nains, et que ces artisans étaient parmi les meilleurs de tout le continent. »
« Mais comment est-elle tombé si elle était aussi puissante, demanda le demi-elfe. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Fév - 19:23

« En fait il y a plusieurs raisons, dit Lhaelo. D’abord le réseau noir Zhentarim, une organisation au service de Baine le dieu maléfique c’est infiltré dans la cité, semant le doute et la division. Les différentes communautés ont alors commencé à se replier sur elles mêmes. Ensuite, il semblerait que les nains aient creusé trop loin et ouvert un antique tombeau de morts-vivants. Les agents du Zhent ont alors profité de la situation pour assassiner plusieurs dirigeants de la cité et accuser les différentes communautés des meurtres. Lorsque les morts vivants n’ont plus été contenus car beaucoup croyaient que c’était une manœuvre de diversion des nains, la cité tomba dans le chaos. Chacune des communautés se battit que pour ces propres intérêts, et elles tombèrent les une après les autres, car les morts-vivants utilisaient les souterrains pour se déplacer sans risques. On dit même que des dragons maléfiques seraient impliqués dans la chute de la cité. Au bout d’un mois, la cité fut sous contrôle des monstres et seule une poignée de résistants, refugié dans la citadelle des nains ont continué à combattre. Ils continuent encore aujourd’hui à harceler les monstres, et d’après les informations récupérées par Varl, il semblerait que ton ami Cort se soit refugié là bas. »
« En gros si on veux savoir ce qu’il en retourne, il va falloir affronter des meutes de morts-vivants, en espérant que les survivants ne nous considèrent pas comme des ennemis, dit Amato. »
« Les survivants nous connaissent tous part toi Amato, dit Tha’ar. Nous étions un des groupes d’aventuriers rattachés à Almania. »
« Rattaché ??? »
« La cité offrait un refuge gratuit à tout les aventuriers qui s’engageaient à la servir en patrouillant dans la région ou en défendant la cité deux mois par an, précisa l’ogre. C’était pour ça que de nombreux aventuriers y venaient, afin de profiter de la protection de la cité et aussi des nombreuses opportunités offertes par la présence de nombreux confrères. »
« N’y avait-il pas des problèmes de règlements de compte entre groupe rivaux, s’étonna Amato. »
« La règle était simple : on tolérait une bagarre, mais à la seconde, tout le monde dehors, ajouta Varl. Ca permettait de calmer les esprits et les corps les plus bouillants. »

Ils marchèrent jusqu'à la nuit tombée, devisant des aventures que le groupe avait vécues à l’époque glorieuse d’Almania. Seul Zaia se tenait hors des discussions, ouvrant la voie à la petite équipe. Ils installèrent le camp dans une grotte, près d’une rivière. Amato et Zaia eurent tôt fait de ramener de la viande grâce à leurs talents respectifs d’arbalétriers et d’archers. Alors que Zaia se tenait au bord de la rivière, Amato la rejoint.
« Pourquoi ne prends tu pas part aux discussions du groupe, demanda le demi-elfe. »
« Qu’est-ce que ça peux te faire, maugréa la jeune femme. »
« J’aimerais te connaître, surtout si l’on doit combattre côte à côte, contra le demi-elfe. »
« Je ne laisse jamais tombé mes compagnons lors d’un combat si c’est ce que tu veux savoir, soupira la jeune femme. »
« Alors pourquoi les fuis-tu ??? »
« Qui te dis que c’est eux que je fuis, interrogea la jeune femme. »
« Bon, alors je reformule ma question : pourquoi me fuis-tu, rétorqua Amato. »
« Ha, voilà la question qui te brulait les lèvres depuis le début, railla Zaia. Pourquoi je ne te tombe pas dans les bras en t’encensant comme un dieu vivant sur terre. »
« Si c’est comme ça que tu le vois, dit Amato en haussant les épaules. »
« Tu n’es qu’un sale gosse prétentieux et orgueilleux, qui se croit le centre du monde et qui pense que tout le monde ne fait que le regarder où qu’il passe s’emporta la jeune femme. Parce que tu as du charme, tu crois que tu peux avoir n’importe qui à tes pieds et une fois que ta lubie serra passé, tu abandonnes les gens comme de vieilles chaussettes usagées !!! »
Alors qu’elle reprenait son souffle Amato la plaqua contre l’arbre le plus proche. Elle l’embrassa alors fougueusement, mais le demi-elfe la repoussa. Elle voulut le frapper mais une flèche crasseuse vint se planter là ou se trouvait sa tête quelques secondes auparavant. Narya sortit de son fourreau et s’enflamma instantanément. Une nouvelle volée de flèches apparut en sifflant. Amato les contra avec son bouclier. Zaia sortit alors son épée longue et courut vers les gobelins, des créatures verdâtres à l’aspect de rats sans poils, qui sortaient du bois.
« Lhaelo, on a besoin d’aide, hurla Amato. »
Une détonation d’une boule de feu provenant de la grotte où ils s’étaient installés fit comprendre à Amato que ces compagnons étaient eu aussi occupés. Il se rua à la suite de Zaia qui avait déjà engagé le combat, comme l’attester les cadavres de plusieurs gobelins, fauchés par son épée longue. Amato la rejoignit et combattit côte à côte avec la jeune femme. Les deux épées frappaient à l’unisson, taillant des coupes franches dans les rangs des gobelins. Les vagues enflammées du demi-elfe permettaient de maintenir à distance les gobelins, et Zaia s’occupait de ceux, qui trop téméraire, s’approchaient à portée de sa lame.
« On ne va pas pouvoir continuer comme ça, dit Amato. »
« Et pourquoi !!!! »
« Je ne peux pas utiliser indéfiniment mes pouvoirs, répondit le demi-elfe. »
« Alors que fait-on. »
« Ca, tout simplement dit Amato. »
Il déploya alors ces ailes, et rengaina Narya après l’avoir éteinte et se rua au combat en déployant ces griffes. Celles-ci sortirent de leurs logements justes au dessus des doigts d’Amato quand celui-ci serrait les poings. Les gobelins n’ayant pour la plupart pas d’armures, il était facile à Amato d’en faire des rondelles. Pendant ce temps, Zaia utilisait son long arc blanc pour semer la mort dans les rangs des créatures. Amato, confiant, se rua alors en un battement d’aile vers le leader pour en finir. Malheureusement pour lui, ce dernier avait une lourde armure et l’attaque d’Amato ne lui fit rien. Au contraire, il put placer un coups au demi-elfe qui tomba au sol dans un nuage de poussière. Les premiers gobelins qui tentèrent de l’atteindre finirent griller par des jets de flammes, mais seul l’intervention de Zaia qui découpa la tête du chef gobelin en deux sauva la vie du jeune demi-elfe.
« Bravo, bravo, très malin, railla l’humaine en voyant les rangs de gobelins se reformer autour d’un nouveau chef. Tu les as bien fait rire !!! »
« Tais-toi et tape, maugréa Amato en ressortant Narya. »
Les deux combattants se jetèrent comme la foudre sur les rangs gobelins, le bouclier d’Amato fracassant les chétives créatures et les épées leurs ôtant la vire avec une célérité incroyable. Mais malheureusement pour eux, Amato et Zaia finirent par être encerclé et durent combattre dos à dos.
« Et maintenant on fait quoi, demanda Zaia. »
« On en emporte le maximum avec nous, dit Amato avant de charger les créatures les plus proches. »
La jeune femme suivit la charge de son fougueux compagnon, qui avait au moins le mérite de désorganiser les gobelins. Quelques-uns fuirent devant cette nouvelle charge, plutôt inattendue de la part d’ennemis acculés. Mais rapidement, ils se trouvèrent face à un mur d’ennemis.
« Je crois qu’on est mal là, haleta Amato. »
« ALMANIA !!!!!!!!!!!!! »
Un groupe de nains lourdement armés surgit alors d’une grotte avoisinante, chargeant furieusement les troupes de gobelins qui s’éparpillèrent en piaillant. L’un des nains fit un véritable massacre dans les rangs des gobelins, en faisant tournoyer deux impressionnantes et volumineuses doubles haches comme de vulgaires dagues d’entrainements, reléguant tout les autres combattants au rang de figurant. Lorsqu’il en eut fini avec les gobelins, le guerrier vêtu d’une lourde armure d’où dépassait de nombreuses et meurtrières pointes se tourna vers Amato.
« Pourquoi suis-je toujours obliger de te sortir de la panade !!! »
« Et pourquoi es-tu toujours obliger d’attirer toute l’attention à toi Cort, répondit le demi-elfe en souriant. »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Fév - 19:23

Chapitre 9 : Les légendes d’Almania
Cycle 3 : Almania la grande

Escorter par un fort contingent de guerriers nains, le groupe s’enfonça dans les tunnels que le groupe de résistants avaient creusé pour pouvoir aller et venir au sus des monstres qui avaient envahis la ville.
« Quelles sont les genres de monstres qui se sont installé ici, demanda Lhaelo. Les morts-vivants sont-ils toujours présents. »
« Non, répondit Cort. Les morts-vivants ont quasiment disparu une fois que la ville fut prise, enfin c’est ce que les plus anciens combattants m’ont dit. Aujourd’hui on affronte essentiellement des grouilleux qui ont envahit la surface et des gobelins qui eut se sont installer dans les tunnels. »
« Des grouilleux, hoqueta Amato. »
« Des espèces de créatures humanoïdes, marchant sur deux pattes et au faciès porcin. Ils ont une espèce de fourrure grisâtre sur le corps et ont autant de subtilité qu’une meute de poivrots dans un bar qui vide ces réserves. »
« Pas très dur à battre, mais très très nombreux, ajouta un des combattants nains qu’Amato reconnut comme Kirv. »
« Et comment arrivez-vous à tenir la forteresse, demanda Varl. »
« On a détruits toutes les maisons dans un rayon de 100 mètres autour, dit Cort. Ce glacis nous permet de les laminer généreusement quand ils tentent de s’approcher. Et nous avons installé des glyphes divers et variés dans touts les tunnels sur prêts de 50 mètres, ajouta Kirv. Et depuis que le petit est là, on lance des raids sur les camps qu’on a repérés. »
« On dirait que tu as fais tes preuves Cort, observa Amato. »
« J’ai l’habitude de combattre des créatures relativement chétive et rapide, dit Cort en toussant. Mais toi aussi tu as l’air de ne t’en être pas trop mal sortis !!! »
« Amato se débrouille plutôt bien, dit Zaia à l’étonnement des membres du groupe. »
« Alors s’il vous a convaincu, jeune demoiselle, c’est que ça doit être vrai, dit le jeune nain. »
« J’ai dis qu’il se débrouillait bien, précisa Zaia, pas qu’il savait combattre correctement. »
Le groupe éclata de rire et continua son chemin. Au bout d’un quart d’heure de marche, ils entrèrent dans une des rues souterraines de la cité, une longue allée soutenue par de hautes arches culminant à 5 mètres. Les combattants d’Almania les firent se presser et s’engouffrèrent dans une maison à l’aspect anodin. La pièce était relativement spacieuse, mais en son milieu se trouvait un impressionnant trou de 3 mètres de diamètres qui semblaient traverser tout les étages de la maison.
« Vous avez creusé un passage pour aller et venir entre les étages, s’étonna Amato. »
« Non, ces puits de lumière sont naturellement présent dans les construction d’Almania, dit Lhaelo. Mais normalement il y a un prisme qui permet de diffuser la lumière dans tout l’étage. »
Cort sortit alors une corde qu’il lança en direction des hauteurs de l’habitation. Une série de trille se fit alors entendre. Le nain répondit par une autre trille et des cliquetis d’armes de jets qu’on détend se firent entendre.
« Si ces Messieurs Dames veulent bien se donner la peine, dit Cort. »
Une grande passerelle en bois descendit alors au travers du trou. Tous y prirent place en plusieurs fois, et la passerelle leur fit monter de deux niveaux, permettant de rejoindre l’équivalent de la surface de la cité.
« Le premier niveau et le dernier sont-ils aussi imposant que par celui où nous sommes rentré, demanda Amato. »
« Dans mes souvenirs, dit Arylan, le premier niveau est dans le même style, en moins ouvragé car il sert essentiellement aux chariots des marchands. En général, c’est l’étage de vie pour les maisons d’habitation. Quand au dernier, il est beaucoup plus étroit, bas et sombre car il correspond aux premières galeries de mines. C’est l’équivalent des bas fonds des grandes cités. A l’apogée de la ville, ce n’est pas un endroit très sur, et je doute que cela ce soit arrangé aujourd’hui. »
« Il n’y a pas vraiment d’endroits qui soient sur ici, observa Cort. Enfin en deux semaines ici je n’en n’ai pas trouvé !!! »
« Puisque nous y sommes, comment t’es-tu retrouvé ici, demanda Amato. »
« L’explosion au manoir m’a projeté beaucoup plus loin que toi je suppose. Lorsque que je me suis éveillé, j’étais à près de deux kilomètres du manoir, et les patrouilles régulières des démons m’incitèrent à m’éloigner. Au bout de deux jours de marche, je suis arrivée dans les avants postes d’Almania. J’ai dû déclencher quelques systèmes d’alarmes car les gobelins me tombèrent dessus. J’ai tenté de les semer mais ils avaient pour eux le nombre et la connaissance du terrain. Après en avoir occis quelques un, les combattants d’Almania me repérèrent et me vinrent en aide, impressionné par les quelques dommages que j’avais réussi à infliger aux gobelins. Et depuis je les aide en patrouillant dans la cité. »
« 15 jours, soupira Amato. J’ai l’impression que ça fait déjà un an que je suis parti du manoir, traqué par des démons !!! »

Près d’un mois passa. Le groupe resta dans la forteresse naine, aidant les survivants d’Almania dans leur combat perdu contre les légions de grouilleux et de gobelins qui infestaient la cité. Cort montra l’étendue de ces aptitudes au combat, en massacrant moults adversaires. Des gobelins capturés parlèrent de rumeurs courant à son sujet, comme quoi il était venu, amené par leurs terribles dieux pour les punir de ne pas avoir conquiert entièrement la cité. Ce qui fit bien rire les nains avant qu’ils n’exécutent les chétives créatures. Zaia et Amato, quand a eu, s’évitaient avec application, ce qui n’était pas une tâche aisé vu la promiscuité qui régnait. Un jour, alors qu’Amato se trouvait dans la salle commune de la forteresse avec Arylan et Tha’ar, Lhaelo et Kirv entrèrent dans la salle l’air joyeux.
« Que se passe-t-il, demanda Amato. »
« Des renforts vont venir nous donner un coups de main, dit Kirv. J’ai passé la moitié de l’hiver à battre le rappel de nos anciens alliées et ça va enfin porter ces fruits. Le royaume nain nous envoi une légion de solides guerriers, et Lhaelo a réussi à contacter les Ménestrels qui vont envoyer aussi des hommes en renfort. »
« Dans combien de temps arriveront-ils, demanda Cort avec inquiétude. »
« D’ici un mois, au plus tard, répondit Lhaelo. Pourquoi tant d’inquiétude Cort ? »
« Les gobelins et les grouilleux se sont montré trop calme ces derniers jours, répondit le nain. Ca sent la grosse attaque. »
« Surtout que d’après les traces qu’on a observé dans les mines, il semble qu’ils aient réussi à avoir des trolls dressés, ajouta Zaia. »
« Quels traces, demandèrent Lhaelo et Kirv. »
« Lors d’une patrouille avec Arylan et Tha’ar, on a observé des traces bizarres, mais on ne savait pas trop quoi en penser. Mais au vu de ce que dit Cort, la chose semble plus que probable. »
« Je serais d’avis d’aller vérifier ces fameuses traces, dit Amato. »
« N’aurais-tu pas confiance en mes capacités, gronda Zaia. »
« Tu l’as dit toi-même, tu n’en es pas sur, objecta Amato. Il faudrait mieux aller vérifier. »
« Nous irons tout les trois ensembles, interrompit Kriv. Comme ça nous serons sûr. »

Les trois compagnons descendirent au niveau du rez de chaussée de la forteresse. Ils allèrent dans la salle qui donnaient accès aux niveaux inférieurs. Amato se laissa tombé, déploya ces ailes au dernier niveau.
« Maudit frimeur, maugréa Zaia. »
« Alors pourquoi regardes-tu son postérieur avec autant d’intérêt, demanda Kirv. »
La jeune femme le foudroya du regard et le nain rit alors dans son imposante barbe avant d’enclencher le mécanisme de descente. Lorsqu’il atteignirent le sol, Amato les attendait, agenouillé sur le sol, sa fidèle Narya allumée.
« Vous faisiez quoi tout les deux, un gros câlin, railla le demi-elfe. »
« Ca t’ennuierai que je le fasse à quelqu’un d’autre, dit Zaia d’un ton provocant. »
« Pfu, plutôt embrasser un gobelin, rétorqua Amato. »
« Ca pourrait s’arranger, railla alors Kirv. Quand vous aurez fini de vous disputer tout les deux, on pourra peut-être aller voir ces fameuses traces !!! »
Les trois compagnons s’enfoncèrent dans les ténèbres des mines, éclairées seulement par la flamme de Narya. Zaia à la tête de la petite expédition allait et venait dans les corridors sombres et humides. Ils passèrent plusieurs postes de gardes pillés et éventrés par les créatures. Touts les objets des postes, même les plus insignifiants et inutiles avaient été volés et les postes consciencieusement saccagés.
« Ca dût être une sacré fête ici, dit Amato en observant les paris du corridors éclaboussés de sang. »
« On a mis près de trois semaines avant de céder les niveaux les plus profonds, dit Kirv. Et deux autres avant de perdent le contrôle de toutes les mines. Lorsqu’ils sont arrivées avec des renforts c’était trop tard, les morts-vivants c’étaient déjà infiltrer partout et les gobelins commençaient aussi à se mêler à la bataille. En quelques jours, nous avons été balayé. Espérons que les renforts qui vont venir nous permettrons de reprendre les mines, il y a encore beaucoup de guerriers qui n’ont pas eu de sépulture descente. »
Ils continuèrent leur progression, s’enfonçant toujours plus profondément au cœur de la mine. Au bout d’une heure de marche, Zaia s’arrêta.
« C’est ici, dit-elle en désignant des traces sur le sol. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Fév - 19:24

Amato approcha Narya de l’endroit que l’humaine désignée et Kirv se pencha pendant quelques instants dessus.
« Arrête dont de t’agiter comme ça gamin, maugréa le nain à l’attention d’Amato. J’arrive pas à distinguer clairement la trace. »
« Il y a quelque chose qui ne vas pas, dit Amato. »
« Plus vite on saura ce que c’est, plus vite on partira, dit Zaia. »
Kirv se pencha un peu plus vers le sol, et après quelques secondes il dit :
« Gamine, je crois que tu avais raison, il s’agit bien de traces de trolls enchainés, conclut le nain. Mais là où tu as tort, c’est qu’il y en a au moins trois. »
« Et moi je dirais plutôt quatre, coupa Amato. »
Des hurlements terrifiants et des piaillements excités se firent entendre. Amato envoya une série de boule de feu pour éclairer le corridor. Ils virent alors quatre trolls et une vingtaines de gobelins qui chargeaient.
« Zraiiiii »
La vague de feu jeta à terre les gobelins, leur brûlant le visage, mais les trolls continuèrent leurs progression comme ci de rien n’était. Zaia décocha trois flèches coups sur coups, suivi de deux hachettes lancées par Kirv. Le premier Troll, frappé 5 fois à la tête s’effondra. Mais les trois autres arrivèrent au contact des trois compagnons. D’un coup de hache, Kirv trancha une partie de la jambe d’un des trolls. Celui-ci, fou de douleur, attrapa le nain et le jeta contre le mur. Le fier combattant toucha lourdement le sol, et s’affaissa. Pendant ce temps, Amato c’était rué vers le second attaquant, le maintenant à distance grâce à Narya. Voyant la situation de Kirv, il bondit entre les jambes de la créature et il trancha ce qu’il restait de la jambe du premier troll. Puis il enfonça Narya dans la créature.
« Zul Art »
Une fumée acre et épaisse se dégagea du corps du monstre qui se consumait de l’intérieur. Les autres trolls, ne voyant plus leurs proies firent pleuvoir des coups de massues au petit bonheur la chance. Le toit du corridor se mit à se fissurer dangereusement, mais cela n’inquiéta pas les deux créatures, qui continuèrent de plus belle. Un craquement sonore se fit entendre, et une pluie de pierres s’abattit sur Amato. Celui vit un renfoncement rocheux à quelques mètres. Alors que de nouveaux craquements se faisaient entendre, il se rua vers l’abri improvisé, attrapant Zaia au vol par la hanche. Les trolls hurlèrent de nouveau quand le plafond s’effondra définitivement dans un fracas indescriptible. Après trente interminables secondes, le calme revint et seul le bruit des derniers éboulis se faisait encore entendre.
« Où est Kirv, demanda Zaia. »
« Je l’ai poussé sous un renfoncement rocheux un peu plus loin, répondit Amato. Il doit être hors de la zone de l’éboulement. »
Amato regarda alors autour de lui. Il se trouvait dans un espace confiné de 3 mètres par 2 crée par le renfoncement rocheux dans lequel il s’était jeté.
« Et maintenant que faisons nous, demanda la jeune femme. »
« On sort d’ici, affirma Amato. »
« Et comment fait-on ça, Monsieur le héros, interrogea la jeune femme. »
« La couche de pierre qui est tombé n’est pas épaisse , répondit Amato, c’est juste un plancher entre deux niveaux de mine, et connaissant la nature naine, je suis sur que ce plancher était le plus fin possible. On doit pouvoir bouger ses pierres et s’en sortir. »
« Et on fait comment pour bouger ces pierres ???? »
« On les fait pas bougez, mais on les faits fondre, répondit Amato en tirant son épée. Grâce à Narya on va pouvoir se dégager un chemin. Par contre on va pas avoir froid et ça va être plutôt long. »
« De toute façon on n’as pas vraiment le choix, soupira Zaia. »
Amato hocha la tête et il enfonça son épée dans la roche, se mettant à son long et fastidieux travail.

Trois heures plus tard, un passage de un mètre avait été dégagé. La chaleur était telle que Zaia et Amato avait dû enlever leurs armures pour ne pas s’évanouir.
« Et dire que tu faisais tout pour m’éviter depuis que tu m’as embrassé, railla Amato. »
« C’est toi qui m’évitait et qui m’a embrassé, se défendit Zaia. J’aimais je ne t’aurais embrassé si tu ne m’avais pas plaqué contre l’arbre. »
« Mais tu as cru que je voulais t’embrasser, riposta Amato. Et vu la situation tu t’es dis que ça ne te ferais pas de mal !!! »
« N’importe quoi, rétorqua Zaia. Je n’ai jamais entendu quelque chose de plus prétentieux, de plus orgueilleux et vils. »
En se disputant ils s’étaient dangereusement rapproché l’un de l’autre. Petit à petit, presque imperceptiblement, leurs lèvres se rapprochèrent. Ils furent tout les deux surpris lorsque le contact eut lieu, mais cet fois, ils se laissèrent emporté par leurs sentiments. Zaia attrapa la nuque d’Amato et l’embrassa fougueusement. Il la prit dans ces bras et elle se laissa aller à l’étreinte de son amant. Il continua à l’embrasser tendrement, lui couvrant le cou et les lèvres de baisers.
« Attend… souffla-t-elle. Ce n’est pas raisonnable. »
« Etais-ce raisonnable d’aller traquer des trolls sur leur propre terrain, demanda Amato. »
Pour toute réponse il eut un baiser encore plus passionné, encore plus chargé de désir. Les mains de la jeune femme passèrent dans le dos du demi elfe et délacèrent sa chemise, qui tomba au sol. Elle lui caressa le torse, alors qu’il la couvrait de baisers. Puis sa chemise aussi à elle tomba, dévoilant sa poitrine, blanche et ferme. Ils se serrèrent l’un contre l’autre, s’embrassant encore et encore. Puis Amato commença à la caresser, d’abord sur le ventre puis entre ces jambes. Elle soupira doucement lorsqu’il l’allongea sur le sol, l’embrassant encore et encore. Elle enleva alors le pantalon du demi-elfe et le siens. Il s’approcha d’elle et elle frémit quand il la pénétra. Puis lentement, les deux corps se mirent à battre à l’unisson dans un lent mouvement de va et vient. Ils continuèrent leur lente danse jusqu'à ce qu’un frisson d’extase les parcourt tout les deux, puis ils s’endormirent l’un contre l’autre, corps contre corps et bouche contre bouche.

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 1 Mar - 19:54

Chapitre 10 : La naissance des héros
Cycle 3 : Almania la grande

Kirv se réveilla, seul et hébété. Il lui fallut quelques instants pour se remémorer les derniers évènements. Puis en voyant l’éboulement proche un maelstrom d’images se déferla en lui. Les traces mystérieuses, Amato et Zaia se chamaillant, l’arrivée des Trolls et la puissance du coup qu’il l’avait envoyé contre ce mur. Il tourna la tête, ce qui lui envoya des vagues de douleurs dans tout le cou, et détailla l’éboulement. La masse de pierres semblaient compacts et il vit le bras d’un troll qui en dépassait encore, son lourd gourdin toujours serré dans sa main. Le nain ne mit que quelques instants à reconstituer la tragédie. Pour une raison ou une autre, les trolls avaient dû être aveuglés et ils se sont mis à taper à l’aveuglette. Malheureusement, ces stupides créatures ont dû tellement s’acharner sur les pierres de la voute que celle-ci ont céder et les ont ensevelis sous leurs masses. Le nain se releva difficilement, car après trois cent vingt ans d’une vie bien remplie, son corps commençait à donner des signes de fatigue, surtout après de tel combat. Kirv regarda attentivement les traces au sol et il se rendit à l’évidence. Ces deux jeunes et fougueux compagnons n’avaient pas pu s’échapper de l’éboulement. Une vague de tristesse inhabituelle pour un nain endurci par les épreuves de la vie comme lui l’envahit.
« Vous étiez si jeunes, gémit-il. Puisse Moradin vous gardez près de lui. »
Sur cette oraison funèbre, il reprit sa hache et repartit en direction de la forteresse. Il refit le trajet inverse avec beaucoup de difficultés, car de nombreux groupes de gobelins, menant des trolls enchainés, avaient envahis les tunnels.
« Mauvais ça, très mauvais, maugréa le nain après avoirs esquivait son cinquième groupe d’ennemis. »
Il réussit à rejoindre l’entrée de la forteresse, et il pénétra rapidement dans la salle d’entrée. Là, il tomba sur Tha’ar.
« Où sont les petits, demanda l’ogre. »
Le nain fit un signe de tête négatif d’un air triste. L’ogre gronda, et son poing s’abattit sur le sol. Plusieurs dalles de granits sautèrent sous la puissance du coup.
« Comment, demanda l’ogre d’une voix cassée. »
« Des trolls nous sont tombé dessus, dit le nain. Ils ont bien combattu, réussissant à en abattre trois sur cinq. Mais ces stupides bestioles ont fait tombé la voute. Ils ont réussi à me pousser hors de la zone alors que j’étais inconscient, mais ils n’ont pas pu se sauver. »
Le reste du groupe était arrivé, accompagné de Cort et écoutait attentivement les paroles de Kirv.
« Il… Il… Il ne peut pas être mort, bégaya Cort. Non, ce n’est pas possible, il ne peut pas être mort, pas lui, pas Amato. »
Le jeune nain lança un regard plein de désespoir à Kirv qui le regarda dans les yeux d’un air défait.
« As-tu vu leurs corps, demanda Lhaelo. »
« Non, ils étaient enterré sous un éboulement, répondit tristement le vieux chef nain. »
« Tu penses qu’ils sont enterré là-dessous, corrigea Lhaelo. Je connais les géniteurs d’Amato et le sale caractère de Zaia. Il est possible qu’ils soient encore en vie, même si cela est bien peu probable malheureusement. »
« Je ne pense pas que quiconque qui n’est pas un mineur nain très expérimenté ait pu survivre à ça, rétorqua Kirv. »
« Si c’est possible, il a survécu, déclara fougueusement Cort. »
« Tu n’as pas vu la zone, soupira le nain qui semblait de plus en plus vieux et usé au cours du dialogue. Tu l’aurais vu, tu sauras qu’ils n’ont pas pu s’en sortir. »
« Alors allons-y, allons voir cet éboulement, lança Cort. »
« Ce n’est pas possible Cort, dit tristement Kirv. Les tunnels sont infestés de gobelins et de trolls en laisse. Tu n’arriveras jamais jusque là-bas en vie. Et puis nous avons besoin de toi ici pour participer à la défense de la forteresse. Ils ne vont pas tarder à nous attaquer, et tes haches nous seront dés plus utiles.»
« Amato et Zaia sont seuls dans des tunnels infestés d’ennemis, peut être blessé, rétorqua vivement Cort. Ils ont bien plus besoin de moi que vous !!! »
Le jeune nain fit volte face et partit en direction des tunnels de sorties.
« Cort, n’y vas pas, c’est un ordre, clama Kirv. »
« Je n’ai pas à recevoir d’ordres de quelqu’un qui abandonnes ses guerriers sur le terrain, répondit Cort en sortant ces deux doubles haches. Et si tu veux m’en empêcher, il faudra que tu m’affrontes. »
Kirv lança un regard rempli de tristesse mais aussi de fierté à Cort.
« Puisses-tu vaincre nos ennemis, vaillant guerrier, dit-il. Que le marteau de Moradin te guide dans ton périple. »
Cort lança un dernier regard rempli de défiance à l’assemblée et il disparut dans les ombres des tunnels d’Almania.

Amato se réveilla, Zaia collé contre lui. Le sentant bougé, elle ouvrit les yeux.
« Tu es réveillé, dit-elle d’une voix douce. Tu as bien dormi ? »
« Aussi bien qu’on le peut au cœur d’un éboulement, répondit le demi-elfe. Je crois qu’il est temps que nous revenions dans le monde des vivants. »
« J’en ai bien peur, souffla l’humaine. »
« Qu’est-ce qui te fait peur, demanda Amato. »
« Nous allons devoir affronter la mort pour rejoindre nos compagnons, et elle va surement gagner la partie, répondit Zaia. Je ne voudrais pas te perdre. »
Amato se releva et la regarda droit dans les yeux.
« Nous ne mourrons pas aujourd’hui Zaia si nous veillons l’un sur l’autre, dit Amato. N’en doute pas et nous vaincrons. »
La jeune femme hocha la tête et se leva à son tour. Amato regarda une fois encore son corps nu, et déposa un baiser dans le creux de son cou.
« En avant mon amour, lui susurra-t-il. Il est temps pour nos ennemis d’apprendre que nous sommes plus forts qu’eux. »
Amato enfila son armure et se glissa dans la galerie qu’il avait creusée avec Narya. Il tapa avec sa dague sur la paroi et écouta la sonorité de l’impact. Il s’éloigna et deux colonnes de feu jaillirent de ces mains. La mince paroi d’éboulis qui les séparer de l’extérieur se fissura et finit par fondre dans un grésillement aigu. Amato se faufila par l’ouverture et jaillit dans le corridor, l’épée au poing. Aucun ennemi ne l’attendait et il fit signe à Zaia de sortir après quelques secondes.
« Où est Kirv, demanda la jeune femme. »
Amato alla jusqu’a l’endroit où c’était trouvé le nain. Il s’agenouilla et tenta de déchiffrer les traces au sol.
« Il est partit, finit par dire le demi-elfe. »
« Seul, demanda Zaia. »
Amato regarda pendant quelques instants les traces alentours.
« Je ne saurais dire, finit par lâcher Amato. En tout cas, il a survécu à l’attaque. »
« Tu penses qu’il est repartit en direction de la forteresse, questionna Zaia. »
« S’il est partis seul, je pense que c’est ce qu’il a fait, affirma Amato. Si on part de suite, on pourra peut-être le rattraper. »

Les ténèbres souterrains avaient avalés Cort. Mais sa colère, sa rage les dissipé sans peine. Au bout du corridor, un groupe de gobelins accompagnant deux trolls surgit.
« ALMANIA !!!! »
Cort s’élança en hurlant. D’un bond, il fut sur les deux trolls. Les deux créatures, surprises, reculèrent, écrasant plusieurs gobelins. D’un bond magistral, Cort atterrit sur l’épaule du premier troll. D’un simple mouvement de poignet, la tête de la créature alla rouler au sol. Alors que le monstre s’écroulait dans une gerbe de sang, Cort se jeta vers le second Troll. Celui-ci recula, ce mettant hors de portée des jambes du nain, mais malheureusement pour lui, pas de ces haches. Cort l’ouvrit en deux, de la base du cou jusqu'à l’entrejambe. Les boyaux de la créature tombèrent au sol, aspergeant le nain de sang, lui donnant un air encore plus terrifiant. A peine eut-il touché le sol qu’il se ruait déjà vers les gobelins qui s’étaient rassemblé en un groupe compact. Cort ne prit pas la peine d’élaborer une stratégie. Il chargea en hurlant. Plusieurs des gobelins prirent peur et créèrent des brèches dans leur troupe. Le nain s’engouffra et faucha touts les gobelins aussi surement qu’un paysan fauche des gerbes de blés murs. Dès que le dernier fut tombé au champ d’honneur, il repartit en direction des ténèbres, sans un regard en arrière pour le carnage qu’il venait de faire.

« S’ils sont vivants, il les retrouvera, affirma Varl. Il est un véritable fou de guerre, et rien ne l’arrêtera. »
« Espérons qu’ils soient vivants, ou bien qu’il trouve leurs cadavres, soupira Kirv. Car nos ennemis s’approchent et nous aurions bien besoin de sa hache à nos coté !!! »
Lhaelo acquiesça et jeta un regard inquiet vers l’entrée de la salle. Arylan surgit alors, visiblement essoufflé après une longue course.
« Ils arrivent !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 1 Mar - 19:55

Les ténèbres s’étaient refermées sur les deux compagnons. Amato avait même éteint Narya, car les tunnels grouillaient de gobelins, de trolls et même de grouilleux.
« Ils ne vont pas tarder à attaquer, observa Zaia. C’est la seul raison pour laquelle les grouilleux seraient descendu dans les tunnels. »
« Ils savent que depuis la chute de la ville, il est beaucoup plus facile d’approcher la forteresse par les niveaux souterrains plutôt que par la surface, ajouta Amato. »
Un groupe de gobelin passa à proximité. Ils s’enfoncèrent dans un tunnel parallèle, se plaqua l’un contre l’autre.
« La situation est plutôt intéressante, murmura Zaia. »
« S’il nous trouve, ça va devenir vraiment intéressant, souffla le demi-elfe d’un ton faussement dur. »
Ils attendirent que la patrouille les dépasse, retenant leurs souffles. Ils sortirent sans un bruit quand des piaillements aigues les firent sursauter. Une vague de grouilleux se jetèrent sur eux. Instinctivement, Amato envoya une vague de feu sur les créatures. Les monstres survivants hésitèrent un instant avant de relancer l’assaut en voyant que la patrouille gobeline revenait vers eux.
« Occupe toi d’eux, je me charge des nouveaux, hurla Amato. »
Sans attendre la réponse de sa compagne, il déploya ces ailes et Narya et se rua vers la patrouille. Les vagues de feu eurent raison de la dizaine de gobelins, mais elles ne ralentirent pas les trolls. Le premier explosa littéralement lorsqu’Amato enfonça son épée dans son corps. Mais le second était un brin moi stupide et utilisa sa meilleure allonge pour le tenir éloigné de lui. D’un coup de gourdin vicieux, le troll l’envoya boulé contre le mur. Seules les flèches de Zaia l’empêchèrent de se faire broyer. Le troll prit conscience de sa nouvelle adversaire et s’apprêta à hurler pour appeler à l’aide d’autres ennemis. Deux lames d’aciers surgirent de son crâne et le monstre s’écroula sans bruit.
« Je savais que vous étiez vivant, clama Cort. »
Le nain à l’armure tout ensanglanté serra dans ces bras Amato à l’en étouffé.
« C’est bon, c’est bon, hoqueta Amato à bout de souffle. Je suis vivant. Enfin si tu me serres un peu moins fort. »
Le nain desserra son étreinte et Amato put enfin le regarder.
« Tu es blessé, il faut te soigner, dit Amato. »
« Ce n’est pas grave, objecta le nain, je suis plus solide de ça. »
« Cort, gronda Amato. »
« D’accord, d’accord, concéda le nain. »
Zaia s’approcha de lui et le soigna grâce à ces dons de paladin. Dès que cela fut fait, ils partirent en courant en direction de la cité.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin aux environs de la forteresse, les choses n’avaient guère évolué dans le bon sens. Les tunnels grouillaient de trolls, de gobelins et de grouilleux. Pour les éviter, les trois compagnons devaient sans cesse changer de niveau. Lorsqu’ils arrivèrent enfin au premier niveau près de la forteresse, la situation était assez périlleuse. En effet, les monstres avaient entassés de nombreux débris sur le glacis défensif, leur permettant d’arriver aux pieds de la forteresse sans risque. Des trolls en armures étaient en train de s’acharner sur les portes, alors que les gobelins commençaient à escalader les murs en directions des meurtrières les plus larges. L’air était remplie de projectiles magiques ou non qui faisait entendre un sinistre sifflement continu dans l’air.
« Si les portes cèdent, la forteresse tombe, observa Cort. Nous ne sommes pas assez nombreux pour contenir une telle armée. »
« Alors que faisons-nous s’inquiéta Zaia. »
Amato et Cort hochèrent la tête après un regard complice. Tout deux sortirent leurs armes. Amato embrassa tendrement Zaia.
« Couvres-nous. »
« Ne meure pas. »
Puis ils cessèrent leurs étreintes. Amato accrocha son bouclier à son avant bras droit et laça son heaume. Puis il fit un signe de tête à Cort.
« ALMANIA !!!!!!!!!!! »

Le cri surprit même les défenseurs. De leurs meurtrières ils virent une vague de feu naitre d’un coin du glacis et balayer l’arrière garde ennemi. La plupart des gobelins et des grouilleux furent gravement blessés par une attaque venant de dans leur dos. Les survivants de l’arrière se séparèrent en deux groupes, un se chargeant d’accélérer l’assaut sur la forteresse, et un autre se chargea d’éliminer ces deux imprudents aventuriers. Une cinquantaine de troll marchèrent lourdement vers les deux aventuriers. Mais au moins une dizaine n’atteignit jamais leurs proies, fauché par les boules de feu d’Amato et par les flèches d’une précision mortelle de Zaia. Malgré cela, la bataille semblait perdue d’avance pour les deux guerriers. Et pourtant, ce ne fut pas le cas. Le nain se rua sur les rangs des Trolls, leurs fauchant les jambes comme s’ils n’étaient que de vulgaires sujets de papier mâché. Le demi-elfe déploya ses ailes et brandit son épée flamboyante. Il se transforma en un tourbillon de flamme et de lumière, virevoltant au milieu des trolls et les fauchant de sa lame ou des ses flammes. Et toujours la grêle mortelle venant des ombres de la cité fauchait les trolls qui tentaient de les prendre à revers. Les ennemis comprirent d’où venait la menace et les trolls qui attaquaient les portes se mirent à les abandonner pour aller affronter les trois aventuriers. C’est à ce moment là que choisirent les défenseurs de la forteresse pour contre-attaquer. Les portes solidement barricadées s’ouvrirent et un contingent de vieilles barbes naines, soutenues par un groupes disparate d’aventuriers surgirent de la forteresse. Les attaquants pris entre deux feux commencèrent à paniquer et leurs rangs se désagrégèrent, permettant aux défenseurs de faire encore plus de victime. Lorsque Kirv et Cort se rejoignirent, ils tapèrent leurs haches l’une contre l’autre comme le voulait le salus des nains aux braves. La défaite se transformant en déroute complète quand surgirent de l’étage inférieur une légion entière de guerriers nains et de la surface un groupe important d’aventuriers, les renforts tant attendus par la cité. Aucun monstre ne se réchappa du piège, ils furent tout impitoyablement traqué et exterminé. Lorsque que le calme revint enfin sur le champ de bataille souterrain, un seul cri jaillit des bouches des guerriers :
« VICTOIRE !!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 1 Mar - 19:55

Epilogue cycle 3 : Almania la grande

« Maitre, les troupes chargeaient de prendre Almania ont été vaincu !!! »
« Et comment un tel désastre est-il possible, gronda le maitre d’une voix sourde. Nos troupes étaient largement plus nombreuses et plus apte à se battre. »
« Les rares survivants ont dit que deux guerriers, un nain et un demi-elfe ailé les ont défait à eux deux. »
Le maître réfléchit. Alors comme ça, ils étaient encore en vie. On lui avait menti et pour cela des têtes allaient tombés, et ce n‘était pas une figure de style. Le démon porteur de la nouvelle commençait à s’agiter.
« Cesse si tu ne veux pas que je te broie. »
Le maitre sourit en voyant le démon cesser tous mouvements dans l’espoir de garder la vie sauve.
« Misérable créature persifla le maitre en envoyant un dard ténébreux faire exploser le démon. »
« Ce n’est pas comme ça que nous allons avoir des troupes dévoués maitre, dit alors un nouveau démon qui sortit d’un portail dimensionnelle. »
« Qu’ils me haïssent Tzarot, tant qu’ils me craignent j’en ai cure !!! »
« Et pour nos deux proies, demanda le démon de sa voix grave. »
« Laissons-les pour l’instant, je pense en fait que ce qu’ils font pourrons nous être utile. »
« Et les mercenaires qui vous ont menti ? »
« Amène les et assure toi qu’ils sachent pourquoi. »
« Bien Monseigneur. »

Yr86
Luke
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
yr86
Barman de la Taverne
Barman de la Taverne
avatar

Nombre de messages : 1642
Age : 31
Localisation : Saint Brieuc ( malheureusement )
Emploi : chef d'équipe
Date d'inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 12 Mar - 19:50

Chapitre 11 : Renaissance et convoitises
Cycle 4 : l’ascension d’un peuple

Amato, les ailes déployées, regardait le soleil se lever au loin. Cela faisait maintenant près de six mois qu’Almania était tombé sous leur contrôle. Derrière lui, montait les premiers bruits de marteaux et de chariots, signe du début de l’activité de la cité. Au loin, une colonne de poussière apparut. Le regard soucieux, Amato fixa le point d’où s’élevait la fumée. Il soupira de contentement en voyant qu’il s’agissait d’une colonne de lourds chariots.
« De nouveaux arrivants, demanda Cort en grimpant les marches qui menaient au chemin de ronde. »
Amato acquiesça d’un signe de tête.
« Ami ou ennemi, insista le nain. »
« Des amis, je pense, répondit le demi-elfe. De nouveaux arrivants, surement des humains au vu des chariots. »
« Bien, bien, la cité manque de bras, ajouta le nain avant de s’engager sur le chemin de ronde. Je vais faire le tour des bastions avant le début du conseil. »
Amato regarda le nain s’éloignait et il replongea dans ces pensées. Pour faire face à l’afflux de nouveaux arrivants et pour mettre en place une autorité dans la ville pour éviter qu’elle ne tombe dans le chaos, les libérateurs de la cité avait mis en place un conseil, chargé de gérer la ville. Ils étaient au nombre de dix, représentant les personnes ayant participé à la libération de la cité. On trouvait dans le conseil quatre représentants des nains, dont Kirv et Cort, le troisième étant Graan, le meneur de l’armée venue à leur secours et Mor, un marchand qui officieusement représenté les intérêts du royaume des nain. Ensuite venait deux représentants de la race des humains, tout deux des marchands influent, anciens aventuriers qui avaient survécu on ne sait comment à la chute de la cité. Lhaelo quand à lui avait été nommé pour représenter la communauté elfique, ainsi que les mages de la cité. Arylan aussi avait été nommé, tant du fait de son appartenance à la race des gnomes que de ces nombreux contacts de l’ombre dans les différentes factions de la cité et des puissances des environs. Tha’ar c’était aussi retrouvé mêlé au conseil du fait de sa race, lui permettant de représenter les quelques sangs-mêlés qui avaient depuis toujours participé à la vie de la cité. Enfin, le dernier membre du conseil, c’était lui. Pourquoi il avait été nommé, il ne le savait pas. Mais il se doutait qu’il allait se trouver au cœur des différentes batailles purement politiques qui allaient surement se dérouler au conseil. Déjà, une certaine tension, à la limite de l’animosité était apparue entre les nains, qui voyaient en Almania une colonie de leur puissant royaume et les humains et Lhaelo qui voulait que la cité soit indépendante. Les débats étaient déjà très animés, et Amato craignait que ça ne fasse qu’empirer.
« Ca ne pourra pas être pire qu’au moment de la chute de la cité, dit une voix dans le dos du demi-elfe. »
Amato, surpris, se retourna brusquement en portant la main sur la garde de son épée. Il l’enleva instantanément en voyant Tha’ar le rejoindre.
« Comment sais-tu à quoi je pense, demanda le demi-elfe. »
« Je commence à te connaître mon ami, répondit l’ogre. Et de plus je connaissais bien ton père à l’époque, et vu que tu es son portrait craché, deviner à quoi tu penses n’est pas spécialement dur. »
« Et comment sais-tu ce qui ce passait lors de la chute de la cité, interrogea Amato, la curiosité faisant briller ses yeux. »
« A cette époque, Lhaelo représentait les aventuriers au conseil de la cité, soupira l’ogre. Mais la situation était devenue tellement à risque qu’il a préféré partir. »
« Comment ça à risque, s’étonna Amato. Lhaelo n’est pas du genre à fuir les difficultés. »
« Les nains et les humains l’avaient clairement menacé s’il continuait à défendre aussi farouchement l’indépendance de la cité, expliqua Tha’ar. Ils ont essayé de le corrompre, mais évidemment ils n’ont pas réussi. Ils ont tenté de l’intimider par des menaces, mais leurs hommes leurs ont été renvoyé en pièces détachées. C’est lorsqu’ils s’en sont pris à nous et à des innocents qu’il a jeté l’éponge et qu’il est parti. Au fond, je pense qu’il savait ce qu’il allait arriver par la suite, et ce malgré ces mises en garde au conseil. »
« Crois-tu que ça va recommencer, s’inquiéta alors le demi-elfe. »
Tha’ar détourna le regard et contempla longuement la cité qui s’étendait à ces pieds. Il n’avait fallut que deux mois pour remettre en état les défenses de la cité, qui avait peu souffert de la chute de la cité. Le labeur des différents peuples et des nouveaux arrivants avaient permis de relancer rapidement l’activité minière et commerciale de la cité. Il fallait dire que beaucoup de ceux qui avait fui était resté dans la région dans l’espoir d’un retour à la normal des choses. Aujourd’hui, les premiers convois marchands chargés de minerais et d’armes partaient en direction des principales cités des environs, qu’elles soient naines, humaines, elfiques ou autre. A ce rythme la splendeur de la cité serait restaurée avant l’hiver. Mais l’ogre voyait plus loin que ça et il savait que les clivages entre les différentes espèces étaient toujours présent, et qu’il faudrait bien peu pour que la situation devienne explosive.
« Je pense mon jeune ami qu’il va falloir être prudent, oui très prudent, murmura l’ogre. »

Les paroles de l’ogre résonnaient encore dans son esprit lorsqu’Amato entra dans la salle du conseil. Situé en haut de la tour principale de la forteresse naine du cœur de la ville, la salle du conseil donnait une vue impressionnante sur l’éperon rocheux qui constituait la plus grande part de la cité et les plaines et montagnes alentours. Comme à son habitude, Amato salua tous ceux qui étaient présent et alla s’asseoir face à l’imposante verrière.
« Si tout le monde est là, nous pouvons commencer la session, dit Lhaelo de sa voix sibylline. »
« Quels sont les sujets du jour, maugréa Mor. »
« Savoir ce que l’ont fait des anciennes forteresses de chaque quartier, où l’ont loge les nouveaux arrivants, rapport de la diplomatie et des renseignements, rapport économique, énuméra Lhaelo qui était le chef du conseil pour cette séance. »
La séance fut longue et houleuse, comme à l’accoutumée. Mor voulant toujours plus de pouvoirs et de prérogatives pour les nains, enfin surtout pour lui. Les autres membres du conseil s’opposaient farouchement à la vision du marchand. La situation était électrique lorsqu’Arylan commença son rapport.
« Nos contacts avec la plupart de nos voisins sont bons, commença le gnome. Mais tout ne va pas pour le mieux. D’après mes renseignements, des personnes font passer des armes en douces dans la cité et prévoient un coup de main contre l’autorité mise en place. J’aurais besoin de personnes pour m’aider dans cette enquête, de préférence une personne neutre vis-à-vis des différents groupes vivants dans la cité. »
Amato se sentit observé et vit plusieurs regards se tourner vers lui.
« On dirait Amato que pour une fois le conseil est d’accord sur quelque chose, observa Lhaelo. Je pense que tu es tout désigné pour mener cette enquête. Je te détache une vingtaine d’hommes de la garnison pour t’aider. »
« Devons nous laissé une si grande responsabilité sur de si frêle et jeune épaule, objecta Mor. Je ne pense pas !! »
Et les discussions enflammées reprirent, les différents membres du conseil joutant les uns contre les autres dans un brouhaha général. Arylan se glissa prêt d’Amato et lui tendit un parchemin. Le demi-elfe le parcourut rapidement et fit un signe de tête au gnome. Quand Narya s’enflamma, le silence se fit instantanément.
« Je m’occupe de cette mission, puisque le conseil, dans sa majorité le veux, clama Amato. Et je vous assure que je serais l’impartialité même. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yr86.skyblog.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   

Revenir en haut Aller en bas
 
Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Buck, Pearl] Pavillon de femmes
» LE DIEU DE L'EAU(livre sous format pdf)
» LA CITE DES DIEUX SAUVAGES d'Isabel Allende
» [GdC]faveur des dieux et Valkia
» LES DIEUX NE VALENT PAS MIEUX ! de Marie Phillips

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Manuscrits : l'Univers Fan-Fictions :: Jeux Vidéo, Jeux de Plateau :: Donjons et Dragons-
Sauter vers: