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 Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur

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yr86
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 12 Mar - 19:50

La nuit était tombée sur la cité, et la plupart des gens c’étaient refugié dans le second niveau souterrain. Amato et Zaia se frayaient un chemin dans la foule, en direction de la taverne du « Bateleur bourré ». Ils entrèrent dans la massive habitation, à l’enseigne constitué d’un tambour entouré de cinq tonneaux de bières. A l’intérieur, des êtres de toutes les races dans des états d’ébriétés plus ou moins avancé créaient un brouhaha sans nom.
« Je me demande pourquoi Arylan veux que l’ont viennent ici, s’étonna Zaia. »
« Peut être parce que je suis le proprio de l’endroit, répondit le gnome en sortant de nulle part. Et peut être parce qu’ici on peut avoir une conversation sans être espionné. »
Les trois compères se dirigèrent vers une alcôve, un peu à l’écart.
« Alors, pourquoi veux-tu me voir, demanda sans préambule Amato. »
« Direct et efficace, j’aime ça, sourit le gnome. Et je pense n’être pas le seul ajouta-t-il en jetant un regard emplit de malice à Zaia qui rougit. Mais avant de parler sérieusement, buvons à notre santé. »
« Pour la sienne, il faudrait mieux éviter, dit Zaia en désignant Amato. »
Tout les trois pouffèrent de rire, jusqu'à ce qu’une serveuse, qu’Amato reluqua un peu trop au gout de Zaia et qui lui fit comprendre par une bonne claque sur le crâne, leur apporta de quoi boire.
« Bon parlons peu mais parlons bien, dit le gnome après avoir bu une longue gorgée de bière. On t’a mis dans un sacré pétrin mon garçon. Ceux qui font rentrer des armes sont aidés par des complices plutôt haut placés. »
« Mor, je suppose, dit Amato. »
« En effet, ce cher Mor est surement dans le coup. C’est pour ça que tu vas devoir faire gaffe à tes fesses, gamin. Avant que la cité tombe, on l’a soupçonné d’avoir fait assassiner plusieurs de ces opposants ainsi que tous ceux qui enquêtaient un peu trop sur lui. »
« Donc en gros il va falloir que je dorme avec Narya à coté de moi, remarqua Amato. »
« Tu dors toujours avec Narya à coté de toi, objecta Zaia. Et c’est parfois plutôt gênant. »
« Où t’es-tu brulé, demanda Arylan. »
« A un endroit que tu ne verras jamais, mon ami, rétorqua la jeune femme. »
« Dommage pour moi, pouffa le gnome. Sinon pour en revenir à nos moutons, je soupçonne aussi le réseau noire zentharim de préparé quelque chose, mais pour l’instant je n’ai pas vraiment de preuve. »
« Continue tes recherches Arylan, et tiens moi au courant, dit Amato. »
« Et maintenant, trinquons jusqu'à ce que nos bras ne puissent plus lever les chopes, dit le gnome. »
« Sans vouloir t’offenser, dit Zaia en souriant, j’ai d’autres projets pour Amato et moi. »
Le gnome sourit un instant et héla une serveuse gnome qui s’asseya sur ces genoux d’un air peu farouche.
« Si c’est comme ça, je vais m’amusé aussi les jeunes !!! »

Quelques heures avaient passés, lorsqu’Amato s’éveilla, un sentiment d’urgence dans le ventre. Il regarda Zaia, étendue nue à coté de lui. Il caressa pendant un instant ces courbes délicates, se rappelant de la sensation de sa peau contre la sienne. Mais son instinct lui soufflait qu’un danger était imminent. Silencieusement il se glissa hors du lit et prit Narya à ces cotés. Il descendit silencieusement vers le premier étage de leur maison, qui leur servait de bibliothèque et d’armurerie. Il revêtit silencieusement et promptement son armure noire d’ébène et descendit au rez de chaussée. Il sentit que quelque chose ou quelqu’un se déplaçait dans les ombres de la pièce. Narya s’alluma brutalement, jetant une lueur aveuglante dans la pièce. Amato les vit alors. Une dizaine de nains en armures sombres c’étaient arrêté au milieu de la pièce, surpris par la soudaine clarté.
« Rendez-vous et je ne vous ferez pas de mal, clama Amato. »
« On va plutôt de demander de te rendre, et on ne te fera pas de mal gamin, maugréa un des nains. »
Amato sourit d’un air moqueur. Les nains se regardèrent et chargèrent. D’un bon, Amato traversa la pièce et atterrit sur la table centrale. Les coups de haches plurent littéralement sur la massive table, qui s’effondra en craquant. Narya se mit en mouvement et trancha le bras d’un des nains. D’un autre moulinet, un second fut projetée au sol, son armure ouverte sur le flanc sans l’avoir blessé.
« Je veux vous avoir vivant, hurla Amato. »
« Jamais, grondèrent les nains. »
D’un air triste, Amato chargea ces adversaires. Le premier mourut la tête décollée du reste de son corps. Le second, celui qui était manchot tenta de l’attaquer par derrière, mais il fut intercepté par la lame enflammé du demi-elfe qui le transperça en pleine poitrine, ressortant de l’autre coté de son armure. Un sifflement aigu se fit entendre, et un troisième nain glapit de douleurs en s’effondrant, l’épaule fracassé par une flèche. Voyant Zaia les prendre pour cible, deux nains se ruèrent vers elle. Ils ne firent pas plus d’un mètre avant de tomber au sol, le corps transpercé de traits.
« Rendez-vous, proposa de nouveau Amato. »
Pour seul réponse il n’eut que l’attaque en tenaille de deux nains. Amato s’envola, les laissant passer sous lui. Il atterrit juste devant eux, et avant qu’ils ne puissent se relever, il les abattit de deux cops rapides d’épées. Les trois survivants c’étaient regroupés, utilisant leurs boucliers pour parer toutes attaques venant de Zaia. Amato les regarda d’un air triste, et deux colonnes de feu jaillirent de ces mains. Deux nains se sacrifièrent, se jetant sur les colonnes de flammes qui les immolèrent instantanément. Le troisième tomba au sol, son casque roulant sur le parquet.
« Mor, s’exclama Zaia. »
« Rend-toi, la partie est fini, gronda Amato. Tu n’as pas réussi à me tuer !!! »
Le nain se releva, malgré des blessures d’apparences graves. Il jeta un regard haineux à Amato.
« Almania est aux nains et à moi, cracha-t-il. C’est nous qui nous nous sommes sacrifié pour cette cité. C’est nous qui l’avons rendu fière et puissante. Et nous ne laisserons jamais les autres races nous l’enlever !!! »
Le nain marmonna quelque chose, et trois puissants élémentaires de terre surgirent du néant. L’un d’eux, d’un puissant coup de patte, détruit le plancher de la maison et Mor se laissa tomber dedans. Amato voulut le suivre, mais un élémentaires le faucha, l’envoyant bouler contre un mur. La créature s’approcha de lui, espérant le vaincre rapidement. Alors qu’il levait son immense patte, un missile le frappa entre les deux yeux. Le monstre tituba et tomba lourdement sur le sol.
« On se casse, dit Zaia en évitant les attaques des deux élémentaires survivants. »
Les deux amants se ruèrent à l’extérieur, poursuivit par les deux créatures. Amato attrapa l’humaine par les hanches et déploya ces ailes, se mettant hors de portée des créatures. Dans la rue, plusieurs patrouilles de la garde arrivèrent en courant. Les sorts multicolores surgirent des mains des mages, et les deux créatures disparurent dans un déluge de feu, d’eau et de glace. Lorsqu’Amato et Zaia atterrirent, Lhaelo se tenait à la porte de leur maison.
« Je suppose que c’est ce que je pense, demanda tristement l’elfe. »
« Oui, c’est bien Mor, répondit Amato. Ils portent tous les insignes et les tatouages rituels de sa maison. »
« On dirait bien que mes renseignements étaient exacts, s’exclama Arylan. Mais je ne l’aurais jamais cru assez fou pour s’en prendre directement à toi. »
« Il savait que j’allais le démasquer, dit Amato. Il pensait qu’en m’éliminant et en laissant des indices menant aux représentants humains du conseil, il aurait pu gagner du temps. »
« Pourquoi dis-tu ça, demanda Lhaelo. »
Amato se pencha sur l’un des cadavres et il prit une dague.
« Ces armes portent l’insigne de la guilde des assassins de l’ombre, une puissante guilde d’assassin d’Amn. Seul des humains auraient ou avoir de tel contact. »
« Ingénieux en effet, siffla le gnome. »
« Et maintenant, que faisons-nous, demanda Cort qui venait d’arriver. »
« On le remplace au conseil, dit Kirv. Puis on le traque et on lui rend justice. »
« Non, s’opposa Amato. On ne le remplacera pas tant que nous ne l’aurons pas retrouvé. Et de plus, si justice il y aura, elle sera public. Il faut que les gens voient que cela est du à la folie d’un seul être et non à celle d’un peuple. Nous sommes d’accord ? »
Amato planta son regard dans celui de Cort et de Kirv, qui luttèrent quelques instants avant de détourner le regard.
« Si c’est ce que tu veux, maugréa le vieux nain. Après tout c’est toi l’offensé. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Ven 16 Mar - 19:16

Chapitre 12 : Le réseau noire Zhentarim
Cycle 4 : l’ascension d’un peuple

L’hiver était tombé presque par surprise sur la cité d’Almania. L’automne avait été particulièrement beau et agité cette année là, car des bandes d’orcs avaient décidé de mettre à sac les régions. La milice d’Almania, qui comptait à l’époque près de 1000 hommes en armes avaient lutté pendant plusieurs semaines contres ces agaçants maraudeurs. L’hiver arrivant, de nombreux aventuriers c’étaient refugié dans la cité. Afin de les intégrer au dispositif défensif de la cité, les forces d’Almania avait été divisé en trois. La garde qui s’assurait de la sécurité de la ville et qui était composé de 600 hommes. On l’a nommé aussi la 1ère armée d’Almania et Zaia avait hérité de son commandement, grâce à son expérience du combat au sein des chevaliers de Mystra. La seconde armée quand à elle, était forte de 300 hommes, principalement des rodeurs expérimentés qui avait pour mission de patrouiller aux alentours de la cité et d’assurer la sécurité des forts et des routes. Ce fut Amato qui fut nommé à sa tête, suite à plusieurs actes de bravoures lors des batailles contre les orcs. Enfin, la troisième armée quand à elle était constitué d’un contingent d’une centaine d’hommes, et des aventuriers qui étaient à la cité lors de problème. Ce fut Lhaelo et Tha’ar qui furent chargé du fonctionnement de cette armée, et ils firent de cette armée l’unité de renseignement de la cité. Lorsque les premières neiges arrivèrent, Amato et ces hommes étaient en train de combattre une bande de maraudeurs gnolls qui s’étaient emparés d’un bastion proche de la passe des dragons. Lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux, Amato et ces hommes découvrirent les gnolls tous morts.
« C’est quoi ce délire, maugréa Amato. Déployez-vous, je ne veux pas de mauvaises surprises !!! »
La moitié de ces hommes disparurent dans les alentours, se fondant dans le paysage. Amato suivit Arylan qui avait insisté pour se joindre à eux et qui s’enfonçait dans les profondeurs de la forteresse.
« Donne moi un peu de lumière avec ton jouet magique que j’y vois un peu mieux, grogna le gnome. »
Amato s’exécuta en souriant, et Narya s’embrasa, éclairant les alentours. Ils se trouvaient dans une grande pièce au plafond vouté et aux nombreuses arcades. Les traces au sol laissaient penser qu’il s’agissait d’une salle de stockage.
« C’est vide, remarqua Amato. A part les cadavres de gnolls bien sur. »
« Mais ça ne l’a pas été depuis longtemps, observa Arylan en se penchant. Regarde ces traces, elles montrent que des caisses ont été entreposé ici il n’y a pas longtemps. »
Amato regarda l’endroit que désignait son compagnon, et il ne put que souscrire aux observations du gnome.
« Et qu’est-ce qui était stocké là, demanda Amato. »
Arylan fureta quelques minutes dans la salle, alors que plusieurs soldats les rejoignaient.
« Je ne sais pas quoi, mais plutôt qui, s’exclama joyeusement Arylan. »
Le gnome prit alors un scellé qui trainait au sol.
« Et qui est-ce, demanda Amato. D’ici je ne vois pas assez clairement. »
« Le réseau noire Zhentarim, persiffla Arylan. »
« C’est pas vraiment une bonne nouvelle ça, souffla le demi-elfe. »
Arylan allait répondre quand trois coups de corne retentirent.
« On dirait qu’on a été repéré, grogna Arylan. »
Les deux compagnons et les quelques soldats présents se ruèrent vers l’extérieur. Ils déboulèrent au milieu d’un capharnaüm de flèches et de projectiles diverses.
« Ils sont où, demanda Arylan. »
Amato observa la situation pendant quelques instants. Ces hommes c’étaient barricadés dans les murs de la forteresse et dans l’orée de la forêt.
« Ils approchent par les rives de la rivières, indiqua Amato. S’ils arrivent à nous couper de ceux qui sont dans les bois, on va avoir du mal. »
Le demi-elfe déploya ces ailes et embrasa Narya. Il bondit du haut des remparts de la forteresse et plongea le long de la rivière. Des traits jaillirent des fourrées le long de la rivière, sifflant tout autours d’Amato. Il se retourna en plein vol et envoya une série de boules de feu qui embrasèrent la végétation qui été complètement desséché en cette fin d’automne. Amato remonta en tourbillonnant, alors que ces hommes dardés de flèches les lieux qu’il venait de repérer. Les assaillants jaillirent des fourrées dans lesquels ils c’étaient caché. Amato alla se poser sur le rempart.
« Ils vont nous charger, observa Arylan. Ceux qui sont en bas ne résisteront pas. »
« J’ai une idée pour qu’ils puissent revenir jusqu’ici, dit Amato. »
Les deux colonnes de flammes jaillirent de ces mains et allèrent frapper la rivière en contrebas. Des volutes de brumes s’élevèrent, masquant aux assaillants les troupes qui étaient en train de se replier.
« Sympa comme manœuvre, observa le gnome. »
Lorsque les derniers soldats furent à l’appris des remparts, Amato cessa le feu. En contrebas, la brume se dissipa rapidement et ils vinrent les troupes ennemies se mettre en positions. Ils s’agissaient essentiellement d’orcs, encadrés par une vingtaine de mercenaires, reconnaissable par leurs armures noires aux plaques décorés.
« On est à un contre trois, c’est du gâteau, railla Arylan. »
Pour seul réponse, Amato envoya une boule de feu en l’air, qui explosa haut dans le ciel.
« Mis à part les exciter, ça sert à quoi ça, railla Arylan. »
« Tais-toi et répliqua, grogna Amato, alors que les premières volées de flèches les forçaient à se baisser derrière les remparts. »
Amato sortit son arbalète magique et tira à l’aveuglette pour éviter de se mettre à découvert. La grêle de missiles divers et variés durant pendant plus d’un quart. Puis aussi soudainement qu’elle avait paru elle cessa, et des bruits mats se firent entendre sur les remparts. De longues échelles avaient été dressées sous le couvert du mitraillage intensif et les premiers orcs se ruaient déjà au combat. Amato et Arylan se jetèrent au combat, l’épée et les kamas sortis de leurs fourreaux. D’un cou d’épaule Amato fit tomber le premier orc qu’il croisa par-dessus le rempart, et grâce à Narya il embrasa l’échelle qu’il avait utilisée pour accéder aux remparts. Une idée lui vint à l’esprit et il tendit son épée en direction d’une échelle proche.
« Couvrez-moi !!! »
Il visualisa un doigt de feu jaillir de son épée et aller fracasser les échelles proches tel un serpent en colère.
« Ar-Zhan »
Une langue de feu se matérialisa et alla fracasser l’échelle qui s’écroula avec fracas. Les mercenaires comprirent d’où venait le danger et ils envoyèrent les orcs déferlaient vers Amato. Rapidement, lui et un contingent d’une vingtaine de soldats se retrouvèrent accolés à un bastion, sans possibilité de fuite.
« On fait quoi là maintenant, maugréa Arylan. Ce n’est pas que mourir m’ennuie, mais presque quand même !!! »
Amato sourit et se mit devant la rangée compacte d’orcs. Ceux-ci le regardèrent d’un air bête avant d’éclater de rire et de le charger en hurlant.
« Zai. »
Un mur de feu jaillit alors face à Amato et fracassa les rangs orcs. Ceux qui avaient survécu au premier choc furent promptement découpé par Narya. Lorsqu’Amato en eut fini, les orcs et les mercenaires s’enfuyaient, n’espérant plus vaincre qui que se soit.
« On dirait qu’ils ont eu leur compte pour aujourd’hui, clama Arylan. »
Un coup de corne retentit et une armée aux couleurs bigarrés surgit alors des bois, un ogre à leur tête. Amato s’envola et atterrit près de ce dernier.
« Vous êtes arrivé trop tard Tha’ar, mais c’est sympa d’être passé, railla gentiment Amato. »
« Tu sais quoi gamin, tu as découvert un repaire ennemi et as appelé inutilement une armée en exercice en renfort, répondit Tha’ar. Tu sais qui va devoir faire un beau rapport devant le conseil !!! »
L’ogre éclata de rire en voyant l’expression dépité du demi-elfe.
« Bon, ba si tu es juste là pour te marrer, on peut rentrer à la cité, maugréa Amato en se retournant. »
« Et en plus tu es mauvais perdant, s’écria Tha’ar dans un nouvel éclat de rire. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Ven 16 Mar - 19:17

Le conseil, une fois n’était pas coutume, écouta attentivement le rapport d’Amato et d’Arylan. A la fin de leur discours, un silence gênant tomba sur l’assemblée.
« On dirait donc que le vers est déjà dans la pomme, observa Kirv. »
« Je n’en suis pas si sur, objecta Lhaelo. Nous avons déjà combattu le réseau noir, et nous savons qu’ils préparent longuement leurs attaques. Ce que tu as découvert montre qu’ils sont en train de préparer quelque chose et il va falloir redoubler de prudence et d’attention sur ce sujet à l’avenir. »
« Je vous trouve bien empressé d’enterrer ce sujet Lhaelo, remarqua un des humains du conseil. Qu’avez-vous donc à nous cacher ? »
« Rien du tout, répondit froidement l’elfe en fusillant l’humain du regard. Mais je viens de recevoir des nouvelles qui nécessitent toute notre attention. »
« Et quelles sont-elles pour vous faire tant d’effet, railla l’humain. »
« Comme vous le savez tous, l’ancien conseil Mor a essayé de s’emparer du pouvoir ici, annonça Lhaelo. Des fouilles dans ces propriétés et l’interrogatoire de ces disciples que nous avons réussi à emprisonner nous ont révélé qu’il s’agissait d’un plan de longue haleine ayant pour but de l’amener au pouvoir et d’annexer Almania aux royaumes nains. »
« Ce n’est que pur supposition, s’emporta Graan. Je ne tolérai pas que l’on mette en doute la probité de notre royaume !!! »
« Vous n’avez pas assisté aux interrogatoires mon ami, soupira Kirv. Et malheureusement ce que racontes l’elfe est vrai. Le Royaume avait décidé de nous annexer, sans vraiment demander notre avis. »
« Car il savait qu’on allait refuser, railla Tha’ar. Les nains sont peu être la communauté la plus importante de la cité, mais il ne représente pas la majorité du peuple d’Almania. »
« Je ne pense pas que ce soit le sujet actuel, coupa doucement Amato. Continue Lhaelo. »
« Bien comme je le disais, Mor a essayé de prendre par la force le pouvoir, continua Lhaelo. Nous avons réussi à capturer un certains nombres de ces fidèles, mais lui nous a malheureusement échappé. Ce qui est encore plus malheureux, c’est que ce matin, il a réussi à libérer ses fidèles emprisonnés et nous pensons qu’il ne va pas tarder à s’en prendre à nous. »
« Comment a-t-il pu entrer dans la cité, et pire dans la forteresse sans qu’on ne l’arrête, s’étonna Amato. »
« Mor connaît la cité depuis le tout début, répondit Kirv. Il a fait partie de ceux qui ont construis la forteresse. A mon avis, il doit connaître des corridors cachés ou des zones d’ombres permettant de pénétrer dedans. »
« Et de plus qu’est-ce qu’il ressemble plus à un nain qu’a un autre nain, ajouta Tha’ar en se faisant fusillé du regard par les trois nains présents. Je m’explique : pour quelqu’un qui n’a pas vécu longuement à vos cotés, vous différencier est plutôt difficile. Il suffisait juste qu’il passe face à des gardes peu aguerris à ce genre de chose. »
« Alors que faisons nous, demanda un des humains. On met des gardes partout, on lance des battus à sa recherche ??? »
« La prudence voudrait que l’on renforce la garde et que l’on assigne des gardes à chacun d’entre nous, proposa Lhaelo. »
Un cœur de protestations s’éleva instantanément, chacun défendant avec véhémence sa capacité à ce défendre.
« Il suffit, gronda Lhaelo. Amato a failli être assassiné et sans son instinct, il y serait bien passé. Donc j’assignerai une escouade de vingt gardes à chacun d’entre nous. »
Un nouveau chahut s’eleva, chacun protestant contre le nombre trop élevé ou trop faible de garde assigné. Lhaelo soupira et une boule de feu traversa la salle, ramenant le silence. Tous se tournèrent vers l’elfe ; qui semblait visiblement furieux.
« La prochaine fois, je tire dans le tas, menaça-t-il. Puisque que vous ne voulez pas de gardes, vous allez participer à tant de tours de gardes et de patrouille que ce sera tout comme. Comme ça vous serez protéger efficacement et vous renforcerez les défenses de la cité. »
Certains voulurent protester, mais ils se ravisèrent en voyant des flammèches apparaître au creux de la main de l’elfe.
« Je pense que nous pouvons clôturer cette cession, proposa Kirv. »
Tous acquiescèrent, et sortir si rapidement qu’en quelques instants, Lhaelo et Amato se retrouvèrent seul.
« Si tu veux me demander de partir en mission, tu peux toujours rêver gamin, gronda l’elfe. »
« Je te rappelle qu’en tant que membre du conseil et général de la seconde armée, je peux outrepasser ta volonté et partir en mission si la situation l’exige, rétorqua le demi-elfe. Et puis arrête de jouer ton méchant, ça ne prend pas avec moi. »
Lhaelo soupira et s’affaissa dans son fauteuil.
« Je n’ai pas vraiment voulu cette situation, soupira l’elfe. Mais je suis le seul à avoir suffisamment de recul, de neutralité et d’expérience sur les choses pour arriver à cadrer le conseil. »
« On a jamais dit le contraire, acquiesça Amato. On le sait même tous, mais je crois que certains ne l’avoueront jamais. »
« Je vois mal Kirv, Graan, Cort, Zeltan et Ireo avouer que sans moi ils auraient du mal à pas se taper dessus, dit Lhaelo en riant. »
« Le meilleur moyen pour que deux ennemis s’entendent c’est d’en trouvé un troisième, philosopha Amato. »
« Tant de sagesse émanant de toi, hoqueta l’elfe. Je suis surpris !!! Bon, je pense que tu n’es pas resté pour me faire la causette. Que veux-tu ? »
« Juste le droit de prendre des initiatives en cas de bataille aux portes de la cité, dit Amato le plus sérieusement du monde. »
« Ce n’est pas à moi que tu dois le demander, mais au conseil, rétorqua Lhaelo. »
« Tu sais bien ce qui va se passer, soupira le demi-elfe. Ils palabreront sans fin pour finir par dire que je ne suis pas assez expérimenté alors que la seule chose qu’ils ont peur c’est que je me retrouve avec plus d’influence qu’eux alors qu’aucun n’a encore réussi à me convertir à sa cause. »
Lhaelo sourit.
« Bonne réponse mon ami. Je crois que je vais t’en donner le droit, surtout que tes rodeurs ne sont pas vraiment très bons pour les batailles rangées. Mais pourquoi me demandes-tu ça, aucune bataille ne se profile à l’horizon. Même Mor n’attaquera pas Almania. »
« Je ne sais pas pourquoi Lhaelo, mais je pense que l’avenir te donnera tort, répondit le demi elfe. On a bafoué son honneur et un nain est prêt à tout pour venger son honneur déchu. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Ven 16 Mar - 19:17

Chapitre 13 : L’arrivée du dragon
Cycle 4 : l’ascension d’un peuple

La bise glaciale fit frissonner Amato. Il regarda avec amusement que Cort avait eu le même réflexe, comme quoi la froideur hivernale les touchaient tous. Cela faisait maintenant près de trois semaines que Lhaelo avait déclaré le renforcement des défenses de la cité. De nombreux aventuriers venus passer l’hiver à la cité se retrouvaient maintenant à patrouiller dans les rues recouvertes de neiges. La couche neigeuse devait faire maintenant dans les un mètre cinquante, empêchant les maraudeurs sous le commandement d’Amato de continuer leurs patrouilles. Tout comme le demi-elfe, ils étaient maintenant assignés à la défense de la cité, faisant des rondes sur les remparts et dans la cité. La plaine en contrebas des remparts était silencieuse et morne. Du haut du rempart on aurait dit une immense page vierge.
« Patron, quelque chose bouge au sud, alerta alors Kavarsh, un humain, second d’Amato. »
Amato regarda au point désigné par son second. Des archers se mettaient en place le long des remparts, au cas où cela serait nécessaire. Amato vit une colonne de guerriers sortirent des bois. Il reconnut instantanément les hommes de la dernière patrouille qui avait été envoyé faire le tour des bastions. Mais il reconnut aussi les créatures qui émergèrent des bois à leur suite : des morts vivants.
« Alerte, compagnie en danger, hurla un des gardes. »
Le signal se retransmis le long des remparts, et les portes de la cité s’ouvrirent avec difficulté à cause de la neige mais laissant passer une petite troupe en arme composé de garde mené par Zaia, d’aventuriers et de maraudeurs d’Almania. Amato sentit Cort se rapprocher de lui.
« On y va Amato, proposa le nain. »
« Comment veux-tu, le temps qu’on descende, les portes seront refermées, rétorqua le demi-elfe. »
« Je te rappelle que tu as des capacités te permettant de te passer des portes, railla le nain. »
Amato soupira en secouant la tête et il déploya ces ailes.
« En plus, ajouta le nain, les secours n’arriveront pas à temps pour les aider maintenant qu’ils sont à découvert. »
Amato regarda d’abord la petite troupe qui progressaient difficilement dans la neige puis ces hommes qui reculaient en harcelant de flèches les morts vivants mais indéniablement ceux-ci se rapprochait d’eux et ils finiraient au corps à corps avant que les secours n’arrive. »
« Bon ba on va taper du morts-vivants à un contre dix, soupira Amato. »
« C’est vraiment injuste pour eux, ajouta joyeusement Cort. On va les laminer. »
Amato agrippa le nain et se jeta dans le vide en rasant les murs de la cité. Le nain hurla en voyant le sol se rapprochait à toute vitesse. Au dernier instant, le demi-elfe redressa et ils passèrent à moins d’un mètre du sol.
« Pourquoi tu as fais ça, reprocha Cort avec véhémence une fois leur vol stabilisé. »
« Car c’est marrant à faire, répondit Amato. »
Le nain maugréa dans sa barbe quelques instants. Amato fila au-dessus de la plaine, droit vers le groupe d’une centaine de morts vivants qui harcelait le peloton de huit maraudeurs. En s’approchant il vit que plusieurs d’entre eux étaient blessé et qu’ils ne tiendraient pas longtemps dans un combat au corps à corps.
« Ralentit, dit Cort, tu n’auras pas le temps de te poser sinon !!! »
« Qui te dit que je veux me poser, répondit Amato. »
Au dernier moment, il remonta à pic face au groupe de morts vivants, tout en lâchant son nain de passager qui tomba comme une masse au milieu des morts vivants, en écrasant plusieurs au passage. Le nain sortit ces doubles haches de leurs fourreaux et il commença à donner de grands coups de hache autour de lui, faisant place net en quelques instants. Les morts-vivants cessèrent leur progression en voyant une nouvelle menace se matérialiser dans leur rang. Il s’ensuivit un instant de flottement. Les maraudeurs en profitèrent pour mettre de la distance entre eux et leurs assaillants. Amato en profita d’une part pour faire fondre un pan de neige entre eux et la troupe de secours, espérant leur faire gagner du temps et d’autre part pour envoyer une vague de feu sur les premiers rangs des morts vivants, en détruisant une bonne dizaines en un instant. Au milieu des assaillants, Cort continuait sa besogne dans un fracas continuel d’os broyé. Les terribles francisques du nain fracassaient sans effort la meute putride. Les morts vivants tentaient d’appliquer leur tactique la plus évoluer : noyer l’adversaire sous leur nombre, mais face au bouclier d’acier formé par les armes du nain, aucun d’entre eux n’arrivait à parvenir à moins d’un mètre de lui sans prendre les bras ou le tronc. Amato atterrit à l’arrière de la meute de squelette, et Narya s’embrassa, créant un nuage de brume autour d’elle. Les premiers traits des archers de la troupe commencèrent à siffler, plus pour distraire les morts-vivants que pour réellement les abattre. Et la tactique marcha à merveille, une trentaine des cadavres animés se détournèrent de Cort et se dirigèrent vers les renforts qui avait rejoins les huit maraudeurs. Amato se plaça face aux morts-vivants qui le chargèrent. Lorsqu’ils arrivèrent à moins d’un mètre de lui, Amato envoya une vague de feu qui en carbonisa plusieurs et qui le cacha du gros de la troupe à cause de la vapeur généré par les flammes sur la neige. Amato profita de ce camouflage pour charger les squelettes, faisant de grands moulinets avec Narya et son bouclier, décrochant bras, jambe et tète du reste des corps. Lorsque la brume se dissipa à la faveur d’un coup de vent, la moitié des assaillants d’Amato gisait à terre. L’autre moitié ne tint pas longtemps, les archers de la troupe de secours étant maintenant à une distance suffisante pour engager efficacement le combat. En quelques instants une grêle de missiles magique ou non s’abattirent sur les morts vivants qui bientôt ne furent plus qu’un tas d’ossements lardés de flèche. Finissant le dernier mort vivant qui l’attaquait par un magistral coup de boucliers qui le disloqua, Amato regarda où en était Cort. Le nain trônait au milieu d’une montagne d’ossements finement pilés, et seul un quatuor de morts-vivants décharné luttait encore. Voyant que le demi-elfe c’était débarrassé de ses assaillants, Cort les détruisit rapidement en donnant de grands coups de haches dans le tas. Zaia et ces troupes les rejoignirent enfin.
« Vous auriez pu nous en laisser un peu, se plaignit la jeune femme en embrassant Amato. »
« Ba on est des gourmands, tu le sais bien, dit Amato. »
« Cort je ne sais pas, mais toi oui, rétorqua la jeune femme. »
« Si vous aimez les morts vivants, vous allez être servis, dit alors Flesh, le chef du peloton de maraudeur. »
Les trois compagnons se retournèrent vers lui.
« L’un des conjurés de Mor est un nécromancien un peu dingo, et apparemment il s’en donne à cœur joie, continua le maraudeur. Lors de la fin de la patrouille, nous avons vu une véritable armée de morts-vivants se diriger par ici. La centaine de zouaves que vous venez d’abattre ne sont que la pointe de l’avant-garde. »
« Comment ont-ils fais pour pouvoir se rassembler et mettre au point un plan d’attaque aussi vite, grogna Cort. »
« Ils se sont associé avec des membres du réseau noir Zhentarim, répondit le maraudeur. C’est dans un de leurs campements que nous avons vu Mor et ces hommes monter leur petite armée de morts vivants. »
« Je pense que le conseil doit être informé au plus vite dit Zaia. Rentrons. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Ven 16 Mar - 19:18

Le conseil pour une fois avait été rapide et efficace. Pour contrer la menace d’attaque, il fut décidé de déployer toutes les armes de jets sur les remparts et de doubler la garde. D’après ce qu’avais vu les maraudeurs, l’attaque n’allait pas tarder. Et dans les jours qui suivirent, de nombreuses incursions de morts vivants se firent hors et dans la cité. A chaque fois la garde les repoussa et scella les ouvertures rencontrées. A l’aube du dixième jour, une sinistre rumeur parcourut la plaine. Au loin, des dizaines de flambeaux trouaient la nuit qui se retirait lentement. Lentement, une armée de morts vivants se dégagea des ténèbres dans un cliquetis sinistre d’armes rouillées et de craquements d’os. Ils apportaient avec eux de lourdes tours de siège, conçu pour attaquer les remparts. La garde donna l’alerte et rapidement toute l’armée d’Almania était sur le pied de guerre. Le conseil se retrouva rn haut du bastion principal, guettant l’ost qui lentement s’approchait.
« Prenons l’initiative et attaquons les, proposa Kirv. »
« Non, se serait une erreur, dit Lhaelo. Laissons-les se briser contre nos remparts et nous sortirons quand ils se seront épuisés à l’assaut. »
Les armes de jets des remparts se mirent alors à l’œuvre, tentant d’abattre les tours de siège de l’ennemi. Lorsqu’ils furent à portée, les archers se joignirent aux tirs, grêlent le ciel de projectiles. Les cieux devinrent comme solide tant le nombre de projectiles étaient grand. Les assaillants répondirent eux aussi avec des traits d’arcs et d’arbalètes.
« Apparemment ceux là sont passé par la case armurerie, observa Cort. »
« Trêve de plaisanteries douteuses, coupa Lhaelo. Rejoignez les unités que vous commandez, la bataille ne va pas tarder à commencer. »
Amato eut juste le temps de rejoindre les maraudeurs que déjà les premières échelles avaient été dressées. Le demi-elfe se rendit compte que Mor et les Zhentarim avaient recrutés divers monstres comme des orcs, des gobelins et autres gnolls pour les aider dans l’attaque, surement en échange d’une partie des pillages. Amato fit jaillir des fouets enflammés de ces mains fracassant les échelles à sa portée, laissant les maraudeurs s’occuper de ceux qui avait déjà atteint les remparts. Les armes de jet tiraient sans discontinuer et déjà plus de la moitié des tours de siège et leurs troupes avaient été démantibulé par de lourdes pierres ou de gigantesques carreaux. Lorsque trop de monstres eurent atteint les remparts, Amato se joignit à ces hommes, utilisant son bouclier pour éjecter les monstres du rempart et son épée pour découper ceux qui résistait. Il venait d’abattre un chef de meute gnoll en le transperçant au niveau de l’haine quand des grincements sinistres le firent se retourner. Il vit alors que deux tours de sièges avaient réussi à passer le barrage de tirs des catapultes et des balistes sans s’écrouler. La première n’était plus qu’a quelques mètres des remparts et Amato pouvait entendre les couinements excités des gobelins qui devaient s’y trouver. Le demi elfe déploya ces ailes et franchit les quelques mètres le séparant de la tour. Il jeta à terre, vingt mètre plus bas, le gobelin qui tentait de l’atteindre alors qu’il se posait. Il plongea Narya dans le bois de la tour et souffla quelques mots. Le bois s’échauffa puis soudainement, toute la tour s’embrassa, immolant les troupes à son bord. Amato jaillit des flammes et se précipita sur la seconde tour. Il vit Cort attraper une corde et se jeter à sa suite, atterrissant quelques étages plus bas. Le nain s’attaqua alors au coin de la structure à grands coups de haches, tout en faisant passer par-dessus bord les créatures qui tentaient de l’attaquer. Au fur et à mesure qu’il taillait le bois, la tour craquait de façon de plus en plus sinistre. Dans un dernier coup de hache, le nain fit jaillir de nombreuses escarbilles de bois, ainsi que la cervelle d’un ennemi un peu trop aventureux. La tour s’affaissa alors et se stoppa. Amato plongea et rattrapa le fougueux nain, alors que la tour s’écrasait lourdement au sol. Il regarda la meute des attaquants commençaient à se disperser, alors que les catapultes commençaient à leur envoyer des projectiles incendiaires. Les portes de la cité s’ouvrirent alors et une troupe compact surgit et faucha les premiers rangs des morts-vivants dons les survivants commencèrent à s’égayer et à reculer. Amato avec Cort toujours accroché à ces bras, remonta en spirale quand il vit Mor qui lui faisait signe. Cort lui hurla de descendre l’attaquer, mais quelque chose le retint. C’est alors que surgit de la forêt une seconde armée, composée de mercenaires du réseau noire Zhentarim et de monstres comme des trolls, des ogres et autres orcs. La charge des troupes d’Almania s’arrêta net lorsque les deux armées entrèrent en contact.
« Maintenant tu comprends pourquoi je ne voulais pas y aller, maugréa Amato. La vraie bataille commence juste. »
« Il faut aller les aider, écuma Cort, ivre de rage de voir le piège de Mor se refermer sur eux. »
Amato plongea en tourbillonnant, laissant Cort faucher la tête de plusieurs trolls. Il déposa sans ménagement le nain à l’avant des forces d’Almania, le laissant à son activité favorite : le carnage. Le demi-elfe décocha des boules de feu en direction de Mor, qui les para avec son bouclier. Amato sortit et embrasa Narya avant de se poser à coté du nain.
« Je crois qu’on a un duel en cour tout les deux, dit-il. »
« En effet gamin, je dois toujours te tuer, maugréa Mor en sortant un lourd marteau de guerre recouvert de rune. »
« Tu as essayé et échoué la dernière fois et ce sera pareil cette fois-ci, dit Amato. »
« Tu as eu de la chance la dernière fois, mais cette fois si tu es seul et tu mourras, cracha le nain. »
Avec une vitesse inouïe, le nain abattit son marteau de guerre. D‘un battement d’ailes, le demi elfe esquiva l’attaque et partit à la charge. Avec une vivacité et une agilité étonnante pour sa race et son âge, le nain esquiva l’attaque et envoya un coup de pied à Amato, qui chuta au sol. Il tenta d’en finir, mais Amato roula sur le coté, évitant de justesse le marteau de guerre. Il frappa le nain à l’entrejambe, qui grogna à cause de la douleur occasionnée par l’attaque. Amato en profita pour se relever et attaquer, mais à chaque fois, Narya ne put atteindre que le marteau de guerre du nain. Lentement mais surement ce dernier reprenait l’avantage, forçant Amato à des manœuvres de plus en plus risqués. Ce dernier jeta un coup d’œil vers la bataille. Celle-ci faisait toujours rage et aucun des deux camps ne semblaient prendre l’avantage. Le nain vit le coup d’œil de son adversaire.
« Tu es seul gamin, gronda le nain. Et personne ne viendra te sauver cette fois-ci. Une fois que je t’aurais tué, je m’occuperais des autres membres du conseil et je m’emparerai de la cité. »
« Rêve toujours vieille barbe, railla le demi-elfe. Avant tout ça, il va falloir que tu sortes vivant de ce combat. »
Pour seul réponse, Mor attaqua furieusement son adversaire, qui commençait à reculer face à la pluie de coups de son adversaire. Et malgré ces attaques audacieuses et ces parades efficaces, le nain gardait toujours l’avantage, son marteau de guerre menaçant ses flancs ou sa tête. Amato tenta une attaque désespéré lorsque le marteau le toucha. Des éclairs jaillirent de l’arme et l’envoyèrent rouler à terre.
« Comme je te l’ai dis gamin, tu vas mourir !!! »
Le nain se plaça au-dessus de lui et leva son marteau au-dessus de sa tête.
« Pas tant que je serais en vie, dit une voix éthérée. »
Une langue de flamme frappa l’arme du nain qui vola au loin. Un énorme pentacle de vingt mètres de diamètre apparut alors. Une immense créature, d’au moins quarante mètre de long et vingt d’envergure surgit alors.
« Je suis Drakkaken, fils de Draken-Orth et protecteur d’Amato, clama la créature. »
La bataille se figea, tous se tournant vers l’immense créature. Mor profita de la stupeur générale et franchit un portail dimensionnel. Le dragon hurla et se cabra. Une pluie de flamme fondit sur les rangs des assaillants, qui disparurent instantanément dans un torrent de chaleur. Amato se releva difficilement encore sonner par l’attaque. Il vit pourtant que son pendentif, qui représentait un dragon identique à Drakkaken avec sa couleur acier et ces yeux bleu, dégageait une aura.
« Je suis à ton service Amato, clama le dragon en se posant à coté de lui. Par ce pendentif, je te reconnais comme mon maitre. Ensemble, nous allons faire de grande chose. »

Alors que la bataille se terminait par la déroute des assaillants d’Almania, on dit que le dragon se pencha sur l’oreille du demi-elfe et parla. Puis soudainement ils déployèrent leurs ailes et s’envolèrent, laissant tous les témoins de la scène abasourdi et interdit.

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Ven 16 Mar - 19:18

Epilogue cycle de l’ascension d’un peuple

L’homme en noir posa le genou à terre et attendit que son seigneur lui dise de se relever.
« Je ne vois pas où mène vos plans, mon ami, dit le seigneur. L’enfant est toujours en vie et il a rencontré son protecteur. Vous savez quelles sont les prophétie associé à leur rencontre et je ne tolérais pas qu’elle se réalise. »
« Maitre, l’avoir à nos cotés serait plus intéressant que de le détruire, suggéra l’homme en noire. »
« Vous manquez tant de temps, susurra le maitre, que vous me proposez de vous remplacer ??? »
« Bien sur que non maitre, même aguerri, il n’est pas une menace pour moi, répliqua l’homme en noir. Et rien ne dit qu’ils réaliseront la prophétie, pour cela il faudrait qu’ils survivent. »
« Si vous en êtes si sur, faites, répondit le maitre. Mais n’oublier pas une chose : je ne tolère pas l’échec. »

Loin, très loin de là, un dragon et son nouveau maitre parcourait les cieux, pour apprendre à ce connaître. L’initiation d’un nouveau chevalier dragon était simple : le dragon le jugeait bon pour être son maitre après l’avoir affronté. Mais personne ne sait qui d’Amato ou de Drakkaken vaincu. Seul les vents le savent et il est bien connu que les vents sont peu loquaces.

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Mar - 18:42

Chapitre 14 : Le retour en flamme
Cycle 5 : l’appel du destin

« Cela fait un mois maintenant que le jeune Amato a disparus avec cette créature, maugréa Kirv. Il est temps de prendre des mesures pour pallier à son absence. »
Lhaelo soupira mentalement et haussa les épaules. Cela ne l’étonnait pas que le pragmatique chef des nains d’Almania mette les pieds dans le plat. Tous avait vu le demi-elfe partir avec la créature qui leur avait donné la victoire sur la coalition de monstres, de mercenaires du réseau noire Zhentarim et du traitre Mor. Une fois de plus ce dernier avait réussi à s’échapper et l’elfe se doutait que le nain revanchard était en train de préparer quelque chose. L’absence d’Amato à la tête de la seconde armée d’Almania, une unité composée de rôdeurs, de druides et autres serviteurs de la nature se faisait cruellement sentir. L’elfe avait même dû leur ordonner de cesser leurs patrouilles pour éviter que sous le coup de la désorganisation les unités ne se lancent dans des missions trop ardues.
« Nous n’avons toujours pas remplacé le siège de Mor, pourquoi remplacer celui d’Amato, demanda Tha’ar. »
« Car officiellement, le « départ » de Mor nous permettait d’être un nombre impair et de pouvoir gouverner la cité au mieux en évitant les situations d’égalités, répondit Zeltan. »
« Enfin ça c’est la version officielle, railla Arylan. Officieusement c’est qu’on n’est pas fichu de se mettre d’accord. »
« Et d’où sortez-vous ça, maitre gnome, s’emporta Kirv. »
« Des rumeurs de taverne mon bon ami, répondit le gnome d’un air malicieux. Et si j’ai bien appris une chose au cours de mes aventures en ce monde, c’est que les rumeurs de taverne ne sont jamais loin de la vérité. »
Le nain se renfrogna et Lhaelo jugea bon d’intervenir avant que la discussion ne s’envenime.
« Un peu de calme mes amis, dit-il. Pour répondre à votre question Kirv, je dirais simplement que rien ne nous dit actuellement qu’Amato ne soit plus en état d’assurer ses devoirs vis-à-vis du conseil. »
« Il est quand même parti avec un dragon, remarqua Cort. »
« Qui nous a donné la victoire face à une armée prête à nous déborder, ajouta Lhaelo. Si la créature avait voulu le tuer, elle aurait pu le faire lors de la bataille. »
« Vous savez aussi bien que moi maitre elfe que les dragons ont un esprit plutôt tortueux, dit Graan le troisième nain du conseil. Il aurait pu sauver le petit pour l’avoir à sa merci plus tard. »
Lhaelo soupira de nouveau. L’absence d’informations le minait car il ne savait quelle décision prendre, chose qu’il exécrait au plus haut point. Il réussit à repousser la décision du conseil jusqu’au printemps, là où les unités d’éclaireurs de la cité pourraient partir à la recherche d’informations précises. Le reste du conseil se confondit alors en la sempiternelle lutte de pouvoir et d’influence qui le caractérisait.

« Crois-tu qu’il soit encore en vie. »
Zaia sursauta et se retourna vers l’elfe.
« Pourquoi me demandes-tu ça ? »
« Tu l’aimes, et les humains que je connaissais m’ont toujours dis qu’ils avaient un lien spécial avec leur bien aimé, répondit doucement l’elfe. »
Zaia eut l’air pensive et Lhaelo s’assit à coté d’elle sur les créneaux des remparts.
« Tu sais bien que ma situation de ce point de vue là est plutôt compliqué, souffla la jeune femme. »
« Je pensais que tu avais réglé ce problème, affirma l’elfe. »
« Le cœur des humains n’est pas aussi droit que celui des elfes mon ami, répondit la jeune femme. Et parfois je te l’envie ! »
« Et concernant ma première question ? »
Les souvenirs de la bataille revinrent à la mémoire de la jeune femme. Les meutes de monstres déferlant sur les remparts et l’assaut audacieux de Cort et d’Amato sur les deux tours de siège. La contre attaque des armées d’Almania stoppait net par le stratagème de Mor et de ses alliées. La lutte désespérée pour la survie et enfin, l’immense créature et son flot de flammes qui leur a donner la victoire et qui emporta son bien aimé. Enfin, avec qui son bien aimé partit, une fois la bataille acquise à ceux d’Almania.
« Je ne pense pas qu’il soit mort, il est bien trop agaçant pour ça, finit par répondre la jeune femme. Mais je souhaiterais de tout mon cœur qu’il revienne. »
« Moi aussi Zaia, moi aussi, soupira Lhaelo. Mais d’ici là, il va falloir faire sans. »

Les forêts et les plaines enneigées défilaient à toute vitesse sous lui. L’immense monture du demi-elfe vira et gronda.
« Content de rentrer chez toi Amato ? »
« Oui en effet Drak, répondit-il. Et d’ailleurs c’est chez toi aussi maintenant. »
« Je sais pas pourquoi, mais je sens que ça va être plus compliqué que ça, ajouta le dragon. »
Amato voulut répondre mais quelque chose attira son attention.
« Regarde là bas, au sud-ouest, ordonna-t-il. »
Le dragon tourna sa massive tête et il vira en direction de l’endroit indiqué par son maître et poussa un hurlement sourd. Ils s’approchèrent à pleine vitesse de leur cible et Amato put identifier une caravane de chariots attaquée par une meute d’orcs. Il déploya ces ailes et embrasa Narya, alors que Drakkaken se retournait sur le dos. Amato atterrit au milieu des orcs et commença à les faucher avec son épée comme du blé mûr. Dark fit demi-tour et lança de nuées de flammèches qui créèrent une brume opaque, protégeant les assaillis des tirs des archers orcs. Lorsque la brume se dissipa, les orcs gisaient en morceaux à ces pieds et les archers quand à eux avait été carbonisé par des jets de flammes. Amato se dirigea vers les survivants de la caravane qui regardait le dragon avec un air anxieux.
« Ne vous inquiétez pas, nous ne vous voulons pas de mal, dit le demi-elfe d’une voix apaisante. »
« Que voulez vous, demanda abruptement un solide humain qui semblait être le chef. »
« Rien du tout, répondit le demi-elfe. Au contraire, je vous proposerez même de vous accompagner jusqu'à Almania si c’est votre destination finale. La contrée n’est pas très sur ces derniers temps. »
Les membres de la caravane palabrèrent pendant quelques instants, leur peur du dragon étant contrebalancé par la peur de se faire attaquer de nouveau.
« Nous acceptons votre aide, chevalier dragon, finit par dire le chef. Mon nom est Marflin et moi et les miens allons chercher fortune et sécurité à Almania. »
« Je pense que c’est un bon choix, dit Amato. Mon nom est Amato, fils de Cray et de Vanna, membre du conseil d’Almania et général de la seconde armée. Quand à la grosse bestiole derrière c’est Drakkaken, fils de Draken-Orth le maudit, mon gardien. »
A l’évocation de la filiation du dragon, Marflin fronça les sourcils mais il ne dit rien. Amato le remarqua pourtant et se demanda ce que cela pouvait signifier. En un mois, il avait acquiert une confiance absolu dans son gardien de dragon, grâce aux nombreux et périlleux entrainements qu’ils s’étaient imposé comme le voulait la tradition des chevaliers dragons que Drak lui avait conté. Amato haussa les épaules et sauta sur le dos de son compagnon, juste à l’avant de ses ailes où une selle en un cuir noir lourd et épais avait été installé. Amato tira un peu sur les brides, donnant au dragon le signal du départ.
« Tiens, tu t’y es fais de me diriger comme un canasson, gronda le dragon. »
« J’aime pas ça, mais je dois bien m’y faire, répondit Amato. Comment les autres chevaliers le faisaient ? »
« Les autres dragons sont moins impétueux que moins, railla Drak. Et puis la plupart des chevaliers ne savent pas voler par eux même, ça fait une différence non négligeable pour eux. »
Les carrioles se mirent en branle dans un bruit d’essieux cahotants. Drakkaken battit des ailes et décolla comme s’il n’était qu’un vulgaire moineau. Il monta de quelques mètres et lâcha une bourrasque enflammée, dégageant près de 200 mètres de chemins d’un coup.
« Y’a pas à dire, il est bien dressé votre monture, remarqua Marflin. »
Amato s’envola et alla voler à quelques mètres du chariot du meneur.
« C’est plus qu’une monture, et vous pouvez vous adresser directement à lui, il peut vous comprendre, dit Amato. Et il vous répondra ou pas en fonction de son humeur. »
« Entre un dragon et une femme, commença Marflin. »
« Il vaut mieux choisir la femme car elle ne maitrise pas entièrement le feu, finit Drakkaken en foudroyant du regard l’homme. »
« Je sais pas pourquoi, mais je sens que ça va être gai ce voyage, railla Amato. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Mar - 18:42

Zaia était monté en haut de la tour du conseil. Alors que le soleil déclinait, parant de rouge et d’or la terre et les cieux, elle scruta une dernière fois les environs, à la recherche d’un indice, d’un espoir.
« Pourquoi qu’à chaque fois que je trouve l’amour, les dieux me l’enlève d’une manière où d’une autre, demanda-t-elle au vent. »
Elle n’eut pour seule réponse que le chant des vents sur les toits et les montagnes environnants, douce et cristalline mélodie au charme éthérée. Lentement au milieu de la mélodie, une voix s’anima.
« Le chemin d’êtres aux grands destins tu as croisé. Et tout comme eux tu fais partie d’un grand dessein que même les Dieux ne peuvent complètement comprendre. Seul ton courage et ta détermination te permettront de réaliser ton destin ainsi que le leur. »
« Qui êtes-vous, hurla la jeune femme. »
« Certains m’appelle la Dame, beaucoup la protectrice. Et bien peu commence mon véritable nom. »
Zaia tenta de localiser l’origine de la voix. Mais elle semblait être partout et nulle part à la fois.
« Répondez-moi !!! Qui êtes-vous. »
« Je t’en ai déjà beaucoup trop dit, ou pas assez. Mais sache que tu fais partie de ceux qui feront basculer le monde. »
Une nouvelle rafale de vent la cingla au visage et elle ne put entendre ce que la voix disait. Elle écouta encore et encore la mélodie des vents, tentant de retrouver la voix éthérée. Seule une complainte lui répondit.
« Mystra »
Alors qu’elle essayait de comprendre le sens de ce mot, elle vit au loin une lueur qui apparaissait régulièrement. De la forêt, la créature qui avait emmené Amato surgit, traçant un chemin dans la couche neigeuse à grand coup de flammes. Un convoi apparut à sa suite, escorté par une autre créature volante.
« Il est de retour, hurla la jeune femme. Il est de retour. »
Elle dévala quatre à quatre les marches de la tour du conseil. Elle ne s’arrêta qu’un instant dans la bibliothèque pour avertir Lhaelo. Elle rencontra un garde, lui disant qu’un dragon approchait de la cité et qu’une phalange de la garde était prête à sortir.
« C’est Amato, ne l’attaquez pas !!! »
« On dirait que tes amis sont plutôt nerveux, observa Drakkaken. »
« Qu’est-ce que tu racontes, demanda Amato en volant à ces cotés. »
« On dirait que des archers se mettent en place, ainsi que plusieurs balistes et catapultes, répondit le dragon. Pour t’accueillir toi ça peut paraître normal, mais personnellement j’aimerais éviter de réduire tes amis en cendres. »
« T’inquiètes, on ne va pas tarder à tomber sur des rôdeurs et on leur expliquera les choses, dit le demi-elfe. »
« Et qu’as-tu à nous expliquer, dit une voie. »
« Sors de ton fourrée Kavarsh, j’aime bien voir à ceux que je parle, ordonna Amato. »
L’humain sortit du fourrée et pointa son long arc vers la tête du dragon.
« Tu sais aussi bien que moi que c’est inutile, observa Amato. »
« Cela fait un mois que tu as disparus avec cette créature, dit l’humain. Et je ne sais pas dans quel camp tu es maintenant. »
« La créature s’appelle Drakkaken, gronda le dragon. Et ne croit pas que c’est avec ton joujou que tu vas arriver à m’abattre. »
L’humain baissa son arc, en fusillant le dragon du regard.
« Bon Amato, je ne sais pas ce que tu veux faire, mais fait le vite, ajouta Drak. »
« Et pourquoi donc, demanda le demi-elfe. »
« Passer la nuit dehors ne me gêne pas et toi non plus, dit la créature. Mais je pense que ceux que nous escortons ne serons surement pas du même avis. »
Amato hocha la tête et regarda son second.
« Kavarsh, dit à tes hommes de les escorter jusqu’à la ville. »
« Je ne te laisserais pas sans surveillance, maugréa l’humain. »
« Ce ne sera pas la peine, dit alors Kirv. Nous allons nous entretenir avec Amato ici. »
Kavarsh obéit, et 7 hommes surgirent des bois environnants et escortèrent les chariots jusqu’à la ville. Lorsqu’ils furent hors de portée d’oreille, Kirv se retourna vers Amato.
« Tu as l’air en grande forme Amato, observa le nain. Et bien accompagné. »
« Vous aussi Kirv, répondit le demi-elfe. Mais je m’étonne de ne pas voir le reste du conseil. »
« Ils attendent à la tour et je suis chargé de t’escorter jusqu’à eux, dit le nain. »
« Ca ne fait pas si longtemps que ça que je suis partis, je pense pouvoir retrouver mon chemin, railla Amato. »
« Nous préférions nous en assurer, ajouta le nain. Quand à ta monture, je te suggère qu’elle n’entre pas dans la cité, cela risque de créer beaucoup d’agitation. »
Amato sourit au vieux nain. Evidement il avait peur que la créature se montre en ville, démontrant à beaucoup l’importance des pouvoirs d’Amato alors que beaucoup des autres conseillers s’acharnaient à le faire passer pour un jeune premier inexpérimenté et naïf.
« Drak, tu sais ou tu vas aller, demanda Amato. »
« Il y a une caverne bien sympathique à quelques battements d’ailes d’ici, répondit le dragon. Je vais m’y installer quelques temps. Et que le vieux nain ne s’inquiète pas, je n’ai pas l’intention de défiler dans sa ville de poupée. Raser des cités et les piller ce n’est pas mon genre. »
« C’est clair tu préfères qu’elle t’entretienne grassement pour que tu ne les attaque pas, railla le demi-elfe. »
« C’est plus rentable et moins dangereux, ajouta le dragon. Enfin si tu as besoin de moi, tu sais comment m’appeler. »
« T’inquiètes pas, en cas de besoin je te sifflerais comme un fidèle canasson, railla Amato. Mais le genre d’adversaires que je vais devoir affronter sont plutôt adepte de la trahison et de la dague planté dans le dos, donc je ne pense pas avoir besoin de toi. »
Le dragon s’envola, après avoir jeté un regard lourd de conséquence au nain qui frémit. Puis ils se dirigèrent vers le tour du conseil, sous le regard des gardes et de la population. Personne ne dit mot en voyant Amato pénétrait à la suite de Kirv dans la cité, mais une certaine hostilité se lisait dans les jeux de beaucoup.
« On dirait que ma réputation en a pris un coup, remarqua le demi-elfe. »
« Le peuple n’aime pas qu’on disparaisse, ajouta le nain. »
« Surtout quand on lui colle tout ce qui va mal sur le dos, dit Tha’ar en mettant une grande claque dans le dos au demi-elfe. »
Escorter par le nain et l’ogre, Amato entra dans la salle du conseil et se dirigea vers sa place, sous les regards amusés ou courroucés des divers membres du conseil.
« Alors Messieurs, où en étions-nous resté, dit le demi-elfe d’un ton désinvolte. »
« C’est bon Amato est de retour, s’exclama Arylan. »
« Et dire qu’il nous avait presque manqué, ajouta Tha’ar. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Mar - 18:43

Chapitre 15 : Le Défi du père
Cycle 5 : L’appel du destin

« Il est prêt à vous recevoir. »
Le nain avança dans l’immense caverne. Au milieu d’elle, sur un tas d’or et de pierres précieuses trônait un impressionnant dragon. Au premier abord, il semblait puissant et vigoureux mais en observant de plus près, on voyait de larges plaques de putréfaction sur son corps. La tête du dragon était encore plus touché par le symptôme, la moitié droite tombant en lambeau.
« Que me voulez-vous Mor, l’ambitieux qui cherche à abattre ceux qui ont restauré Almania, demanda le dragon d’une voix puissante. »
« Je requiers humblement votre aide pour faire tomber cette cité, dit le nain. »
« Et pourquoi devrais-je vous aider à faire tomber cette cité, demanda le seigneur des lieux. »
« Almania peut à terme représenter un danger pour vus et vos chevaliers, car il viendra un temps où l’absence d’autorité au royaume des grands vers les inquièterons. Et a ce moment là, ils enverront de puissantes armées restaurer l’ordre ici et vous bannirons définitivement. »
« Ne crois-tu pas, nain ambitieux, qu’être bannis du monde des vivants n’est pas une menace mais une récompense pour moi. Regarde dans quel état je suis. Les Dieux m’ont puni d’avoir tenter de libérer mon peuple de son joug en me maudissant. Cela fait maintenant plus de quinze ans que la gangrène et la douleur ravage mon corps. Et mon peuple est sous le joug de tyran, fruit des manœuvres des Dieux pour le punir de m’avoir soutenu. Alors crois-tu honnêtement que la mort me fait peur ? »
« Les enfants de ceux qui vous ont abattu sur l’ordre des Dieux ont reconstruit cette ville, rétorqua le nain. Lorsqu’ils seront que vous êtes encore en vie ici, ils tenteront de vous abattre et de mettre votre peuple sur leurs jougs. »
Le dragon hésita quelques instants, puis il se tourna vers le nain, des morceaux de chairs en putréfaction se détachant de divers parties de son anatomie.
« Que voulez-vous ambitieux nain ? »
« Il m’a été dit que vous aviez toujours des contacts avec des démons puissants, dit le nain. Je pense que de telles alliées en plus des troupes que j’ai réussis à réunir pourraient faire tomber la ville. »
« Vous reste-t-il des troupes, ambitieux nain, demanda le dragon. Et que promettez-vous en échange de leur aide aux démons. »
« Il me reste encore des troupes sous mes ordres, l’hiver est rude et de nombreuses troupes de gobelins, d’orcs et de trolls sont prêt à combattre en échange d’un pillage. Et pour les démons, je leur offre touts les combattants d’Almania qui auront survécu. »
« Même s’il s’agit de membres de votre misérable peuple, questionna le dragon ? »
« On ne fait pas d’omelettes sans cassé d’œufs Seigneur Draken-Orth, répondit le nain. Je pleurais ces malheureuses victimes mais ils participeront au destin de notre race. »
« Bien, bien, souffla le dragon. Je vous enverrais des messagers pour confirmer l’accord et je vous enverrais des chevaliers en soutien. Puisse vos projets réussirent ambitieux nain. »
Le nain se retira et le dragon se reposa sur son trésor.
« Alors Seigneur Baine, qu’en pensez-vous ? »
« Il va nous être très utile, répondit le Dieu de sa terrible voix éthérée. Il nous permettra d’écarter toute manœuvre de Mystra pendant un bon moment. Avertissez moi quand la bataille commencera. Et si tout se passe comme prévue, je me débrouillerais pour lever cette malédiction qui vous entrave tant, mon fidèle serviteur. »
Le dragon soupira de nouveau et il sentit la sombre aura du Dieu disparaître. Il se tourna alors vers un miroir qui était caché par une avancée de pierres.
« Marflin, au rapport. »
L’image de l’humain se matérialisa alors.
« L’attaque aura bien lieu, qu’elle est la situation de la cité ? »
« L’issue me semble indécise mon Maître. Mais êtes-vous sur que je ne dois pas avertir Drakkaken et Amato. »
« Non, s’ils ne survivent pas à ça, c’est qu’ils ne sont pas digne de mener la quête qui leur a été confié. »
« Vous prenez le risque de rester plus longtemps dans cet état Maître, observa Marflin. »
« A l’échelle de ma vie ce n’est rien mon serviteur. Continue ton œuvre et tout se déroulera comme prévue. »

Le conseil avait fini par accepter le retour d’Amato et il reprit rapidement ses fonctions. Drakkaken posait plus de problème, car il ne pouvait aller et venir dans la cité du fait de sa taille. Seul la grande place face à la forteresse était suffisamment large pour qu’il s’y déplace à ses aises. De plus, beaucoup d’habitants avaient peur de la grande créature dont beaucoup de ces pairs avaient commis moult ravage dans les contrées alentours. Pour ce qui était de Mor, l’absence d’activités visibles de lui et de ses sbires était des plus inquiétant. Et même si les rodeurs sous les ordres d’Amato avait repris leurs patrouilles, aucun indice probant permettant de connaître les activités du nain n’avait été trouvé. Zaia avait trouvé une utilité à l’immense dragon qui permettait à elle et à Amato de s’évader loin de la cité tout en étant avertis en cas de problème. Le dragon et la jeune femme s’entendait étonnement bien, et Amato se doutait que cela se faisait au prix de sa réputation. Mais comme tous, il savait que de noirs nuages s’accumulaient autour de la cité.
« Penses-tu que nous allons bientôt être attaqué, demanda Zaia, un soir où ils se trouvaient tout les trois dans la plaine face aux remparts de la cité. »
« L’hiver touche à sa fin et de nombreuses tribus orcs, gobelines ou trollesques doivent manquer de vivre, observa Drak. Je suis sur que votre nain dot faire une véritable campagne de recrutement. »
« Les rodeurs ont repéré des mouvements chez les trolls et les orcs ces derniers temps, dit Amato. Mais ils semblent principalement se battre entre eux. »
« Ca fait trop longtemps qu’on a pas entendu parler de Mor, et je trouve ça très inquiétant, ajouta Zaia. Avec peu de préparation, il a presque réussi à nous vaincre, alors avec tout ce temps. »
« De toute façon, que pourrait-il recruté à part des mercenaires et des monstres, railla Amato. Et ça, c’est tout à fait dans nos cordes. »
« Il pourrait recruter les chevaliers dragons à la solde des dragons squelettes, répondit Drakkaken. Et s’il y arrive, il va falloir qu’on soit bon. »
« Je croyais que les dragons n’avait plus d’autorité centrale, observa Amato. »
« Non, avant l’hiver, des chevaliers dragons alliés à Baine le Fléau et aux plus puissants dragons squelettes ont réussi à prendre le pouvoir. Et je suis persuadé qu’ils vont tenté de ce débarrasser de nous. »
« Nous qui, demanda Zaia. »
« Amato et moi, car une prophétie dit que le fil du Seigneur maudit et son chevalier gagneront la liberté des dragons, répondit le dragon. Le fait qu’Amato ait des pouvoirs de dragons et qu’il soit le fils de ceux qui ont vaincu mon père les inquiète d’autant plus. »
« Si Baine le Fléau est mêlé à cela, Mystra interviendra sans tarder, dit Zaia. »
« Espérons-le, dit Drak. Car les Dieux ont des desseins connus d’eux seul. »

Les questions de Zaia eurent rapidement des réponses. Moins d’une semaine après, alors que les neiges avaient complètement fondu, les rodeurs signalèrent d’importants mouvements de troupes. En quelques jours, plusieurs bastions tombèrent sous les coups de puissantes troupes, lourdement équipé et possédant paraît-il au moins une dizaine de dragons. Amato et Drakkaken voulurent aller à leurs rencontres, mais Lhaelo, qui une fois de plus se chargeait de la défense de la cité le leur interdit. Il ordonna à toutes les troupes des bastions de faire un maximum de dégâts aux troupes ennemies avant de se retirer. Trois jours après, les lueurs des torches trouèrent les forêts alentours. Lorsque le jour se leva, les guerriers d’Almania ne pus que contempler l’armée ennemie, ou se mêlait près de 2000 monstres en tout genre, ogres, orcs, gobelins et trolls, tous lourdement équipés. De puissantes machines de jet et des tours d’assauts, bardés de fer et de cuirs épais avaient envahie la plaine. Lentement les troupes ennemies se mirent en formation dans la plaine, juste hors de portée des armes de jet. Sur les ailes, des chevaliers tout en armure noire et des mercenaires aussi nombreux que les monstres armaient patiemment leurs équipements, attendant le début de l’engagement. Puis Mor et plusieurs de ces compagnons nains avancèrent et entamèrent une lente et rauque psalmodie. De la terre surgit alors les cadavres de toutes les créatures qui étaient tombé lors des assauts précédents. Sous les yeux horrifiés des défenseurs, une armée de deux fois né se matérialisa et d’un pas hagard se dirigea vers les remparts, anciens attaquants et anciens défenseurs mélangé dans l’outre tombe.
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 26 Mar - 18:43

« Archers ! Décochez ! »
L’ordre de Lhaelo ramena tout le monde à la réalité et le cieux s’emplit de projectiles. Les assaillants réagirent en levant une marée de bouclier et en répondant traits pour traits. Tous savez qu’il ne s’agissait que d’un préambule. Pendant près d’une heure, les deux corps d’archers se livrèrent une bataille acharnée, aucun des deux camps ne voulant prendre le risque de lancer le premier et meurtrier assaut. Petit à petit, la brume envahit la plaine et un immense pentacle apparut. Des volutes de souffre en surgir, et plusieurs légions de 666 démons en surgirent. Ce fut le signe du début des combats. Les démons se ruèrent vers les remparts dans un sanglant désordre. C’est alors que Drakkaken et Amato surgirent de derrière les lignes ennemies, traçant un sillon sanglant et montant à l’assaut des démons. Une partie se détourna de la cité, mais bien peu ne purent atteindre l’aire d’effet de Narya, beaucoup furent pulvérisé par la flamme du dragon. Au sol, les deux fois née se ruaient à l’assaut des remparts, utilisant leurs corps décharnés et putréfié comme des échelles. Les mages et les archers d’Almania continuait de grêler les cieux de leurs projectiles, tant pour abattre les morts-vivants que pour empêcher le reste de l’armée ennemie d’avancée. Mais cela s’avéra inutile car petit à petit, l’armée ennemie se mit en marche et lança des échelles protégée par du cuir vers les remparts. Les puissantes machines de jets amené par les assaillants se mirent alors à l’œuvre et des morceaux de remparts des bastions qui était tombé se mirent à pleuvoir, ainsi que les cadavres des ennemis vaincus. Furieux, les assaillis répondirent par des grêles de traits et par la puissance de leurs catapultes et autres balistes. Ce fut une erreur car les machiniste ennemies se mirent à viser les positions des armes de jets d’Almania. Dans les cieux, Amato et Drakkaken conservait l’avantage, surclassant les nuées de démons qui tentaient de les arrêter. Voyant ça, Mor se tourna vers un des chevaliers vêtus de noir.
« Il faut les abattre au plus vite, car sans les démons, nous auront du mal à les submerger. »
« Ne vous inquiétez pas, répondit le chevalier. Nous allons y remédier et écraser cette agaçante vermine. »
Trois long coups de trompettes retentirent. Tout les démons, montres et mercenaires hurlèrent de joie. Au loin, une dizaine de créature volante apparut, et les démons qui harcelaient Amato et Drakkaken se retirèrent. Ils virent alors la menace qui approchait.
« Des dragons squelettes, maugréa Drakkaken. On se sépare !!! »
Amato se laissa tomber et déploya ces ailes. Des boules de feu strièrent l’espace autour de lui. Drakkaken hurla et un fracas terrifiant se fit entendre. Amato remonta en chandelle, évitant les griffes et les queues des dragons squelettes qui était déjà sur lui. D’un revers, il trancha la gueule d’un des monstres, qui alla s’écraser sur les troupes en contrebas. Un sifflement aigu le ramena à des choses plus urgentes et l’attaque d’un autre dragon squelette l’envoya droit vers la forêt de lances d’une phalange de gnolls. Amato se rétablit au dernier instant, profitant pour réduire les gnolls en poussières. Le dragon ne le lâchait toujours pas, et Amato dû zigzaguer follement entre es tours de siège pour éviter de se faire abattre. Heureusement pour lui, un projectile enflammé toucha le dragon, qui s’écrasa lourdement sur les remparts, fauchant au passage deux tours de sièges. Il redressa son vol et entendit un grondement sourd. Il vit alors Drakkaken, défiant sept dragons squelettes. En un coup d’aile, il fut sur le premier et il lui trancha le cou. La créature d’os tomba alors. D’un coup de griffe Drakkaken e pulvérisa un autre. Les cinq survivants s’éloignèrent. Trois chargèrent Amato et son compagnon, alors que les deux autres se ruèrent vers la grande porte. D’un revers de lame, Amato trancha les ailes du dragon qui l’avait chargé et partit à la poursuite des deux autres, laissant Drak se débarrasser des autres assaillants. Les deux dragons se ruèrent sur la grande porte, qui craqua sinistrement sous la puissance du choc. Les boules de feu d’Amato attirèrent l’attention des deux créatures. L’un d’eux se rua vers le demi-elfe, manqua de le découper en deux. La créature le chargea, et Amato utilisa ces fouets enflammés pour le faire dévier de sa trajectoire. Le dragon s’écrasa sur le rempart dans un fracas du tonnerre. Mais ce dernier, affaiblit, se fissura et s’écrasa. Amato vit alors un projectile se ruer vers lui, et les ténèbres l’engloutirent.
« Une brèche !!!! »
L’alerte retentit sur tout les remparts, et les troupes qui n’étaient pas déjà engagé dans la bataille se ruèrent sur les lieux. Les assaillants quand à eux s’engouffraient déjà dans la brèche, déferlant sur le sol et au premier niveau souterrain que l’effondrement du mur avait découvert.
« Fermez les portes de quartiers, ordonna Lhaelo. On se retire des remparts extérieurs. »
« On peut encore les tenir, protesta Zaia. »
« Mais à quelle prix, et pendant combien de temps, rétorqua l’elfe. Nos armes de jet sont muettes, la plupart des tours ennemies sont encore en état. Il faut que l’on se retire pour éviter qu’ils ne prennent l’avantage avec leurs matériels. »
Zaia regarda vers l’extérieur des remparts, et vit les nombreuses tours d’assaut de leurs assaillants. Leurs armes de jet ayant été détruite au début de l’engagement, presque toute les tours ennemies étaient encore debout. L’elfe avait raison, se retirer gênerait leurs adversaires, les empêchant d’utiliser les capacités de leurs équipements. Elle décocha une série de traits et suivi Lhaelo et les troupes qui commençaient à se replier vers le second anneau de rempart.
« Et Amato et Drakkaken, demanda la jeune femme. Ils seront seul face aux ennemis ! »
« Ce sont de grands garçons Zaia, ils viennent d’abattre tout les dragons squelettes à eux deux. »

La douleur était une de ces vieilles compagnes. Mais qu’elle se rappelle à ces souvenirs ne lui plaisait guère. Amato ouvrit les yeux et contempla la situation. Il avait réussi à atteindre une des tours de guet avant de s’évanouir complètement. Il se trouvait à l’aplomb de la brèche qu’avait ouvert le dernier dragon squelette. Tous les défenseurs et assaillants avaient quitté la zone, portant le cœur des combats au niveau de la brèche. Le demi-elfe se releva difficilement, le sang coulant de plusieurs blessures. Après quelques instants, il se rendit compte qu’aucune de ces blessures n’étaient trop handicapante. Il vit au loin Drakkaken pulvérisait littéralement le dernier dragon squelette. Mentalement, le dragon lui envoya l’image des troupes au sol. Amato s’inquiéta de son état, la vision de la créature semblant troublé. Le dragon lui envoya des pensées rassurantes, mais sa vision vacillée de plus en plus.
« Pose-toi dans la forêt, ordonna Amato. Tu ne peux plus faire grand-chose maintenant. »
Le dragon envoya un soupir mentale mais Amato le vit se poser dans la forêt. Leurs ennemies, trop occupé à s’engouffrer dans la brèche ou à en créer une autre ne le virent pas. Amato déploya ces ailes et se laissa tomber dans la brèche, atterrissant au milieu du flot d’ennemis.
« ALMANIA !!!!!!! »

« On dirait que les combats ne tourne pas à votre avantage mon fils, soupira Draken-Orth. Me suis-je trompé dans mes calculs. L’épreuve est-elle trop dur pour vous ? Ou bien suis-je un père trop exigeant avec son rejeton qui doit le sauver de sa malédiction. »
Le dragon s’arrêta net, et huma l’air, comme à la recherche d’une odeur particulière.
« Tiens donc, on dirait que le destin avance un autre de ces pions. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 19 Avr - 18:58

Chapitre 16 : Les chevaliers de la Dame
Cycle 5 : l’appel du destin


Frapper, encore et toujours. Par delà la douleur, par delà la fatigue. Frapper encore et toujours, réduire à néant tous ceux qui se dressent sur mon chemin avant que le néant ne nous rattrape. Une boule de feu explosa à quelques mètres de d’Amato, le ramenant à la réalité. L’éclat des flammes éclairèrent la rue dans laquelle il se trouvait. La nuit était tombée, mais la bataille continuait encore. Les hordes de monstres et de mercenaires avaient réussi à prendre les premiers et deuxièmes cercles de murailles de la cité. Les défenseurs d’Almania, de moins en moins nombreux au fil des heures s’étaient repliés au dernier cercle de défense il y a deux heures. Si ce cercle de murailles tombées, il ne resterait plus que la forteresse pour défendre la cité. Des mercenaires apparurent au bout de la rue. Amato sourit et déploya ces ailes, et se rua vers le groupe de cinq mercenaires. D’un coup de fouet enflammé, deux têtes de mercenaires sautèrent et roulèrent au sol. Les trois survivants se mirent en position défensive, n’ayant pas vu l’origine de l’attaque. Amato enflamma Narya, signalant sa présence à ces assaillants. L’un d’eux arma une arbalète et des traits jaillirent en sifflant. Une vague de feu intercepta le trait et les trois mercenaires chargèrent. Amato les intercepta d’un coup de bouclier, les envoyant rouler au sol. Il dégagea son arme et abattit trois fois l’épée flamboyante. Le sang des mercenaires macula les pavés et l’armure d’Amato. Un grognement sourd le fit se retourner et il fit une meute de trolls équipée de lourdes armures le fixer de leur regard idiot.
« Je crois que ta reconnaissance est finit gamin, dit Arylan en se matérialisant à coté du demi-elfe. »
Ce dernier acquiesça et il déploya ces ailes. En un battement il s’éleva au-dessus de la ruelle, laissant les trolls ahuris de sa soudaine disparition. Il vit l’éclat du portail dimensionnel du gnome disparaître et continua son ascension, évitant les traits qui grêlaient l’air ambiant. En un instant il avait rejoint les membres du haut conseil sur les remparts qui entouraient le centre d’Almania. Amato ne put s’empêcher de remarquer qu’au milieu de tous ces combats, Lhaelo restait toujours aussi calme et serein.
« Alors, qu’elle est la situation, demanda l’elfe. »
« Ils se sont replier au entre le premier et le second cercle de murailles, dit le demi-elfe. Il rassemble leurs forces pour lancer un nouvel assaut. »
« Arylan ? »
« Les souterrains sont sur, toutes les portes et pièges sont en place et paré a toutes éventualités, dit le gnome. De plus, une escouade de gratte terrier nain sont en disposition. »
« La question est de savoir si on peut tenir encore longtemps à se rythme là, demanda Tha’ar. »
« Il nous faut des renforts si l’on veut espérer survivre, maugréa Cort. »
« Et qu’en est-il des nains qui étaient censé venir, demanda Lhaelo. »
« On a perdu le contact avec eux, cracha Varl visiblement furieux. »
« On ne peut que compter sur un miracle, résuma alors Amato. »
« L’espoir fait vivre dit-on, ajouta Kirv. Mais face à ces affreux, je ne suis pas sur. »

« Les choses se passent plutôt bien maître nain, observa un mercenaire à l’armure frappé du symbole de Baine Le Fléau. »
Mor acquiesça et se retourna.
« Les troupes se sont-elles repliées, demanda le vieux nain. »
« Oui, comme vous l’avez demandé dit le mercenaire d’un air dédaigneux. »
« Et quand est-il du dragon, ajouta le nain en ignorant la moue du mercenaire. »
« Les troupes que nous avons envoyées ne donnent plus signe de vie, répondit le mercenaire. Devons-nous envoyer d’autres troupes ? »
Le nain réfléchit quelques instants.
« Non, nous aurons le temps de l’éliminer une fois la cité sous notre contrôle. Je vais convoquer d’autres démons et nous pourrons lancer l’assaut final qui les brisera définitivement. »

« Pourquoi a-t-il demandé que nous nous déroutions ? »
« Je ne sais pas maître, il semblerait que le fil du grand maître ai eu une vision de la dame. »
Orhan, un des maitres les plus respecté et puissant de l’ordre des chevaliers de Mystra, fustigea du regard le valet et se dirigea vers la tente de commandement. Les gardes voyant sa démarche décidé le laissèrent passer.
« Que voulez-vous maître Orhan, demanda l’occupant de la tante. Je pense que les ordres que j’ai donnés sont plutôt clairs. »
L’humain jaugea la créature en face de lui. Un jeune humain à l’aspect plutôt chétif. Il avait de grands cheveux noirs de geai et des yeux verts d’eau. Il avait plus l’air d’un enfant vêtu d’une armure trop grande pour lui qu’un maître de l’ordre ayant sous ses ordres une colonne entière de chevaliers valeureux et puissants. Pourtant, son père, chef de l’ordre, l’avait nommé commandant d’une colonne de chevaliers et malheureusement pour Orhan, le gamin se débrouillait plutôt bien.
« Je voulais juste m’assurer de la véracité des ordres qui m’on été porté maître Lestate, dit l’humain en s’inclinant. »
« Avez-vous des doutes sur mes capacités à commander cette troupe maître Orhan, demanda le jeune humain d’un ton léger. »
« Le fait de votre faible expérience et de la nature quelque peu éthérée de votre source de renseignement me laisse plutôt perplexe, dit l’adulte en fronçant le nez. »
« Soyez assuré que ces renseignements sont des plus fiables, dit le jeune homme. »
Un éclaireur, reconnaissable à la longue cape couleur verdure qui lui permettait de se rendre quasiment invisible entra dans la tente.
« Maître Lestate, maître Orhan, je vous salus. »
« Comme vous le voyez maître Orhan, dit Lestate, j’ai envoyé les éclaireurs pour confirmer ma vision. Alors, qu’en est-il ? »
« Des troupes de mercenaires de Baine Le Fléau verrouilles les routes d’Almania, dit l’éclaireur. Apparemment Almania est sous le joug d’un assaut plutôt conséquent. »
« Je pense maître Orhan que vous avez la confirmation de vos ordres, observa le jeune homme. »
« Pourquoi devrions nous aider une cité qui n’est pas allié à nous, s’interrogea le maître humain. »
« Car c’est le meilleur moyen de les convertir tout simplement, dit le jeune humain. »
Lestate se leva et se dirigea vers l’entrée de la tente. Le maître Orhan ne put s’empêcher de frémir car en mouvement, le jeune Lestate dégageait une aura de beauté mortelle, en rien contredit par l’étrange lueur spectrale qui émanait de sa longue épée à la lame sombre.
« Messieurs, clama le jeune homme. La déesse nous mande à la guerre. »

« Ils vont attaquer, dit soudainement Amato. »
« Pourquoi dis-tu ça, demanda Zaia en se dégageant de son étreinte. »
« Je sens l’approche des démons depuis qu’ils m’ont traqué pendant plusieurs jours, répondit le demi-elfe en enfilant son armure. »
« Alors allons livrer notre dernière bataille, soupira la jeune femme. »
« Je croyais que tu venais de la livrer fillette, maugréa Tha’ar en ouvrant la porte. Aller, bougez-vous, Lhaelo nous convoque. »
En quelques instants, ils avaient rejoint la salle du haut conseil. Amato vit au loin les démons sortant de leurs portails.
« Pourquoi Kirv et Cort ne sont pas là, demanda Tha’ar ? »
« Des gobelins se sont infiltrés dans les tunnels, surement grâce à des renseignements de Mor, répondit Lhaelo. »
« Lui, il va falloir que je m’en occupe, grogna Amato. »
« Hors de question, coupa Lhaelo. Tu l’as déjà affronté et ta colère risquerait de te faire commettre des erreurs fatales. »
« De plus, il ne se montrera pas tant que nous ne serions pas quasi vaincu, dit Arylan. Et si cela arrive, tête brulée comme tu es, tu seras déjà mort. »
« L’avantage c’est que tu ne tarderas pas à me rejoindre, maugréa Amato. En plus vous avez tort. Je lui ai échappé, son honneur demande qu’il m’affronte de nouveau. Les nains sont comme ça, et j’en connais un rayon sur lui. »
Le demi-elfe sortit de la salle, sa cape flottant derrière lui.
« Si vous me cherchez, je suis sur les remparts à défendre la cité, au lieu de palabrer inutilement. »
Lhaelo secoua la tête et soupira.
« Tout le portrait de son père ce gamin !!!
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 19 Avr - 18:59

« Maître nain, les démons sont tous arrivé. »
« Bien, bien en avant, finissons-en avec ces misérables. »
Mor sortit de sa tente et se dirigea vers les portes éventrées de la cité. Il sortit son marteau foudroyant. Le mercenaire de Baine Le Fléau le regarda d’un air surpris.
« Mèneriez-vous l’assaut maître nain ? »
« Cela ne se voit-il pas, demanda vertement le nain. »
« Je croyais ceux de votre race plus sage. »
« Traiteriez-vous les nains de lâches, s’emporta le nain. »
« Non, non mais d’habitude vous vous exposez moins rapidement à la fureur de la bataille. »
« Amato est dans cette cité, et mon honneur réclame que je l’affronte et le tue, dit froidement le nain. Rien ne me détournera de cet objectif !!! »
« Ha, il vous a échappé lors d’un combat, sourit le mercenaire. Et bien, assouvissait votre vengeance, je dirigerais la bataille. »
Les premiers cris de la bataille se firent entendre, les démons s’étant rué à l’assaut des remparts.
« EN AVANT !!!!! »

La première vague de démons avait quasiment submergé les défenseurs épuisés par la journée de bataille. Amato s’était plongé dans les combats, tranchant et cautérisant un grand nombre de démons les repoussant des remparts. Mais les pertes dans les rangs des défenseurs s’accumulaient et les premières troupes régulières avaient déployés leurs échelles au milieu du chaos ambiant. Entendant le bruit caractéristique des échelles s’abattant sur les murs, Amato enroula ses fouets enflammés contre une des échelles. Celle-ci se cassa et ceux qui montaient à l’assaut tombèrent lourdement au sol en contrebas. Malheureusement pour le demi-elfe, cela révéla à ces ennemis sont caractère dangereux et une pluie de projectiles s’abattit sur le demi elfe. Les vagues de feu successives n’y firent rien, Amato du se replier l’abri d’une tour, laissant les ennemis montaient à l’assaut des remparts. Les bruits de la bataille se firent plus forts, quand les premières échelles accrochées permirent aux attaquants de déferler sur le troisième cercle de rempart. Amato bondit une fois de plus au milieu de la mêlée, laissant son instinct de guerrier et sa rage guider ses coups. Autours de lui, les ennemis et les alliées hurlaient, combattaient, tombaient et mourraient dans un vacarme de fin du monde. Le groupe de défenseurs qu’Amato avait rejoint était en mauvaise posture, acculé des deux cotés par des ennemis de plus en plus nombreux. Un dernier carré, ultime rempart de lances brisées et de boucliers ébréchés se dressa. Les ennemis, essentiellement des orcs se rassemblèrent de part et d‘autre a quelques distances des murs d’aciers. Puis avec une organisation étonnante pour ceux de leur race, ils commencèrent à charger les défenseurs. Amato sortit du rang, provoquant l’arrêt de la charge, aucun orc ne s’attendant à une telle réaction. Ils restèrent tous immobiles, flairant l’air comme à la recherche d’une odeur indiquant un danger. Le demi-elfe sourit et une dizaine de fouets enflammés jaillirent de ces mains, découpant l’une des deux troupes d’orcs. La seconde hébétée par la puissance que venait de montrer Amato recula et se dispersa en braillant lorsque les défenseurs reprirent l’initiative et les chargèrent. Amato sourit de nouveau et un soldat lui montra quelque chose au-delà des remparts. Amato se retourna pour lui parler, mais une flèche le faucha en pleine poitrine, le faisant tomber en contrebas. Le demi-elfe vit alors ce que lui avait montré le défunt : deux tours de sièges s’avançaient dans la rue principale.
« On dirait qu’ils en avaient gardé en réserve, commenta Lhaelo. »
Amato acquiesça de la tête et se mit à bombarder la première des tours de boules de feu. Celui-ci vacilla à peine.
« On dirait même qu’ils les ont renforcé ces coquins, minauda Arylan. Alors on fait quoi ? »
« On montre qui on est, maugréa Amato. »
Il attrapa Zaia à bras le corps et décolla. Comprenant son idée, Lhaelo et Arylan ouvrirent des portails dimensionnels. Tha’ar, Varl, Lhaelo et Arylan s’engouffrèrent dedans. Amato et Zaia avaient traversé l’espace entre les murailles et la première tour en un clin d’œil, prenant par surprise les archers qui étaient sur son toit. La jeune femme sortit son long cimeterre et découpa la porte donnant à accès aux étages inférieurs. Une meute d’orcs se rua par le trou et tombèrent dans le vide, les deux attaquants s’étant retiré de leurs trajectoires. Côte à côte, ils entreprirent de descendre dans la tour. Etage après étage, ils la nettoyèrent, les boules de feu d’Amato répondant aux archers embusqués et les gracieux mouvements d’épées de Zaia s’occupant des survivants. Par une meurtrière, Amato jeta un œil pour voir ce qu’il en était de la seconde tour. Des orcs traversaient régulièrement les parois et des projectiles magiques faisaient trembler la tour de toutes ces planches. Lorsque celle-ci s’écroula dans un fracas de tonnerre, Amatos et Zaia décidèrent d’en finir avec la leur. D’une série de coups, Zaia affaiblit l’une des pièces maitresse de la tour d’assaut, alors qu’Amato détruisit un pan de mur. D’un coup d’ailes, le demi-elfe s’extrait de la tour et emmena sa compagne au loin. Une fois arrivé sur les remparts, il décocha une série de boules de feu qui fracassèrent la poutre déjà affaiblit. A son tour, la tour d’assaut s’écroula sur elle-même dans un fracas d’enfer.
« Bien dit Lhaelo sombrement. Il nous avons besoin que d’un demi-miracle maintenant. »
De nouveaux cris de démons se firent entendre, et Amato replongea dans la fièvre des combats, perdant toute notion de temps.

« Maître Lestate, Almania brûle !!! »
Le jeune humain descendit de Scherentar, son warg blanc et regarda au loin. A quelques lieux d’eux, une lueur orangée empêchait la nuit de tomber complètement.
« Messieurs, nous arrivons peut-être trop tard, mais nous allons empêcher ces ignobles créatures de ripailler tranquillement sur les cendres de cette cité, dit Lestate. »
D’un bond il remonta sur son warg et prit la tête de la colonne de chevaliers qui pressèrent le pas. En moins d’une heure, ils atteignirent l’orée de la plaine entourant Almania. La colonne se mit en position d’attaque, les chevaliers légers sur les ailes, les archers à cheval à l’arrière et les cavaliers lourds au centre. A Almania, la bataille faisait rage, comme le montrait les boules de feu et autres projectiles s’élevant et retombant des cieux.
« Aucun ne semble nous avoir remarqué, observa un capitaine. »
« Alors faite sonner les cornes, que notre arrivée soit remarquable, ordonna Lestate. »
Au son des cornes des chevaliers de Mystra, la colonne s’élança à l’assaut de la cité en flamme.

« Des renforts !!! »
La clameur se répandit comme une trainée de poudre sur tout les remparts. Amato les vit alors. La charge des chevaliers blancs étaient menés par un guerrier à la longue lame noire monté sur un warg blanc. Il traversa la plaine en un éclair et des multiples tentacules bleues jaillirent de son arme, fauchant les premières créatures. Arrivé au niveau des rangs d’orcs qui s’étaient dressé en hâte, il se laissa choir au sol et commença un véritable carnage, dans un déferlement de sauts et de coups de pieds et de poings.
« Allons les aider, s’exclama Amato. »
« Pas toi gamin, gronda une voix derrière lui. »
Instinctivement, Amato déploya ces ailes et se laissa tomber dans le vide. Il évita de justesse le coup de marteau de Mor.
« Alors tu fuis lâche, s’exclama le nain. »
Amato remonta au niveau du rempart, faisant signe aux soldats qui entourait Mor de le laisser.
« Nous avons un compte à régler, laissez le et allez participer à la contre attaque, ordonna Amato. »
Les soldats hésitèrent, mais voyant le regard du demi-elfe, ils obéirent.
« Tu choisis donc de mourir seul, grinça le nain. »
« Je te renvois le compliment, dit Amato. »
Le demi-elfe se posa et se mit en garde. Le nain se rua vers lui, fouettant l’air de grands coups de marteau de guerre. D’une parade, Amato les bloqua. Il plongea son regard dans celui du nain. Pendant une longue seconde, les deux adversaires se jaugèrent puis Mor frappa de sa tête Amato, qui s’écroula le souffle coupée.
« C’est trop simple, ricana le nain, en voyant son adversaire à terre. »
Lentement, avec une joie mauvaise, il leva son marteau de guerre crépitant.
« Adieu petit elfe !!! »
Amato ferma les yeux. Un craquement sonore ce fit entendre, puis un bruit étouffé de corps qui tombe. Lorsque le demi-elfe rouvrit les yeux, un jeune humain aux cheveux de geai et aux yeux vert d’eau se tenait au-dessus du corps décapité du nain.
« Alors c’est toi Amato, le fameux héros d’Almania, dit l’humain en jaugeant le demi elfe d’un air ironique. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Jeu 19 Avr - 18:59

Epilogue Cycle de l’appel du destin


« On dirait que vos blancs ont échoué Maître. Almania est toujours libre et les chevaliers de Mystra sont intervenu pour la défendre. »
Baine le fléau se retourna et foudroya l’homme vêtu d’une armure noire.
« N’oubliez pas qui vous êtes, menaça sourdement le Dieu. Et surtout qui je suis. »
L’homme en noire s’inclina respectueusement et posa le genou à terre.
« Voilà qui est mieux, commenta Baine. Pour vous répondre, cette défaite est gênante et il va falloir y remédier. »
« M’autorisez-vous à intervenir, demanda l’homme en noire. »
« Bien sur que … non, répondit le Dieu. Vous avez déjà suffisamment échoué. Mais vous allez vous rendre au royaume des dragons pour veiller à nos intérêts là-bas. »
« Et les chevaliers de Mystra, demanda l’homme en noir. Comptez-vous les punir ? »
« Ne vous inquiétez pas pour ça, il est temps pour moi de rappeler à Mystra un certain engagement lié à ces fameux chevaliers. »
Baine le Fléau éclata alors en un long et démoniaque rire, faisant trembler les murs de la salle de son sombre repaire.

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mer 25 Avr - 18:49

Chapitre 17 : Révélations
Cycle 6 : le maître des dragons


La bataille avait été rude, mais une fois de plus Almania avait vaincu. Chance ou réelles capacités de la cité. En observant les troupes d’Almania et des chevaliers de Mystra qui manœuvraient dans la plaine face à al ciré, Amato se posa la question. Il continua son inspection des travaux de la grande porte, qui avait céder lors de la bataille.
« Elle sera bientôt comme neuve, et plus solide que jamais, s’exclama Cort en trottinant à coté du demi-elfe. Regarde moi ça, le meilleur alliage que les nains peuvent forger. »
Amato jeta un coup d’œil aux longues barres que les ouvriers nains mettaient en place. Même s’il ne partageait pas l’enthousiasme du jeune nain, il devait reconnaître que les ouvriers nains savaient ce qu’il faisait et la lourde porte constituer d’un étrange alliage noire aux reflets bleu acier.
« En parlant d’alliage, maugréa le nain. »
Amato se retourna et vit Drakkaken surgirent de l’orée de la forêt. Nonchalamment, l’imposant dragon traversa la plaine, sous les regards à la fois étonné et anxieux des chevaliers de Mystra.
« Il faut avouer qu’il en impose, dit une voix derrière les deux compagnons. »
Amato se retourna et vit le jeune humain du nom de Lestate finirent de gravir les marches menant aux remparts, son warg blanc sur les talons.
« On peut dire la même chose de votre familier, répondit le demi-elfe. »
Le jeune humain sourit et son warg montra ses imposantes canines dans un pseudo sourire. Alors que Lestate s’apprêtait à dire quelque chose, Zaia surgit sur les remparts. Ils se stoppèrent net et se jaugèrent du regard pendant quelques instants.
« Je reviendrais plus tard, lâcha Zaia. »
« N’en faite rien, je m’en vais, dit aussitôt Lestate en tournant les talons. »
« On pourrait m’expliquer là, demanda Amato. »
Le demi-elfe jeta un regard en coin à Cort, qui acquiesça d’un hochement de tête.
« Mon cher Lestate, si je vous faisais visiter notre belle cité !! »
L’humain voulut répondre, mais le nain l’attrapa par le bras et l’entraina à sa suite, malgré ces protestations.
« Alors ces explications, demanda Amato. »
« Quelles explications veux-tu, demanda Zaia. »
« Je pense que le fait que toi et Lestate vous vous évitez consciencieusement mérite des explications non ? »
« C’est toujours agréable de voir ses qualités reconnues, répondit la jeune femme. »
« Ne change pas de sujet, coupa Amato. »
« Lestate et moi nous nous sommes connues du temps où je faisais partie des chevaliers de Mystra, dit Zaia. Malheureusement pour moi, il s’avéra qu’il s’amouracha de moi. »
« Vu ce dont il est capable, je ne pense pas que sur le moment c’était un malheur, railla Amato d’un ton sombre. »
« Les maîtres de l’ordre n’étaient pas de cette avis et ils firent tout pour me rendre l’existence impossible. Ils ont même été jusqu'à faire courir des rumeurs sur moi. Las de tout ça, je suis parti. »
« Et c’est tout, demanda Amato. »
« Nous nous sommes croisé par la suite, et il m’a traité avec le plus grand mépris, répondit Zaia. Apparemment, il avait gobé tout ce qu’on lui avait raconté. De plus, il ne supporte pas la trahison et je paris que les maîtres de l’ordre ont joué la dessus pour le manipuler contre moi. »
« Et ressens-tu quelque chose pour lui maintenant, demanda le demi-elfe. »
Zaia le regarda un long moment et finit par répondre.
« Je t’ai toi et je ne vais pas gâcher ça pour un fantôme du passé. »
La jeune femme se retourna et partit, laissant Amatos seul avec ces doutes. En contrebas, les guerriers continuaient à se défier, comme si de rien n’était.

Les chevaliers de Mystra partirent le lendemain, laissant la cité en pleine reconstruction à son sort. Ils avaient néanmoins laissé quelques troupes en délégations. Les membres du conseil regardèrent les troupes disparaitre au loin, l’étonnant Lestate chevauchant à leur tête avec son warg. Alors que l’arrière garde de l’armée s’enfonça dans les bois, Drakkaken vint se poser le long des remparts.
« Et maintenant, on fait quoi, demanda Amato. »
« On fait quoi pourquoi s’étonna Tha’ar. On a battu nos ennemis, maintenant on reconstruit. »
« Les forces qui nous ont attaqué n’étaient pas du sel fait de Mor, remarqua Amato. Les chevaliers dragons étaient présents. »
« Amato n’a pas tort, dit Lhaelo. Il est étonnant que les chevaliers dragons se soient manifesté, le peuple allié aux dragons est en plein chao depuis la disparition de Draken-Orth le maudit. »
« Cela fait 20 ans, maugréa Kirv. Je pensais qu’ils avaient réglé leurs problèmes et avaient compris la leçon que les parents des deux gamins avaient infligée à leur chef. »
Drakkaken gronda et s’approcha des remparts. Il déploya ces ailes et vint se poser sur l’un des tours gardant la grande porte.
« Vous avez tort Kirv, fils d’Arundain, dit le dragon de sa voix profonde, à la stupeur de la plupart des membres du conseil qui le prenait pour un simple dragon gardien. Pendant 20 ans, un équilibre précaire fait d’assassinats et de guérilla c’était établi entre les différentes factions. Mais il y a peu de temps, la faction à la solde des dragons squelettes semble avoir pris le pouvoir, suite à un coup de pouce de son dieu allié, Baine le Fléau. »
« Se frotter à un dieu n’est pas ce qui ce fait de mieux pour espérer survivre à long terme, remarqua Zeltan. Je pense qu’il ne faut pas mêler la cité aux affaires internes des dragons, surtout si ceux-ci reste dans leur coin.»
« Plusieurs dragons squelettes accompagnés par des phalanges de chevaliers dragons, vous appelez ça resté en pays, s’étonna Amato. Vous êtes soit aveugle soit lâche Zeltan. »
L’humain serra les poings et la mâchoire et s’approcha dangereusement d’Amato.
« Il suffit coupa Lhaelo en brandissant son bâton de mage. Amato a raison, les dragons squelettes se sont alliés contre nous et ont participé à une attaque direct contre la cité, et cela ne doit pas rester sans conséquences. Mais dans un premier temps, il serait plus prudent que nos efforts contre eux soient discrets. »
« Tu suggères une mission de reconnaissance, demanda Amato. »
« L’idée me paraît bonne à moi aussi, dit Arylan. »
Amato vit Lhaelo regardait tour à tour les membres du conseil. Aucun n’émit d’objections.
« Je prends une partie des rôdeurs et je m’y mets, clama Amato en faisant mine de tourner les talons. »
« Je ne pensais pas vraiment à ce genre de troupe, objecta Lhaelo. Aucun d’entre eux n’a déjà infiltrer et combattu des dragons et leurs serviteurs. Je pense que Tha’ar, Varl, Arylan et moi sommes plus indiquer pour cette mission car nous avons cette expérience qui fait défaut à tes hommes. »
Amato déploya ces ailes et fit danser une flamme dans ces mains.
« Je pense qu’il y a certaines de mes capacités qui vous serez utile !! »
Derrière le demi-elfe, Drakkaken gronda d’un ton sourd.
« Et je pense que ma bonne à rien de monture pourrez nous rendre service. »
Amato sauta lestement du rempart, atterrissant sans un bruit sur le chemin de ronde, évitant de peu le coup de queue envoyé par le dragon.
« S’il y va j’y vais aussi, maugréa Cort. Il n’y a pas qu’Amato qui a subit la magie des dragons. »
« Et moi aussi dit une voix derrière le groupe. »
Zaia sortit d’un coin d’ombre et s’avança vers Lhaelo.
« Tu ne penses pas que je vais le laisser sans aller tout seul sans surveillance. »
« Je pensais juste que le conseil avait un minimum de droits à la discrétion, mais il semble que cela ne soit pas le cas, railla l’elfe. Bon, et bien si vous êtes si motivé, nous partirons d’ici la fin de la semaine. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mer 25 Avr - 18:50

Il fallut quelques jours à l’expédition pour rassembler les équipements et les rares, très rares informations disponibles. Ils partirent à la tombée de la nuit, espérant ainsi se faire le moins remarquer possible, chose peu aisé quand on est accompagné d’un dragon. Le royaume des dragons, enclavés dans un cercle de hautes montagnes aux pics enneigés et déchiquetés, étaient situés à quelques jours de marche d’Almania, grâces aux réseaux de routes et de forteresses que la cité avait aménagées au temps de sa toute puissance sur la région. Même si lors de la période sombre que la cité avait traversé, un certain nombre de forteresses avaient été détruites ou déclarées indépendantes, le réseau était encore pleinement opérationnel.
« Nous aurons atteint la griffe du dragon, la dernière de nos auberges fortifiées d’ici deux jours, observa Lhaelo en lisant une carte à la faveur des flammes projetées par Narya. Après, il faudra décider par où rentrons-nous dans le royaume. »
« Comment ça demanda Cort. On passe par une zone peu surveillé et le tour est joué. »
Amato regarda le nain.
« Le royaume est entouré de hautes montagnes. Il n’existe que trois entrées pour rejoindre la plaine enclavée qui constitue ce qu’on appelle le royaume des dragons. La première des entrées sur notre route, est la passe des dragons, une faille de 300 mètres de large qui s’ouvre du bord des à pic rocheux jusqu’à la plaine. Le hic c’est que la vallée est fortifié sur toute sa largeur, et que personnes ne peut y rentrer sans montrer patte blanche car c’est le point d’entrée traditionnel du royaume. La seconde est la faille des vents, un col situé à l’est du royaume, entre une série de pics escarpés. C’est difficile et dangereux d’accès, et une garnison est censée y monter la garde. Enfin il y a l’effondrement de Tsarote, au nord qui est une dépression de plusieurs kilomètres recouvert de forêts. »
« Pourquoi n’y passe-t-on pas, demanda le nain. »
« C’est à plus d’un mois de marche, dit Lhaelo. Et en plus, les chevaliers dragons sont très présents dans cette région. »
« Alors on choisit quoi, demanda le nain. »
« La faille des vents, gronda Drakkaken. Nous pourrons nous camoufler quand nous serons dans les éboulis, et nous passerons à la faveur de la nuit. »
« Je vois que tu as réfléchis à la question, observa Tha’ar. »
« Etant jeune, j’ai passé beaucoup de temps à m’usé les ailes en parcourant le royaume dans tout les sens possibles et imaginable. Cela m’a bien servi quand mon père est tombé dans les ombres et que tous se sont retournés contre moi. »
« Alors va pour la faille des vents, dit Cort. Espérons que vos confrères n’aient pas la même idée que vous Drakkaken. »

La petite troupe atteignit la griffe du dragon en deux jours. Mais ils n’y restèrent que très peu de temps et ils se lancèrent en direction de la faille des vents. Ils quittèrent les forêts et les vertes prairies pour se diriger dans une région aux coteaux plus marqués et aux effleurements rocheux beaucoup plus présents. Dans cette région sauvage, où ni les dragons, ni Almania n’avait vraiment étendue leurs présences, s’en servant comme un no man’s land, il n’y avait plus de route clairement défini. Guidé par Drakkaken et Amato, qui effectuaient de courtes reconnaissances en vol pour éviter de se faire repérer, ils longeaient les ruisseaux en direction des massifs pics qui se dessinaient au loin.

« Nous avançons plutôt bien n’est-ce pas, remarqua Varl alors que le groupe s’arrêtait pour quelques heures. »
« En effet, maitre nain dit Drakkaken. D’ici trois à quatre jours nous serons à la faille. Mais c’est maintenant que les choses deviennent dangereuse, car les patrouilles veillent sur le secteur. »
Une flèche siffla, se plantant dans le bouclier qu’Amato avait propulsé devant le nain et le dragon. Le nain se retourna et vit un groupe de chevalier en armure, arborant un écusson rouge sang ou était s’inscrivait un dragon squelette. Il vit Drakkaken se propulser en l’air d’un battement d’ailes, rejoint instantanément par Amato. Les chevaliers chargèrent, mais une ligne de feu s’abattit du ciel, les jetant à terre comme des vulgaires poupées de chiffons. Le nain expérimenté dénombra une vingtaine de chevaliers à terre, une dizaine d’autres n’allant pas tarder à les rejoindre, car la puissante queue du dragon couleur acier s’était mis en mouvement. Les premiers attaquants se relevaient et il vit alors Cort passer devant lui, se ruant au combat en faisant de grands moulinets de ces doubles haches. Le premier adversaire tomba, le bassin brisé par la puissance de l’impact avec le jeune nain. Un second perdit un bras, puis une jambe en tentant de traverser le mur d’acier formé par les arabesques compliquées des deux armes de son jeune congénère. Derrière lui, des incantations se firent entendre, et les projectiles magiques générées par Lhaelo et Tha’ar le frôlèrent, ainsi que les flèches de Zaia et d’Arylan. Il jeta un coup d’œil et ces compagnons lui firent signe qu’il pouvait se jeter au combat. Un groupe de trois chevaliers se dirigea vers lui, tentant de l’encercler. Prenant ces deux marteaux de guerre, le nain leurs fit signe. Puis soudainement il frappa le sol, et des nuées d’éclairs jaillirent, fauchant les trois gardes. Deux nouveaux adversaires s’avançaient vers lui. Le nain les attendit, sachant qu’il ne pourrait réitérer sa petite manœuvre. Il chargea brusquement, hurlant un cri de guerre millénaire de son clan. Le premier de ces adversaires fut un poil trop lent, et Ragnarok, un des marteaux de guerre de Varl, lui brisa les côtes, broyant ses poumons par la même occasion. Le second adversaire fut fauché par un coup de griffe de Drakkaken qui démontrait que même au sol, il était un adversaire redoutable. En moins d’une minute, une dizaine d’adversaire avait été mis hors combat. Une douzaine tenta de se remettre en formation et de charger. Ce fut presque fait lorsque d’un coup de queue, Drakkaken propulsa Amato vers le groupe. Le demi-elfe fendit les airs comme une flèche et il déploya ces ailes après avoir traversé le groupe de chevalier. Tous s’écroulèrent en silence, découpé en deux par Narya. Le sixième sens du nain l’avertit, et il se laissa tomber à terre lourdement. Une double hache fendit l’air et alla faire exploser le crâne d’un chevalier qui tentait de l’attaquer par derrière.
« Nom d’une naine sans barbe, s’exclama Cort. J’avais cru que tu ne l’avais pas vu venir !!! »
« T’inquiètes pas gamin, répondit Varl. Je faisais ce coup là alors que ton grand père était encore en train de trousser les dames dans les mines du royaume !!! »
Varl lança à Cort son arme et jeta un coup d’œil circulaire au champ de bataille. De la trentaine d’attaquants, moins d’une dizaine étaient encore en vie. Ceux-ci avaient encerclé Amato. Varl voulut se porter à son secours, mais Cort le retint.
« Mon ami, si tu veux pas avoir les poils de la barbe roussi, je te conseille de rester ici. »
A ce moment là, une vague de flammes enveloppa Amato et les chevaliers, dans un éclat si vif que Varl dû fermer les yeux. Lorsqu’il les rouvrit, le demi-elfe était entouré d’un nuage de cendre.
« Plutôt efficace pour griller la viande non ??? »
Les deux nains s’approchèrent du reste de la troupe.
« Un jolie combat contre une patrouille, ça fait toujours du bien non, s’exclama Varl. »
« Ce n’était pas une patrouille, contredit Drakkaken. Ils sont beaucoup trop nombreux. Ils étaient à notre recherche, vu qu’ils ont attaqué à vu. Les patrouilles éliminent leurs ennemis de loin. Non, là c’était bien une phalange qui était chargé de nous éliminer. »
« Nous sommes donc repérer, dit Lhaelo d’un ton sinistre. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mer 2 Mai - 18:45

Chapitre 18 : la passe des dragons
Cycle 6 : le maitre des dragons

La nuit était tombée, mais ils n’avaient pas allumé de feu. Réfugié au fond d’une faille étroite, les 8 compagnons écoutaient les bruits de la nuit. Régulièrement des râles de dragons se faisaient entendre, plus ou moins proche. Il fallut qu’ils attendent le milieu de la nuit pour qu’ils puissent enfin se détendre, tout bruit ayant cessé.
« Ils ont abandonnées les recherches un peu vite, s’étonna Cort. »
« Ils savent que je peux vous camoufler grâce à la magie, répondit Drakkaken. Ils vont se mettre en position pour que nous ne puissions pas s’enfuir du secteur. »
« Il nous reste quelle option, demanda Tha’ar. »
« Soit on tente de passer en force, mais pour la reconnaissance en douceur c’est plutôt contre-indiquer, observa Arylan. »
« On pourrait tenter de rebrousser chemin, proposa sinistrement Varl. »
« Ce sera aussi dur que forcer le passage, remarqua Arylan. Et on risque de tout perdre pour un gain potentiel nul. »
« Ce n’est pas un jeu, grogna Varl. »
« Mais tout est un jeu mon ami, rétorqua le gnome. »
« Es-tu prêt à risquer ta vie pour ce jeu, demanda Tha’ar. »
« C’est bien ce que je fais en vous suivant, non ? »
Le silence tomba sur le groupe.
« Et si on passait par la passe des dragons, proposa Amato. »
« Tu es suicidaire ou quoi, s’interrogea Zaia. Ils vont tous être sur leur garde là-bas. »
« Ils seront trop occupé à nous chercher ici, contra Amato. Je suis sur que l’essentiel de leur effectif est à nos trousses. »
« L’idée n’est pas bête, dit Lhaelo. Au moins on aura l’avantage de la surprise. »
« Ouaip, ils croiront jamais qu’on est assez stupide pour faire ça, railla Zaia. »
« En même temps on est plus à un truc stupide près, dit Cort. »
Quelques instants plus tard, ils se mirent en route dans l’obscurité.

Un soleil pâle c’était levé, déchiquetant avec peine la brume qui stagnait. A quelques kilomètres du groupe, la passe des dragons se perdaient dans la brume, invisible fêlure d’un immense mur de roches et de neige. Malgré la distance et la brume, ils ne pouvaient ne pas entendre les cris des dragons.
« On dirait qu’ils nous attendent de pied ferme, railla Cort en sortant ces doubles haches. »
Drakkaken se stoppa un instant et écouta attentivement les bruits portées par le vent. Il gronda sourdement et se tourna vers Amato.
« Vient mon ami, notre destin nous appelle. »
« Qu’est ce qu’il se passe, demanda Amato. »
« Ils ne nous attendent pas, siffla le dragon. Ils se battent pour nous. »
D’un bond, Amato sauta entre les ailes de la créature et se calla sur sa selle. La créature couleur acier déploya ces ailes et décolla immédiatement en poussant un long cri rauque. Le vent porta alors une grande clameur, mélange de rage et de joie.
« Je pense qu’il ne faut pas louper ça, dit Arylan. »
« T’as raison garçon, ajouta Varl. »
Immédiatement ils se mirent à courir pour atteindre le sommet du coteau qui leur masque la faille des dragons. En un instant, ils eurent rejoint le sommet de la colline, malgré la raideur de la pente. Ils virent alors en contrebas, des dizaines de dragons et de chevaliers combattre, dans un déferlement de flammes et de cris.
« Heu, question bête, on tape sur lesquelles demanda Cort. Parce que un dragon qui crache du feu contre tes ennemis, ça ressemble beaucoup à un dragon qui crache du feu sur tes alliés, quand on ne sait pas qui est l’ennemi et qui est l’allié. »
Zaia se retourna vers le nain, en sortant son arc blanc.
« Heu tape ceux qui viennent vers nous en crachant du feu, pour les questions d’ordre philosophique, on verra ça plus tard. »

« Drakk, j’ai une question, hurla Amato. »
« Quoi, demanda le dragon, prenant de l’altitude pour mieux plonger par la suite. »
« On reconnaît comment nos alliées ??? »
« Simple, eux ils nous crachent pas du feu, de l’acide ou de la glace dessus. »
Le dragon arriva à l’apex de sa trajectoire et il se tourna sur le dos avant de se laisser tomber en arrière en tourbillonnant. Le dragon se mit à tourbillonner et à cracher des nuées de flammes, se frayant un chemin vers la porte de la faille. Un trio de dragons monté par des chevaliers vêtus d’armures de plaques d’os se dirigea vers eux. Drakk stabilisa son vol et Amato décocha une série de boule de feu. Un des dragons réagit un poil trop tard et son cavalier prit la déferlante de flammes en pleine face, le désarçonnant. Le corps tomba dans le vide avant de toucher violement un des murs qui montait le long des à pics rocheux entourant la faille. Un craquement sinistre retentit. Le dragon squelette sans cavalier hurla horriblement et se rua vers Drakkaken et Amato, faisant fouetter sa queue, tuant un autre chevalier dragon.
« Il est fou celui-là, cria Amato. »
« Les dragons squelettes ne sont pas habitué à être monté, répondit le dragon couleur acier. »
Amato jeta un œil sur les deux dragons squelettes démontés qui maintenant était en train de se battre à grand renfort d’hurlement d’outre tombe et de fracas d’os broyés. Deux traits sifflèrent, rappelant à Amato que trois dragons squelettes montés de chevaliers fonçaient toujours vers eux.
« Ils commencent à me broyer sévèrement les ailes ceux là, gronda le dragon. »
Sans crier gare, Drakkaken infléchit sa trajectoire, passant sous le trio de dragons squelettes avant qu’ils n’aient le temps de réagir. Mais le dragon ne se contenta pas d’esquiver ses adversaires, d’un puissant coup de queue, il démantibula un des trois dragons squelettes et d’un puissant souffle il en carbonisa un autre qui disparut dans un nuage de cendres.
« Je te laisse le troisième Amato, gronda le dragon. »
Le demi-elfe déploya ces ailes et monta en tourbillonnant vers le dernier dragon squelette monté. Le dragon se cabra et sa queue terminée par de terribles pics d’os fouetta l’air, manquant de peu le demi-elfe. Amato battit des ailes et passant au dessus du dragon, atterrissant sur ses vertèbres cervicales. Il se laissa glisser jusqu’à chevalier qui tendit son épée. Le demi-elfe déploya ses ailes et sauta au-dessus du chevalier dragon. Il eut à peine atterrit qu’il fit fouetter son épée derrière lui. Il vit tomber la tête du chevalier dans le vide. Le dragon hurla de nouveau, et il plongea en direction du sol. Amato courut le long de la queue et plongea à la suite du dragon, utilisant son épée pour ralentir sa chute et trancher en deux la colonne vertébrale de son adversaire. Le dragon hurla et se disloqua dans une série de craquements sinistres. Deux carreaux d’arbalètes surgirent du néant, et Amato dû sa survie à son bouclier, attaché à son avant bras droit, qu’il ramena juste sur la trajectoire des deux projectiles. Amato vit en contrebas un dragon noir de couleur ébène monter en sa direction, un chevalier monté entre ces deux ailes. Amato vit le regard rouge de la créature le darder fixement. Un nouveau jeu de traits passa près d’Amato, et le demi-elfe replia ces ailes, tombant comme une pierre. Il passa à quelques centimètres de la gueule béante du dragon, et se rattrapa à la selle. Le chevalier sortit une lourde hache et tenta de l’atteindre. Amato passa sous le ventre du dragon et utilisa ces fouets enflammés qui coupèrent les sangles de la selle. Le dragon noir plongea brusquement, pour tenter de mettre le demi-elfe à découvert. Le chevalier hurla quand il se sentit sa selle glisser sur le dos de sa monture. Le dragon le regarda fixement, un sombre éclair dans son regard. Le chevalier s’écrasa une centaine de mètre plus bas, s’empala sur un des pics d’une des tours de garde de la faille. Amato se posa sur le dos du dragon. Ce dernier plongea vers la falaise la plus proche, espérant broyer contre la falaise son nouveau passager. Au dernier instant, Amato se laissa glisser de la créature. Le dragon frappa lourdement la falaise, mais il réussit à s’agripper avec ses puissantes griffes. Amato vit la tête du dragon noire se tourner vers lui, un rictus mauvais parcourant son visage reptilien.
Là, je suis très mal !!!
Amato tenta de plonger à toute vitesse, mais il entendit le son caractéristique d’un déluge de flammes déferlant dans les airs. Sentant son dernier instant arriver, il ferma les yeux. Le demi-elfe sentit une vague de chaleur passer à coté de lui. Le dragon noir hurla et Amato rouvrit les yeux et vit Drakkaken finir d’envoyer un déluge de flammes sur le dragon noir.
« Tu croyais que je t’avais laissé tomber gamin, gronda le dragon. »
« Encore une minute, et je serais plus qu’un bout de viande brulé, maugréa Amato. »
D’un battement d’aile, Amato rejoignit le dragon et monta sur son dos.
« J’espère que les autres vont bien, soupira Amato alors que sa monture reprenait de la vitesse pour attaquer de nouveau. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mer 2 Mai - 18:46

Au sol, la bataille faisait rage. Les chevaliers dragons alliés à Bhaal était manifestement en sous nombre, mais ils avaient au moins une centaines d’archers qui gardaient les portes d’or et d’ébène de la passe, empêchant les chevaliers rebelles d’organiser une attaque en bonne et dû forme. Beaucoup de chevaliers avaient ralliés le coteau ou se tenait les compagnons d’Amato. Tha’ar et Lhaelo créant des escadres de créatures qui harcelait les phalanges de chevaliers noirs qui défendait l’accès aux portes. Zaia et Arylan quand à eux, les soutenait grâce à leurs volées de flèches. Cort et Varl quand à eux ronger leurs freins en attendant de pouvoir combattre aux corps à corps.
« On ne pourra pas rassembler plus de chevaliers, maugréa Cort. Si on prenait l’initiative !!! »
Lhaelo jeta un coup d’œil en contrebas et vit les chevaliers dragons noirs se reformer en longues phalanges de combat.
« Ils sont en train de se réorganiser, grogna Tha’ar. S’ils chargent, ils nous submergerons et nous écraserons. »
Lhaelo soupira et acquiesça d’un signe de tête. Varl et Cort hurlèrent leur joie et se mirent immédiatement à charger en hurlant en nain. Des dizaines de traits tentèrent d’intercepter les deux nains. Mais tous rebondirent contre les solides armures naines et les terribles doubles-haches et marteaux de guerre des deux guerriers. Les chevaliers dragons dans la plaine se rendirent compte du danger et se mirent en position pour les intercepter.

« Amato, mon ami, je crois que tes amis ont les yeux plus gros que le ventre !!! »
Amato se débarrassa du dragon vert qui l’harcelait en lui tranchant la tête d’un revers de lame. Quand il jeta un regard en contrebas, il vit les deux nains charger les chevaliers noirs. Les deux guerriers avaient au moins une centaine de mètres d’avance sur les troupes qui les suivait. Les premiers ennemis arrivèrent au contact. Varl frappa le sol, et des nuées d’éclairs jaillirent, fauchant les premiers rangs ennemis. Quand à ceux qui s’étaient approché de Cort, une bonne partie d’eux gisaient au sol, démembré.
« En fait gronda le dragon, je crois qu’ils se débrouillent pas mal, mais on va leur donner un petit coup de pouce. »
Le dragon plongea et il balaya les rangs des chevaliers de son souffle enflammé.
« Ils sont à nous, hurla Cort. Va t’occuper de ceux qui sont en l’air. »
« En fait, ils n’ont pas besoin de nous, railla le dragon. »
Le dragon remonta, suivit d’Amato. Les dragons alliés aux chevaliers noirs s’étaient regroupées au niveau des remparts.
« Si ont fait tomber les remparts, on gagnera cette bataille, grogna le dragon. »
Ils plongèrent de nouveau, esquivant les nuées de flèches qui montées vers eux. Le souffle et les boules de feux des deux compagnons semèrent le chaos sur les remparts. Mais cela ne fit pas grand-chose, la plaine et les cieux étaient toujours le théâtre de féroce combat.
« On ne peut pas continuer comme ça, dit Amato. »
« Tu l’as bien dis, acquiesça le dragon. Mais on fait comment. »
Amato se laissa tomber, atterrissant devant les portes. Depuis quelques instants, le médaillon en forme de dragon qu’il portait depuis toujours, souvenir de ses parents, se mettait à vibrer. Au-dessus de lui, les gardes de la porte le regardaient d’un air méprisant. Amato sortit son arme.
« Zul araan term za’ar. »
Le sol sous lui trembla et un dragon de couleur terre immense sortit en hurlant. La bataille se figea, les combattants semblaient interloqués par l’apparition.
« Zard’han, le gardien de la faille, souffla Drakkaken en venant se poser à coté de lui. On dirait bien que tu es vraiment ce que mon père m’a dit. »
Le dragon s’éleva dans les cieux, se dressant de toute sa hauteur devant la porte, la réduisant à un jouet miniature.
« Je suis Zard’han, dragon gardien de la terre et de la passe menant à l’entrée de notre royaume, tonna le dragon. Pourquoi combattez-vous en ce lieu sacré ? »
Tous les dragons atterrirent et les chevaliers mirent un genou à terre.
« Qui m’a invoqué, et pourquoi, tonna le dragon. »
Amato avança vers la créature et inspira un grand coup, essayant de se donner une contenance.
« C’est moi Zard’han, gardien de la faille. »
Le dragon fit demi-tour et jaugea le demi-elfe. Il posa longuement son regard sur le collier d’Amato qui avait pris une teinte dorée au contraire de sa couleur acier habituel.
« Et pourquoi m’as-tu invoqué, jeune demi-elfe. »
« Il semblerait que certaines personnes tentent de soumettre les dragons et ceux qui les servent au joug du dieu maléfique Baine le Fléau. »
Drakkaken siffla doucement dans le dos et des rires cyniques parcoururent les rangs des chevaliers dragons noirs.
« Je n’ai que faire de ces querelles futiles, demi-elfe, gronda le dragon. Tu m’as l’air bien ignorant de nos coutumes. Je me demande même si tu n’as pas volé ce médaillon à son porteur légitime. »
Le dragon se dressa de toute sa hauteur, préparant à faire déferler son terrible souffle sur le demi-elfe.

« Il faut l’aider, hurla Zaia. »
Lhaelo fit signe à Tha’ar, qui agrippa Cort qui avait déjà sortit ces doubles haches, et se retourna vers la jeune femme.
« Non, dit doucement le mage elfe. »
« Mais le dragon va le tuer, hurla Zaia. »
« Si nous l’aidons, les dragons ne le reconnaitront pas comme ce qu’il est, coupa durement Lhaelo. Il doit survivre, il n’a pas le choix. »
Le souffle du dragon s’abattit sur le demi-elfe dans un bruit de tonnerre. Le sol s’embrasa littéralement et un épais brouillard monta dans la plaine. Un souffle de vent dégagea la scène, emportant un nuage de cendres et de scories. Deux jets de flammes jaillirent et allèrent frapper le dragon de terre, qui recula sous la force de l’impact. Drakkaken décolla et se porta à la hauteur de Zard’han.
« Je crois qu’il a réussit ton test, Zard, souffla le dragon acier. »
« Drakkaken, fils de Draken-Orth, j’aurais du m’en douter, souffla le dragon. Alors c’est lui. »
« Il semblerait bien, souffla Drakk qui alla se poser à coté du demi-elfe. »
Le dragon de terre se retourna et s’envola au-dessus du champ de bataille.
« Inclinez-vous devant notre seigneur !!! »
Une grande clameur s’éleva de la plaine et les chevaliers et dragons sur les remparts s’envolèrent dans de grands cris. Drakkaken se posa à coté d’Amato et le regarda.
« Tu as réussi ton premier test Amato. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mar 29 Mai - 18:23

Chapitre 19 : Le seigneur des dragons
Cycle 6 : le maitre des dragons

Un jour brumeux et blafard c’était levé sur la passe des dragons. Une nouvelle série de tombe s’alignait le long des murailles, trace de la bataille de la veille. Amato monta sur la tour de guet pour rejoindre ces compagnons et les chevaliers dragons présents. Les chevaliers s’agenouillèrent et un combattant à l’armure en écaille de dragon rouge se redressa.
« Gloire à vous Seigneur Amato, Maître des dragons, salua le chevalier. Je me présente, Taryan, maréchal des dragons rouge et fidèle à Mystra la Dame. »
« Je vous salus Taryan, dit Amato. Pouvez-vous me présenter vos compagnons et la situation. »
L’homme s’exécuta, présentant un à un les différents chevaliers dragons, qui était tous au minimum des commandants, c'est-à-dire des personnes ayant au moins 3 phalanges soit une centaine de chevaliers sous leurs ordres. Après les présentations, l’homme sortit une carte du royaume.
« La situation est simple Monseigneur, dit le maréchal. Pour atteindre le centre du royaume et le palais de Nim Drovitch, il va falloir passer par la faille. Malheureusement elle est protégée par des séries de bastion, permettant de bombarder sans risque les assaillants dans la faille. On pense que les chevaliers noirs en contrôlent une bonne partie et qu’ils nous y attendent de pieds fermes. Enfin au bout de la faille, une dernière forteresse barre l’accès à la plaine.»
« N’y a-t-il pas une solution permettant de faire tomber ces bastions sans trop de pertes, demanda Lhaelo. Sont-ils protégés contre les magies de téléportation ? »
Le maréchal réfléchit quelques instants.
« L’intérieur des bastions oui, mais on peut s’approcher sans trop de problème, répondit le maréchal. »
L’elfe réfléchit longuement.
« Et combien de bastions sont sous le contrôle de nos ennemis ? »
« Une demi douzaine, tous sur le flanc nord de la faille, dit le maréchal. Que décidez-vous Seigneur Amato.»
Le demi-elfe regarda Lhaelo. Il aurait bien aimé que l’elfe lui précise ses pensées, mais c’était vers lui que les chevaliers dragons se tournaient.
« On va former des escouades d’une dizaine d’hommes avec un téléporteur, commença Amato. Chacun aura une cible assigné et devra signaler sa chute au gros de la troupe avant que celle-ci se mettent en mouvement. »
« Et le bastion en bout de la vallée, demanda Lhaelo. »
« Ce ne sera pas un problème pour Drak et moi, dit Amato. »
« Faite attention Monseigneur, remarqua Taryan. Le bastion vous verra arriver de très loin et ils sont équipés de bonnes balistes et de très bons balistères pour les manœuvrer. »
« Ce n’est pas un problème Maréchal Taryan, coupa Amato. Vous avez une heure pour me préparez les escouades en collaboration avec Lhaelo. »
Tous acquiescèrent et se dispersèrent. Amato attrapa le bras de Zaia.
« Où vas-tu, demanda le demi-elfe. »
« Je vais aider Lhaelo à recruter des chevaliers dragons pour ton plan, répondit la jeune femme. »
« J’ai une autre idée, dit le demi-elfe. J’ai une heure à attendre et une grande tente de libre … »
La jeune femme sourit et l’embrassa dans le cou.
« Après tout, Lhaelo est un grand garçon… »

« Le gamin se débrouille pas mal, remarqua Tha’ar alors que lui et le reste du groupe descendait en direction des troupes de chevaliers dragons. »
« Oui, mais il pense avoir quelque chose à prouver, répondit l’elfe. »
« Comment ça, interrogea l’ogre prêtre en fronçant ses épais sourcils. »
« Comment crois-tu qu’il va s’occuper du bastion qui est au fond de la vallée, demanda Lhaelo. »
« Je n’ai pas réfléchis à ça, répliqua l’ogre. Faire tomber les bastions sur les crêtes est suffisamment compliquer. »
« Il va charger avec Drakkaken, une attaque puissante et brutale. Il pense pouvoir montrer à tous qu’il a la force nécessaire pour être un chef. »
« C’est stupide, lâcha l’ogre. On sait tous ce qu’il vaut !!! »
« Nous peut être, mais pas les chevaliers dragons, objecta l’elfe. Et il veut absolument démontrer qu’il n’est pas qu’un pauvre petit aventurier que l’on surprotège. »
« Puisse-t-il être aussi fort qu’il le croit, conclu Arylan d’un ton malicieux, s’attirant les foudres de l’ogre. »
« Oui, espérons le ou les chevaliers dragons risquent de se retrouver à court de meneur, soupira Lhaelo. »

Une heure plus tard, les différents groupes d’attaques étaient rassemblées sur la partie la plus large des remparts. Amato arriva alors, et regarda longuement chacun des groupes.
« Mes amis, aujourd’hui nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire de notre peuple, clama-t-il. En combattant avec courage, nous vaincrons les suppôts de Baine le Fléau et nous ramènerons notre peuple vers le coté de la lumière, vers le coté de Mystra, déesse de la magie. »
Tous à part Lhaelo applaudirent, mas aucun ne se rendirent compte de l’air soucieux du mage elfe.
« Mes amis, continua Amato. Vous savez que votre mission est importante, alors combattez avec honneur et bravoure et n’échouer pas !!! »
Les guerriers hurlèrent pour donner leur assentiment, une sensation grisante s’empara d’Amato.
« Mes amis, allons libérez notre peuple. »
De nouveaux éclats de voix embrassèrent l’atmosphère et Amato descendit en direction de Drakkaken. Tha’ar l’intercepta.
« Fait attention à toi mon ami, tu es le héraut des dragons, mais tu n’es pas invincible, souffla l’ogre. »
« Je ferais attention mon ami, répondit le demi-elfe en le regardant droit dans les yeux. Si on n’aurait pas eu besoin de tes talents de téléportation, je t’aurais demandé de venir avec moi. »
« Prends soin de toi, dit l’ogre. »
« Toi aussi, et fait attention à Zaia tu sais qu’elle est un peu tête brulée. »
L’ogre acquiesça et se retourna vers son groupe de combattants. Une dizaine de chevaliers dragons très bien équipé ainsi que la jeune et gracile mais mortelle Zaia.
« Autours de moi vous autres, on a un bastion à prendre. »
Tous les rejoignirent et l’ogre commença son invocation. Le pentacle de téléportation apparut et instantanément ils se retrouvèrent face à une sombre forteresse noire aux imposants murs de granits carré.
« Du fond de la vallée elle est quasiment invisible souffla Zaia. »
Tha’ar acquiesça et ordonna au groupe de se disperser tout en avançant vers la porte d’entrée du bastion. L es gardes ne les avaient pas remarqué, l’ogre ayant pris soin de se téléporter à une distance raisonnable du bastion. Zaia fit signe à Tha’ar, lui montrant son arc bander avec deux flèches puis les deux gardes de la porte. Tha’ar observa la configuration du fort et lui donna l’ordre de les éliminer, les guetteurs se trouvant à l’opposé du fort, du coté de la vallée. La jeune femme banda silencieusement son arc, et Tha’ar vit que plusieurs chevaliers dragon rampaient déjà vers les deux futurs victimes. Les traits sifflèrent et les deux gardes s’écroulèrent en s’étouffant, la gorge lacérée par les flèches de Zaia. Instantanément les chevaliers dragons surgirent, les achevant et prenant leurs places comme ci de rien n’était. Dans le dos des nouveaux gardes, dans un angle mort le cachant des patrouilleurs éventuels du chemin de ronde, un des chevaliers s’attaqua à la serrure. Zaia et Tha’ar le rejoignirent lorsque la patrouille des remparts fut passé.
« C’est long, chuchota la jeune femme. »
« La porte est protégé physiquement et magiquement, répliqua le chevalier dragon. Entrer en douceur ne vas pas être simple et rapide. »
« En même temps, sommes nous obligé d’entrer en douceur, observa Zaia en faisant un clin d’œil à Tha’ar. »
L’ogre fit signe aux chevaliers dragons qui étaient caché aux alentours de se tenir prêt. Il ordonna aux pseudo-gardes de s’éloigner.
« COLONNE DE FEU »
Deux colonnes de feu jaillirent du néant, et les portes du bastion tremblèrent. L’ogre prêtre ne s’était pas arrêter en chemin et des pierres massives frappèrent les portes les faisant sortir de leurs gonds.
« A l’attaque !!! »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Mar 29 Mai - 18:24

Les chevaliers dragons se ruèrent à l’assaut, franchissant en un clin d’œil les portes éventrées. Zaia et Tha’ar quand à eux passèrent par les remparts, utilisant les grappins que la jeune femme avait emmené avec elle.
« Plutôt pratique, observa Tha’ar. »
« Je m’en sépare jamais, dit la jeune femme. »
« Même quand tu … »
« Tha’ar, ce n’est pas le moment. »
Dans un dernier effort la jeune femme se hissa sur le rempart. En un instant elle attrapa et banda son arc qui était accroché dans son dos. Les défenseurs qui espéraient prendre les assaillants en les bombardant depuis les remparts en firent les frais. Soutenue par les projectiles magiques et les lianes invoqué par Tha’ar, Zaia élimina la dizaine de garde qui était sur les remparts en un clin d’œil.
« Rapport de la situation, demanda Tha’ar. »
Un des chevaliers dragons s’approcha :
« On contrôle la cour et les zones de guets, seul les casernements sont encore sous leur contrôle, mais ça ne va pas durer Monsieur. »
L’ogre acquiesça et suivit le chevalier dragon. Ils traversèrent la salle de garde, où le mobilier fracassé et les cadavres encore chaud montré l’efficacité de l’attaque. L’ogre prit la tête des troupes, s’enfonçant dans les boyaux donnant aux postes avancées qui se trouvaient plus dans la pente. Alors qu’ils descendaient un tunnel en pente douce, Zaia entendit un déclic.
« A terre !!! »
Tous obéirent, et la colonne de flammes les effleura sans les blesser. La jeune femme sortit une dague et l’envoya en direction du garde qui venait de les attaquer. Ce dernier croyant les avoir éliminés hoqueta de surprise quand la dague s’enfonça dans son cou dans un bruit humide. Il tomba avec grands bruits, et trois autres gardes arrivèrent au pas de course. Ils furent accueillis par les armes des chevaliers dragons qui les taillèrent en pièces. Le groupe descendit alors jusqu’aux positions avancées, une série de grotte donnant sur la vallée en contrebas.
« Trop tard on dirait, souffla Zaia en voyant un feu d’alerte allumé. Ils ont donné l’alarme !!! »
« Envoi le signal que le bastion est tombé, on peut encore les prendre de vitesse dit Tha’ar. »

« Monseigneur, l’alerte a été donné, dit un page en s’avançant vers Amato. »
« Quel bordel, cracha le demi-elfe. Maréchal, commençait à faire avancer les troupes, ils ne restent que deux bastions qui ne sont pas encore sous notre contrôle. »
« Et la forteresse au bout de la vallée, interrogea le maréchal. »
« J’en fais mon affaire, affirma le demi-elfe en montant sur Drakkaken. »
Le dragon décolla sans attendre l’ordre. En un battement d’aile il plongea vers la vallée, prenant de plus en plus de vitesse.
« Tu sais ce que j’ai en tête, demanda Amato. »
« Oui, dit le dragon alors que les parois de la vallée défilées de plus en plus vite. »
« Et t’en pense quoi ? »
« C’est dingue, stupide et dangereux, donc si tu es ce que tu sembles être ça marchera. Sinon tu seras mort et ridicule. »
Les premiers traits en provenance de la forteresse sifflèrent aux oreilles d’Amato.
« Intercepte ceux de la forteresse, je m’occupe de ceux des bastions, dit Amato. »
Drakkaken gronda et accéléra encore, faisant défiler les parois de la vallée encore plus vite. La forteresse se dessinait de plus en plus nettement, et ses traits se mirent à se faire plus précis. Mais Amato se concentrait sur ceux venant des derniers bastions, qui même s’ils combattaient pour leur défense, jouaient encore leurs rôles. Le vol de Drak se fit plus erratique, plongeant vers le sol, qui défilait par moment à moins d’un mètre du ventre de la créature, faisant de brusque embardée, manquant de jeter hors de sa selle Amato. La forteresse grossissait encore, et ils commencèrent à distinguer les défenseurs qui manipulaient les balistes qui les harcelaient. Amato sentit sa monture se contracter, et plusieurs boules de feu jaillirent de la gueule de Drak, s’écrasant contre les murailles de la forteresse. Frustré de ne pas avoir touché la moindre des machines de guerre le dragon gronda et accéléra encore.
« Calme toi et continue à les bombarder, ça les distraira, ordonna Amato en tirant sur les brides, chose qu’il faisait que très rarement, préférant faire confiance à se monture. »
Malgré une réticence palpable, le dragon obéit et envoya des nuées de boules de feu sur la forteresse, qui trembla sous la puissance des impacts. A une centaine de mètre des murs, l’air était brulant et chargé de flammèches et de projectiles. Voyant que le dragon approchait toujours à pleine vitesse, sans jamais avoir été touché, plusieurs balistères et archers prirent la fuite. Voyant ça, Amato sourit et donna un coup de pied au dragon, qui réagit instantanément. Drakk redressa son vol, montant à la verticale en tournoyant, évitant les traits des archers qui passaient loin tant ceux-ci étaient surpris par la manœuvre. Amato quand à lui, déploya ces ailes et continua à foncer vers la porte. Il se concentra et l’air s’embrassa autour de lui, le transformant en projectile enflammé.
« Zul Kerel Zem Zart »
Les colonnes de feu jaillirent des mains d’Amato et allèrent s’écraser contre les murs autour de la porte, qui fondirent instantanément. Les portes grincèrent et s’effondrèrent dans un fracas du tonnerre. Amato redressa son vol à l’instar de sa monture qui après un impressionnant piqué revenait à la charge, noyant sous un déluge de flamme la forteresse éventré. La tour centrale de la forteresse ne soutint pas le choc, et s’effondra à son tour, entrainant de larges pans de murs à sa suite.
« Pas mal comme technique, souffla le dragon. Un peu suicidaire mais globalement efficace. »
Amato sourit et vit le gros des troupes arrivées, le maréchal Taryan à sa tête.
« Plutôt efficace, remarqua le maréchal. Je n’aurais jamais cru qu’un seul chevalier et son dragon puisse mettre à bas cette forteresse. Nous avons remporté une grande victoire. »
Amato fronça les sourcils et regarda la plaine qui s’étendait devant eux, devinant sans peine ce que masquer le nuage de poussières au loin.
« Nous avons remporté une bataille Maréchal, mais pas la guerre. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:07

Chapitre 20 : Draken-Orth le maudit
Cycle 6 : Le maitre des dragons


« Monseigneur, la forteresse de la faille est tombé, s’écria le messager. »
L’homme en noir se retourna lentement, très lentement, faisant comprendre qu’il pouvait en coûter très cher de le déranger dans sa méditation, surtout si c’est pour apporter ce genre de nouvelle. Il posa son regard sur le messager, qui ne put s’empêcher de trembler face aux terribles yeux verts de l’homme.
« Comment ça tombé, demanda lentement l’homme en noir. Comment la forteresse de la faille a-t-elle pu tomber aux mains de nos adversaires alors que nous contrôlons les bastions de la partie sud de la faille. »
Le messager regarda avec de plus en plus d’insistance le bout de ces bottes, comme s’il souhaitait disparaître sous terre.
« Réponds, hurla l’homme en noir. »
« Les forteresses sont toutes tombés avant l’assaut, dit timidement le messager. Nous avons perdu tout le contrôle de la faille. »
L’homme en noir resta un long, très long moment sans mots dire, le regard perdu dans le vague. Le messager tenta de s’approcher un peu, essayant de voir si son maitre été toujours en vie, malgré son aspect de statue de sel. Il ne fit presque pas de bruit quand l’épée faite d’une fine et longue écaille de dragon noire lui transperça les entrailles. L’homme en noir rouvrit les yeux, regardant l’homme agonir puis expirer sur le sol de la salle du trône.
« Que devons nous faire Monseigneur, demanda alors un guerrier en armure qui avait assisté impassible à toute la scène. »
« Rejoins le reste des troupes et gagne, ordonna durement l’homme en noir. »
« Nous n’attendons pas les renforts de Tsaroth, s’étonna le guerrier. Ils ont l’air puissant, surtout si celui qui les mène est ce qu’il prétend. »
L’homme en noir le darda de son regard vert et le guerrier se demanda s’il n’allait pas subir le même sort que le messager.
« Gagne, répéta lentement l’homme en noir. Sinon ta mort sera une bien piètre souffrance à coté de celles que je t’infligerais. »
Le guerrier salua et repartit d’un pas raide vers la sortie de la salle du trône, se demandant si le messager dont le corps ensanglanté gisait à terre n’avait pas eut une mort plus douce qu’il ne pouvait l’espérer.

« Maréchal Taryan, que conseillez-vous, demanda Amato. Vous connaissez mieux que moi le terrain, alors sommes nous dans une bonne position pour combattre. »
Le maréchal sortit une carte et l’étendit entre ces bras.
« Actuellement nous contrôlons la passe et toute la faille des dragons, ce qui nous permets de nous retirer facilement en cas de problème. L’entrée de la faille étant surélevée vis-à-vis de la vallée, nous avons une bonne position, si nous arrivons à déployer toutes nos troupes. »
« Ca ne devrait pas être un problème, remarqua Amato. »
« Détrompez-vous Monseigneur, beaucoup nous ont rejoins quand ils ont appris que vous étiez celui qui a vaincu le gardien de la porte. Nous avons une armée de 5000 hommes qui fait jeu égale avec celle en provenance de la tour. »
« En espérant qu’ils n’aient pas réussi à ramener leurs effectifs de Tsarote, observa Drakkaken. »
« Ne vous inquiétez pas pour ça, Seigneur Dragon, mes hommes s’en occupent et ils n’auront pas le temps de penser à nous. »
« Alors déployez les troupes au plus vite, ordonna Amato. Qu’elles sécurisent les abords de la faille. C’est notre porte de sortie en cas de revers de fortune et je ne veux pas que l’on soit acculé. »
« Bien Monseigneur. »
Le maréchal salua et partit. Amato se tourna alors vers Lhaelo.
« Lhaelo mon ami, j’ai besoin de toi. Je ne sais pas gérer de si grandes armées. Toi tu sais. »
« Mais je ne suis pas le seigneur désigné des dragons, répondit doucement Lhaelo. C’est à toi qu’il revient la charge de commander ces hommes. Et je sais que tu sauras t’en sortir. »
L’elfe partit à son tour, sa cape rouge de mage flottant derrière lui.

L’air chantait autour de lui. L’azur profond du ciel l’étreignait comme une mère étreignait son enfant. Le battement régulier des ailes du dragon qu’il chevauchait faisant l’effet d’une apaisante mélopée. Les cieux et le sol se renversèrent, et les boules de feu fusèrent autour d’eux.
« Trois sur nous, je te les laisse, gronda Drakkaken. »
Les ailes d’Amato se déployèrent dans un claquement sec et le dragon parut comme propulsé en avant. Les deux mains du demi-elfe se tendirent et deux colonnes de flammes jaillirent de part et d’autre. Les deux dragons qui avaient plongé à sa suite se jetèrent la gueule béante dans les flots de flamme, carbonisant les chairs tendres de leurs gorges qu’ils n’avaient pas protégés comme lorsqu’ils crachaient des flammes. Amato ferma ces ailes et plongea comme une pierre sur une vingtaine de mètre, se rattrapant à la queue du troisième assaillant qui était resté en arrière. D’un bond souple, il monta sur la queue du dragon aux écailles vertes et courut vers son cavalier. Celui-ci se détacha en hâte de sa selle et tenta de saisir son épée, mais un premier coup de bouclier lui là fit sauter des mains, le second le fit chuter par-dessus sa selle. Le dragon réagit en tentant d’attraper le demi-elfe, qui plongea dans le vide en déployant ces ailes au bout de quelques secondes de chute libre.
Vire !
Amato obéit à l’injonction mentale, se doutant de son envoyeur et du but de la manœuvre. D’un battement d’aile, Amato vira. L’air se fit plus dense lorsque Drakkaken le frôla, interceptant rudement le dragon vert qui plongeait à la suite d’Amato. D’un battement d’aile les deux créatures reprirent du champ en faisant deux demi-cercles parfaits. Arrivé à la plus grande distance de leur trajectoire, les deux créatures accélérèrent, poussant de puissants cris. Amato arma son arbalète et visant le dragon vert. Les carreaux fusèrent et se plantèrent tant bien que mal dans le cuir de la créature. Le dragon tourna sa tête vers Amato et tenta de cracher un jet de flamme. Mais il avait oublié le puissant dragon gris acier qui lui broya le cou, le tranchant en deux.
« On commence à être bon, remarqua Amato. »
« J’ai failli te heurter en attaquant remarqua Drakkaken. »
« Il ne fallait pas que je me décale trop, sinon il se serait douter de quelque chose, rétorqua Amato. Enfin maintenant il ne peut plus remarquer grand-chose. »
Un nouveau quatuor d’adversaire apparut, malgré le fait que le demi-elfe et le puissant dragon d’acier étaient maintenant bien excentrés de la bataille aérienne.
« Bon, ba il faut y retourner, maugréa Amato. »
« On leur fait le coup de la roulette, gronda Drakkaken. »
Les deux combattants plongèrent à l’unisson, comme mut par le même esprit.

« Maréchal, avez-vous des nouvelles d’Amato et de Drakkaken, demanda Zaia. »
« La bataille d’avant-garde entre les dragons est plutôt confuse, personne ne peut dire qui est en vie ou pas. »
« Ne t’inquiètes pas pour ça Zaia, dit Tha’ar. Amato et Drakkaken sont plutôt bon dans leur domaine. »
« Ils sont deux fois moins nombreux que leurs adversaires, observa la jeune femme. »
« Pile dans leur corde, observa Arylan. Sinon ils s’ennuient car ils ne trouvent pas assez d’ennemis. »

« Je le sens qu’il arrive… Au fond j’en suis presque désolé… Celui que mon premier née à choisis… Celui que les Dieux ont choisis pour leurs basses œuvres… Celui que les Dieux ont choisis pour soumettre une fois de plus mon peuple à leur bon vouloir et leurs futiles querelles de pouvoirs et d’envies… On m’appelle Draken-Orth le maudit… Maudit pour avoir voulu la liberté de mon peuple… Maudit pour les avoir défiés… Maudit pour avoir été un esprit libre dans un monde de soumission. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:08

« Ca avance pas gronda Amato !! »
Le demi-elfe regarda en contrebas. Bine positionné par le maréchal Taryan, les troupes sous ses ordres tenaient toujours l’entrée de la faille, les assauts ennemis s’échouant contre les contreforts de la faille parsemé de pièges. La forêt de lances et de hallebardes qui avait été dressé sur les ordres du demi-elfe avant la bataille, malgré le désaccord du maréchal, avait joué parfaitement son rôle, brisant chaque assaut.
« On les épuise, observa le dragon, et leurs dragons perdent du terrain. »
« Nos hommes finiront par perdre pieds, et plus rien ne sera joué, objecta le demi-elfe. »
« Je suppose que tu as une idée en tête pour me faire part de tes réflexions, soupira le dragon en évitant une attaque d’un dragon ennemi. »
« Pour détruire le corps… »
« Attaque toi à la tête, finit le dragon. »
La créature couleur acier plongea en direction du sol dans un tourbillon de flammes, frôlant les lignes ennemies et les traits que les adversaires échangés. La clameur des troupes emplit l’air. Les ailes du dragon battirent l’air, soufflant les premiers rangs des attaquants en contrebas. Les ailes du demi-elfe se déployèrent et il atterrit au milieu des guerriers qui commandaient les troupes. L’épée s’enflamma et le bouclier aux couleurs du dragon d’or frappa. Les guerriers furent surpris de l’attaque et en un éclair, la lame embrassée les élimina, les fauchant comme des blés murs. Les troupes autours ne purent aider, les flammes de Drakkaken les ayant réduits à néant dans un déferlement de chaleurs et d’énergie magique. Les conséquences sur les troupes attaquantes firent quasi immédiates. Voyant leurs chefs et leurs gardes d’élites disparaître en un clin d’œil, les troupes commencèrent à douter. Les lignes d’attaques commencèrent à se désagréger, certains bataillons ralentissant l’allure. Voyant ces premières brèches se former, le maréchal Taryan et Lhaelo ordonnèrent l’assaut. Les guerriers alliés à Amato se ruèrent sur les troupes ennemies, s’engouffrant dans les brèches. Cela divisa encore plus les attaquants, qui tentèrent de reformer leurs rangs dans la confusion la plus totale. Leur tentative de regroupement échoua, les divisant encore plus et permettant aux troupes menées par Amato d’enfoncer encore plus les lignes ennemies. Au cœur de la mêlée, le demi-elfe fauchait inlassablement ses adversaires, utilisant la puissance de ses flammes et de son épée pour vaincre tous ceux qui se dressaient contre lui. Au cœur de la bataille, il rencontra Cort, qui ravageait par ces grands coups de hache les lignes de ses adversaires.
« Bien joué, Amato, dit le nain. Couper la tête pour mieux détruire le corps, au moins un de nous deux à suivi les conseils de nos pères. »
Le demi-elfe se retourna vers les lignes ennemies qui se désagrégeaient de minutes en minutes dans la confusion la plus totale.
« Maréchal, rappelez les troupes, ordonna Amato. Je ne veux pas prendre le risque d’une contre attaque. »
« Ne devrions pas poursuivre nos adversaires pour en finir, demanda le maréchal. »
« Nous ne savons pas si des troupes fraiches arrivent de Tsaroth, malgré votre assurance, répondit le demi-elfe. Reformons les troupes et marchons vers la tour du Seigneur des dragons. »
Le maréchal acquiesça et partit donner les ordres idoines. A contre cœur les troupes cessèrent la poursuite, laissant les lambeaux de l’armée attaquante s’enfuirent sans demander leur reste. Il fallut près d’une heure pour que les rangs se reforment de manière correcte et que les éclaireurs se déploient. Lorsque les premiers rapports confirmèrent qu’aucune mauvaise surprise n’était en approche, Amato donna l’ordre de marcher sur la tour du Seigneur des Dragons. Malgré la bataille encore fraiche, les troupes avancèrent rapidement.
« Qu’allons nous trouver là-bas, demanda Amato alors qu’il volait à la tête des bataillons, monté sur Drakkaken. »
« Je doute que l’on bataille de nouveau, répondit le dragon. Leurs troupes survivantes se sont dispersées et ils savent qu’ils devront finir par se rendre. »
« J’espère que tu auras raison mon ami, soupira le demi-elfe. »

« On dirait que votre plan n’a pas fonctionné Seigneur Baine, observa l’homme en noire en scrutant l’horizon. Vos troupes ont subies une lourde défaite et Amato s’avance victorieux pour prendre sa récompense. »
« Vous êtes encore là pour l’en empêcher, siffla le Dieux. Même si je doute que vous soyez capable d’arrêter grand-chose. »
« Voulez-vous que je le combatte, demanda l’homme en noir d’un ton cynique. Tuer cet enfant ne sera pas dur. »
« Un enfant qui a défais les troupes sois disant d’élite que vous entrainiez, remarqua Baine le Fléau. Mais je ne vous enverrais pas l’affronter, la victoire serait trop belle pour vous. Et je connais un dragon dans sa prison qui le verra avec intérêt, avant de le tuer. »
« Puisque que vous le désirez ainsi, dit l’homme en noir. Mais ne croyez-vous pas que Draken-Orth pourrait choisir une autre option que le tuer. Le vieux dragon n’a jamais été vraiment contrôlable que se soit par vous ou par un autre Dieu. »
« Il suffit, tonna Baine. Je ne tolérais pas plus d’impertinence de votre part serviteur. Le dragon ferra ce qu’on lui dit de faire, il en a toujours était ainsi et il a était durement puni pour avoir voulu faire autrement. »
L’homme en noir hocha la tête. Il sentit l’avatar que Baine choisissait pour se matérialiser se rapprocher de lui.
« Ne vous inquiétez pas, Eydguard, le dragon obéira, quoi qu’il lui en coute. Aller remplir votre rôle. »

La haute tour du Seigneur des Dragons se dressait face à eux. Au fur et à mesure de leurs approches, Amato et Drakkaken discernèrent la silhouette qui les attendait à son pied.
« Lui gronda Amato. L’homme en noir qui a attaqué le manoir. Je dois le capturez, il doit savoir ce que son devenu mes parents. »
Le demi-elfe déploya ces ailes et fondit vers l’homme en noir, sourd aux avertissements du dragon qui se résigna à le poursuivre. Narya s’enflamma avec une puissance jamais atteint. Au dernier instant, l’homme en noir sortit une longue épée noire, faite d’une écaille de dragon noir sculpté.
« Jolie attaque gamin, cracha l’homme en noir. Mais c’est bien insuffisant pour rivaliser avec moi. »
Amato attaqua de plus belle, mais d’une habile attaque, l’homme en noir lui fit sauter l’épée des mains et le jeta à terre. Il pressa son épée contre la gorge du demi-elfe.
« Te ruer au combat sans compagnons pour te secourir, quelle stupidité, siffla l’homme en noir. Même ton fidèle dragon ne peut t’aider, risquant plus de te tuer que de me neutraliser. Tu es bien aussi idiot que ton père. »
Les muscles d’Amato se tétanisèrent sous l’effet de la colère. Il devait trouver quelque chose, mais à terre comme il l’était, il ne pouvait bouger ou tenter quelque chose sans que son adversaire ne lui tranche la gorge.
« Mais heureusement pour toi, je ne dois pas te tuer aujourd’hui. Juste t’envoyer à ton fossoyeur. »
Un pentacle apparut et Amato se retrouva téléporté dans une grande caverne. Une ombre bougea et le demi-elfe porta instinctivement la main à l’endroit où aurait du se trouver Narya. Mais elle était restée au pied de la tour. L’ombre bougea de nouveau, et deux grands yeux bleus acier apparurent.
« C’est donc toi qu’ils ont choisis, souffla la voix. Une nouvelle marionnette des Dieux, comme celle que tu viens d’affronter. Ils me disent de te tuer. Ils me disent que comme ça j’aurais ma rédemption et que redeviendrait ce que j’étais. Il me dise que tu me combattras férocement, et que tu me tueras, comme tes parents m’ont vaincu. »
« Draken-Orth le maudit, souffla Amato. »
Une flamme enflamma une bougie et Amato put distinguer le dragon d’or. Autrefois majestueux et respecté, il n’était plus que l’ombre de lui-même, son corps et sa tête dévoré par la vermine. Une partie de ces écailles d’or étaient tombées, laissant à nu sa chair en décomposition.
« Comme tu vois, les Dieux n’ont pas été de main morte pour me maudire, mais sais-tu pourquoi ? »
« Vous avez massacré et ordonné le massacre de fidèles serviteurs de Mystra, répondit Amato. »
« Tu ne sais donc pas, soupira le dragon. Mystra avait envoyé ces troupes contre moi, car j’osais ne pas lui obéir, ne pas mêler mon peuple à sa futile guerre de pouvoir. Mais aucun Dieu ne tolère ça, et ils tentèrent de me détruire, afin de conserver la mainmise sur mon peuple. Et tu as vu le résultat, à peine maudit que mon peuple sombra dans le chaos, s’entretuant pour un pouvoir qu’ils n’auront jamais. Aujourd’hui, ils demandent de te tuer ou de me tuer, leur débarrassant d’ennemis potentiels sans se mouiller. »
Amato se prépara à l’attaque, voyant le dragon lentement se déplacer vers lui.
« Mais tu vois jeune demi-elfe, je vais ne pas leur obéir, même si cela ne fait que renforcer ma malédiction. Azar Ort !!! »
Amato se retrouva téléporté au sommet de la tour du Seigneur des Dragons. Draken-Orth apparut alors, écrasant la scène de toute sa puissance déchue.
« Moi Draken-Orth, dernier Dragon d’or à avoir guidé notre peuple, je couronne officiellement Amato Anubismose, serviteur de Mystra, comme Seigneur des Dragons. »
Tous les dragons présents et les chevaliers s’agenouillèrent.
« Gloire à toi Amato, Seigneur des Dragons, clamèrent tous d’une seule voix. Notre corps et notre âme appartiennent à toi et à ta déesse. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:08

Epilogue du cycle du maitre des dragons

« On dirait maitre que votre plan à échouer, soupira l’homme en noir, Draken Orth n’a pas obéis à vos ordres. »
D’un geste vif, l’homme en noir évita la décharge de ténèbres que lui envoya le Dieu.
« En effet, votre inefficacité chronique me coute chère sur cette histoire, gronda le Dieu. Je me demande si je ne devrais pas vous remettre au commandement des gardiens de troupeaux orcs. »
L’homme en noir fronça des sourcils, mais il ne répondit pas.
« Mais ne vous inquiétez pas, j’ai déjà réfléchis à une telle perspective et bientôt je vous confierais le soin d’affronter cette énervante vermine. »

Mystra dans son palais, observa longuement le royaume des dragons, où Amato était officiellement couronné Seigneur des Dragons.
« Un retournement de situation bien avantageux, murmura la déesse. Avec les dragons à mes cotés, Baine n’aura qu’a bien se tenir. »

Au fond de sa caverne, Draken-Orth observait la réaction des différents membres du panthéon à leur insu.
« On dirait qu’il ne se doute de rien, dit le maréchal Taryan. »
« En effet, il pense qu’Amato sera une proie malléable pour leurs guerres futiles, acquiesça le dragon. »
« J’espère que vous ne vous trompez pas au sujet du garçon, observa le maréchal. L’enjeu pour notre peuple est bien trop important. »
« Doutez-vous de ma sagesse, persiffla le dragon d’or. »
« Il vous est arrivé d’échouer, dit roidement le maréchal. Votre situation actuelle le prouve. »
Le dragon siffla longuement, sa langue déployé autour de sa tête rongée par la vermine.
« Ne vous inquiétez pas maréchal, j’ai appris de mes erreurs. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:09

Chapitre 21 : Contre-attaque
Cycle 7 : Le destin d’Amato


« Eydguard !!! »
« Oui maître. »
L’homme en noir s’approcha du trône de son noir maître. L’avatar de Baine le Fléau semblait encore plus furieux qu’a l’accoutumée, ce qui n’était pas bon signe pour l’espérance de vie du guerrier.
« Que voulez-vous maître, demanda l’homme en noir. Vous m’avez déjà rabroué pour mon échec. »
« En fait, je pense que cela n’a pas que du mauvais dans votre lamentable échec mon cher, dit le Dieux d’un ton persiflant. Le fait est que Draken-Orth n’est même pas combattu le gamin m’intrigue. Je pense que le vieux lézard a un coup fourré sous ces ailes mitées. »
« Pensez-vous qu’il tentera de rallier Amato à sa vision des choses, suggéra l’humain. »
Le Dieux réfléchit quelques instants.
« Non je ne pense pas qu’il ira jusque là, répondit le Dieu. Vous savez comment le gamin a été élevé, il ne trahira jamais Mystra. »
« Je l’ai pourtant fait alors que j’ai le même parcours que lui, objecta le guerrier. »
L’avatar de Baine le Fléau éclata alors d’un rire sonore et démoniaque.
« Voyons Eydguard ne me prenez pas pour un idiot, persiffla-t-il. Vous n’avez pas trahi Mystra mais mis à votre compte. Je doute que vous m’avez rallié par amour de ma personne. »
Le guerrier se raidit, ne sachant pas à quoi s’attendre de l’avatar qui par le passé avait plus d’une fois montré son caractère colérique et meurtrier.
« Mais ne vous inquiétez pas, tant que vous me servez de manière utile, je ne vois pas l’intérêt d’agir contre vous, ajouta le Dieu. Par contre, j’ai une mission pour vous… »

Le légendaire royaume des dragons s’étendait autour de lui. En face, en direction du sud, la faille des dragons s’ouvrait entre les pics qui ceinturaient la plaine centrale. A l’est et à l’ouest, les massifs qui constituaient le tiers du Royaume s’étendaient telle une immense armée au garde à vous. Au nord, perdu dans la brume matinale, la longue faille de Tsaroth et ses forêts s’agitaient doucement sous la brise du matin.
« Le spectacle de notre royaume à l’aurore est le plus beau des biens de ce monde, dit le maréchal Taryan en montant sur la plate forme en haut de la tour du Seigneur des dragons. »
« En effet, acquiesça Amato en saluant le maréchal. Alors quelles sont les nouvelles ? »
« Dame Zaia est bien arrivée avec son escorte à Almania, déclara le maréchal. Mais je me demande pourquoi voulez-vous l’éloigner d’ici. Un Seigneur des dragons a le droit d’avoir une compagne. »
« Qui vous dit que je l’éloigne, rétorqua le demi-elfe. »
« Je ne suis pas bête Monseigneur, ajouta le maréchal. »
« Mon instinct me dit qu’elle sera plus en sécurité à Almania avec Lhaelo, Tha’ar et les autres qu’ici. »
« Qu’est ce qui vous fait dire ça, s’étonna le maréchal. Nous n’avons jamais eu autant de chevaliers pour défendre le royaume, la réapparition de Drakkaken et l’adoubement par son père de Monseigneur ont convaincu de nombreux chevaliers qui s’étaient tenu à l’écart du conflit de revenir. Nos fortifications sont de nouveau pleinement opérationnelles et les dissensions entre les différents membres de notre peuple ont été mises à l’écart suite à votre arrivée et à l’absolution que vous avez donnée à ceux qui rejoigne raient nos rangs pour défendre le royaume. »
« Le problème est bien là Taryan, dit Amato. Les prêtres de Mystra sont venue me voir ce matin encore pour que je prenne des mesures contre ceux n’ayant pas combattu à leur coté. »
« Vous avez pourtant châtié ceux qui avait détruit les temples situés sur notre territoire, observa le maréchal. Cela ne leur à pas suffit. »
« Non, il demande que j’emprisonne tous ceux qui les ont combattu et que je donne des avantages à ceux qui les ont soutenus, soupira le jeune demi-elfe. »
« Je ne vois pas pourquoi vous feriez ça, s’emporta le maréchal. Votre mesure est juste et accepté par tous. »
« Je m’étonne d’une telle réaction, observa Amato. Vous serez le premier à en profiter. »
Le maréchal réfléchit quelques instants, se demandant encore une fois si son véritable maître avait bien jugé le jeune demi-elfe.
« Cela divisera encore plus notre peuple, finit par lâcher le maréchal. Cela fait 20 ans maintenant que notre peuple s’entre déchire dans cette guerre fratricide. »
« Les dragons ont toujours dû donner leur allégeance à un Dieu pourtant, remarqua Amato. »
Taryan sourit et regarda le demi-elfe d’un air désabusé.
« C’est ce qu’ils veulent faire croire, mais pendant longtemps les dragons ont été libre et respecté par les Dieux eux-mêmes. Puis Mystra et Baine le Fléau ont décidé de les inclure dans leurs plans. Depuis, nous ne sommes que des jouets entre leurs mains. »
« Je ne pense pas que la situation soit si dramatique que ça, objecta Amato. »
« Vous verrez bien, soupira le maréchal, mais je doute que les évènements me donnent tort. »

« Nous arrivons Madame, clama le chevalier dragon de tête. »
« Je pense connaître mieux le coin que vous, railla doucement la jeune femme. »
La jeune femme regarda la plaine en contrebas. Au milieu, sur un imposant épaulement, reposait la cité d’Almania, ceinturée par ses puissants remparts. La jeune femme et ces deux cavaliers d’escorte s’engagèrent sur la pente en direction de la cité. Alors qu’ils avaient parcouru la moitié de la pente, le vent porta une odeur étrange au nez de la jeune humain. Elle porta la main à l’arc sculpté en écaille de dragon d’or qu’Amato lui avait offert au lendemain de son couronnement. Elle banda l’arc et une flèche enflammée se matérialisa. L’air siffla et un zombie s’écroula au sol, coupé en deux par la puissante flèche.
« Des morts-vivants, hurla la jeune femme. On se replie sur la cité. Et déployez le drapeau pour pas qu’ils nous tirent dessus. »
Les trois cavaliers dévalèrent la pente à toute vitesse, Zaia décochant régulièrement des traits pour ralentirent les morts vivants à leurs trousses. Ils avaient presque atteint le bas de la pente, quand une dizaine de chevaliers squelettes surgirent des bois et se lancèrent à leur poursuite. Malgré les talents de la jeune femme et de son escorte, rapidement les cavaliers furent au contact. La poursuite continua de plus belle, entre zigzags furieux et échanges de coups d’épées. Le gros de la troupe de morts-vivants les avaient presque rattrapé lorsque Tha’ar, Lhaelo, Arylan et Varl apparurent.
« Votre taxi est arrivé, hurla joyeusement le gnome. »
L’ogre et le nain se jetèrent sur les cavaliers dans un fracas d’os brisés et de beuglements sauvages. Le nain traça un chemin dégagé dans les premiers rangs de morts vivants grands coups de marteau de guerre, projetant moults étincelles et éclairs autour de lui. Tha’ar attrapa deux cavaliers squelettes qu’il broya avec ses puissantes mains.
« Arylan va rejoindre Varl pour l’extraire le moment venue, ordonna Lhaelo. »
« Et pourquoi se serait pas toi, rétorqua le gnome. Je n’aime pas ces saletés de créatures mortes, elle me rappelle ma grand-mère qui m’a élevé. »
« Celle que t’a rendu dingue en faisant apparaître des dizaines de doubles de toi, demanda l’elfe. »
« Ouaip, mais elle arrivait toujours à trouvé l’original pour me forcer à me laver et manger son horrible soupe aux navets. »
« Il faut combattre ces peurs mon ami, dit l’elfe en invoquant un élémentaire de terre. »
La créature attrapa le gnome et l’envoya au milieu de la trace faites par le nain.
« Si dame Zaia voudrait se donner la peine, dit alors l’elfe en montra le portail de téléportation. Je pense que notre aide pour rallier la cité ne sera pas de trop. »
La jeune femme acquiesça et traversa le portail, se retrouvant sur l’une des tours de guets de la cité. Elle vit au loin un second portail de téléportation apparaître et se refermer quasi instantanément. Une pluie de projectiles enflammés s’abattit dans la faille creusée par le nain et le gnome illusionniste.
« Voilà qui est réglé pour l’instant, soupira Lhaelo. »
« Comment ça pour l’instant, demanda Zaia. »
« Quelqu’un s’amuse à invoquer ces saletés de morts vivants depuis quelques jours, maugréa le gnome qui sortit d’un portail de téléportation. »
« Vous arrivez pas à lui faire sa fête, s’étonna la jeune femme. »
« Non, il est doué ce gredin, soupira Lhaelo. Enfin excuse nous pour cette arrivée un peu rythmée. »
« Ca commencé à me manquer, ce n’est pas que le royaume des dragons c’est calme mais presque, dit la jeune femme. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:10

« Ils ne sont pas en train de se taper dessus pour prendre la place du gamin, maugréa Tha’ar. »
« Non Amato a déclaré l’absolution à ceux qui n’avait pas détruit de temples au cours de la guerre. Apparemment beaucoup attendaient ça et il y a eu de nombreux ralliements. »
« C’est une bonne chose et ça ne m’étonne pas, dit Lhaelo. »
« Pourtant les dragons ont toujours été en guerre entre eux, remarqua Zaia. Je m’étonne que les choses soient si simples. »
« Les dragons n’ont pas toujours été désunis, et Draken-Orth avait presque réussi à les réunifié. Amato a pris la bonne décision, dit l’elfe. »
« Pourquoi as-tu l’air si soucieux alors, demanda Tha’ar. »
« Je pense que ça ne va pas plaire à tout le monde dit l’elfe . Et a certains à qui on ne pense pas. »
« J’espère que tu as tort, souffla Zaia. »
« Enfin tu n’es pas ici pour m’entendre faire mon oiseau de malheur. Je suppose que tu es fatigué de ton voyage. »
La jeune femme acquiesça et se laissa guider dans la cité.

La ville d’Almania illuminait la plaine au loin. L’homme en noir tira une longue bouffée dans sa pipe faite avec un éclat des cornes de Draken-Orth le maudit. Il ne put s’empêcher d’admirer la pipe, dernier cadeau de ces anciens compagnons avant qu’il ne se rende compte à quel point ils avaient été tous manipulé. Enfin son service auprès du morbide Baine le Fléau et sa cohorte de liches et autres seigneurs hors vivant lui avait permis de gagner la maitrise d’énergie et de sots qui lui était bien utile.
« D’abord Almania, ensuite le royaume des dragons, siffla entre ses lèvres l’humain. Faire tomber deux royaumes en une nuit, voilà un défi intéressant. »

Zaia c’était levé, un étrange sentiment d’insécurité au ventre. Elle avait tenté de trouver refuge dans les bras de son amant, mais celui-ci était bien loin d’elle ce soir. Elle vit alors que son arc luisait légèrement dans l’obscurité.
« Voilà qui est étrange, souffla la jeune femme. »
Elle essaya de se rappeler ce que cela signifier quand la cloche d’alarme de la cité retentit. Elle s’habilla en hâte et pris son arc et sa longue épée et courut vers la salle de guerre de la citadelle, siège de toute l’administration de la cité.
« Que se passe-t-il, demanda-t-elle une fois les portes de la salle franchies. »
« Tu es notre invité, coupa Lhaelo. Cela ne te concerne pas. »
« Répète ça et je t’enfonce l’arc dans un endroit particulier de ton anatomie, maugréa la jeune femme. »
« Je reconnais bien là notre Zaia, railla alors Tha’ar. Un nouveau groupe de mort-vivants a réussi à ouvrir une des portes de la cité. Un nouveau bataillon a alors surgit et a enfoncé nos lignes de défenses. On a réussi à les contenir dans un quartier, mais ça va être long de reprendre le secteur perdu. »
« Surtout si notre mystérieux ami invocateur continue à faire des siennes, ajouta Arylan. »

L’homme en noir franchit la porte éventrée de la cité et regarda avec satisfaction le travail des morts vivants. Un groupe de chevaliers squelettes se porta à sa hauteur.
« Nous avons pris la tour comme vous nous l’avait demandé, croassa un des chevaliers. »
« Bien, bien, acquiesça l’homme en noir. Escortez moi jusque là-bas et je vous donnerai les moyens de vaincre cette cité. »
Les chevaliers obéirent promptement et menèrent l’homme en noir dans le dédale de rues en bataille qui était sous leur contrôle. Ils montèrent rapidement en haut de la tour de guet, le cadavre des guetteurs encore chaud.
« Eloignez vous ordonna l’homme en noir. »

Lhaelo menait le groupe dans le dédale de ruelles où se déroulaient les combats. Les morts-vivants étaient nombreux et coriaces, mais les troupes d’Almania reprenaient petit à petit le contrôle des combats. Tout d’un coup, l’elfe se stoppa et regarda longuement le ciel, les yeux dans le vague.
« Lhaelo ça va, demanda Zaia. »
Le regard vitreux de l’elfe disparut instantanément, un éclat de panique le remplaçant.
« Aux remparts, vite !!! »
Le groupe se lança dans une folle course, exterminant les morts-vivants qui faisaient l’erreur de se mettre en travers de leur chemin. Il ne leur fallut que quelques instants pour rejoindre et monter sur les remparts. L’homme en noir se tenait sur la tour de la porte qui avait été prise, scandant un sinistre refrain :
« Necroem tanastos ereihein ress ress, Necroem tanastos ereihein ress ress. Vous qui êtes morts ici je vous ordonne de renaitre pour détruire cette cité. »
« Le sort des ombres souffla le mage elfe. »
Il porta alors son regard vers la plaine en contrebas. Le sol se mit littéralement à exploser. Des centaines et des centaines de cadavres putrides sortirent de terre. Des mercenaires, des orcs, des ogres, des démons et des wargs. Toutes les créatures qui avaient attaquée Almania, ainsi que ceux qui avait péris pour défendre la cité.
« C’est impossible souffla Tha’ar. Aucun être qui est vivant ne peut faire renaitre tant de morts. »
« On dirait qu’on a affaire à un petit protégé des Dieux, maugréa Varl. Mais aucun de ces Dieux ne le protégera de mon marteau de guerre. »
Le nain jeta son arme de toutes ces forces vers l’homme en noir. Ce dernier haussa les épaules et attrapa le marteau en plein vol et le renvoya en direction du nain.
« Vous en aurez besoin maître nain, dit-il avant de disparaître. »
Lhaelo regarda l’immense armée en contrebas qui lentement ce mettez en marche en direction de la cité.
« Par la déesse, jura l’elfe. Zaia avertit Amato, nous allons avoir besoin des siens. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:11

Chapitre 22 : Quand Ama rencontre Ey
Cycle 7 : le destin d’Amato

« Que se passe-t-il maréchal, demanda Amato en entrant dans la salle de guerre de la tour du Seigneur des dragons. »
« Dame Zaia nous demande de l’aide, dit le maréchal Taryan. Il semble qu’Almania soit attaqué par une troupe importante de mort-vivants. »
« Il devrait pouvoir gérer ça tout seul, s’étonna Amato. Ils ont affronté déjà plus. »
« Il semblerait qu’ils aient réussi à faire tomber une des portes de la cités, dit le maréchal. »
La nouvelle surprit Amato qui resta quelques instants les yeux dans le vague, à réfléchir à la meilleure solution.
« Combien de dragons et de phalanges sont-elles disponibles, demanda le jeune Seigneur des dragons. »
« Une vingtaine de dragons et trois phalanges sont prêtes, dit le maréchal après avoir consulté des parchemins. »
« Envoyez-les, et prévenez-moi quand ils seront sur place, dit Amato avant de se retourner. »

« Quelles est la situation, demanda la jeune femme en décochant une flèche enflammée. »
« Mauvaise, très mauvaise maugréa Lhaelo. On perd du terrain et des hommes à une vitesse effarante. »
La horde de mort-vivant invoqué par l’homme en noir avait lentement mais surement avancé vers la cité, malgré les pluies de flèches et de projectiles enflammées. La brèche au niveau de la porte avait permis au flot de créature d’envahir la cité.
« Les souterrains sont sous notre contrôle, demanda Zaia. »
« On a verrouillé les souterrains, on ne peut pas les utiliser mais eux non plus, répondit Tha’ar avant d’envoyer une série de boule de feu. »
Le bruit et la chaleur recouvrirent la scène comme un linceul lorsque les projectiles de l’ogre mage trouvèrent leurs cibles, un groupe de morts vivants.
« Espérons que les renforts ne tardent pas, car on va vraiment en avoir besoin, soupira Lhaelo en lançant un nouveau sort. »

« Maréchal qu’elles sont les nouvelles ? »
« On a un problème Monseigneur, dit le maréchal. »
« Quel problème, demanda le Seigneur des Dragons. »
Le maréchal montra le miroir qui permettait au conseil de guerre de voir les évènements du royaume. Il montrait une armée de squelettes équipés de lourdes armures et d’armes divers, accompagnée de dragons squelettes.
« On dirait qu’il remette ça, maugréa Amato. Où sont-ils ? »
« Dans la plaine centrale, il marche sur la tour, dit le maréchal. »
« Ils ont réussi à passer la faille sans que l’on soit averti, s’étonna Amato. »
« Non, ils ont été recrée dans le cercle des montagnes du royaume Monseigneur, dit le maréchal. »
« Et je suppose qu’il s’agit des meilleurs guerriers, les seuls qui avaient réussi à percer nos défenses, soupira Amato. »
« Vous avez tout à fait raison, dit le maréchal. Celui qui les as invoqué à réussi à s’infiltrer ici pour faire un maximum de dégâts. »
« Bon il faut envoyez toute nos unités disponibles contre ses saloperies, ordonna Amato. Ordonnez aux unités de garde de se tenir prêtes à toutes éventualités. »
« Ba à ce sujet là, on a aussi un problème, soupira le maréchal. »

« Oh mais que vois-je dans mon humble caverne, le panthéon d’Abeir-Thoril presque au complet. J’aurais dû faire un peu de ménage, cela vous aurez sied bien mieux. »
Le Dragon s’ébroua et se remis à sa place sur son tas d’or.
« Excusez moi de ne pas vous saluer, mais la malédiction divine qui me frappe m’empêche de faire certains mouvements. Alors que me vaut cette amicale visite. »
Baine le Fléau sourit, donnant un air encore plus terrifiant à son avatar.
« Nous venons te voir pour parler de désobéissance, voir même de trahison de serments, dit le Dieux maléfique. »
« Et de quoi cette auguste assemblée m’accuse, railla le dragon. »
« D’interférer avec les affaires des Royaumes, ce qui vous est formellement interdit, dit Mystra d’un air vengeur. »
« Et comment aurais-je interférer avec vos petites affaires depuis mon humble caverne, demanda ironiquement le dragon. »
« Les réactions d’Amato prouve que vous vous jouez de lui, dit la déesse d’un air courroucé. »
« Quoi votre jouet ne vous obéit bas Dame Mystra, soupira le dragon. Voilà qui est bien dommageable pour vous, mais je vous l’ai toujours dit, il faut toujours choisir son petit personnel avec le plus grand soin. Ou alors éviter qu’il ait un sens de la justice surdéveloppé.»

L’homme en noir regarda avec satisfaction son œuvre. La plaine du royaume des dragons était encore plus prolifique en cadavre que les portes d’Almania, et le niveau des ressuscités était nettement meilleur, la passe qui menait au royaume des grands vers étaient un très bon sélecteur.
« Urmarcht, viens à moi, ordonna l’homme en noir. »
Un démon supérieur, aux nombreuses excroissances noirs et sang, apparut alors.
« Je vis pour vous servir, dit le démon. »
« Tu connais ta mission, je suppose dit l’humain. Va et gagne, mais le Seigneur des Dragons est à moi. »
Le démon parut peu content par les ordres, mais il salua et ce dirigeant vers la meute des morts que l’homme en noir venait d’éveiller.

« Il semblerait qu’il y ait un problème, dit Amato d’un ton impérieux. Pourquoi une partie des chevaliers dragons ne veut-il pas faire son devoir. »
Aucun des chevaliers ne réagit.
« Très bien dit le Seigneur des Dragons. Alors en plus d’être des traitres, vous êtes des lâches. »
Tous frémirent et un chevalier s’avança.
« Qu’as-tu à dire, maugréa le demi-elfe. »
« Les prêtres de Mystra nous ont interdis de combattre tant qu’il y aura des chevaliers ayant combattu sous la bannière de Baine le Fléau dans nos rangs. »
Narya s’enflamma instantanément, alors qu’Amato ne l‘avait même pas touché.
« Alors il en est ainsi, persiffla le demi-elfe. En plus d’être des traitres et des lâches, vous êtes en plus de simples moutons. Vous vous mettez à genou devant des Dieux qui vous demande de laisser vos femmes et vos enfants être massacré par une armée de hors vivants. Vous vous mettez à genou devant des Dieux qui ont laissé une guerre de 20 ans détruire votre peuple. »
« Ce ne sont pas les Dieux qui ont provoqué la guerre, mais Draken-Orth le maudit, cracha un soldat. »
Amato s’approcha du soldat et le regarda longuement.
« Mais ces mêmes Dieux vous ont laissé vous entre-tuer sans intervenir, dit le demi-elfe. Ils ont laissé votre peuple se réduire lui-même à l’esclavage sans intervenir. Ils me semblent qu’ils auraient pu intervenir pour les chevaliers dragons, après avoir si promptement puni Draken Orth au travers de la main de mes géniteurs. »
Le soldat baissa les yeux et Amato regarda toutes les phalanges de soldats.
« Si vous préférez laisser vos femmes et vos enfants se faire massacrer, je vous laisse le choix, hurla Amato. Mais moi, je vais défendre vos familles et vos enfants pendant que vous faites des courbettes à vos Dieux. »

« En fait, nous sommes là pour nous assurer que tu n’interviendras plus dans le déroulement des évènements de ce monde, dit Baine le Fléau. »
« Alors après 20 longues années de déchéances et de souffrances, vous avez enfin décidé de la mise à mort railla Draken-Orth. Quel courage et quel bravoure mes chers. Et qui a tiré à la courte paille le droit de m’expédier aux enfers, où je ne serais surement pas la bienvenue, n’est ce pas Seigneur Myrkul. »
« Tu seras bannis de ce plan d’existence pour toujours, dit Mystra d’un ton froid. »
« Et ne serais-ce pas le Seigneur Ao qui devrait m’informer de cette sentence, s’amusa le dragon. Je ne le vois pas dans cette charmante assemblée. Serait-il souffrant. »
« Il suffit coupa Mystra, le Seigneur Ao vaque à ces occupations. »
« Pendant que gentiment vous lui enfoncez un immense poignard dans le dos, railla le dragon d’or. Très typique de vos méthodes, Dame Mystra. Mais je doute que votre amant n’apprécie. »
Les Dieux murmurèrent alors que l’air sembla se figer autour de Mystra, tant la haine irradiait autours d’elle, puis la déesse sourit, d’un sourire encore plus froid et glacial que les glaciers des pôles.
« Avant toute chose, profitons du spectacle que votre premier née et votre petit protégé vont nous offrir, susurra la déesse. Toute la quintessence du héro qui va se sacrifier pour son peuple. »
D’un large geste, la déesse fit apparaître la plaine du Royaume des Dragons.
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