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 Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur

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yr86
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Lun 11 Juin - 17:12

Les phalanges des chevaliers dragons le suivait en ordre leur nouveau Seigneur.
« Chevaliers en formation ! »
Une après une, les phalanges se mirent en formation, formant un mur face à la marée de créatures mortes ramenées à la vie. Les grands vers se posèrent l’un après l’autre à l’arrière des lignes, près à prendre leur envol aux ordres de leur commandant. Drakkaken se posa à son tour, face aux troupes des dragons.
« Dragons et Chevaliers, hurla Amato. Aujourd’hui, je ne vous demande pas de combattre pour honorer l’allégeance faite à un Dieu qui ne voit en vous que des sbires, pion en plus dans l’échiquier de ses plans pour conserver son pouvoir et en acquérir un plus grand. »
Un acquiescement sauvage, fait de cris de guerre et de rugissement de dragons parcourut la foule.
« Aujourd’hui, je vous demande de combattre pour vos femmes, vos enfants, votre compagne et votre couvée. »
Une nouvelle salve de cris et de rugissements salua la déclaration.
« Aujourd’hui nous allons montrer que le peuple des dragons et ces chevaliers est de nouveaux unis pour combattre ceux qui l’attaque. Soyez digne de votre peuple et de votre courage. A la bataille !!!!!!! »
Les ailes du demi-elfe se déployèrent et Narya s’enflamma. Drakkaken décolla, suivi d’une centaine de ces congénères. En un clin d’œil, ils fondirent vers la masse des créatures hors-vivante, qui les accueillit dans un déluge de traits, causant quelques pertes dans les rangs des dragons et les empêchant de souffler de manière correcte les rangs hors vivant.
« Archers, décochez, ordonna Amato. »
Le sifflement de milliers de traits envahit l’air. Les premiers rangs des morts vivants furent fauchés par la grêle, mais les seconds rangs levèrent leurs boucliers et ne furent que peut atteint par les traits.
« Evidement, souffla le maréchal Taryan. La chair à flèches à l’avant, les vrais guerriers plus à l’arrière. Devons nous sonner la charge Monseigneur. »
A l’arrière de ses troupes, le soleil se leva.
« Quand le soleil sera dans leurs yeux putrides, faites sonner la charge ordonna Amato. »
Pendant quelques minutes, la bataille parut se figer. Lorsque les premiers rayons frôlèrent le sommet de la colline sur laquelle se tenaient les phalanges des chevaliers dragons, les cors retentirent dans un vacarme digne de la chute d’un géant.
« CHARGEZ »
D’un battement d’ailes, le demi-elfe se projeta à l’attaque, dépassant les premiers rangs de ces hommes. Les morts-vivants hurlèrent et se mirent à courir à la rencontre de leurs adversaires. Le contact entre les deux troupes vu un fracas indescriptible d’os brisées, de plaques d’armures et de morceau de boucliers volant sous l’impact des chocs, de morceaux d’armes et de chairs éclatées montant vers le ciel. Comme le voulait la tactique habituel des dragons, les grands vers plongèrent vers l’arrière garde de l’armée ennemie, taillant de larges bandes carbonisées dans les rangs des morts vivants. Après le premier choc, les rangs des deux adversaires se reformaient à l’avant du combat.
« Ils sont bons, observa Taryan, on n’a pas réussi à percer du premier coups. »
Amato siffla et Drakkaken se posa à coté de lui.
« On se le fait classique, demanda le dragon. »
« On verra bien ce que ça donne. »
Les deux compagnons décollèrent en tourbillonnant, évitant les traits et les sorts envoyés par leurs adversaires. A l’apex de leur trajectoire, ils se laissèrent tomber en arrière, prenant une vitesse folle. Autour d’eux, les traits et les sorts faisaient hurler l’air.
« Tu prends le flanc droit, je m’occupe du flanc gauche, hurla Amato. »
Ils obliquèrent leurs trajectoires, puis décochèrent de longues rafales enflammées, qui taillèrent les rangs ennemies, laissant de grandes plaies béantes dans les lignes des morts-vivants. Les chevaliers dragons et les grands vers qui avaient choisi de combattre au sol se ruèrent dans les brèches.
« Je pense qu’on à la situation en main, dit Amato en se posant et en dégainant sa fidèle Narya qui s’embrasa. »

« L’aube se lève, observa Zaia. »
Ces compagnons la regardèrent d’un œil morne.
« En même temps je n’aurais jamais cru revoir le soleil, dit un des soldats qui tenait avec elle la position, visiblement un des rodeurs d’Amato. »
Au fil de la nuit, ils avaient dû abandonner toutes leurs positions, lentement mais surement submergé par la marée des morts-vivants qui revenaient inlassablement à la charge, malgré leurs pertes.
« Les dragons nous ont abandonné, observa un des soldats. Amato a bien vite oublié d’où il venait et préfère se faire papouiller par des putains des chevaliers dragons plutôt que venir à notre aide, dit un des soldats. »
« Je t’interdis de dire ça, hurla Zaia en bandant son arc. »
« Alors la vérité fait mal petite, maugréa le soldat, malgré le projectile enflammé qui menacé de le tuer à chaque instant. »
« Il suffit coupa Lhaelo. Les dragons ne nous ont pas abandonné. »
« Alors que font-il, demanda un soldat avec un bandage ensanglanté sur le front. »
« Ils sont attaqués par une force encore plus importante que celle qui nous attaque. Aux dernières nouvelles, ils viennent d’engager la bataille aux abords de la tour du Seigneur des Dragons. »
« Nous sommes donc seul, conclu Zaia d’un ton lugubre. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 15 Juil - 19:32

Chapitre 23 : L’ascension de l’archange
Cycle 7 : Le destin d’Amato


Frapper encore et toujours. Ignorer la douleur, la fatigue et les blessures. Suivre les assauts et les retraites des troupes, pour ne pas finir submerger par la marée de créatures morts-vivantes. Combattre encore et toujours, jusqu’au bout, ou alors jusqu’à la mort.

« Un bien beau spectacle en effet, dit Draken-Orth en jaugeant les différents Dieux. Mais je ne vois pas encore le passage du sacrifice héroïque que vous m’avez prévu. Ou bien il va falloir que j’aille me sacrifier moi-même avec mes petites papattes purulentes. »
Plusieurs Dieux fustigèrent du regard le dragon.
« Mais suis-je bête, continua le dragon. Je ne peux pas sortir de mon humble demeure, comme c’est dommage. »
« Silence, grogna Baine le Fléau. Ou alors vous ne verrez pas la fin du combat. »

Lentement mais surement, les dragons prenez l’avantage sur les morts-vivants. Des renforts s’étaient joints à la bataille, prenant littéralement les morts vivants entre deux feux. Urmacht s’inquiétait de plus en plus de la situation, les morts vivants invoqués par le héraut de Baine de Fléau disparaissant de plus en plus vite.
« Douterais-tu de moi, dit l’homme en noir en décapitant un chevalier dragon menaçant le dos du démon. »
« La situation me paraît mal engagée, remarqua le démon. »
La lame de l’homme en noir siffla, et la tête du démon roula au sol.
« Honte à toi disciple de peu de foi, murmura l’homme en noir. Voilà comment on gagne une bataille. »
Des incantations sourdes jaillirent des lèvres de l’homme en noir, et un portail apparut dans l’air. Des nuées de souffre aux couleurs jaunâtres s’échappèrent en de longues volutes serpentantes. Des cris aigus se firent entendre et un premier démon supérieur se matérialisa. Une volée de flèches le cueillit, et il tomba en hurlant. Des cris de colère se firent entendre et un flot de démons jaillirent du portail se ruant au combat.
« Bienvenue à toi légion démoniaque, chuchota l’homme en noir. Tuer, massacrer, faites comme votre bon plaisir le veut, tant que la victoire m’appartient. »

Une nuée rouge sang apparut au-dessus du champ de bataille. Amato maugréa en voyant les démons.
« Maréchal, ordonné aux dragons de faire un passage sur la nuée avant qu’il ne se disperse. »
Drakkaken se posa au coté d’Amato et le demi-elfe bondit sur le dos de son compagnon. D’un coup d’aile, ils bondirent d’une vingtaine de mètre dans les cieux et un détachement d’une douzaine de dragons les rejoignit. Les démons se jetaient à l’attaque des troupes au sol ne les virent pas arriver et ils disparurent dans une gerbe de flammes. Continuant sur sa lancée, l’escadron volant traça de longues travées noires dans les rangs ennemis. Ceux-ci réagirent en grêlant les cieux de traits, mais les dragons ayant sentis l’attaque avait déjà viré, s’éloignant à une vitesse fulgurante.
« Continuer de les harceler comme ça ordonna Amato. »
Il déploya ces ailes et se laissa tomber dans le vide, fendant l’air dans un sifflement aigu et atterrit au milieu des troupes ennemies. Narya s’embrassa et tailla de grands trous dans les rangs ennemis. Un groupe de chevaliers dragons se porta à la hauteur de leur seigneur, élargissant la faille dans les rangs des morts vivants.
« Regroupez-vous autour de moi, ordonna Amato. »
Les soldats obéirent et un cercle de flamme apparut au-delà d’eux, carbonisant tout sur un cercle d’une vingtaine de mètre.
« On décroche avant la pluie, ordonna le demi-elfe. »
Tous se replièrent vers les lignes des chevaliers, et un instant après Drakkaken survola le champ de bataille et vitrifia toute la zone, utilisant le cercle dégagée par Amato et les soldats comme zone d’appel à son feu.
« Beau travail, dit le maréchal Taryan, lorsque qu’Amato rejoignit le commandement de la bataille. Mais ce ne sera pas suffisant. »
Le demi-elfe regarda alors les alentours de la petite butte où ils s’étaient installés. Malgré de nombreuses brèches dans leurs rangs, les morts-vivants et les démons avaient repris l’avantage sur les chevaliers dragons qui commençaient à se replier.
« Ils sont trop nombreux Seigneur, soupira le maréchal. Et nous avons plus de renforts rapidement disponibles. »
« Et Almania, s’inquiéta le demi-elfe. »
« Aucune nouvelle depuis plusieurs heures, dit le maréchal. Nous ne savons pas si la ville tient encore. »
« Que disait les derniers rapports, demanda Amato. »
« Rien de bon Monseigneur, rien de bon, répondit sombrement le maréchal. Si nous devons gagner, nous devons le faire seul. »

La citadelle centrale d’Almania resplendissait au soleil, malgré les volutes de fumées acres qui montaient de la cité. Le soleil c’était complètement levé et la situation n’avait pas vraiment bien évolué. Toute les troupes survivantes de la cité c’étaient repliées dans le dernier cercle de remparts qui entourées la citadelle ainsi que le palais d’Almania.
« On dirait que les choses ne sont pas très bien engagée, soupira Zaia. »
Lhaelo acquiesça en regardant en contrebas les troupes qui défendaient les remparts contre une nouvelle vague d’assaut.
« Avez-vous des rapports sur les rodeurs que l’on a envoyé, demanda l’elfe mage. »
« Apparemment, ils sont revenu, dit Varl. Ils n’ont pas trouvé notre ami invocateur, seulement quelques démons supérieurs qui dirigent l’assaut. »
« Donc couper la tête pour faire pourrir le corps ne va pas fonctionner soupira Zaia. »
Lhaelo soupira lugubrement.
« Si on veut se débarrasser des morts vivants il va donc falloir les éliminer les uns après les autres, à moi que les chevaliers dragons nous débarrassent de ce gars. »
Des cris retentirent en contrebas et ils virent un groupe de morts-vivants pénétrer dans l’enceinte de la forteresse. Instantanément Lhaelo ouvrit un portail de téléportation et tout les personnes qui étaient dans la pièce se ruèrent dans la cours en contrebas, à par Zaia. La jeune femme se mit à la fenêtre et banda l’arc fait dans une écaille de dragon. Une pluie de flèches enflammées dégagea une partie de la cour, quand Lhaelo et les autres se rematérialisèrent. Les sorts d’attaques illuminèrent la cour et les mort-vivants tombèrent raides morts sur le sol, leurs cadavres fumant encore. Zaia sauta dans le vide, décocha des flèches sur l’échelle qui leur avait permis de monter à l’attaque, la faisant s’écrouler. Elle fut rudement réceptionner par les bras de Tha’ar.
« Tu n’as vraiment pas peur fillette, railla l’ogre mage en la déposant au sol. Et si je ne t’avais pas vu ou rattrapé ? »
« Tu n’as pas envie d’aller dire à Amato que sa compagne c’est écrasé parce que tu n’as pas fait attention à ce qui ce passait. »
La jeune femme tira l’ogre vers elle, et une flèche frôla le dos de l’ogre.
« Fait attention à toi, ça m’embêterait de devoir dire à Amato que tu étais mort parce ce que je ne faisais pas attention à ce qui se passait, dit la jeune femme en souriant. »
L’ogre mage sourit, ce qui donna un effet assez terrifiant pour ceux qui ne le connaissait pas. Il monta à la suite de Zaia sur les remparts, qui donnait sur une place qui dégageait la visibilité sur une bonne centaine de mètres. Les archers des deux camps étaient en train de se livrer un duel impressionnant. Les projectiles sifflaient, remplissant l’air de sifflements aigus.
« Ce n’est pas comme ça que l’on prendra l’avantage, observa Zaia en décochant une série de traits. »
« Ne t’inquiète pas fillette, on a prévue quelque chose, dit l’ogre mage en souriant. »
Des mouvements dans les ombres des maisons trahirent la présence de rodeurs, et plusieurs cachettes des archers mort-vivants s’embrassèrent, faisant cesser tout tir de leurs parts. Immédiatement, plusieurs bataillons de soldats d’Almania se téléportèrent de l’autre coté de la place, détruisant tout les morts vivants qu’ils voyaient. Zaia sortit son épée et passa dans un des portails de téléportation, rejoignant la mêlée.
« Ne vous éloignez pas des portails, ordonna Lhaelo, on n’attendra personne lors de la retraite. »
Les soldats se battaient furieusement avec les morts vivants, les faisant reculer vers les remparts du second cercle de muraille. Les mort-vivants, complément déboussolé par l’attaque ne tinrent que quelques minutes avant de s’effondrer complètement. Les troupes commencèrent à se réorganiser quand un appel de corne se fit entendre. Des nuées de démons surgirent alors, attaquant furieusement la troupe almanienne. Zaia décocha une série de trait qui fracassèrent les cranes de plusieurs démons, qui s’écroulèrent en piaillant. Un groupe d’élémentaires de glace invoqué par Lhaelo apparurent, déchainant une froide tempête sur les démons, donnant quelques minutes de répit aux soldats.
« On se replie sur les portails, hurla Lhaelo. »
Zaia harcela encore un peu les démons et se replia à la suite des autres. Lorsqu’elle sortit du portail dans la cour de la citadelle, elle s’attendit à ce que les portails se referment. Mais les premiers démons sortirent à sa suite en beuglant.
« C’est quoi ce merdier, gronda la jeune femme. »
« Quelqu’un a figé les portails, hurla Lhaelo en envoyant une série de boule de feu sur les démons. »

« Alors mes amis, qu’en est-il de ce sacrifice, demanda Draken-Orth. Je ne vois qu’une bataille plutôt indécise qui en aucun cas ne correspond à ce que vous m’avez vendu comme spectacle.»
Les Dieux se retournèrent vers le dragon maudit et le fusillèrent du regard.
« Au contraire dit Mystra, la situation va bientôt tourner à la situation que nous avons prévu. Le jeune Amato va se jeter au combat pour conduire les chevaliers dragons à la victoire et là, il va rencontrer le héraut de la nuit, qui va s’empresser de mettre fin à ces jours, comme nous l’avons prévus. »
« Une autre de vos marionnettes, soupira Draken-Orth. Comme je le plains. Mais êtes vous sur qu’il ne reprendra pas sa liberté ? »
« Ho que non, dit sinistrement Baine le Fléau. Moi je sais choisir mon petit personnel. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 15 Juil - 19:32

« Il faut retrouver celui qui les dirige et nous gagnerons la bataille, dit Amato. »
« Vous l’avez déjà affronté Monseigneur, et vous avez perdu, observa le maréchal Taryan. »
« Alors, priez pour que je ne perde pas de nouveau, dit Amato en sortant son épée. »
D’un battement d’ailes, il se projeta dans la mêlée confuse qu’été devenu la bataille. Il repéra sans difficulté l’homme en noir qui se tenait au milieu de ces troupes d’élites. Le demi-elfe dégagea la zone à grands coups de boules de feu, évitant soigneusement de toucher son adversaire.
« Ce n’est pas trop tôt, je me demandais si tu n’avais pas fui comme un lâche, railla l’homme en noir en sortant sa longue épée taillé dans l’écaille d’un dragon noir. »
Amato replia ses ailes et sortit Narya qui s’embrasa instantanément. Des étincelles jaillirent lorsque les deux lames se croisèrent.
« Tiens, tu as appris à ne pas faire voler ta lame dès le premier engagement, railla l’homme en noir. »
Amato bondit, et balaya l’espace de sa lame enflammée. Ce doutant de la manœuvre, l’homme en noir esquiva et se mit hors de portée de l’attaque. Amato envoya une série de boule de feu, tentant de le déstabiliser.
« Tu me prends pour un si mauvais combattant pour tenter une ruse aussi grossière, railla l’homme en noir. »
Il attaqua de nouveau, se lançant dans une série d’attaques et de feintes, mettant en difficulté Amato qui pour une fois devait se mettre sur la défensive. L’homme en noir attaquait à une vitesse stupéfiante, forçant Amato à utiliser son bouclier pour le parer.
« On dirait que tu souffres un peu garçon, railla l’homme en noir. »
La rage enflamma le cœur d’Amato, qui se rua à l’attaque. L’homme en noir fut surpris par la vitesse et la puissance de l’attaque. Il eut à peine le temps de se reculer avant que la première attaque ne touche son épée. Il para tant bien que mal, reculant maladroitement. Amato poussa son avantage et Narya se dirigea vers la gorge de l’homme en noir. Il recula en catimini, mais cela n’empêcha pas son casque de voler au loin, révélant son visage à son adversaire.
« Eydguard, souffla Amato abasourdi. »
« Comment vas-tu mon filleul, dit l’humain. »
« Comment as-tu osé trahir tes amis, hurla le demi-elfe. »
« Ils n’étaient que des pions dans les plans des Dieux, soupira l’homme aux yeux verts. Ils n’ont pas compris qu’on les manipulait. »
« Parce que Baine le Fléau ne te manipule pas, gronda Amato. »
« Au moins, lui il est direct, il ne se cache pas derrière une pseudo morale, répondit Eydguard. Mais je me doute que tu ne comprendras pas mon point de vue. »
« Je le comprends plus que tu ne le crois Ey, dit Amato. Mais je dois te tuer pour sauver mon peuple. »
« C’est le jeu, souffla doucement Eydguard. Je le sais et tu le sais. »
L’homme en noir reprit son épée et se mit en garde. Amato le regarda d’un air triste et lança son attaque. Narya siffla dans l’air et rencontra l’épée noire de son adversaire. Les éclairs jaillirent et les deux combattants se séparèrent de nouveau.
« Tu n’es pas mauvais Amato, je te le concède, dit Eydguard. Cela faisait longtemps que je n’avais pas dû combattre réellement un adversaire. Mais il est temps d’en finir. »
L’humain bondit à une vitesse proprement ahurissante et l’épée d’Amato vola au loin.
« Je suis désolé petit, mais on a tous nos devoirs, souffla-t-il à l’oreille du demi elfe. »
Amato se raidit, quand il sentit l’épée noire mordre sa chair, perçant ses organes vitaux et faisant jaillir son sang. Toute sensation le quitta et Amato se vit tomber au sol. Eydguard se pencha vers lui et l’embrassa sur la joue avant de fermer ces yeux.
« Bonne nuit petit, dit-il en écrasant une larme. »
L’homme en noir se retourna et disparut dans un portail de téléportation.

« Noooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
Le cri du dragon se répercuta dans toute la caverne, roulant sur les murs comme un puissant coup de tonnerre.
« Il semblerait que vous ayez eu ce que vous attendiez Draken-Orth, railla Mystra. »
Le dragon lança un regard venimeux à la déesse.
« Je sens ta fureur, dit Baine le Fléau. Nous avons tué ton petit protégé, alors venge toi !!! »
Le dragon se leva, faisant voler les pièces de son trésor et il se dirigea vers l’assemblée divine. Puis soudainement une voix résonna dans son crâne.
« Ne fais pas ça père. »
Draken-Orth se stoppa net et dévisagea lentement les Dieux.
« C’est donc ça votre plan, siffla le grand vers. Me pousser à vous attaquez pour me détruire. Comme ça, moi et le nouveau Seigneur des dragons un peu trop indépendant à votre gout débarrassé dans la même journée. Tout bénef quoi. Mais je vais changer vos plans. »
Les Dieux le regardèrent d’un air soupçonneux et le dragon sourit, dévoilant ces crocs cariés.
« Zar Varchem cram, Amato, je te donne ce don, souffla le dragon. Je te donne l’étincelle divine qui m’a permis de survivre. »
Une lueur blanche émergea du corps du dragon qui s’effondra doucement.
« Non ce n’est pas possible, tonna Mystra. Il ne peut faire ça. Il n’avait pas l’étincelle divine. »
«On dirait que vos plans tombent à l’eau Mystra, railla Baine. Je crois que je vais vous laisser. »
L’avatar du sombre Dieux disparut dans une brume noire.

La douleur avait fait place à la sérénité. Amato se sentait flotter dans un océan de lumière. Draken-Orth apparut alors et une étincelle blanche jaillit de sa gueule.
« Il est temps que je passe le relais mon ami, dit le dragon. Renait et guide notre peuple. »
L’étincelle le nimba et il sentit son corps aspiré vers le sol. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il se rendit compte que ces cheveux étaient devenus blanc comme neige et qu’à la place de son armure noire et de Narya qui étaient posés à quelques pas de lui, il portait une armure couleur or et un long bâton. Il déploya ces ailes et ce furent quatre longues rémiges qui émergèrent de son dos. Drakkaken atterrit à coté de lui.
« Je suis désolé Drak, souffla Amato. »
« Il a fais ce qu’il estime juste, il est mort en paix dit le dragon. Et maintenant Amato, Archange des dragons, donne nous la victoire. »
Amato souleva son bâton d’or et frappa le sol. Un lueur dorée jaillit et frappa tout les morts vivants et démons qui s’écroulèrent, frappé par l’énergie divine.
« Almania nous attend, dit l’archange de sa nouvelle voie éthérée. »
Amato ouvrit un portail de téléportation et il s’y engouffra, suivit d’une nuée de dragons.

« Un nouveau portail, hurla Zaia. »
La jeune femme banda son arc vers le nouveau portail de téléportation, mais Lhaelo la retint. Amato dans son armure d’or apparut alors suivit de son escorte de dragon.
« Que c’est il passé, hoqueta Zaia. »
« On dirait qu’Amato ait encore monté de grade. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 15 Juil - 19:33

Epilogue du destin d’Amato


« Quelles sont les nouvelles Eydguard, mon fidèle héraut, demanda Baine le Fléau. »
« Le royaume des dragons et Almania sont saufs Maitre, énuméra l’humain d’un air sombre. Toute les créatures que j’ai invoquées ainsi que la légion démoniaque ont été détruit par Amato. »
« Bien bien, tout se déroule au mieux, dit Baine. »
Les yeux d’Eydguard se révulsèrent de surprise.
« Dois-je comprendre mon serviteur que vous ne partagez pas mon point de vu, minauda le Dieux maléfique. »
« Nous avons perdue une légion démoniaque, les dragons et Almania sont sortis vainqueurs de notre attaque et Amato a encore gagné en puissance. Je ne vois pas en quoi cela pourrait nous être utile. »
« Au contraire mon ami, dit Baine. Avec l’ascension d’Amato au rang d’archange, Mystra a perdu de la crédibilité vis-à-vis des autres Dieux. En plus, le gamin va devenir de plus en plus indépendant. Il suffit d’un petit coup de pouce du destin et il viendra à nous comme vous l’avez fait. »
« Je suppose que j’aurais une part active à ce petit coup de pouce, dit Eydguard. »
« En effet dit Baine, en effet. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 22 Juil - 20:19

Chapitre 24 : Le prix de l’amour
Cycle 8 : Défier les Dieux


Un groupe de cavaliers passa promptement la porte des dragons. Zaia ne put s’empêcher de frissonner en voyant les lourdes portes de fer et d’airain, plaquées de pierres et de métaux précieux. Les gardes sur les remparts, tous équipés d’armures de plaques aux différentes couleurs des dragons la saluèrent. Les bannières flottaient au vent et claquaient bruyamment, alors que les différents boucliers brillaient sous le soleil.
« Aller, encore un coup au collier et nous y serons, clama Lhaelo. »
« Ce n’est pas trop tôt, gronda Tha’ar. Mes vieux os sont fourbus par cette cavalcade ! »
« Alors imagine ce que ton pauvre warg doit subirent, railla Arylan. »
L’imposant warg sur lequel l’ogre mage était monté grogna et tenta de bousculer la monture du gnome. Un jet de glace jaillit de la main du gnome. L’ogre grogna quand le jet le frôla.
« Vous avez fini tout les deux, gronda la jeune femme. »
Plus pragmatique, Lhaelo fit décoller les deux montures du sol, qui se retrouvèrent à beugler à deux mètres du sol. Au loin derrière eux, les gardes de la porte se mirent à rire en voyant les mines déconfites des deux cavaliers, ainsi que de leurs insultes fleuries vis-à-vis de l’elfe mage. Après quelques minutes passé en l’air, les deux compères se turent et redescendit au sol avec leurs montures.
« Bien, je pense vous avoir calmé, minauda l’elfe. »
Les deux adversaires maugréèrent dans leurs barbes respectives, alors que le reste du groupe éclata de rire. Les montures piaffèrent d’impatience et le groupe de cinq cavaliers repartit en direction de la tour des chevaliers dragons.
« J’espère que le gamin ne sera pas trop pris, observa Lhaelo. »
« Il a beau avoir des zolies ailes dans le dos, il reste Amato, dit Tha’ar. »
« Il a intérêt grogna Zaia. »
« On dirait que la fillette est jalouse où c’est moi, dit Arylan. »
« Elle est jalouse, acquiesça Varl. »
Zaia jura, déclenchant une nouvelle vague de rire dans le groupe.
« Aller, en route, dit Lhaelo, Amato nous attends. »

Au bout de la longue allée bordée de statut des anciens dragons maitres et de seigneurs des dragons, l’imposante masse de Draken-Orth se détachait en contre jour. Comme le voulait la tradition draconique, son corps avait été recouvert de pierres et de métaux précieux. Le soleil se couchant au loin le faisait briller de mille feux tels une gemme aux milles couleurs. Amato s’avança à coté du bucher et se tourna vers la foule assemblée en contrebas.
« Gloire à toi Draken-Orth, toi qui as guidé ce peuple. Malgré les épreuves et les difficultés, tu as toujours essayé de mener ton peuple vers sa liberté et son indépendance. Maintenant que ton corps et ton âme ont rejoint la quiétude de la mort, puisse ton exemple nous inspirer et nous guider en ces temps. »
La foule s’agenouilla lorsque qu’Amato fit jaillir de sa main la flamme divine. Le bûcher s’embrasa et les flammes montèrent vers les cieux en crépitant. Grâce à ces nouveaux pouvoirs, Amatos avait rendu une apparence plus présentable au dragon d’or. Alors que le corps de la créature commençait à disparaître dans des volutes de fumées, les dragons rassemblés derrière la foule de chevaliers dragons lancèrent de profonds et gutturaux cris qui se résonnèrent longuement sur les parois des montagnes environnantes. Amato descendit du bûcher «funéraire et passa à la seconde partie de la cérémonie.
« Maintenant que tu nous as quitté, ta statue gravée dans le roc de notre contrée conservera ton souvenir, dit sombrement l’ange. »
Il tapa sur le sol deux fois avec son bâton d’or. Une nouvelle statue, d’or, de cristal et autres pierres et métaux précieux se dressa à la suite des autres statues.
« Gloire à toi Draken-Orth, dit la foule. Gloire à toi Amato, notre seigneur et guide et à ton fidèle second Drakkaken. »
Sur cette dernière phrase, la foule commença à se disperser dans le couchant. Le maréchal Taryan s’approcha d’Amato.
« Seigneur, vos amis sont arrivés dit le maréchal. »
Il regarda le bucher qui continuait à consumer le corps du dragon d’or.
« Ce fut un bel hommage, dit le maréchal. »
« Espérons que cela ne soit pas vain et que tout ceux qui était présent on comprit jusqu’ou leurs allégeances aux Dieux on put être nuisible à notre peuple, soupira Amato. »
« Espérons le, acquiesça le maréchal. Mais je pense que les Dieux ne nous laisseront pas en paix. »
Au bout de l’allée, le groupe des compagnons d’Amato arriva, accompagné d’un des chevaliers dragons au service de l’ange.
« Mais ce n’est plus le moment pour ça, dit-il. Ce soir, je vais me changer les idées. »
« C’est une bonne chose, dit le maréchal. Il n’est pas bon que vous restiez toujours plongé dans les problèmes de notre peuple. »
Le petit groupe s’avança en discutant bruyamment, au sujet d’une course dont le résultat semblait controversé.
« Je vous le laisse, mais rendez le moi en état d’être utile, dit le maréchal en s’inclinant. »
« Nous sommes des personnes civilisées, s’offusqua Lhaelo. »
« On n’a jamais rien fait de mal, dit Tha’ar. »
« En tout cas rien n’a été prouvé, ajouta Arylan. »
« Et vous croyez le rassurer là, dit Zaia d’un ton cynique. »
« De tous, vous me semblez la plus redoutable dame Zaia, dit le maréchal en esquissant un sourire. »
« Je prend ça pour un compliment, dit la jeune femme en allant embrasser sur la joue la maréchal, qui sembla plutôt embarrasser. »
Le rude homme s’en alla alors, laissant le groupe à ces habituelles libations.

La soirée était bien avancée quand Lhaelo et Amato allèrent se balader au sommet de la tour du seigneur des dragons.
« Il faut avouer que tu as bien évolué depuis qu’on t’a récupéré traqué par une horde de démons, commença l’elfe. »
Amato acquiesça de sa tête et ces ailes frémirent sous la brise du soir.
« Pourtant j’ai l’impression que les choses sont toujours les mêmes, soupira l’ange. Je suis traqué par des adversaires que je ne connais pas. »
« Pourquoi dis-tu ça ? »
« Draken Orth c’est sacrifié pour me sauver la vie, mais Eydguard m’a fait comprendre que l’objectif de l’attaque était de me tuer, et je ne suis pas sur qu’il s’agisse que de la volonté de Baine le Fléau. »
« Tu es en train de me dire que tu soupçonnes Mystra de vouloir t’éliminer, hoqueta l’elfe. »
« Je pense qu’elle n’a pas apprécié mon indépendance, soupira Amato. Les Dieux avec moi perdent leur contrôle sur les dragons, comme au temps de Draken-Orth. »
« Attends, attends, dit Lhaelo. Tu es en train de me dire que les Dieux nous avait envoyé abattre Draken-Orth afin de reprendre le contrôle des dragons. »
« Tout à fait, soupira l’ange. »
« Je suppose que c’est le dragon qui te l’a dit, demanda Lhaelo. »
« Tu as raison, dit Amato. Mais il me l’a aussi prouvé. Vous avez bien dit que vous avez retrouvé les prêtres massacrés et le village détruit. »
« Tout a fait, l’odeur des cadavres et de la mort m’assaillit encore dans mes cauchemars, dit l’elfe. »
« Mais aucun d’entre eux n’était carbonisé, ajouta le seigneur des dragons. »
« Non en effet. »
« Crois-tu honnêtement que les dragons se seraient passé de leurs attaques les plus puissantes, surtout face à des prêtres, continua Amato. »
« En effet, l’argument est digne d’intérêt, dit le mage elfe. »
« Tu comprends alors mon déboussollement. »
« Quelle déboussolement, demanda alors Zaia. »
« Rien de très important, on parlait de gestion de ville, dit Lhaelo. »
« Les gars te demandent en bas, dit la jeune femme. »
« Alors je ne vais pas les faire attendre, dit l’elfe. »
Le mage partit vers les escaliers et disparut dans la pénombre.
« Es-tu sur qu’ils voulaient le voir, demanda Amato. »
« Heu je ne pense pas, dit la jeune femme, mais bon, il oubliera vite. »
La jeune femme sourit en se rapprochant de l’ange.
« Pourquoi ai-je l’impression d’être tombé dans un guet-apens, dit Amato. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 22 Juil - 20:19

Quelques jours plus tard, les six compagnons préparés leurs montures au pied de la tour du seigneur des dragons.
« Maréchal, vous les escorterait jusqu'à la faille des dragons, pendant que j’irais inspecter les fortifications près de la faille de Tsaroth. »
« Bien, dit le maréchal. »
« Tu nous rejoindras quand, demanda Lhaelo. »
« Il me faudrait deux jours pour faire la tournée des fortifications, puis je viendrais vous rejoindre, renseigna l’ange. Ma monture est assez rapide quand elle le veut. »
« Quand elle le veut, objecta Drakkaken qui venait de se poser. Rappelle toi que je suis l’un des plus puissants dragons de ce monde mon ami. »
« Et à peine susceptible en plus, ajouta en riant l’ange. »
D’un battement d’aile il décolla et sa monture le rejoignit.
« Aller les enfants, soyez sage en attendant que je revienne, dit Amato. »

Il ne fallut qu’une heure pour que les cavaliers et leur escorte rejoignent la porte des dragons. L’ambiance était au beau fixe, et l’escorte et le groupe se sépara au niveau de la porte. Le maréchal les salua et les regarda s’éloigner. Il n’était pas le seul d’ailleurs à les regarder. Au loin, Eydguard utilisa sa perception amélioré par son armure pour voir la petite équipée s’éloigner de la porte.
« Bien, bien, il est temps de montrer à Amato que l’amour se paie chère en ce monde, chuchota l’humain. »
Il psalmodia une formule et un portail de téléportation apparut.

Lhaelo chevauchait tranquillement à la tête du groupe, lorsque son instinct le prévint d’un danger imminent. Il stoppa le groupe et un pentacle apparut face à eux. Ils descendirent de leurs montures, et Eydguard sortit du portail de téléportation.
« Traitre, éructa Tha’ar en le voyant apparaître. »
Avant que quiconque ne puisse agir, l’ogre se rua vers l’humain en envoyant des nuées de projectiles magiques et de boules de feu. Aussi agile qu’un chat, Eydguard esquiva sans problème les projectiles. Tha’ar arriva au corps à corps et tenta de l’abattre avec son lourd bâton. D’un revers de sa lame en écaille de dragon noire, Eydguard para l’attaque.
« Tu apprendras Tha’ar que la vérité est parfois plus compliqué que ce qu’il n’y paraît, souffla Eydguard. »
« Tu n’es qu’un traitre, hurla Tha’ar. »
Il tenta d’écraser l’homme de ces poings massifs. D’un bond, Ey se mit hors de portée et des boules ténébreuses jaillirent de ces poings, fauchant l’ogre qui s’écroula. Ey atterrit souplement et regarda d’un air triste l’ogre.
« Désolé mon ami, mais nous devons tous obéir à notre maitre, souffla l’humain. Mais je t’assure que je n’ai rien contre toi. »
Il leva alors son épée au dessus de l’ogre étendue au sol.
« Tha’ar, hurla Zaia. »
Alors que l’épée noire sifflait en fendant l’air, Arylan apparut et poussa de justesse le corps massif de l’ogre. L’épée mordit le sol, alors que l’humain jeta un regard venimeux au gnome.
« Comme tu l’as dit Eydguard, je n’ai rien contre toi, raille le gnome. »
Un puissant souffle propulsa l’humain, qui roula boula sur le sol, alors que les compagnons de l’ogre se rassemblait autour de lui.
« Tu as gagné le premier round grâce à l’effet de surprise, dit Lhaelo. Mais maintenant tu ne peux plus en profiter. »
« C’est ce que tu crois, dit l’humain. Mais j’ai plus d’un tour dans mon sac. »
Une série de globe de ténèbres apparut et se ruèrent vers le groupe. Varl sortit son marteau de guerre et les contra tous un par un. Il ne se rendit pas compte qu’il s’était mis en danger et Ey en profita pour l’attaquer. Les puissantes attaques de l’humain mirent l’humain sur la défensive. Zaia sortit une épée et se porta à l’aide de son compagnon, alors qu’Arylan et Lhaelo s’occupait de l’ogre mage qui était à terre encore sonné de l’attaque.
« Tu n’aurais pas du nous attaquer, dit Zaia. »
D’un puissant coup de pied, Eydguard se débarrassa du nain et regarda l’humaine droit dans les yeux.
« Tu n’aurais pas dû venir, soupira Eydguard. »
L’humain virevolta autour de son adversaire, l’harcelant d’attaques vives et précises, qui percèrent plusieurs fois les défenses de l’humaine. Le nain se releva et se porta à l’aide de sa compagne, tentant d’atteindre l’humain en noir dans le dos. Eydguard sortit une dague à la lame recourbée et para l’attaque. D’une rotation rapide, il se débarrassa de ces deux adversaires et se rua vers l’ogre à terre et ces deux soigneurs.
« Toi, tu commences à être énervant, maugréa l’elfe. »
Deux élémentaires apparurent face à l’humain. D’un rapide glissement sur le sol, il passa sous le premier, l’éventrant sur le coup. La créature s’écroula et son compère parut surpris de sa disparition. Ey en profita pour sauter sur le dos du second élémentaire et de lui trancher la tête. La créature disparut dans des volutes éthérées.
« Si tu n’as que ça à m’opposer Lhaelo, tu me déçois. »
« Occupes dont toi d’eux, dit l’elfe en tiquant du regard. »
Ey sauta en l’air, évitant l’assaut de Zaia et de Varl. Tournant sur lui-même, il profita de son élan pour les frapper au cou, les faisant s’écrouler au sol.
« Si ce n’est qua ça, ça va aller, dit calmement l’humain dans on armure noir. »
« Et ça, ça va t’aller, gronda Tha’ar qui s’était téléporté derrière lui. »
Ey entendit l’air siffler quand les poings de l’ogre se rapprochèrent. Il se laissa tomber au sol et roula sur le coté, évitant de se faire piétiner par l’ogre. Il tendit les bras et la massive créature s’envola, avant de retomber lourdement sur Arylan. Aucun des deux compagnons ne se relevèrent et le silence tomba sur la scène de bataille.
« Deux de moins, plus que deux, compta l’humain. »
« On est encore trois, gronda Zaia. »
« Alors au suivant dit Eydguard, en se ruant à l’assaut. »

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 5 Aoû - 17:54

Chapitre 25 : Retour à l’origine
Cycle 8 : Défier les Dieux


Des étincelles jaillirent quand le lourd marteau de guerre de Varl fut contré par la lame noire d’Eydguard. D’un puissant coup de pied, l’humain envoya bouler au sol le nain. D’un souple mouvement de dos, il esquiva l’attaque de Zaia et para une nuée de missiles magiques venant de Lhaelo.
« Vous commencez sérieusement à m’ennuyer, soupira Eydguard. J’aurai cru mieux de vous c’est tout. »
Piqué au vif par la remarque, Zaia et Varl se ruèrent sur l’homme en noir. D’un coup de tête, Eydguard brisa le nez de Zaia, qui tituba en arrière. Ey arma son bras, mais dû parer l’attaque de Varl d’un geste ample. Un nouvel élémentaire de glace jaillit de l’éther et lança une série de pics de glace. D’un mouvement tournant, l’humain plaça le guerrier nain sur les trajectoires des projectiles. Varl grogna quand les projectiles le frappèrent durement. Zaia, qui avait réussi à arrêter l’hémorragie de son nez brisé revint à la charge. Ey envoya bouler au loin le nain, et para l’épée de l’humain. Puis d’une torsion du poignet, il envoya son épée volé au loin. La jeune femme bondit à quelques pas et sortit son arc magique. Alors qu’elle tentait de faire pleuvoir les flèches sur l’homme en noir, ce dernier attira à lui l’élémentaire de glace, qui fondit sous les traits de la jeune femme.
« Tu commences vraiment à être énervant toi, grogna Lhaelo. »
Zaia s’écarta brusquement et une volée de boule de feu vola vers l’humain. D’un mouvement de la main, Ey déracina un arbre qui para la volée de flammes. L’homme en noir se retourna brusquement, réussissant à surprendre Varl qui tentait de s’approcher discrètement. D’un magistral coup de pied, il lui brisa le genou et le nain s’écroula au sol en maugréant. Pour faire bonne mesure, Eydguard l’assomma. Zaia revint une dernière fois à la charge. Contrairement à ces habitudes, Ey ne para ni n’esquiva l’attaque. Lorsqu’elle arriva à moins d’un mètre d’elle, il pivota brusquement et planta une fléchette dans le poignet de la jeune femme, qui s’écroula instantanément.
« Il ne reste plus que nous deux Lhaelo, dit l’humain. »
« Que lui as-tu fais, demanda l’elfe. »
« Rien qu’un petit somnifère, précisa Ey en la poussant du pied. Malgré ce que vous croyez, j’ai encore un peu de respect pour vous, même si vous servez une mauvaise cause. »
« C’est bien à toi de dire ça serviteur de Baine Le Fléau, maugréa Lhaelo. »
L’elfe dégrafa son sceptre de puissance de sa hanche et jaugea du regard son ancien compagnon.
« Le bien, le mal, qui peux dire qui est quoi, soupira Eydguard. Nous combattons pour une cause que nous croyons bonne et nous nous rendons compte après qu’il ne s’agissait que de renforcer le pouvoir d’un despote. »
Une série d’éclairs émergea du sceptre de l’elfe mage. Un globe de ténèbres les interceptèrent et les firent disparaître dans le néant.
« Etre au service de Baine Le Fléau c’est le mal, dit Lhaelo d’une voie péremptoire. »
« Tuer un être ne voulant que l’indépendance de son peuple est le mal aussi, contra Ey. Même si l’on le fait pour la bonne cause. »
« Draken-Orth a massacré des prêtres de Mystra innocent, dit l’elfe. »
« Il s’agissait d’un objectif militaire, dans le cadre d’une guerre déclaré, répondit l’humain. Ces prêtres étaient là pour planifier un assaut contre le peuple des dragons. Sinon comment expliques-tu la présence de hauts prêtres de Mystra dans un village minable, avec un équipement anti-draconique des plus puissants. »
L’elfe regarda longuement l’humain.
« La vérité fait mal n’est ce pas mon ami, dit Eydguard. Ou bien que je dise ce que tu pensais au fond de toi. »
« Il suffit, grogna Lhaelo. Quelle qu’en fut les raisons, la déesse savait ce qu’elle faisait et nous sommes bien loin d’avoir la sagesse de comprendre ces actes. »
« Même la plus stupide des créatures peut reconnaître la trahison, cracha Eydguard. Mais peut être n’es-tu pas aussi intelligent que tu le crois. »
La longue cape de l’elfe claqua au vent quand il partit à l’attaque. La foudre jaillit des deux armes lorsqu’elles se rencontrèrent. Mais l’elfe ne se laissa pas bloquer par son adversaire et il s’éloigna immédiatement. Il jeta un coup d’œil derrière lui et vit la colonne de fumée s’élevant derrière lui.
« On dirait que nous allons avoir de la visite, soupira l’elfe. Je crois que tu n’auras pas le temps de nous tuer tous. »
« J’aurais voulu vous tuez, cela aurait fait longtemps que tu ne respirais plus, dit l’humain en souriant. Et ne t’inquiètes pas pour moi, mon objectif est tout à fait remplie. »
Lhaelo se rendit compte alors que l’humain avait consciencieusement évité de s’éloigner du corps endormi de Zaia. Il se rendit compte alors de son erreur et tenta une dernière attaque. Les globes de ténèbres surgirent des mains de l’humain et le foudroyèrent avec une puissance qui lui coupa le souffle. L’elfe atterrit rudement sur le dos, son corps paralysé par les décharges ténébreuses.
« Amato te retrouvera et la libéra, marmonna l’elfe. »
« C’est bien ce que je compte mon ami, dit l’humain. Et j’aurais enfin un combat digne d’intérêt. Si vous voulez me retrouvez, aller voir Gia, elle saura vous guider. »
L’elfe entendit le sifflement caractéristique d’un portail de téléportation. Il n’attendit que quelques minutes pour que les sensations reviennent dans tout son corps. Il se mit sur ses genoux avec difficulté, son état nauséeux l’empêchant de se relever. Le maréchal Taryan arriva au triple galop avec l’escorte qui leur avait permis de quitter le royaume des dragons.
« Maitre Lhaelo, comment allez-vous ? »
« Ca peut aller, occupez-vous des autres, dit l’elfe. »
Les guerriers sous les ordres de Taryan allèrent jusqu’au corps des membres du groupe.
« Le nain est en vie. »
« L’ogre et le gnome aussi. Quoi que le gnome à l’air un peu carpette. »
« Tu m’étonnes, après avoir passer un quart d’heure sous ce gros tas de bousin, maugréa le nain. »
« Où est Zaia, demanda le maréchal Taryan. »
« Eydguard l’a enlevé, dit Lhaelo. »
« Eydguard, le héraut de Baine Le Fléau, hoqueta Taryan. »
« Lui, dans toute sa splendeur, soupira l’elfe. »
« Il faut prévenir au plus vite le Seigneur Amato, dit le maréchal. »
« Avons-nous vraiment le choix, maugréa Varl. »
« Je ne pense pas, acquiesça le maréchal. »

La nuit était tombé lorsque qu’Amato et Drakkaken se posèrent au somment de la tour du seigneur des dragons. Il descendit immédiatement dans la salle de guerre.
« Rapport de la situation, gronda-t-il à peine les portes de la salle ouverte. »
« Calme toi gamin, maugréa Tha’ar. Et parle pas si fort, certains sont encore sensibles aux sons violents. »
Amato gronda sourdement et fit les cent pas à l’entrée de la salle.
« Le coup du grand maitre dragon énervé à mort, ça marche pas avec nous petit, ajouta Arylan. Je te rappelle que lorsqu’on t’a recueilli, tu n’étais qu’un pauvre gamin perdu. »
Une volée de flamme faillit roussir le gnome, qui les dévia d’un geste ample.
« Qu’Amato soit inquiet est normal, dit Lhaelo de sa voie posée en foudroyant du regard Tha’ar et Arylan. Nous le sommes tous. Mais cela ne t’autorise pas à te comporter ainsi, ajouta-t-il en regardant l’archange. »
Amato replia ces quatre ailes et s’assit au bout de la salle.
« Sacré Amato, toujours le même, railla une voie dans le fond de la salle. »
« Qu’est ce que Cort fiche ici, demanda Amato. »
« J’étais en route pour négocier un peu de minerai ici, quand j’ai croisé l’escorte ramena ces bras cassés. Ils m’ont appris ce qu’il savait sur Ey. Et si vous devez aller vous occupez de lui, je viens avec vous. Rappelle-toi Amato qu’il n’y a pas que toi qui a perdu ses parents et son foyer dans cette histoire. »
« Je croyais qu’Almania était devenu ta nouvelle famille et ton nouveau foyer, observa l’archange. »
« Cela ne change pas que si je peux venger mon passé, je le ferais, gronda le nain. »
« Je pense qu’on n’a pas le choix de toute façon, soupira Amato. »
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 5 Aoû - 17:55

« Pourquoi m’avoir enlevé, demanda Zaia. »
Eydguard releva la tête du livre dans lequel il s’était plongé.
« Je pense que ça semble clair pourtant, répondit l’humain. »
« Ca fait longtemps que vos actes les plus simples ne sont plus clair, objecta l’humaine. »
Eydguard sourit et la fixa longuement.
« Le monde qui nous entoure est loin d’être clair jeune fille. Nous croyons faire le bien alors que nous servons le mal, soupira l’humain. »
« Ce n’est pas parce que vous avez fais le mal une fois par erreur, que vous êtes forcément maléfique, dit la jeune femme. »
« Ha la naïveté de la jeunesse, railla l’homme en noir. Ce que nous avons fait est le mal, et rien ne pourra en changer les conséquences. A cause de nous, le peuple des chevaliers dragons a perdu 20 ans dans une guerre civile. »
« A laquelle tu as participé au travers des actes de Baine Le Fléau, railla la jeune femme. »
« Nous devons tous servir un maitre, tu l’apprendras bien assez tôt, jeune fille. »

La pluie frappait durement le groupe qui cheminait le long du sentier au bord de la montagne. Les éclairs frappaient les sommets alentours dans un vacarme assourdissant. A plusieurs reprises, des avalanches de neiges et de pierres coupèrent l’étroit sentier. Grâce aux pouvoirs d’Amato, ils purent continuer leur difficile progression.
« Pourquoi a-t-elle choisi de se retirer dans un endroit aussi inaccessible, maugréa Cort. »
« Ca évite qu’elle soit dérangé par n’importe quel groupe d’aventuriers souhaitant connaître leur avenir, dit Amatos. »
« Dit comme ça c’est compréhensible, dit le nain. N’empêche que ça a intérêt à valoir le coup. »
« Eydguard m’a aiguillé vers elle, et je pense que suivre ces instructions nous permettra de retrouver au plus vite Zaia, dit le mage elfe. »
« Et accessoirement de lui faire la peau plus rapidement, dit le nain. »
Ils finirent par entrer dans une grotte, les mettant à l’abri de la tempête extérieure.
« Je vous aurait cru plus rapide, dit une voie éthérée. Votre compagnon draconique vous a précédé depuis longtemps. »
« C’est malheureusement le cas quand mes compagnons ne peuvent pas voler, soupira Amato. »
Au fond de la grotte, Drakkaken s’ébroua et regarda le groupe d’aventuriers ruisselant d’eau et recouvert de boue.
« Ce n’est pas trop tôt, gronda le dragon. Mes ailes commençaient à s’ankyloser depuis tout ce temps. »
Les aventuriers fourbus, foudroyèrent le dragon du regard. Gia surgit alors d’un escalier dissimulée et les regarda tous.
« Vu votre état, je vous propose d’abord de vous reposez un peu avant de reprendre votre aventure, dit la femme elfe de sa voie cristalline. »
« Nous n’avons pas vraiment le temps pour ça, maugréa Amato. »
« Arriver fourbu et épuisé face à Eydguard est la meilleure façon pour que nous perdions ce combat et échouons dans le sauvetage de Zaia, coupa Lhaelo. Nous passerons la nuit ici avant de prendre les informations de Gia. Ensuite nous repartirons en fonction de ces informations. »
Amato maugréa, appréciant visiblement bien peu les ordres de l’elfe mage. Alors que ces compagnons montaient par l’escalier dissimulé vers le repaire de la prêtresse de Mystra cette dernière s’approcha de lui.
« Même si l’enveloppe charnelle change, tu reste toujours le même Amato, fils de Cray et Vana. Impétueux, droit, honnête et indépendant. »
« Cela ne semble pas être l’envie de ta déesse, Gia, soupira l’archange. »
« Elle est aussi la tienne, dit la prêtresse. Douterais-tu d’elle. »
« J’ai bien plus que des doutes sur elle Gia, répondit Amato. Seule des Dieux auraient pu éliminer définitivement Draken-Orth. Et du fait de sa malédiction, il a fallut que ce soit Mystra et Baine le Fléau qui décide de sa mort. Alors oui, je doute d’elle. »
« De biens étranges faits tu me rapportes, dit l’elfe. De biens étranges forces orbitent autour de toi et les trames du futur qui te concernent sont des plus complexes. Mais cette nuit, tu prendras le repos que tu mérites. »

Lorsque le jour se leva, la tempête s’était calmée, tout comme l’humeur d’Amato. Lorsque Lhaelo se leva, il vit l’archange planer lentement sur les courants ascendants de la vallée.
« Il se prépare au combat, observa Gia de sa voie éthérée. »
« Beaucoup de chose dépende de lui, ajouta l’elfe. J’espère qu’il sera au sommet de sa force, Eydguard est très puissant. »
« Amato m’a rapporté des faits très étranges, dit la prêtresse. »
« Des choses très étranges se nouent autour de lui, ajouta Lhaelo. Les Dieux même s’intéressent à lui. Espérons que cela lui soit bénéfique. »
« Tant qu’il servira la Dame, rien de mauvais ne lui arrivera, dit-elle. »
« Espérons-le, dit l’elfe. »
Lorsque toute le groupe fut réveillé et équipé, Gia les rassembla au sommet de la montagne. Tous attendaient avec impatience. Les vents sifflaient autour d’eux, donnant une atmosphère surréaliste à la scène, baigné par la lumière reflétée par la neige des hauts somment environnants. L’elfe s’éleva doucement au dessus de la couche neigeuse, les vents faisant flotter ces longs cheveux autour de son visage.
« Ici, au somment de ce monde, j’entends les valkyries, messagères des Dieux me parlaient. De votre histoire à toi Amato, Seigneur des dragons et toi Cort, le tueur de Grouilleux, elles retiennent la bravoure et le courage. Mais tout doit se finir, vous avez été choisis pour terminer un cycle et en commencer un autre. Aujourd’hui, là où votre paix c’est envolé pour toujours, vous devez finir ce cycle. Puisse votre courage et votre bravoure vous servir pour ce dernier combat. »
L’elfe retomba doucement sur la neige, les vents cessant leurs sourdes mélopées.
« Là où nous avons perdu la paix, dit lentement Amato. Il n’y a qu’un seul endroit. »

Je les sens qui arrive. Je sais que je joue beaucoup sur ce jeu du sort. Mon maitre n’a pas peur de me sacrifié. Ces ennemis, qui autrefois étaient mes alliés n’hésiteront pas à me tuer pour prouver leur fois en leur allégeance. Nous avons tous un rôle à jouer en ce monde et je jouerais le miens, quoi qu’il m’en coute.

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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 2 Sep - 20:35

Chapitre 26 : Défier Les Dieux
Cycle 8 : Défier les Dieux


Le groupe progressait difficilement dans l’enchevêtrement de ronces et de broussailles. A l’avant du groupe Tha’ar tentait de dégager un chemin pour ces compagnons avec son imposante stature. Amato le suivait de près, dégageant les fourrées les plus résistant avec ses puissants jets de flamme. Derrière eux deux, Cort et Varl finissaient le travail, utilisant leurs lourdes armes pour s’occuper des végétaux ayant échappé à l’avant-garde. Arylan et Lhaelo fermaient la marche, essayant tant bien que mal de dissimuler les traces de l’équipe. Au-dessus d’eux, Drakkaken passait régulièrement, ne pouvant les suivre dans les sous bois.
« Où est passé ce fichu chemin, maugréa Cort. »
« Sous l’amas de ronces je suppose, railla Arylan. »
« C’est bizarre en effet ajouta Amato, alors que Cort fusillait du regard le gnome. Hé Cort, un peu d’humour ça ne fait pas de mal. »
« Pas quand ça fait 3 heures qu’on se démène dans ce fouillis de saletés végétales, répliqua le nain. Pourquoi on n’utilise pas ton dragon pour tailler la route. »
« On espérait faire une entrée la plus discrète possible, observe Tha’ar. »
« C’est sur qu’avec ta bobine ça va être facile, railla le jeune nain. Et en plus Eydguard nous attends. »
« Entre ce que Ey a dit et la vérité il y a une différence, dit alors Lhaelo. »
Au dessus d’eux Drakkaken repassa, Amatos leva la tête et s’arrêta quelques instants, comme figer.
« Alors que nous apprend-il, demanda l’ogre mage. »
« La voie qui mène au manoir semble avoir été avalée par la végétation, dit Amato. Il voit le manoir au loin, mais aucun signe d’activité. Il retourne se mettre à couvert plus loin en attendant qu’on arrive à l’approche finale du manoir. Il refera une reconnaissance et après je le laissera au loin, nous devrons nous passer de lui dans ce combat, le manoir est trop petit pour qu’il puisse se déplacer correctement et nous être utile. »
Tous maugréèrent en apprenant que la progression allait continuer à être aussi chaotique.
« Comment se fait-il que la route à disparue aussi complètement, s’étonna Cort. Je me rappelle qu’il y avait des pavés, je ne vois pas comment la forêt aurait pu les faire disparaître aussi rapidement. »
« La présence de vos parents empêcher la forêt de l’engloutir, dit Lhaelo. Cette forêt est une très ancienne forêt qui a connu la naissance de ce monde. Je peux sentir la magie qui la parcourt. Ce fait n’est pas étonnant. »
Le nain maugréa et ils reprirent leur lente et éreintante progression.

Zaia sortit de la salle principale du manoir, se retrouvant sur le balcon qui lui attenait. Au-delà des murs d’enceinte du manoir, une imposante forêt s’étendait. Elle se demanda si elle pouvait la rejoindre sans qu’Eydguard ne la retrouve.
« Mauvais idée jeune fille, chuchota l’humain à son oreille. »
La jeune femme sursauta, fit volte face en tentant de saisir une dague qu’elle n’avait plus.
« Pourquoi m’avoir enlevé mes chaines, demanda-t-elle d’un ton soupçonneux. »
Eydguard regarda longuement la poitrine blanche de la jeune femme où l’on pouvait voir son cœur battre la chamade. Puis il redressa sa tête, ces yeux froids plongeant dans ceux de la jeune femme.
« Tu n’es qu’un appât, je ne vois pas l’intérêt de te faire subir des mauvais traitements, tant que tu n’essaies pas de t’enfuir. Dans le cas contraire, je serais obligé d’être plus désagréable. »
L’humain aux yeux verts tripota sa lame faites d’une écaille de dragon noir, souriant sinistrement. Zaia comprit parfaitement le message et se remis à scruter la forêt.
« Ils arrivent n’est ce pas, demanda la jeune femme. »
Eydguard regarda longuement la forêt, son regard se faisant vide. Au bout de quelques instants, il soupira et se retourna vers sa prisonnière.
« Oui, ils arrivent, bientôt tout cela sera fini, dit-il. »
« Tuera les tu, demanda la jeune femme. »
« S’il le faut oui, répondit l’homme en noir. Je n’ai rien contre eux, mais cela doit être fait, j’accomplirais mon devoir, je n’ai rien contre eux. »

Baine le Fléau regardait son miroir magique lui permettant d’avoir un pied dans le monde d’Abeir Thoril en permanence. Il observa le manoir, avec Eydguard qui se concentrait à la futur confrontation, alors que sa prisonnière scrutait la forêt avec insistance. Puis son regard se dirigea vers le groupe qui s’approchait de la citadelle, se débarrassant rapidement d’une meute de loups qui avait décidé de les attaquer. Il ne put qu’apprécier la coordination et l’efficacité des membres du groupe, qui se débarrassèrent de la meute sans ralentir leur progression.
« Votre homme de main va avoir du mal contre ce groupe, clama alors Mystra. »
« Dame Mystra, je ne savais pas que je vous avais invitée dans ma demeure, railla le Dieu maléfique. »
« J’ai pensée qu’au vu des événements à venir ma présence serait bienvenue, dit d’un ton froid la déesse. »
« En effet, je pense que les évènements seront intéressants, et risque de vous surprendre, dit Baine. Je sens dans votre groupe d’aventuriers des doutes vous concernant Mystra. »
« Je n’ai pas peur de cela, répondit-elle. Ils savent qu’ils servent le bien de tous. »
« Bien ou Mal tout est une question de point de vue Dame Mystra, comme le dise les ermites reclus dans de lointains déserts. »
La déesse regarda son acolyte maléfique d’un air péremptoire.
« C’est ce que nous verrons, siffla-t-elle d’un air méprisant. »

Le manoir avait bien changé depuis qu’Amatos et Cort l’avait quitté. L’aile droite s’était effondrée, suite aux dégâts causés par la bataille qui avait opposé leurs parents aux démons. La cour aussi portait encore des traces de la bataille, bien que des touffes d’herbes l’avait déjà largement recouvert, lui donnant l’aspect d’un champ en friche. Sur le corps d’habitation principale, le lierre avait commencé a desceller certaines pierres. Les fenêtres avaient toutes volées en éclats, laissant les lourds rideaux de velours sortirent au-dehors.
« On dirait que ça à mal vieilli, observa Arylan, rompant le silence. »
Cort et Amato le fusillèrent du regard. Puis ils se dirigèrent vers le corps principal d’habitation, leurs regards parcourant tout l’espace environnant à la recherche d’une quelconque menace.
« Eydguard, vielle pourriture, montre toi, cracha Cort. »
Seul le silence lui répondit, et le caquètement d’un groupe d’étourneaux que sa voix de stentor avait effrayé. D’un signe de tête, Amato indiqua l’entrée principale, juste sous le balcon. Tous pénétrèrent dans l’entrée du manoir et ils se dirigèrent vers la grande salle en passant par l’escalier majestueux qui y menait. Amato et Cort se positionnèrent face à la grande porte menant dans la grande sale, le reste du groupe se mettant de part et d’autre. Amato leva les mains d’un geste vif et les portes s’ouvrirent en grinçant.
« Bienvenue mes amis, dit sombrement Eydguard. »
Cort se jeta en hurlant, sa double hache fendant l’air. En quelques instants il fut sur l’humain. Ce dernier l’esquiva lestement, et l’envoya voler au loin avec une série d’éclairs ténébreux. Le nain percuta violement une colonne de pierre, qui se brisa, et il s’affaissa, visiblement assommée pour le compte.
« Il est tellement prévisible que s’en devient pitoyable, observa l’humain à l’armure noir. Pourtant il a un tel potentiel. »
Le groupe se répartie dans la salle, Lhaelo et Amatos face à Eydguard alors que Tha’ar et Arylan se portèrent à la hauteur de Zaia.
« La petite va bien confirma l’ogre mage, il l’a juste mis dans les vaps avec un sort de sommeil. »
Les ailes blanches d’Amatos frémirent de colère. Eydguard lui jeta un regard amusée.
« Ne t’inquiète pas gamin, j’ai été tout ce qu’il y a de plus gentleman avec ta compagne, dit-il. Enfin maintenant je suppose que c’est fini et qu’elle pourra subir les rigueurs du combat. »
Narya s’enflamma instantanément et d’un battement d’aile, Amato fut sur son adversaire malgré les cris de ces compagnons. Eydguard para l’attaque avec sa lame aussi noir que les ténèbres de l’infini.
« Tu n’as pas abandonné ton ancienne arme, tu m’étonnes petit. »
D’un bond, les deux adversaires se dégagèrent de leur étreinte.
« Je me souviens d’où je viens, dit simplement Amato. »
« J’espère que tu t’en souviens autant que tu le crois, maugréa l’homme en noir. »
Une série de globe ténébreux jaillit des mains de l’humain. Amato sortit son baton d’or et les parèrent d’un geste ample. Eydguard profita de la faille dans sa défense pour attaquer. Amato s’éloigna d’un battement d’aile. Profitant de l’ouverture, Tha’ar, Lhaelo et Arylan déchainèrent une pluie de sortilèges et de projectiles sur leur adversaire. Varl se porta à la hauteur de son ami archange et ils se concertèrent rapidement. Ils comprirent alors leur erreur, car Eydguard en avait profité pour s’approcher de Lhaelo, Arylan et Tha’ar. Une nuée d’éclairs jaillirent de ces mains, et Arylan et Tha’ar tombèrent, surpris par la puissance et la précision des éclairs maléfiques.
« A nous deux, mon vieil ami, dit l’humain. »
Lhaelo sortit son long bâton de combat et d’une attaque tournoyante, tenta de percer les défenses de l’humain en noir. Celui-ci le para in extremis.
« Joli attaque, surtout pour un mage, félicita Ey. Tu as presque faillit me surprendre. »
Alors qu’ils s’apprêtaient à s’ élancer, Varl et Amato se ravisèrent. Un rideau de flammes surgit de Lhaelo, mais il fut inutile car d’un bond, Ey s’était envolé au-dessus de lui. Il retomba juste derrière le mage, qui para de justesse la lame noire de son attaquant.
« Bien très bien, félicita de nouveau l’humain. Alors as-tu réfléchis à notre petite discussion. »
Lhaelo tournoya dans un grand claquement de robe pour se mettre face à son adversaire, son bâton en position défensive.
« Je sais deux choses Eydguard : les volontés des Dieux nous dépasseront toujours, et la Dame à toujours agit pour le bien de tous, clama l’elfe. »
« Alors tu as choisis de rester aveugle à la vérité qui t’éclabousse le visage, soupira l’humain. Puisque c’est ton choix. »
D’un coup puissant, Ey fit sauter le bâton de combat des mains de son possesseur. L’elfe ne se laissa pas faire et frappa d’un puissant coup de poing l’humain.
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 2 Sep - 20:35

« La seule vérité est que tu sers l’être le plus maléfique qu’il soit et que tu tentes de tout faire pour justifier ton changement d’allégeance, gronda Lhaelo. »
Eydguard plongea son regard dans celui de l’elfe.
« Tant de grandes paroles, tant de colères en toi mon ami, soupira-t-il. Mais au fond de toi je sens le doute. »
« Seul les êtres maléfiques ne connaissent pas le doute ; cria avec force l’elfe. »
« Bien essayer mais tu n’y crois pas, répondit l’humain. »
D’un coup de casque, il éloigna l’elfe, dont le nez se mit à saigner abondamment. Puis d’un coup de pied magistrale, il l’envoya contre un pilier. Profitant des quelques secondes d’étourdissement de son adversaire, l’homme en noir psalmodia une formule et une aura bleue entoura l’elfe avant de se ruer vers le plafond, qui explosa littéralement.
« Réduction de la magie, dit simplement Ey. »
Alors qu’il était touché par les morceaux de plafonds, Lhaelo jeta un regard noir à son adversaire avant de s’écrouler, vaincu par les gravats de toutes sortes.
« LHAELO crièrent Amatos, Varl et Cort qui venait de se réveiller. »
D’un bond ils se ruèrent tous vers Ey . D’un geste nonchalant il les para et envoya une puissante vague de ténèbres qui les assommèrent tous.
« Tellement décevant, dit-il dans la salle vide. »

« On dirait que vos protégés ont quelques petits problèmes, railla Baine le Fléau. »
La déesse maugréa en voyant le héraut de Baine le Fléau s’approchait du corps inerte d’Amato.
« A force de jouer à la grande déesse supérieur, on risque de perdre ces meilleurs disciples, comme je l’ai fais avec Eydguard, railla le Dieu maléfique. »
« C’est bien à toi de dire ça, maugréa la déesse. »
« Moi au moins j’ai le mérite d’être honnête sur mon coté vil et manipulateur, railla Baine. Il n’y a ni bien ni mal en ce monde, juste le pouvoir et ceux qui le possède. »

Eydguard s’approcha du corps inerte d’Amato, sa lame sortit.
« Pauvre petite chose prise dans les jeux malsains des Dieux soupira-t-il. Au fond je n’en ai aucune envie, mais bon nous faisons tous notre devoir. »
L’humain leva bien haut sa lame noir. L’air siffla quand il l’abattit avec une force titanesque. La pierre explosa littéralement quand l’épée la toucha.
« Moi aussi je suis désolé de ce que je dois faire, dit Amato qui s’était relevé d’un bond. »
Eydguard ramena à toute vitesse sa lame près de lui et en prenant appel sur le mur, se rua vers l’archange. Avec son bâton d’or l’archange para l’attaque, tournoyant pour projeter son adversaire contre le mur le plus proche. La force de l’impact fit exploser le mur de pierres, mais Eydguard se releva de l’autre coté sans dommage apparemment.
« Enfin un peu de combat. »
Eydguard sourit quand il se relança à l’assaut. Amatos l’intercepta avec son bâton dans une main et tenta de le taillader avec Narya qu’il tenait de l’autre main. L’homme en noir esquiva souplement l’attaque, profitant pour assener un coup de pied à son adversaire. Amatos pivota laisser l’attaque se perdre dans le vide. Il en profita pour bloquer le pied de son adversaire et l’envoyer violement contre une des colonnes de la salle. Cette dernière se brisa et Eydguard grogna sous la violence de l’impact. Il tenta de se relever mais il s’écroula, une de ces jambes visiblement cassé. Amato s’approcha alors.
« On dirait que le combat est fini, souffla-t-il. »
« On dirait bien, dit l’homme en noir. Fait ton devoir petit soldat, achève l’ennemi de ta déesse pour prolonger sa gloire. »
Amato regarda longuement son ennemi à terre. Il rangea alors son arme.
« Je t’ai vaincu et je te connais Eydguard, ta mort ne servira à rien, dit Amatos. »
Mystra apparut alors avec son avatar éthérée, suivi de près par l’avatar bien plus sombre de Baine.
« Seul sa mort donnera la paix à ton peuple, dit Mystra. Seul sa mort te rendra ma confiance. »
« En quoi la mort d’un homme peut vous convenir Mystra, demanda alors Amato. Cela est contraire à tout ce qu’on m’a appris d’après vos enseignements. »
« Cette homme est trop enfoncé dans les ténèbres pour être sauvé, dit Mystra. Seul sa mort pourra libéré son âme. »
Amato se retourna vers Eydguard qui observait la scène d’un air détaché, surement étourdi par la douleur qui devait afflué de sa jambe brisé.
« Regardez dans son âme dit l’archange. Tout n’est que doute et regret. Je ne vois pas où un mal incurable se loge en lui. »
« Cette homme ma trahi, il a menacé tout nos efforts pour soumettre les dragons à ma volonté, voilà pourquoi il doit mourir, s’emporta Mystra. »
« Et voilà, le tour est joué, tout est dit, tout est révélé, railla Eydguard. Voyez le vrai visage de la déesse que vous servez. »
La déesse se rendit compte de son impair et vit que tout les membres du groupe d’Amatos s’étaient réveillé.
« Ce n’est que mensonge, rétorqua-t-elle. Je ne fais ça que pour le bien de ce peuple. »
« Et surtout pour votre bien Mystra, ajouta Eydguard. »
« Petit insolent, siffla-t-elle. »
La déesse se dirigea d’un air vengeur vers l’humain à terre, sa rage irradia l’air environnant. Amato se plaça sur son chemin.
« N’essayez même pas, dit-il d’un ton dur. »
« Tu ne peux résister à un Dieu, clama Mystra. »
Un éclair jaillit de la main de la déesse. D’une rotation de son bâton d’or, Amato dévia les foudres qui se perdirent à l’extérieur du manoir.
« Comment peux-tu, tonna la déesse. »
Amato la fixa froidement.
« Je ne suis pas votre ennemi Mystra, mais je ne suis plus votre valet, il va falloir que vous en tenez compte. »
« Ce n’est pas possible, tu ne peux défier les dieux de la sorte, balbutia la déesse d’un air soudain perdu. »
« Sauf s’il en est devenu un, railla Baine Le Fléau. Avec vos petites intrigues, vous avez fini par créer un nouveau concurrent Mystra. Vous auriez dû me laisser m’occuper des dragons, j’aurai réglé le problème. »
« En les massacrant tous, dit Amato sur un ton de reproche. »
« Tout à fait mon cher, moi je suis fidèle à ma nature, répondit le dieux maléfique. Sur ceux, je vais vous laissez. Maître Eydguard, je pense que vous allez pouvoir me suivre. »
Baine le Fléau se retourna et partit, son avatar s’estompa après quelques pas. Eydguard se releva difficilement et ouvrit un portail de téléportation. Avant de partir, il jeta un regard à ces anciens amis.
« Ne m’en voulez pas, dit il avant de disparaître. Nous devons tous servir quelqu’un. »
Le portail disparut, laissant Mystra face à ces anciens disciples.
« Vous devez comprendre… commença-t-elle. »
« Il n’y a rien à comprendre, dit Lhaelo. Tout a été dit. »
Le mage se retourna et partit, suivi par ses compagnons. Seul Amato toisa la déesse un dernier instant avant de les suivre. Avant de franchir la porte de la salle, il dit :
« Les choses changent Mystra, il va falloir vous y faire. Défier les Dieux une nouvelle fois ne me dérange pas. »

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Luke
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   Dim 2 Sep - 20:36

Epilogue à Défier les Dieux

« Un bien étrange événement, dit Baine le Fléau. Mystra qui perd la face devant ces plus fidèles disciples. »
« En effet cela devais arriver, dit Eydguard. Ma mission est finie, je vous ai aidé à soustraire mes anciens alliés à l’influence de Mystra, je prends donc congé de vous. »
« En effet, tu m’as été fort utile Eydguard, et notre pacte m’oblige à te laisser partir, même si c’est à regret, car j’ai une autre mission qui devrait t’intéresser. »
« Et quel est-elle, demanda l’humain d’un air curieux. »
« Un autre être qui devrait être soustrait à l’influence de la déesse blanche, pour son bien, dit le Dieu. »
« Et pour le votre aussi, coupa Eydguard. Ne me faite pas croire que vous êtes altruiste, je sais que ce n’est que mensonge. Alors que dois-je faire ? »
« Veiller à ce que la fin des chevaliers de Mystra ne tue pas cet être, dit le Dieu. »
« La fin des chevalier, hoqueta Ey. Comment est-ce possible, Mystra veille jalousement sur cet ordre. »
« Vous le saurez en temps utile, dit Baine. Pour l’instant vaquer à vos occupation, vous m’avez bien servie. »
Une fois son allié partit, Baine s’autorisa un long et démoniaque accès de rire.
« Mystra, je te tiens, bientôt ce monde m’appartiendra. »

Luke
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MessageSujet: Re: Défier les Dieux : Livre 1: Par le feu, l'air et l'honneur   

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